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International

Zelensky près du front, l'armée annonce par erreur un retrait russe

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu vers Kherson (frond sud) jeudi. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Le président Volodymyr Zelensky s'est rendu jeudi près du front dans le Sud de l'Ukraine, demandant des missiles et des avions aux Européens. Son armée a elle annoncé par erreur un retrait russe d'une ville de l'autre côté du fleuve Dniepr, dans la même zone.

Dans l'Est du pays, à Bakhmout, où se concentre depuis des mois l'essentiel des combats, l'armée ukrainienne a assuré observer un "épuisement" des forces russes et entendre s'en servir pour lancer "très bientôt" une contre-offensive.

M. Zelensky, qui s'est rendu mercredi près de Bakhmout est apparu jeudi près de Kherson, une ville dont les Russes se sont retirés en novembre 2022 pour se replier de l'autre côté du fleuve Dniepr, frontière naturelle entre les deux armées.

Quelques heures après son déplacement, le ministère ukrainien de la Défense a annoncé que les forces russes s'étaient retirées mercredi de leurs positions à Nova Kakhovka, ville de 45'000 habitants avant la guerre à l'est de Kherson, et où se trouve notamment un barrage hydroélectrique.

Une erreur

Une information ensuite démentie par l'état-major ukrainien, qui a reconnu une erreur. "Les occupants se trouvent encore temporairement à Nova Kakhovka. L'information sur le supposé retrait de l'ennemi de cette localité a été rendue publique à la suite d'une utilisation incorrecte des données disponibles", a-t-il indiqué.

La fausse annonce a aussi immédiatement été démentie par l'occupation russe dans cette région dont Moscou a revendiqué l'annexion.

"Je déclare officiellement que tout le personnel militaire russe à Nova Kakhovka, ainsi que dans d'autres endroits sur la rive gauche du Dniepr, reste sur ses positions", a écrit sur Telegram Vladimir Saldo, un responsable prorusse local.

Des témoins à Nova Kakhovka contactés par l'AFP ont également affirmé que les troupes russes étaient toujours sur place.

Missiles et avions

Le président Zelensky, en déplacement dans la région jeudi, a en particulier fait une apparition à Possad-Pokrovské, une localité qui a subi d'importantes destructions et a été aux mains de l'armée russe jusqu'à son retrait à l'automne.

M. Zelensky a également visité une station électrique endommagée pendant la vague de frappes contre les installations énergétiques ukrainiennes tout au long de l'hiver. Selon la présidence, ce séjour était axé sur la reconstruction dans la région de Kherson.

Le président a ensuite appelé, via visioconférence depuis un train, les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles, pour leur demander des missiles à longue portée et des avions de combat.

Il a en outre demandé l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie, des avancées sur l'adhésion de son pays à l'UE et des progrès sur son plan de paix, selon un responsable européen.

Beaucoup de pays occidentaux sont réticents à livrer des armes à Kiev, de peur de provoquer une escalade du conflit en permettant à l'Ukraine de frapper le territoire de la Russie.

Certains pays européens ont toutefois annoncé être prêts à fournir à l'Ukraine des avions de combat de fabrication soviétique. Quatre MIG-29 ont été livrés jeudi à l'Ukraine, a annoncé le ministère slovaque de la Défense. La Pologne a également promis de fournir 4 MIG-29.

Les Européens ont aussi approuvé lundi l'allocation de 2 milliards d'euros pour financer des achats communs de munitions d'artillerie dont l'Ukraine a désespérément besoin pour contrer l'offensive des troupes russes dans l'Est.

Bakhmout tient toujours

C'est sur le front Est que se concentrent depuis des mois l'essentiel des combats et notamment à Bakhmout, une ville devenue le théâtre de destructions massives et de lourdes pertes dans les deux camps.

Malgré une lente progression, les forces russes n'ont toujours pas conquis la ville, se heurtant à une forte résistance. "L'agresseur ne désespère pas de prendre Bakhmout à tout prix, malgré les pertes en hommes et en matériel", a commenté sur Telegram le commandant des forces terrestres ukrainiennes, Oleksandre Syrsky.

Les troupes russes à Bakhmout, dont les paramilitaires du groupe Wagner, "s'épuisent", a-t-il ajouté en assurant que "très bientôt, nous tirerons parti de cette opportunité".

Appel Xi-Zelensky ?

