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International

Chez Twitter, hémorragie d'employés, d'utilisateurs et d'annonceurs

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Depuis fin octobre, entre les plans sociaux, les démissions et les ingénieurs personnellement congédiés pour avoir critiqué Elon Musk, la société était déjà passée de 7500 à 2000 employés (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

Seulement quatre mois se sont écoulés depuis qu'Elon Musk a racheté Twitter et abruptement remercié la moitié du personnel. Mais le patron continue de licencier des employés et de susciter des polémiques, semant le doute sur la capacité de la plateforme à survivre.

Ce week-end, l'entreprise californienne a encore licencié au moins 200 salariés, soit 10% de ses effectifs, selon le New York Times. Depuis fin octobre, entre les plans sociaux, les démissions et les ingénieurs personnellement congédiés pour avoir critiqué Elon Musk, la société était déjà passée de 7500 à 2000 employés, d'après les estimations du quotidien et d'autres médias spécialisés comme The Information.

"La lumière est encore allumée chez Twitter, mais vraiment tout juste", commente Jasmine Enberg, analyste chez Insider Intelligence. Elle prédit que le réseau social, qui comptait plus de 368 millions d'utilisateurs mensuels dans le monde en 2022, va en perdre quelque 32 millions entre 2022 et 2024, rebutés par la prolifération des contenus toxiques et/ou par l'augmentation du nombre de pannes.

"Le personnel est réduit à un squelette, il y a donc très peu de personnes pour régler les problèmes techniques et ceux relevant de la modération des contenus", explique-t-elle à l'AFP. Sachant que le dirigeant ne semble de toute façon pas chercher à apaiser ni les annonceurs ni les associations.

Popularité

Ce week-end, il a défendu le dessinateur Scott Adams, qui a affirmé "ne rien vouloir avoir à faire avec" la population noire. Plusieurs journaux ont annoncé qu'ils ne publieraient plus ses dessins, mais Elon Musk a lui accusé dimanche les médias américains d'être "racistes envers les Blancs et les Asiatiques" après avoir été "longtemps racistes envers les personnes non-blanches".

Sous sa houlette, "Twitter est devenu une machine à distribuer des complots et messages haineux", a récemment déclaré Angelo Carusone, le président de Media Matters for America. Selon cette ONG de lutte contre la désinformation, des publicités pour diverses entreprises sont apparues à côté de "comptes d'antisémites qui nient l'Holocauste".

"Twitter a perdu des centaines de ses principaux annonceurs, et ses recettes ont plongé par rapport à l'année dernière", constate Jasmine Enberg. Les marques n'ont pas "confiance" dans le propriétaire de la plateforme, dont l'audience a de toute façon toujours été restreinte par rapport à ses voisins, les géants Google et Meta (Facebook, Instagram), détaille-t-elle.

Et cette tendance va empirer: "Twitter a réussi à éviter un déclin de sa base d'utilisateurs en 2022 notamment parce que les gens voulaient assister en direct à la saga entre Musk et le réseau", estime-t-elle. Mais l'entrepreneur "n'est plus au goût du jour". C'est ce qu'un ingénieur du site a essayé d'expliquer à Elon Musk au début du mois, d'après The Verge.

Le multimilliardaire avait demandé à des développeurs pourquoi ses messages étaient moins lus qu'avant. Un informaticien lui a expliqué qu'il s'agissait d'un problème de popularité et non d'algorithme - il a été licencié.

"Sur la touche"

En parallèle, de nombreux ex-employés et sociétés ont porté plainte contre l'entreprise de San Francisco pour rupture de contrat abusives ou non-paiement de loyers et factures. Et Blue, l'abonnement payant lancé l'année dernière dans la plus grande confusion, comme alternative aux revenus publicitaires, ne fait pas un tabac. Mi-janvier, seules 180'000 personnes avaient souscrit à la formule aux Etats-Unis, d'après The Information.

"Il faudrait que Twitter multiplie quasiment par 100 son nombre d'abonnés dans le monde pour compenser ses pertes de recettes publicitaires", note Jasmine Enberg. "Ce n'est pas une bataille mal engagée, c'est une tâche insurmontable".

Esther Crawford, l'architecte de ce produit, fait partie des employés remerciés ce week-end. Elle avait été l'une des rares responsables à afficher son soutien au nouveau patron, retweetant même une photo où on la voyait dormir dans un sac de couchage sur son lieu de travail.

