Rejoignez-nous

Culture

Grand Prix japonais et record de fréquentation pour le 37e FIFF

Publié

,

le

Au-delà du palmarès, la 37e édition du Festival international du film de Fribourg (FIFF) a connu une fréquentation record. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le film Plan 75, de la réalisatrice japonaise Chie Hayawaka, a remporté samedi le Grand Prix, le Critics’ Choice Award et le Prix du jury des jeunes Comundo du 37e Festival international du film de Fribourg (FIFF). Ce dernier a connu une fréquentation record.

Plan 75, une ode à la vie à découvrir en salle dès le 3 mai, a remporté pas moins de trois prix, a indiqué samedi l'organisation du FIFF. Situé dans un Japon futuriste confronté à une surpopulation de personnes âgées, ce film dystopique imagine un plan gouvernemental encourageant les plus de 75 ans à choisir l’euthanasie.

Ce "chef-d’½uvre", décortiquant "les conséquences radicales d’une société froide et cynique", selon les mots du jury, a été couronné du prestigieux Grand Prix, du Critics’ Choice Award et du jury des jeunes Comundo. "Délicatesse", "finesse", "maturité", "regard empathique", quatre manières encore de le qualifier.

Guerre mondiale

Le "puissant" film iranien World War III, signé Houman Seyedi, a également été doublement récompensé avec le Prix spécial du jury international, composé de Judith Baumann, Maryna Er Gorbach, Francine Lecoultre, Patricia Mazuy, et une mention spéciale de la part du Jury des jeunes Comundo.

Enfin, le Jury international a offert une mention à Tenuun-Erdene Garamkhand, jeune comédien âgé de 12 ans, pour son interprétation dans Harvest Moon (Mongolie) d'Amarsaikhan Baljinnyam.

Le très convoité Prix du public et le Prix du jury ½cuménique reviennent pour leur part au film malais Abang Adik de Jin Ong. Il s'agit d'un poignant portrait de la relation entre deux frères clandestins et d'un "plaidoyer pour la justice, la solidarité et la dignité humaines".

Promotion internationale

Proposé en première mondiale, et donc toujours inédit en Malaisie, Abang Adik a été diffusé pour la toute première fois à l’occasion du FIFF. Cette reconnaissance publique va ouvrir au film les portes du marché international, qui le mèneront "sans doute" vers des vendeurs de droits ainsi que dans d’autres festivals internationaux.

Du côté des courts-métrages, c’est le film iranien Split Ends d'Alireza Kazemipour qui a conquis le jury, composé de Fabienne Radi, Alice Torrent et Mehdi Atmani. Il a été récompensé pour sa capacité à "parler de choses graves avec un humour déconcertant et une intelligence subtile".

Le Prix Réseau Cinéma CH, décerné par un jury issu des écoles de cinéma suisses, est revenu à la production franco-marocaine Sur la tombe de mon père, de la réalisatrice Jawahine Zentar. Le Prix Röstigraben a quant à lui récompensé Anaïs Bourgogne pour son court-métrage Dazwischen.

Cinéma culinaire

Enfin, le jury du Prix Visa Etranger, réunissant quatre membres de la délégation moldave invitée pour représenter la section "Nouveau territoire: république de Moldavie", a porté son choix sur le court-métrage Motër (Sister) de Dorentina Imeri.

Le cinéma culinaire, mis à l’honneur cette année, a teinté l’ensemble de l’édition d’une convivialité toute particulière. Il a notamment invité le public à des expériences ciné-culinaires et des instants gourmands quotidiens.

"L'édition 2023 aura été celle des retrouvailles", s'est réjoui Mathieu Fleury, président de l’Association du FIFF, lors de la cérémonie de clôture. "Le public a répondu avec enthousiasme à l’invitation. Ce qui a permis au festival d’enregistrer un record de fréquentation, en dépassant largement les 45’000 entrées."

Recette du succès

Le nombre est supérieur de quelques milliers à celui de l'an passé. Directeur artistique, Thierry Jobin, ému, s'est interrogé, devant une salle comble, sur la recette de ce succès. Certains spectateurs ont mis en avant la thématique culinaire, d'autres ont mentionné l'effervescence de l'après-pandémie.

"Mais la majorité des spectateurs m’a répondu que le sens de l’accueil du festival et son équipe chaleureuse étaient les ingrédients principaux de cet exploit renouvelé d’année en année: faire que chacune et chacun se sente chez soi à Fribourg", a résumé l'ancien journaliste.