Les déplacements de M. Zelensky près de Bakhmout mercredi et près de Kherson jeudi interviennent juste après un sommet entre Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping à Moscou, où ils ont affiché leur alliance face aux Occidentaux.

Le président russe a prudemment appuyé le plan chinois destiné à régler le conflit en Ukraine, tout en accusant Kiev de le rejeter.

Selon des informations de presse, Xi Jinping pourrait désormais parler au téléphone avec Volodymyr Zelensky, ce qui constituerait une première depuis le début de l'invasion russe que Pékin n'a ni condamnée publiquement, ni soutenue ouvertement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Le groupe de défense KNDS annonce vouloir entrer en Bourse

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L'introduction en Bourse est attendue dans les prochaines semaines. (archive) (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

Le groupe franco-allemand KNDS, au coeur du projet de char du futur MGCS, a annoncé mercredi vouloir placer 20% de son capital en Bourse à Paris et Francfort, après l'accord entre Paris et Berlin sur une gouvernance paritaire de l'entreprise.

Cette introduction en Bourse est "attendue dans les prochaines semaines", déclaré Jean-Paul Alary, le directeur général du groupe, lors d'un point téléphonique avec des journalistes.

Elle "devrait prendre la forme de placements privés auprès d'investisseurs institutionnels dans différentes juridictions", précise le groupe dans un communiqué.

"Aucune offre publique n'est prévue dans aucune juridiction", ajoute-t-il. Il s'agira par conséquent d'un placement privé à 100% d'actions auprès d'investisseurs institutionnels. En clair: il n'y aura pas une seule action vendue à des particuliers.

L'introduction en Bourse devrait consister en la cession d'environ 20% maximum du capital de KNDS par ses actionnaires actuels, à savoir GIAT Industries, détenue par l'État français, et Wegmann, holding, qui représente les propriétaires allemands privés et va céder ses parts, précise le groupe.

La France conservera 40% du capital et l'Allemagne, qui est parvenue à un accord de principe avec la holding Wegmann, devrait détenir le même pourcentage dans la société.

Le Parlement allemand doit encore donner son aval, ainsi que toutes les juridictions compétentes.

"L'Europe entre dans une nouvelle ère en matière de défense et de sécurité. Les forces armées se modernisent à grande vitesse et reconstituent des capacités essentielles de défense terrestre. KNDS est idéalement positionné pour accompagner cette évolution", a indiqué Jean-Paul Alary, le directeur général du groupe, dans le communiqué annonçant ce projet.

"De plus amples détails concernant la structure de gouvernance de KNDS après son introduction en Bourse seront communiqués ultérieurement, si et lorsque l'introduction en Bourse sera lancée", ajoute le groupe, dans son communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

Ronaldo la joue comme Messi et Mbappé

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Cristiano Ronaldo (torse nu, avec Diogo Dalot) est devenu le premier joueur à marquer lors de six Coupes du monde. (© KEYSTONE/EPA/MIGUEL A. LOPES)

Cristiano Ronaldo a rectifié le tir après son entame de Mondial ratée, avec un doublé contre l'Ouzbékistan, balayé 5-0 mardi par le Portugal, désormais tout près des 16es de finale.

A l'instar de son rival générationnel Lionel Messi et de Kylian Mbappé, la veille, Ronaldo s'est offert un doublé, devenant à 41 ans et 138 jours le premier joueur de l'histoire à marquer lors de six Coupes du monde. Le plus âgé demeure le Camerounais Roger Milla (42 ans et 39 jours) contre la Russie (6-1) au Mondial-1994.

Le Portugal s'agitait sur le cas "CR7", objet d'un débat inflammable autour de son statut d'indéboulonnable en Seleçao. Mais à Houston, il a su l'éteindre temporairement, en inscrivant le premier et le troisième but de son équipe, ses 144e et 145e en 230 sélections.

Le quintuple Ballon d'Or a ainsi mis fin à une disette qui sentait fort l'inéluctable déclin, puisqu'il restait sur dix matches sans but en grands tournois, Mondial et Euro confondus. La suite dira s'il peut jouer un aussi grand rôle que Messi (5 buts), Mbappé ou encore Haaland (4), dans le blockbuster qui anime ce début de tournoi.