"Ceux qui raillent et se moquent sont forcément sur la touche et non dans l'arène", a-t-elle tweeté lundi pour défendre son "optimisme et son travail acharné". Elon Musk - à nouveau homme le plus riche du monde selon Bloomberg - cherche quelqu'un pour le remplacer à la tête de Twitter, une mesure qui pourrait aider la plateforme à rebondir. D'ici là, "à moins qu'il ne prenne une décision pour mettre fin au service, Twitter va survivre", pense Jasmine Enberg. "Il y a une base d'utilisateurs fidèles, et le réseau peut survivre même avec des problèmes techniques et une atmosphère désagréable".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'ONU cible les pratiques de la police de l'immigration américaine

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Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk demande des investigations sur les décès de migrants aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk dénonce le recours à la force par la police de l'immigration américaine (ICE) et d'autres unités contre les migrants. Celle-ci semble "inutile" et "disproportionnée", a-t-il affirmé vendredi à Genève.

Le droit international n'autorise le recours à la force létale qu'en cas de menace imminente pour l'intégrité physique de ces fonctionnaires, affirme l'Autrichien. Il dénonce des arrestations, des détentions et des expulsions qui ne prennent pas en considération la situation notamment des enfants.

"Je demande à l'administration américaine de mettre un terme aux pratiques qui séparent les familles", insiste le haut commissaire. Il exige aussi des investigations indépendantes sur l'augmentation "inquiétante" du nombre de décès dans les centres de détention des douanes ou de l'immigration.

Plusieurs dizaines ont été observés l'année dernière et six déjà cette année. Les Etats-Unis doivent se conformer au droit international, affirme également le haut commissaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Ericsson: le bénéfice net bondit de 75% au 4e trimestre

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Le groupe, qui va licencier 1600 salariés en Suède, soit un employé sur dix, a déjà réduit l'an dernier ses effectifs à 89'000 collaborateurs, contre 94'000 douze mois plus tôt (archives). (© KEYSTONE/EPA TT NEWS AGENCY/LARS SCHRODER)

L'équipementier suédois de télécommunications Ericsson a enregistré une hausse de 75% de son bénéfice net au quatrième trimestre. Le bond reflète les efforts mis en oeuvre afin de limiter les coûts.

Le bénéfice net a atteint 8,6 milliards de couronnes (750 millions de francs) pour un chiffre d'affaires en recul de 5% à 69,3 milliards de couronnes (+6% à périmètres et changes constants), a précisé vendredi Ericsson.

"Les mesures opérationnelles que nous avons prises ces dernières années ont permis d'améliorer les marges et les flux de trésorerie, avec une augmentation de la marge EBITA ajustée pour le neuvième trimestre consécutif par rapport à l'année précédente", a commenté Börje Ekholm, le directeur général d'Ericsson, cité dans le communiqué.

Le groupe a ainsi réduit ses effectifs à 89'000 salariés fin 2025, contre 94'000 un an plus tôt. Ericsson a par ailleurs annoncé mi-janvier le licenciement de 1600 employés en Suède, soit plus d'un employé sur dix.

Sur le dernier trimestre, son bénéfice d'exploitation a bondi de 40% à 11,2 milliards de couronnes.

En termes de ventes, le dernier trimestre a été marqué par une stabilité de la zone Amérique du nord, une hausse de 13% de la zone Europe/Moyen Orient Afrique, portée par des modernisations de réseaux en Arabie Saoudite et Algérie, tandis que l'opérateur continue de faire état d'investissements réduits dans la 5G en Inde, pays très scruté par les équipementiers.

Sur l'ensemble de l'année, Ericsson affiche un bénéfice de 28,7 milliards de couronnes (400 millions en 2024), pour un chiffre d'affaires en recul de 5%.

Pour 2026, "l'incertitude reste grande quant aux perspectives, tant en termes de potentielles évolutions des taxes douanières que du contexte macroéconomique plus général", écrit l'équipementier.