Le bilan définitif de la 37e édition, qui s'achève dimanche, sera révélé après la clôture des deux événements de prolongation. Quant à la 38e édition du FIFF, elle se tiendra du 15 au 24 mars 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Valais: clap de fin pour l'Abobo après quatre ans

Publié

le

L'Abobo, né durant la pandémie de Covid-19, cesse son activité. En quatre saisons, il a proposé plus de 800 événements annuels, de Brigue à Monthey (photo d'illustration). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Né durant la pandémie de Covid-19, l’Abobo, sorte de Magic Pass culturel valaisan, cesse son activité. Depuis 2022, l’offre se voulait un complément à l’AG culturel réservé aux moins de 26 ans.

La décision a été prise d'un commun accord par les 51 lieux membres de la coopérative. Ceux-ci poursuivront l'accueil des quelque mille abonnés actuels jusqu'à échéance de leur abonnement, indique la direction de l'Abobo dans un communiqué publié mercredi.

"L’Abobo avait été imaginé dans l’urgence du contexte de la pandémie. Il poursuivait alors deux buts précis: ramener le public dans les lieux culturels et faciliter l’accès à la culture", rappelle-t-elle.

Manque de moyens financiers

Au cours de ses quatre saisons d’existence, l’abonnement culturel valaisan a proposé plus de 800 événements annuels, de Brigue à Monthey. Il s’est étoffé d’une extension cinéma et d’une version découverte, le mini Abobo (cinq événements pour 199 francs).

"Le projet, sans subventionnement privé et public suffisant, n’est actuellement pas autoporteur", précise la direction de l'Abobo. Fixé à 465 francs pour une durée de 12 mois, un montant comprenant le trajet en train jusqu'au lieu du spectacle choisi, l'Abobo ne bénéficiait plus depuis un an de fonds Covid de la Confédération (ndlr: 400'000 francs avaient été alloués sur 3 ans). A l'avenir, il n'aurait plus non plus bénéficié d'une manne de 30'000 francs du Canton du Valais.

"Si l’on tire un bilan, l’Abobo a renforcé la fréquentation des lieux culturels, jusqu’à 20 à 30%", a résumé, Lorenzo Malaguerra, le président de la coopérative, interrogé mercredi par Keystone-ATS. "L'Abobo a permis la circulation des publics et a ouvert ses horizons culturels à un tarif préférentiel. Il a aussi grandement participé au remplissage des salles et à la visibilité des lieux partenaires."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

France: la Chine demande la déprogrammation d'une pièce sur Taïwan

Publié

le

Pékin dénonce une pièce de l'écrivain et metteur en scène suisse Stefan Kaegi (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le consulat de Chine à Strasbourg a demandé la déprogrammation d'une pièce de théâtre du metteur en scène suisse Stefan Kaegi consacrée à Taïwan. La la maire de la ville Jeanne Barseghian a dénoncé une intervention "extrêmement grave".

Le théâtre de la ville de Strasbourg, Le Maillon, présente de jeudi à samedi la pièce "Ceci n'est pas une ambassade (Made in Taïwan)", de Stefan Kaegi et du collectif Rimini Protokoll. L'oeuvre se veut "une ambassade théâtrale" pour l'île privée de représentation diplomatique dans la plupart des pays.

Jeanne Barseghian a indiqué à l'AFP avoir reçu une lettre du consulat de Chine "demandant la déprogrammation de la pièce au motif que ça pose un problème dans l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France".

L'élue écologiste a précisé avoir répondu dans la journée au consulat "en rappelant la loi française", à savoir que "tout simplement, la liberté de création et artistique est protégée en France".

"Ca doit vraiment nous inquiéter", a ajouté la maire, qui a dit avoir exprimé son "soutien aux équipes du Maillon" et s'être rapprochée des services culturels de l'Etat, "parce que c'est extrêmement grave (dans un contexte) d'attaques répétées et rapprochées contre la liberté de création".

Sollicité, le consulat de Chine à Strasbourg n'a pas répondu dans l'immédiat aux questions de l'AFP. La Chine communiste, qui considère Taïwan comme une de ses provinces et n'exclut pas d'y établir sa souveraineté par la force, n'admet aucune relation diplomatique entre l'île et des pays étrangers.

