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De l'aide attendue en Syrie depuis la Turquie après le séisme, plus de 20'000 morts

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Sauveteurs et résidents s'activent dans les décombres de la ville de Harem, en Syrie, près de la frontière turque. (© KEYSTONE/AP/Ghaith Alsayed)

Le séisme qui a frappé le sud-est de la Turquie et le nord syrien au début de la semaine a fait plus de 20'000 morts, selon de derniers bilans qui ne cessent d'augmenter. Un premier convoi d'aide est enfin entré dans les zones rebelles du nord-ouest de la Syrie jeudi.

L'Afad, organisme de secours turc, a annoncé que 17'406 corps ont été dégagés des décombres à ce stade, et 3317 ont été dénombrés en Syrie, selon les derniers décomptes officiels et des médecins, ce qui porte à 20'783 le nombre total des décès. Selon l'Afad, la Turquie a également enregistré 70'347 blessés.

Vingt-trois millions de personnes sont "potentiellement exposées, dont environ cinq millions de personnes vulnérables", estime l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle redoute une crise sanitaire majeure qui causerait encore plus de dommages que le séisme, d'une magnitude de 7,8, qui a été suivi de plus d'une centaine de secousses qui ont dévasté lundi la région.

Les organisations humanitaires s'inquiètent particulièrement de la propagation de l'épidémie de choléra, qui a fait sa réapparition en Syrie.

Jeudi soir, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Tedros Adhanom Ghebreyesus a annoncé qu'il était "en route pour la Syrie.

A Tloul, un village du nord-ouest de la Syrie, les habitants ont dû fuir après qu'un barrage en terre s'est effondré sous les secousses du séisme. "Notre situation est dramatique. Regardez l'eau qui nous entoure", a déclaré un des rares habitants à être resté dans le village sinistré, tout comme les champs environnants.

"Solidarité"

Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants de l'Union européenne - qui organise début mars une conférence des donateurs pour la Turquie et la Syrie - ont observé un moment de silence pour les victimes du séisme.

Ils ont envoyé une lettre à M. Erdogan exprimant leur "solidarité" avec le peuple turc et proposant d'accroître leur aide à la Turquie.

L'UE a envoyé de premiers secours en Turquie quelques heures après le séisme lundi. Mais elle n'a initialement offert qu'une aide minimale à la Syrie par le biais des programmes humanitaires existants, en raison des sanctions internationales en vigueur depuis le début de la guerre civile en 2011.

Mercredi, Damas a officiellement sollicité l'assistance de l'UE et la Commission a demandé aux Etats membres de répondre favorablement à cette requête.

Le commissaire européen Janez Lenarcic, coordinateur de l'assistance de l'Union européenne, était jeudi à Gaziantep, dans le sud-est de la Turquie, où il devait rencontrer des responsables turcs mais aussi les organisations humanitaires actives dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué la commission.

La Banque mondiale a annoncé qu'elle apportera une aide de 1,78 milliard de dollars à la Turquie, en premier lieu en faveur des secours, a détaillé la Banque Mondiale. Mais elle doit aussi cibler les besoins en termes de reconstruction.

Deux autres passages

Dans les zones rebelles, le séisme complique l'arrivée d'aide, rendant difficilement praticables les routes d'accès à Bab al-Hawa, unique point de passage actuellement garanti par l'ONU.

L'envoyé spécial de l'ONU, Geir Pedersen, a appelé à Genève "à ne pas politiser" l'aide à ce pays, ajoutant avoir évoqué le sujet avec des représentants des Etats-Unis et de l'Union européenne.

Et le secrétaire général des Nations-unies Antonio Guterres d'espérer que le Conseil de sécurité autorise l'ouverture de nouveaux points de passage frontaliers. Les sanctions contre la Syrie ne doivent pas interférer dans les efforts d'aide, a-t-il insisté.

De son côté, la Turquie a annoncé s'employer à ouvrir deux autres passages frontaliers avec la Syrie pour permettre d'acheminer l'aide.

