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International

L'Allemagne, mauvaise élève de la mobilité verte, selon l'OCDE

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"Les efforts de réduction des émissions sont entravés par l'augmentation du nombre de voitures particulières et la croissance du trafic de poids lourds", constate l'OCDE. (© KEYSTONE/DPA/OLIVER BERG)

L'Allemagne ne fait pas suffisamment d'efforts pour décarboner son secteur des transports et réduire la pollution liée au trafic routier. C'est la critique émise par l'OCDE dans un rapport publié lundi.

"La décarbonation du secteur allemand des transports n'est pas sur les rails", écrit l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans ce rapport consacré à la politique climatique de la première économie européenne.

Le secteur des transports est traditionnellement le point noir du bilan des émissions de CO2 en Allemagne. Comme l'année précédente, il n'a atteint en 2022 les objectifs gouvernementaux de baisse des émissions de gaz à effet de serre, enregistrant une légère hausse de 0,7%, selon les chiffres officiels.

Trop de voitures et de camions

"Les efforts de réduction des émissions sont entravés par l'augmentation du nombre de voitures particulières et la croissance du trafic de poids lourds", constate l'OCDE.

L'OCDE déplore les opportunités manquées de réforme, qu'il s'agisse d'imposer des limitations de vitesse sur autoroute, des péages routiers ou urbains, de la hausse des tarifs de stationnement.

Pomme de discorde

La politique des transports est l'une des pommes de discorde au sein de la coalition d'Olaf Scholz entre le ministre des Transports du parti libéral et les ministres écologistes qui lui reprochent de ne pas faire assez contre la pollution automobile.

Si l'électromobilité jouera un rôle décisif dans la décarbonation des transports, "l'Allemagne ne doit cependant pas viser à remplacer chaque véhicule à essence ou diesel par une voiture électrique", prévient l'OCDE.

Pour "une stratégie de mobilité intégrée"

Le pays est appelé à "prendre des mesures audacieuses pour passer de mesures isolées visant principalement à mettre sur la route des voitures moins polluantes, à une stratégie de mobilité intégrée".

La place démesurée accordée à la voiture "se reflète dans le système fiscal", ajoute l'OCDE, notant qu'en Allemagne, "le produit des taxes liées aux transports est largement inférieur à la moyenne de l'OCDE".

Taxation insuffisante

Ainsi, l'Allemagne "est l'un des rares pays à ne pas prélever de taxe lors de l'achat ou de l'immatriculation d'un véhicule".

Les voitures de société, qui représentent plus de 60% des voitures neuves, continuent d'être soumises à une faible taxation forfaitaire (1%), entraînant des pertes de recettes fiscales estimées à 3,1 milliards d'euros pour 2018. Les salariés se rendant au travail en voiture bénéficient également d'une indemnité forfaitaire avantageuse.

Les subventions néfastes pour l'environnement ont augmenté au cours de la dernière décennie, selon l'OCDE, étant estimées en 2018 à 65 milliards d'euros, contre 48 milliards d'euros en 2008.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le Conseil de sécurité exige "la cessation" des attaques iraniennes

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L'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a dénoncé un texte "extrêmement déséquilibré": "Parler des attaques contre les pays de la région en faisant abstraction des causes profondes de l'escalade actuelle, notamment l'agression des USA et d'Israël contre l'Iran, est impossible et inéquitable". (© KEYSTONE/AP/Seth Wenig)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mercredi une résolution très ferme contre Téhéran. Il a réclamé la "cessation immédiate" de ses attaques contre les Etats du Golfe et la Jordanie, sans mentionner celles d'Israël et des USA contre la République islamique.

Treize pays ont voté pour ce texte, porté par Bahreïn avec les autres membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) ainsi que la Jordanie, et deux se sont abstenus: la Russie et la Chine.

La résolution a également bénéficié du rare soutien d'une large majorité des pays membres de l'ONU (135 sur 195).

Alors que les Etats du Golfe sont la cible de nombreuses frappes iraniennes depuis le début du conflit, elle "condamne dans les termes les plus fermes" ces attaques et exige leur "cessation immédiate".

Le texte dénonce en outre "toute action ou menace" de l'Iran "visant à fermer, entraver ou interférer de quelque manière que ce soit avec la navigation internationale dans le détroit d'Ormuz".

Actions d'Israël et des USA ignorées

Désignant uniquement les actions de l'Iran, il ne mentionne pas celles des Etats-Unis et Israël, qui ont ouvert les hostilités le 28 février par une large campagne de frappes contre la République islamique.

"Ce soutien massif de la communauté internationale reflète une prise de conscience collective du danger que représente l'attaque injustifiée de l'Iran contre nos pays", s'est félicité le représentant à l'ONU de Bahreïn, Jamal Alrowaiei.

"La stabilité et la sécurité de la région" sont essentielles dans une zone qui est une "artère vitale pour l'économie mondiale et un corridor essentiel pour le commerce mondial et la sécurité énergétique", a-t-il poursuivi.