Le Soleurois Stefan Kaegi, l'un des fondateurs de Rimini Protokoll, a gagné les prix les plus prestigieux dans le domaine du théâtre comme l'Anneau Hans Reinhart en 2015, précédé en 2011 par le Lion d'Argent de la Biennale de Théâtre de Venise. "Ceci n'est pas une ambassade (Made in Taiwan)" a déjà été présentée à Vienne, Berlin, Bâle ou Lausanne, mais aussi à Taipei.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

Exercice de sauvetage des biens culturels au MAH à Genève

Publié

le

Un exercice grandeur nature de sauvetage des biens culturels a eu lieu au Musée d'art et d'histoire de Genève. Le scénario prévoyait aussi le sauvetage de huit personnes blessées par l'effondrement d'une verrière. (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Un exercice grandeur nature de sauvetage des biens culturels a eu lieu mardi après-midi au Musée d'art et d'histoire de Genève (MAH). Le scénario prévoyait notamment l'effondrement d'une verrière en travaux à la suite d'une violente tempête accompagnée de grêle.

"La spécificité de cet exercice est sa confidentialité. Même le directeur du MAH n'était pas informé de la date", a expliqué Nelly Cauliez, conseillère en conservation du patrimoine au Département de la culture et de la transition numérique de la Ville de Genève. Il s'agissait du troisième exercice secret du genre.

La Ville de Genève a mis en place une stratégie de protection de ses 30 millions de bien culturels en 2009. Alors que toutes ses institutions disposent d'un plan d'urgence pour le sauvetage des collections, avec des fiches pour les biens prioritaires, et forment le personnel en conséquence, les exercices permettent d'évaluer la chaîne d'alerte, la gouvernance, la circulation de l'information et l'organisation concrète du sauvetage.

Scène réaliste

Mardi après-midi, une heure après le début de l'exercice intitulé DRAMAH, deux blessés fictifs étaient pris en charge par des secouristes dans le hall du musée, à côté d'une boule à facettes géante du plasticien John M. Armleder. Dans deux salles du dernier étage, six autres personnes simulaient des coupures et des fractures dues à l'effondrement de la verrière, fragilisée par des travaux d'étanchéité.

"Pour la première fois, l'exercice a lieu dans des salles d'exposition. D'habitude, c'est dans les réserves", a relevé le capitaine David Mauton, du Service d'incendie et de secours (SIS). Avant de sauver les blessés, le SIS a sécurisé la zone sinistrée, rendue réaliste par des structures métalliques et des débris de Plexiglas.

250 objets

Après les humains, les intervenants du SIS allaient s'occuper des oeuvres sur la base des fiches du musée. Selon Nelly Cauliez, sept oeuvres sont prioritaires: deux sont sur les murs et les autres, sous les débris.

"Les critères sont leur valeur patrimoniale, leur caractère unique et la facilité à les sauver", a-t-elle détaillé. Le scénario prévoyait aussi le contrat de prêt de cinq oeuvres du Musée du Louvre.

Dans un troisième temps, le SIS allait laisser la place aux employés du département. Au total, 250 objets devront être sauvés lors de cet exercice qui se poursuit mercredi et implique l'utilisation de la berce de protection des biens culturels. Selon le scénario, les catacombes sont inondées par les eaux pluviales et usées, tandis que de l'eau s'est infiltrée dans les espaces dédiés aux arts graphiques.

La cellule de crise du MAH a été installée dans une partie du bâtiment. Les différents intervenants sont filmés et conseillés en direct par une régie d'exercice. Objectifs: améliorer leur réactivité, la coordination et la qualité des décisions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Soleure accueille les plumes suisses contemporaines

Publié

le

L'auteur bernois Lukas Bärfuss ne manquera pas les Journées littéraires de Soleure du 15 au 17 mai prochain (archives). (© KEYSTONE/EPA/ARMANDO BABANI)

Du 15 au 17 mai, les 48e Journées Littéraires de Soleure réuniront 70 auteurs et autrices de Suisse et de l’étranger, dont 10 de Suisse romande. Lectures et débats investiront la vieille ville autour de grandes voix et de nouveaux talents.

Parmi les temps forts, Lukas Bärfuss viendra présenter son nouveau livre "Königin der Nacht" (Reine de la nuit), un récit intime où il tente de se rapprocher d'une mère "sans éducation et sans perspectives" refusant son rôle maternel, indiquent mardi les organisateurs dans un communiqué. L'écrivain y explore les failles familiales et sociales avec la radicalité qui marque son ½uvre.

La relève francophone sera incarnée par Jonas Sollberger. Avec son premier roman "Viens Élie", le jeune auteur biennois propose "une recherche poétique d'identité", saluée pour sa sensibilité et sa maîtrise formelle.

Parmi les auteurs romands retenus cette année à Soleure, on peut également citer Silvia Ricci Lempen, Adrienne Barman, Fabienne Radi et Thierry Raboud.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Balance

Aujourd’hui, quelques discussions vont vous éclairer sur les intentions et attentes de certains, et cela va vous aider à y voir plus clair.

Les Sujets à la Une