Un correspondant de l'AFP a vu six camions, chargés notamment de matériel pour des tentes et de produits d'entretien, entrer en territoire syrien depuis la Turquie par le poste-frontière de Bab al-Hawa. Selon un responsable du poste-frontière, il s'agit d'une aide qui était attendue avant le séisme.

L'Organisation internationale pour les Migrations (OIM) a indiqué dans un communiqué que ce convoi, composé de six camions transportant couvertures, matelas, tentes, matériel de secours et lampes solaires devrait couvrir les besoins d'au moins 5000 personnes.

Le premier convoi d'aide aux zones rebelles est bien entré jeudi par le poste-frontière de Bab al-Hawa avec la Turquie, ont confirmé l'ONU et un responsable de ce passage.

Mais l'organisation des Casques Blancs, des secouristes qui opèrent en zones rebelles, a fait part de sa "déception", estimant que cette aide était "routinière" et non spécifique à la recherche de survivants sous les décombres.

"L'aide onusienne en question est routinière. Elle s'était arrêtée avec le séisme et vient de reprendre", a réagi l'ONG sur Twitter. "Il ne s'agit sûrement pas d'aide et d'équipements spécifiques" aux équipes de secours.

Froid glacial

Des milliers d'habitations sont détruites de part et d'autre de la frontière et les secouristes poursuivent leurs efforts pour rechercher des rescapés dans les décombres, même si la fenêtre cruciale des 72 premières heures pour retrouver des survivants s'est refermée, la situation étant en outre aggravée par un froid glacial.

A Adiyaman, le séisme a piégé dans leur hôtel totalement effondré des adolescents et leurs accompagnateurs, venus de République turque de Chypre du Nord (RTCN, reconnue par la seule Turquie) disputer un tournoi de volley-ball.

Selon Nazim Cavusoglu, ministre chypriote-turc de l'Education venu sur place, un enseignant et trois parents ont été extraits vivants mercredi soir. "Trente-trois personnes sont toujours piégées", a-t-il confié à l'AFP.

Le froid rend les conditions de vie infernales pour les rescapés. Dans la ville turque de Gaziantep (sud), les températures ont chuté tôt jeudi à -5°C.

Dans les camps de tentes du nord de la Syrie en revanche, les réfugiés avaient conscience d'avoir eu de la chance dans leur malheur.

"Le séisme était terrifiant, mais les habitants ont remercié Dieu de vivre sous des tentes après avoir vu ce qui s'est produit autour d'eux", se consolait Fidaa, une habitante du camp de Deir Ballout.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, en visite dans les zones sinistrées, a esquissé mercredi un mea culpa face à la montée des critiques: "Bien sûr qu'il y a des lacunes, il est impossible d'être préparé à un désastre pareil".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Tirreno-Adriatico: Ganna survole le chrono inaugural, Christen 14e

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Filippo Ganna a remporté le chrono inaugural de Tirreno-Adriatico pour la 4e fois à Lido di Camaiore. (© KEYSTONE/AP/Massimo Paolone)

Filippo Ganna a remporté lundi pour la 4e fois le chrono inaugural de Tirreno-Adriatico. Meilleur Suisse, Jan Christen (UAE) a terminé à la 14e place avec 39" de retard sur le vainqueur italien.

Le coureur de la formation Ineos Grenadiers a bouclé la première étape disputée à Lido di Camaiore (11,5km) en 12'08'', soit une vitesse moyenne de 56,8 km/h, pour devancer le Néerlandais Thymen Arensman de 22 secondes et l'Allemand Maximilian Walscheid de 26 secondes. Le double champion du monde du contre-la-montre sur route (2020, 2021) et champion olympique 2021 de poursuite par équipes avait déjà remporté ce chrono inaugural en 2022, 2023 et 2025.

