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Retraites: rejet d'une deuxième demande de référendum

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La réforme des retraites a provoqué un important mouvement de contestation à travers la Frace (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Le Conseil constitutionnel français a rejeté mercredi une deuxième demande de référendum sur les retraites déposée par la gauche. Il a sans surprise jugé que la proposition de référendum d'initiative partagée (RIP) ne remplissait pas les critères requis.

Les Sages ont notamment estimé que la demande de référendum "ne porte pas (...) sur une réforme relative à la politique sociale", ce qui est le principal point qu'il devait vérifier.

Les partis de gauche réunis au sein de l'alliance Nupes ont déploré dans un communiqué commun une décision qui empêche de "donner directement la parole aux Françaises et aux Français". "Après un 1er-Mai historique, nous continuons la bataille, unis et déterminés".

Rendez-vous en juin

Pour eux, l'un des derniers espoirs passe par l'Assemblée nationale qui, le 8 juin, examinera une proposition de loi du petit groupe Liot (Libertés, Indépendants, Outre-mer et territoires) visant à abroger cette réforme qui recule l'âge légal de départ en retraite de 62 à 64 ans.

Le texte inquiète le camp présidentiel, car il a le soutien de la plupart des groupes d'opposition. Le député Aurélien Pradié, en pointe dans la contestation de la réforme chez Les Républicains (LR), a indiqué mercredi qu'il le voterait, "par cohérence". Son groupe politique, très divisé, détiendra une fois de plus la clé du scrutin.

Une adoption par l'Assemblée nationale ne serait que le début d'un parcours parlementaire, mais la gauche prévoit de demander en pareil cas la suspension de la réforme.

Le groupe RN emmené par Marine Le Pen a aussi déposé mercredi sa propre proposition de loi pour "empêcher la retraite à 64 ans", un texte qui servira aux députés d'extrême droite de point d'appui pour le 8 juin. Les syndicats ont donné rendez-vous le 6 juin pour une nouvelle journée d'action, afin de "se faire entendre" des députés en amont.

Rassemblements de protestation

Des actions de protestation ont été organisées mercredi après la nouvelle décision du Conseil constitutionnel. Quelques dizaines de personnes étaient rassemblées à proximité de la rue de Montpensier, où siègent les Sages.

"On est là pour protester contre le déni démocratique qui a marqué l'ensemble du circuit de cette 'contre-réforme' des retraites", a déclaré à l'AFP Nicolas Bouchouicha, cheminot CGT.

Le préfet de police de Paris a publié un arrêté pour interdire à partir de 17h00 et jusqu'à 2h00 dans la nuit tout rassemblement non déclaré ainsi que le port et le transport de feux d'artifices dans un large périmètre autour du Conseil constitutionnel.

Des rassemblements ont également eu lieu à Rennes et à Nantes, deux villes à la pointe de la contestation. "On n'attend rien du Conseil constitutionnel, ils ont déjà montré ce qu'ils représentaient, c'est-à-dire les intérêts du patronat et les intérêts du pouvoir", s'insurgeait Fabrice Lerestif, secrétaire départemental FO en Ille-et-Vilaine.

"Le gouvernement prend acte de la décision", s'est contenté de réagir Matignon. Le "chemin démocratique" de cette réforme est terminé, avait encore affirmé mardi la Première ministre Élisabeth Borne, qui a fixé avec le président Emmanuel Macron une nouvelle feuille de route et veut continuer d'"agir".

Le deuxième RIP avait été initié le 13 avril à la veille de la décision très attendue du Conseil constitutionnel qui, sous la houlette de Laurent Fabius, avait validé l'essentiel de la réforme des retraites. Il avait parallèlement rejeté une première demande de RIP.

Procédure complexe

La loi avait été promulguée dans la foulée par M. Macron, mais la bataille s'est poursuivie. Toujours unie après 12 journées de mobilisations, l'intersyndicale a organisé un 1er-Mai "combatif" qui a rassemblé 800'000 personnes selon la police et 2,3 millions selon la CGT, mais a été marqué par des violences.

Dans le détail du RIP version 2, les parlementaires voulaient par une consultation populaire "interdire un âge légal de départ à la retraite supérieur à 62 ans", soit ce qu'ils avaient proposé dans la première demande retoquée par les gardiens de la Constitution.