Le groupe suédois annonce par ailleurs qu'il porte son dividende à 3 couronnes par action (2,85 un an plus tôt) et un rachat d'actions pour 15 milliards de couronnes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Marco Odermatt: "C'est une Streif plutôt facile cette année"

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Marco Odermatt est prêt pour son grand objectif: remporter la descente de Kitzbühel. (© KEYSTONE/EPA/ANNA SZILAGYI)

Arrivé à Kitzbühel, Marco Odermatt évoque une éventuelle gestion tactique en super-G, une Streif "plutôt facile" qui pourrait le désavantager et son objectif: remporter le chamois doré en descente.

- Marco Odermatt, de nombreux coureurs ont déclaré que la Streif est plus facile à dompter cette année que les autres années. Partagez-vous cet avis ?

"C'est une Streif plutôt facile, oui. La piste est plus calme et moins glacée que certaines années. Cela rend fondamentalement la descente de Kitzbühel plus accessible."

- Est-ce un désavantage pour vous ? Vous avez souvent dit aimer les conditions difficiles.

"Cela rend clairement la victoire plus compliquée à aller chercher, parce que le cercle des favoris s'élargit quand c'est plus facile à skier. A Kitzbühel, des numéros de dossard plus élevés peuvent parfois aussi être un avantage. Chaque année, il y a des surprises, des athlètes qui prennent tous les risques et chez qui tout fonctionne. C'est pour cela que les places sur le podium seront à nouveau très chères."

- Après ses performances à Wengen et ses deux premières places lors des entraînements ici à Kitzbühel, Giovanni Franzoni est en feu. Ce serait une surprise si on retrouvait l'Italien sur le podium ?

"Non, je ne pense plus qu'on puisse parler de surprise. Tout le monde l'a désormais tout en haut de sa liste."

- L'année dernière, vous aviez concédé que votre victoire en super-G vous avait coûté trop d'énergie avant la descente. Allez-vous un peu lever le pied vendredi ?

"Non, certainement pas consciemment. Mais on ne peut pas contrôler l'inconscient. Pendant la course, c'est le corps qui décide où se situe la limite et à quel point il veut la victoire. Ce que je sais, c'est que je prendrai le départ du super-G avec l'envie de gagner."

- La victoire en descente à Kitzbühel est l'un de vos derniers grands objectifs. Mais certains experts estiment qu'il vaudrait mieux que vous ne gagniez pas encore ici, car vous pourriez commencer à vous ennuyer. Que leur répondez-vous ?

"Je n'ai clairement jamais eu ce genre de pensées. C'est la plus grande course de notre sport. La gagner fait partie du parcours quand on veut être l'un des meilleurs skieurs. Cela reste donc le grand objectif: remporter un jour cette descente, et de préférence déjà cette année. Je suis en forme, en bonne santé, j'ai confiance. Et ce n'est pas comme si ma saison pourrait être jugée mauvaise si je ne devais pas gagner samedi."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Sept joueurs "romands" aux Jeux pour autant d’atouts

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Les trois Dragons Andrea Glauser, Christoph Bertschy et Sandro Schmid (de gauche à droite), ici avec leur médaille d'argent obtenue lors du dernier Mondial, vont représenter Fribourg-Gottéron aux Jeux olympiques. (© KEYSTONE/TIL BUERGY)

Plusieurs cadres des équipes romandes de National League ont été appelés par le sélectionneur Patrick Fischer en vue du tournoi olympique de Milan. Tour d’horizon des heureux élus.

Pour l’équipe de Suisse, le meilleur résultat olympique récent date d’il y a 20 ans, avec une 6e place à Turin. Le tournoi olympique cuvée 2026 aura d'ailleurs une saveur particulière. Absents lors des deux précédentes olympiades, les joueurs de NHL feront leur grand retour aux JO.

Si la sélection suisse masculine y dénombre dix de ses meilleurs atouts, les clubs romands ne sont pas en reste, vu que sept joueurs issus du gratin des formations de National League y seront alignés. Vu de ce côté de la Sarine, l’actuel deuxième du championnat Fribourg s’est taillé la part du lion avec quatre joueurs appelés, devant Lausanne (2) et Genève (1).

Berra, un dernier rempart de premier choix

Le gardien de Gottéron Reto Berra participera sans doute en qualité de 3e garniture, derrière le portier de Las Vegas Akira Schmid et celui de Zoug Leonardo Genoni. Présent à Sotchi 2014 et Pékin 2022, il a activement contribué à la solide performance défensive fribourgeoise avec 95 goals encaissés cette saison, soit le troisième total le plus faible de première division.