Le Mexicain Isaac Del Toro (UAE), favori de cette édition 2026 et 3e samedi des Strade Bianche, a terminé à la 10e place et accuse 36 secondes de retard sur Ganna. Le Slovène Primoz Roglic (Red Bull Bora Hansgrohe) qui lance sa saison cette semaine sur les routes italiennes, a signé le 7e temps de la première étape, à 31 secondes de Ganna.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pétrole: le G7 prêt à puiser dans les stocks stratégiques

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Le ministre français des Finances Roland Lescure (à droite) et son homologue italien Giancarlo Giorgetti lors de la réunion du G7. (archive) (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

Les ministres des Finances du G7 sont "prêts" à puiser si besoin dans les réserves stratégiques de pétrole pour tenter d'atténuer la flambée des prix du brut, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, mais n'ont pas encore décidé d'y recourir.

"Nous allons suivre les choses de près, nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires y compris en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole de manière à stabiliser le marché", mais "on n'en est pas encore là", a déclaré à la presse le ministre français des Finances Roland Lescure, qui avait réuni ses collègues du G7 en visioconférence pour étudier la situation.

Une telle mesure, si elle s'avérait nécessaire, ne peut être efficace qui si elle est mise en oeuvre de façon "coordonnée", a-t-il expliqué depuis Bruxelles, où il participe à une réunion de ses homologues de la zone euro (Eurogroupe).

Les intervenants à la réunion ont d'ailleurs exprimé "une vigilance partagée" et "une volonté très claire de se coordonner étroitement", a précisé l'entourage de M. Lescure à des journalistes.

En route pour Chypre lundi matin, le président français Emmanuel Macron avait indiqué à des journalistes "que l'utilisation des réserves stratégiques était une option envisagée".

"Une coordination des chefs d'Etat et de gouvernement du G7 cette semaine sur la question de l'énergie est à l'étude", a ajouté le chef de l'Etat.

Le G7, dont Paris exerce la présidence tournante, regroupe les Etats-Unis, le Japon, le Canada, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie.

Le président français a également annoncé qu'une réunion des ministres de l'Energie se tiendrait mardi en marge du sommet nucléaire qui accueillera à Paris une soixantaine de pays. Cette réunion se tiendrait au niveau du G7, a précisé l'Elysée à l'AFP.

"Et j'ai souhaité qu'on puisse mobiliser, au niveau du G7, une coordination étroite pour piloter au mieux les sujets énergétiques", a souligné M. Macron, depuis l'aéroport militaire de Paphos (Chypre).

Si la guerre s'éternise au Moyen-Orient, l'Europe et le monde risquent de subir un "choc stagflationniste majeur" en cas de guerre prolongée au Moyen-Orient, c'est-à-dire une situation combinant une stagnation de l'activité économique et une inflation élevée, a de son côté mis en garde le commissaire européen Valdis Dombrovskis.

Les prix du pétrole ont flambé avec la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz.

Le pétrole a brièvement bondi de plus de 30% lundi, à près de 120 dollars, faisant plonger les marchés boursiers et ravivant les craintes d'un choc inflationniste.

Cette flambée s'est atténuée après l'annonce de l'utilisation envisagée des réserves stratégiques, constituées sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Pas de pénurie imminente dans l'UE

L'AIE, créée en 1974 après le premier choc pétrolier, impose à sa trentaine de pays membres de détenir en permanence des stocks de pétrole équivalents à au moins 90 jours d'importations nettes de pétrole, afin d'amortir des chocs comme un conflit au Moyen-Orient qui viendrait à durer.

La France détient 118 jours de stocks, a précisé le ministère de l'Economie lundi à l'AFP.

Au Japon, membre de l'AIE, le quotidien Nikkei a rapporté que les autorités avaient demandé aux détenteurs de stocks, de l'ordre de 400 millions de barils en décembre (environ 254 jours de consommation domestique), de se préparer à les libérer. Le gouvernement a dit lundi qu'aucune décision n'avait été prise.

A Bruxelles, la Commission européenne a indiqué lundi qu'il n'y avait pas de risque de "pénurie imminente d'approvisionnement en pétrole en Europe", et que pour l'instant, aucun Etat membre n'avait décidé de recourir aux réserves stratégiques.