Pour accroître leurs chances de succès, ils avaient complété leur proposition en prévoyant de demander également par référendum une "contribution significative des revenus du capital" au financement des retraites.

Si d'aventure le RIP avait été validé, la course d'obstacles n'aurait fait que commencer, avec le recueil nécessaire de 4,8 millions de soutiens citoyens en neuf mois. D'autres étapes d'une procédure extrêmement complexe auraient suivi, avant un éventuel référendum.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Les astronautes d'Artémis de retour sur Terre

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Artemis II a amerri sans encombres avec ses quatre astronautes à bord. (© KEYSTONE/AP)

Les quatre astronautes américains et canadien de la mission Artémis II ont amerri vendredi soir comme prévu au large de la Californie, couronnant une mission-test autour de la Lune parfaitement exécutée par la Nasa un demi-siècle après Apollo.

"Houston, ici Integrity. Nous vous entendons parfaitement", a annoncé le commandant Reid Wiseman après avoir passé la phase la plus périlleuse de la replongée dans l'atmosphère à plus de 30 fois la vitesse du son.

Partis le 1er avril de Floride, les Américains Reid Wiseman, Christina Koch et Victor Glover, et le Canadien Jeremy Hansen se sont aventurés plus loin dans l'espace qu'aucun humain avant eux. Ils rapportent des centaines de gigaoctets de données du premier périple lunaire depuis la dernière mission Apollo en 1972.

En direct sur plusieurs plateformes, ils sont passés derrière la Lune lundi dernier, immortalisant en haute définition la Terre se couchant derrière une Lune majestueuse, oscillant entre les teintes grises et brunes.

Leur capsule Orion s'est posée en douceur dans les eaux du Pacifique, au large de San Diego, ralentie par d'immenses parachutes, à 17h07 locales (02h07 en Suisse samedi), comme prévu à la minute près par l'agence spatiale américaine.

La Marine américaine est en route pour les récupérer et les ramener à terre, selon un protocole qui n'a pas changé depuis Neil Armstrong.

Soulagement pour les familles des astronautes, ce retour sain et sauf fournit à la Nasa un succès incontestable après des dizaines de milliards de dollars, des années de retard et beaucoup de doutes sur l'intérêt de relancer la conquête lunaire.

Bouclier thermique

Le bouclier thermique d'Orion, qui donnait des sueurs froides à la Nasa après que des morceaux s'étaient détachés pendant la rentrée atmosphère lors d'un test à vide en 2022, a apparemment résisté aux 2700°C générés par le frottement avec l'atmosphère.

L'agence spatiale avait décidé de continuer avec le même bouclier mais revu la trajectoire pour réduire le risque.

Une décision qui avait fait couler beaucoup d'encre.

"Je vais y penser sans arrêt jusqu'à ce qu'ils soient dans l'eau", admettait récemment le chef de la Nasa, Jared Isaacman, dans une interview.

Objectif 2028

Ce vol était un test pour confirmer à la Nasa que sa fusée, Space Launch System (SLS), Orion et ses systèmes sont prêts pour le retour des Américains sur la surface lunaire, avant de futures missions vers Mars.

La Nasa prévoit une nouvelle mission en 2027 qui ne s'aventurera pas jusqu'à la Lune, avant d'envoyer des astronautes sur la surface lunaire en 2028 lors de la 4e mission Artémis, durant la dernière année du mandat de Donald Trump... et théoriquement avant la Chine, qui prévoit d'envoyer ses taïkonautes sur la Lune en 2030.

Mais les experts doutent que les alunisseurs, développés par les entreprises des milliardaires américains Elon Musk et Jeff Bezos, soient prêts pour 2028.

Un Japonais puis un Allemand étaient censés voyager à bord de futures missions Artémis, mais ces places ne semblent plus assurées depuis que la Nasa a changé tout le programme Artémis, et l'Agence spatiale européenne a reconnu devoir négocier pour les maintenir.

En attendant, l'agence spatiale américaine souhaite à travers Artémis - qui a coûté des dizaines de milliards de dollars - relancer l'intérêt des Américains pour le domaine spatial.