Le dernier rempart de 39 ans a affiché une régularité impressionnante, avec seulement 1,69 but en moyenne concédé par rencontre, et un taux de sauvetage de 92,7% au cours des 29 matches disputés lors de ce championnat. A titre de comparaison, le gardien numéro 1 du leader Davos Sandro Aeschlimann a "tourné" à 2,24 buts en moyenne par sortie.

Glauser en compagnon de Josi et Siegenthaler

En défense, Andrea Glauser est l’autre élément défensif de Gottéron retenu par le staff de Patrick Fischer, et accompagnera les tauliers de NHL que sont Roman Josi (Nashville) et Jonas Siegenthaler (New Jersey). Le Singinois, bien que blessé en début d'exercice, est l’une des chevilles ouvrières de l’excellente première partie de saison des Dragons, qui reste l’équipe la plus efficace de National League en infériorité numérique.

Pilier de la défense à Fribourg, il l’est également en équipe nationale, où Fischer lui voue un grand respect. En témoigne ses sélections aux quatre derniers Mondiaux, avec deux médailles d’argent à la clé.

Berni, l’Aigle revenu de la NHL

Le défenseur des Grenat Tim Berni n’a pas connu ses meilleures heures avec les Aigles en ce début de saison. A 25 ans, celui qui rejoindra les Zurich Lions la saison prochaine a cependant laissé une forte impression lors du Mondial en Suède l’an dernier, et a pu mettre en avant une expérience de la NHL en 2022/23, où il a disputé 59 matches avec les Colombus Blue Jackets.

Un atout non négligeable dès la phase de groupes, où la Suisse devra notamment faire face à la Tchéquie et au Canada. Les champions du monde 2024 comptent dans leur sélection douze joueurs évoluant en Amérique du Nord, et l’effectif du pays à la feuille d’érable donne le tournis.

La (double) crème des Dragons en attaque

A l’avant, on retrouve les deux derniers appelés du quatuor en provenance des Dragons, à savoir Christoph Bertschy et Sandro Schmid. Le premier, présent lors de la campagne olympique à Pékin en 2022, s’est déjà fait l’auteur de dix buts et 19 passes décisives cette saison. Le second a glissé le puck dans les filets à neuf reprises, et réalisé 22 assists.

Le joueur de 25 ans a ainsi déjà battu la meilleure performance de sa carrière. Cadres indiscutables d’un secteur offensif fribourgeois auteur de 135 buts cette saison, le deuxième meilleur total de la ligue derrière Davos (150), le duo n’a pas ménagé ses efforts avec Gottéron, et devra en faire de même pour espérer briller avec l’équipe de Suisse durant ce tournoi.

Riat afin de prolonger l’euphorie

Côté LHC, l’incontournable Damien Riat disputera ses premiers JO avec la Suisse. L’attaquant a explosé avec Lausanne ces deux dernières saisons, se faisant l'auteur de 48 points durant le championnat 2023/24 puis 52 unités lors de l’édition suivante.

Il est même encore possible que qu’il fasse mieux cette année, malgré la passe difficile que rencontre Lausanne en ce moment, avec six défaites lors des sept derniers matches. Avec ses 13 réussites et 19 assists jusqu’ici, Damien Riat est à la fois un atout pour la sélection tant à titre individuel que collectif, lui qui est également capitaine des Lions.

Une surprise nommée Jäger

Il sera accompagné par son coéquipier Ken Jäger, qui évolue au LHC jusqu’au terme du championnat en cours. Le fait que sa candidature ait été retenue a pu étonner au vu des performances actuelles du joueur offensif, qui n’a inscrit que six points cette saison.

Mais le staff de Patrick Fischer a sans doute souhaité conserver un attaquant ayant l'expérience des deux récentes campagnes réussies au Mondial. Il prendra la direction de Davos en fin de saison, alors que l’un des autres sélectionnés Michael Fora fera le chemin inverse, lui qui a signé pour 5 ans à Lausanne.

Chez les dames, deux Romandes du bout du lac

La sélection féminine suisse de Colin Müller comptera deux Genevoises: Kaleigh Quennec, attaquante de 27 ans évoluant à Berne, et l’espoir Laure Mériguet, 17 ans, défenseure de Genève-Servette. Elles tenteront de rééditer l’exploit de 2014, où les Suissesses s’étaient emparées du bronze olympique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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