Premières restrictions en Asie

Mais les investisseurs s'inquiètent des perturbations de l'approvisionnement via le détroit d'Ormuz, bloqué depuis plusieurs jours et par où transitent environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux.

Les pays asiatiques en particulier souffrent déjà de l'envolée des cours des hydrocarbures.

La Birmanie et le Bangladesh ont annoncé de premières restrictions, tandis que le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a suggéré de lever les sanctions sur le pétrole russe pour "créer de l'offre".

La République islamique d'Iran, attaquée par les Etats-Unis et Israël il y a dix jours, poursuit ses frappes contre Israël et les infrastructures de ses voisins du Golfe, riches en hydrocarbures et qui abritent des bases militaires américaines.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Bygmalion: Nicolas Sarkozy devra purger sa peine de prison ferme

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Dans l'affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 par la cour d'appel de Paris à un an d'emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012 (archives). (© KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS)

L'ancien président Nicolas Sarkozy devra purger sa peine de six mois de prison ferme aménageable dans l'affaire Bygmalion. Le tribunal correctionnel a refusé la confusion de cette peine avec celle du dossier Bismuth.

Cette information du Figaro a été confirmée lundi par une source proche du dossier.

L'ex-chef de l'Etat peut encore faire appel de cette décision, susceptible de le contraindre à porter de nouveau un bracelet électronique. Son avocat a refusé de faire tout commentaire après l'énoncé du jugement à huis clos, en "chambre du conseil".

Définitivement condamné dans ces deux affaires, l'ancien président, 71 ans, souhaitait faire fusionner les peines afin de ne pas avoir à exécuter la seconde, ayant déjà purgé la première.

Condamnation définitive

Dans l'affaire Bygmalion, M. Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 par la cour d'appel de Paris à un an d'emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre 2025 avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.

Sa peine en appel, dont la cour avait ordonné l'aménagement pour la partie ferme (bracelet électronique, semi-liberté...), était légèrement inférieure à celle d'un an d'emprisonnement ferme prononcée en première instance, en 2021.

Cette affaire est devenue la deuxième mention au casier judiciaire de Nicolas Sarkozy après sa condamnation à trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire des écoutes, également appelée Bismuth, définitive depuis décembre 2024.

Pour Bismuth, l'ancien champion de la droite a porté un bracelet électronique du 7 février au 12 mai 2025. Agé alors de 70 ans, il avait demandé et obtenu une libération conditionnelle avant mi-peine, possible à cet âge.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Doublé pour Robin Cuche, titré en super-G

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Robin Cuche est désormais double champion paralympique (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Sacré samedi en descente, Robin Cuche a conquis lundi à Cortina son deuxième or paralympique. Le Neuchâtelois a remporté le super-G pour offrir à la Suisse une troisième médaille en trois jours.

Libéré de toute pression après avoir enfin décroché un premier podium pour ses quatrièmes Paralympiques, Robin Cuche a maîtrisé son sujet dans une discipline où il n'a pas fait mieux que 3e en Coupe du monde cette saison. Il a devancé de 0''98 son dauphin américain Patrick Halgren, qui est quant à lui amputé d'une jambe.

La 3e place est revenue au Français Jules Segers, qui a pour sa part lâché 1''47. Les deux autres médaillés de la descente ont manqué leur affaire. Le Français Arthur Bauchet, 2e samedi, est parti à la faute. Le Russe Aleksei Bugaev, en bronze en descente, a terminé 4e à 1''99 de Robin Cuche.

Théo Gmür, seulement 13e, s'est fait quelques frayeurs. Le Valaisan a commis deux grosses fautes de ligne avant de chuter dans l'aire d'arrivée. Le triple champion paralympique 2018, qui a perdu plus de 4'', a il est vrai dû s'élancer après une longue interruption due à la chute du Suédois Aaron Lindström qui a été évacué sur une luge. Le Vaudois Emerick Sierro a quant à lui fini 15e.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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