Mais aussi, espérait l'équipage, de "permettre le temps d'un instant, de faire marquer une pause au monde", comme l'a dit le commandant Reid Wiseman cette semaine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Berlin: Jackson mania pour la première mondiale du biopic "Michael"

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Les fils de Michael Jackson, Prince Michael Jackson (à g.) et Bigi Jackson (à dr.) étaient présents à Berlin pour la première du film Michael. (© KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN)

"C'était comme un concert", s'extasie Carina Floeth, l'une des quelque 4000 fans à avoir pu regarder vendredi soir la première mondiale à Berlin du biopic sur Michael Jackson, pleins d'enthousiasme malgré les accusations de pédophilie qui visent toujours l'artiste.

Avec son amie qui a obtenu in extremis deux places le jour même de la projection en participant à la loterie d'une radio locale allemande, cette employée d'une caisse d'assurance maladie a applaudi, crié et s'est trémoussée sur son siège pendant les quelque deux heures du long-métrage. "C'était en même temps très triste, l'histoire de son émancipation de son père", ajoute-t-elle.

"C'était une toute petite partie de la vie de Michael Jackson, puisque le film s'arrête en 1988 avec la tournée de Bad à Londres et c'est passé très vite", témoigne de son côté, très émue, Mégane, une éducatrice française âgée de 31 ans.

Les premiers ennuis judiciaires de Michael Jackson, accusé de pédocriminalité, ont commencé en 1993. Selon le site spécialisé Variety, le film devait initialement explorer l'impact de ces accusations sur la vie de la star, incarné à l'écran par son neveu Jafaar Jackson.

Mais, toujours selon Variety, qui cite une personne proche de la production sans donner son nom, un tiers du film consacré précisément à ces ennuis judiciaires a été supprimé car les avocats de la succession de Jackson se sont rendu compte de l'existence d'une clause dans l'accord conclu avec le premier adolescent à avoir porté plainte contre le chanteur en 1993, Jordan Chandler, qui interdisait toute représentation ou mention de ce dernier dans un film.

"Ce n'est pas vrai"

Pour les fans, ce n'est de toute façon pas ce qui compte. "Il a été déclaré innocent", tranche Mégane.

Déguisé en Michael Jackson, avec une veste à grosses broderies dorées, Andy Escobar, mécanicien aéronautique de 31 ans, venu spécialement de Houston à Berlin pour la première, après avoir obtenu à sa grande surprise un ticket en s'inscrivant sur le site d'Universal, le distributeur du film, est du même avis: "Nous savons que ce n'est pas vrai", dit-il à propos des accusations de pédocriminalité.

Outre la première du film vendredi soir, les fans pourront célébrer leur idole dans la capitale allemande pendant tout le week-end, près de deux semaines avant la sortie en salles du long-métrage.

Sont en effet prévus samedi deux panels de discussions avec l'équipe du film, une exposition consacrée à la star et une soirée "get on the dance floor: the Michael Jackson party".

Initialement prévue pour le 18 avril 2025, la sortie de "Michael" a été repoussée au 3 octobre, avant d'être finalement reportée au printemps 2026.

Peut-être une deuxième partie

Décédé à l'âge de 50 ans le 25 juin 2009 après avoir reçu une dose excessive de propofol, Michael Jackson a fait face de son vivant à de multiples accusations d'agressions sexuelles sur des enfants.

Malgré son acquittement, en 2005, lors d'un procès pénal pour agression sexuelle sur mineur, il n'a jamais réussi à redorer durablement son image de son vivant. En 2013, 2014, puis en mars 2026, d'autres victimes présumées ont saisi la justice civile.

Si plusieurs procédures sont toujours en cours, l'artiste n'a jamais été condamné, ni au pénal, ni au civil.

Selon le magazine Variety, le studio Lionsgate table sur 700 millions de dollars de recettes pour le long-métrage, ce qui le placerait loin devant toutes les productions du genre, à l'exception de "Bohemian Rhapsody" (910 millions).