Le prochain rendez-vous sera un vrai test, avec pour enjeu la première place du groupe K, face à la Colombie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Pacifisme: la première ministre japonaise prise à partie

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Des écoliers déposent des fleurs lors d'une cérémonie au Parc du Mémorial de la Paix à Okinawa, au Japon. Chaque année, le 23 juin, Okinawa, qui abrite la majorité des bases américaines de l'archipel, organise une cérémonie à la mémoire des plus de 240'000 victimes de la 2e Guerre mondiale. (© KEYSTONE/EPA/JIJI PRESS)

La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a été huée lors d'une cérémonie commémorative de la Seconde Guerre mondiale par des manifestants opposés à ce que Tokyo dévie de sa posture pacifiste historique, selon des images télévisées.

Proche allié des Etats-Unis, le Japon a assoupli en avril ses règles encadrant les exportations d'armes létales et Mme Takaichi, partisane d'une ligne dure sur les questions de sécurité et qui a irrité la Chine l'an dernier avec des propos sur Taïwan, a déclaré vouloir réviser la Constitution.

Un groupe restreint mais véhément de manifestants a scandé des slogans tout au long du discours de Mme Takaichi mardi, lors d'une cérémonie marquant le 81e anniversaire de la fin de la sanglante bataille d'Okinawa en 1945, au cours de laquelle quelque 200'000 Japonais ont péri.

"Non à la guerre!", "Protégez l'article 9!", ont-ils notamment lancé à la dirigeante, en référence à l'article de la Constitution japonaise actant le renoncement à la guerre, peut-on entendre sur la captation vidéo du discours.

Okinawa, dans le sud du Japon, abrite la majorité des bases militaires américaines de l'archipel, une source de malaise de longue date pour les habitants. L'endroit pourrait se retrouver en première ligne en cas de conflit avec la Chine autour de Taïwan, toute proche.

Ces derniers mois ont été marqués par des manifestations régulières contre ces évolutions de politique sous Mme Takaichi, qui ont également suscité une réaction virulente de la Chine, accusant le Japon de raviver son "militarisme" d'avant-guerre.

Le Japon a récemment entrepris d'acquérir des capacités de "contre-attaque", tout en augmentant ses dépenses militaires et en approfondissant sa coopération sécuritaire avec des alliés régionaux, notamment les Philippines.

Cette évolution s'est accélérée sous Mme Takaichi, qui a provoqué la colère de la Chine en novembre dernier en suggérant que le Japon pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise sur Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori ne peut plus être rattrapée

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Keiko Fujimori est la fille de l'ancien président Alberto Fujimori (archives). (© KEYSTONE/AP/Martin Mejia)

La candidate de droite à la présidentielle au Pérou Keiko Fujimori apparaît mardi comme la gagnante du scrutin. Elle a creusé une avance sur le candidat de gauche Roberto Sanchez qui ne peut plus être comblée lors du dépouillement.

Avec 99,86% des procès-verbaux dépouillés, Keiko Fujimori recueillait 50,12% des voix contre 49,88% pour M. Sanchez, d'après les données publiées par l'office national des processus électoraux (ONPE).

La fille de l'ancien président Alberto Fujimori devance son rival de plus de 43'000 voix, sur plus de 19 millions de suffrages comptabilisés. Il reste 131 procès-verbaux à dépouiller, représentant environ 39'300 votes, un nombre insuffisant pour permettre à M. Sanchez de combler son retard.

M. Sanchez a déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas un éventuel gouvernement de Keiko Fujimori et a assuré qu'il y avait eu une "grave atteinte au processus électoral", en particulier lors du vote à l'étranger. Des irrégularités administratives et dans la conservation du matériel électoral auraient, selon lui, affecté le vote à l'étranger, qui représente environ 300'000 suffrages et a largement bénéficié à sa rivale.

Vote "calme et ordonné"

Selon lui, en excluant les votes émis hors du pays, il aurait une avance d'environ 25'000 voix sur Keiko Fujimori.

Le parti de la candidate de droite, Fuerza Popular, a indiqué qu'il attendrait le dépouillement complet avant de se proclamer vainqueur.

Une mission de l'Union européenne a estimé que le second tour s'était déroulé de manière "calme et ordonnée", dans le contexte d'une campagne fortement polarisée.

Le second tour du 7 juin a donné lieu à l'un des scrutins les plus serrés de l'histoire récente de l'Amérique latine. Les deux candidats se succédant en tête du comptage avant que Keiko Fujimori ne prenne progressivement l'avantage.

Le scrutin était particulièrement attendu dans un pays marqué par une forte instabilité politique. Depuis 2016, huit présidents se sont succédé à la tête du Pérou, sur fond de crises institutionnelles à répétition.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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