Et l'histoire pourrait ne pas s'arrêter. "A la fin du film, remarque Mégane, il est sous-entendu qu'il y aura une deuxième partie".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

La maison du boss d'OpenAI touchée par un cocktail Molotov

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La maison de Sam Altman, CEO d'OpenAI a subi un jet de cocktaïl Molotov. (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON)

La luxueuse maison californienne de Sam Altman, patron d'OpenAI, a été touchée vendredi par un jet de cocktail Molotov, a annoncé l'entreprise américaine. Les bureaux du géant de l'IA ont également été menacés. Un suspect a été arrêté par la police.

"Tôt ce matin, quelqu'un a lancé un cocktail Molotov sur la maison de Sam Altman et a également proféré des menaces à notre siège de San Francisco," a déclaré à l'AFP un porte-parole d'OpenAI, la très puissante entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle générative, à l'origine de ChatGPT.

"Nous sommes très reconnaissants de la rapidité avec laquelle (la police) est intervenue. (...) L'individu est en garde à vue et nous aidons les forces de l'ordre dans leur enquête", a ajouté le porte-parole, en précisant que personne n'avait été blessé.

Selon les registres du shérif de San Francisco, consultés par l'AFP, le suspect est un jeune homme de 20 ans, qui risque des poursuites pour, notamment, "tentative de meurtre" et "incendie criminel d'une propriété".

La propriété de Sam Altman, dont la fortune est estimée à 3,4 milliards de dollars par le magazine Forbes, est située dans le quartier très huppé de Russian Hill, l'un des secteurs les plus prisés de San Francisco, capitale mondiale de la tech.

Dans un rare billet sur son blog personnel, Sam Altman a confirmé l'incident et publié une photo de son mari et de leur bébé d'un an, affirmant espérer que cela "dissuade la prochaine personne" de commettre un tel acte.

Le dirigeant en a profité pour défendre ses convictions, appelant à une "désescalade de la rhétorique et des méthodes", dans une allusion apparente aux critiques contre l'industrie de l'intelligence artificielle, qui suscite de vives inquiétudes.

Sam Altman a pointé en premier un "article incendiaire à propos de moi il y a quelques jours". Lundi, le New Yorker a publié une longue enquête à charge sur sa gestion controversée d'OpenAI, intitulée "Sam Altman pourrait contrôler notre futur: peut-on lui faire confiance?".

Fondé en 2015 par Sam Altman, OpenAI a été propulsé par le succès mondial de ChatGPT, et est désormais valorisé à plus de 852 milliards de dollars.

L'entreprise a récemment été choisie par le ministère américain de la Défense pour fournir certaines de ses technologies à l'armée américaine, tandis que son concurrent Anthropic a fait le choix de refuser les conditions d'utilisation imposées par le Pentagone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le Real Madrid accroché par Gérone avant le retour contre le Bayern

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Kylian Mbappe et le Real accrochés par Gérone (© KEYSTONE/AP/Manu Fernandez)

Accroché (1-1) par Gérone vendredi, le Real Madrid a enchaîné un troisième match consécutif sans victoire. Le club madrilène perd du terrain dans la course au titre en Liga.

Un résultat peu rassurant à cinq jours du quart de finale retour de Ligue des champions face au Bayern Munich.

Le Real (2e, 70 points), donne ainsi l'opportunité à son éternel rival, le FC Barcelone (1er, 76 points), de prendre neuf longueurs d'avance samedi en cas de succès dans le derby catalan face à l'Espanyol (10e, 38 points). Un écart quasiment impossible à combler lors des sept journées restantes.

Maladroit devant le but, le géant espagnol avait fini par trouver la faille en deuxième mi-temps grâce à un tir du droit de l'Uruguayen Federico Valverde, bien aidé par une faute de main du gardien adverse Paulo Gazzaniga (51e, 1-0).

Mais il a ensuite été surpris par une superbe frappe brossée du champion du monde français Thomas Lemar pour doucher le stade Santiago Bernabéu (62e, 1-1).

Son ex-coéquipier chez les Bleus, Kylian Mbappé, peu inspiré offensivement, a eu plusieurs opportunités de marquer (6e, 54e, 61e, 86e), mais il a soit manqué de justesse, soit buté sur le portier argentin.

Accroché par le défenseur brésilien Vitor Reis dans la surface, il a réclamé un pénalty à la 90e, en vain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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