"L'Iran doit entendre ce message puissant de la communauté internationale et du Conseil de sécurité" et "cesser d'alimenter l'escalade de ce conflit", a pour sa part estimé le représentant français à l'ONU, Jérôme Bonnafont.

Texte "extrêmement déséquilibré"

L'ambassadeur russe au Conseil de sécurité, Vassily Nebenzia, a dénoncé un texte "extrêmement déséquilibré".

"Parler des attaques contre les pays de la région en faisant abstraction des causes profondes de l'escalade actuelle, notamment l'agression des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique d'Iran, est impossible et inéquitable", a-t-il lancé.

Appel à la désescalade Israël-Hezbollah

Dans la matinée, une vingtaine d'Etats soutenant la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban, ainsi que la sous-secrétaire générale des Nations unies Rosemary DiCarlo, avaient appelé dans la même enceinte à une "désescalade" entre le Hezbollah et Israël.

La guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien a fait en dix jours 634 morts au Liban - dont 91 femmes et 47 enfants - ainsi que 1586 blessés, selon le ministre libanais de la Santé. Le total de déplacés enregistrés auprès des autorités s'élève à 816'000.

"Respecter la souveraineté libanaise"

Au nom de la vingtaine d'Etats, Jérôme Bonnafont a exhorté Israël "à respecter la souveraineté libanaise et son intégrité territoriale", tout en condamnant "la décision irresponsable du Hezbollah de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël".

Le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, a demandé aux Etats engagés dans le conflit de protéger les civils et les infrastructures civiles "dans toute la région", ainsi qu'à la communauté internationale de "financer généreusement" la réponse humanitaire.

Il a aussi souhaité "une diplomatie stratégique, calme, rationnelle et porteuse d'espoir". "Chaque fois que vous entendez les puissants attaquer l'ONU, demandez-vous ce qu'ils ont gagné en nous affaiblissant", a poursuivi M. Fletcher, dans un contexte de critiques répétées du président américain Donald Trump à l'encontre des Nations unies.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Arsenal arrache le nul à Leverkusen (1-1) en 8es de finale aller

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Kai Havertz après son but (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

Auteur du parcours parfait en phase de groupe, Arsenal s'est montré poussif en 8e de finale aller de la Ligue des champions à Leverkusen. Les Anglais ont arraché un nul en fin de rencontre (1-1).

Dans six jours, les hommes de Mikel Arteta devront afficher un visage plus conquérant et seront dans l'obligation de s'imposer sur leur pelouse de l'Emirates, pour passer en quarts de finale d'une compétition dont ils font figure de favoris après leurs huit victoires en huit matches pendant la phase de groupe.

Mercredi soir, Arsenal s'en est remis à deux de ses entrants en jeu en fin de seconde période, Noni Madueke et Kai Havertz. Le premier a provoqué un penalty très généreusement accordé sur une faute de Malik Tillman avec un très léger contact dans son tacle dans la surface de réparation. Kai Havertz a transformé le penalty pour éviter à Arsenal une première défaite cette saison en C1.

Dominateurs pendant les vingt premières minutes de la rencontre, les coéquipiers de Bukayo Saka ont trouvé la transversale de Janis Blaswich par Gabriel Martinelli.

Mais c'est ensuite le Werkself qui a pris le contrôle de la rencontre, ouvrant logiquement la marque en tout début de seconde période. Au retour des vestiaires, Leverkusen a pris Arsenal à son propre jeu, sur un corner parfaitement tiré par l'Espagnol Alejandro Grimaldo, qui a trouvé au second poteau son capitaine Robert Andrich (46e).

L'entrée de Noni Madueke à la place d'un Saka transparent à l'heure de jeu a un peu dynamisé l'animation offensive d'Arsenal, mais les attaques des Gunners ont manqué de rythme pour déstabiliser la défense de Leverkusen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La banquise de l'Arctique à l'un des niveaux les plus bas mesurés

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De nombreuses espèces comme l'ours polaire ou les phoques dépendent de la banquise pour se reproduire et se nourrir. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

La banquise de l'Arctique est sur le point d'enregistrer l'un de ses pires hivers jamais mesurés, montrent des données satellites US analysées par l'AFP. Une nouvelle manifestation du réchauffement d'origine humaine dans cette zone au centre de tensions géopolitiques.

La banquise de l'Arctique, glace formée par le gel de l'eau de mer, fond naturellement en été et se reforme en hiver. Mais en raison du changement climatique, la proportion dans laquelle elle se reforme est en déclin.

L'hiver 2025-2026 affiche un niveau de reconstitution de la banquise en-dessous de celui enregistré l'an dernier qui était pourtant déjà au plus bas en quatre décennies, selon les données du National Snow and Ice Data Center (NSIDC), un observatoire américain de référence.

Parmi les pires hivers

Si la tendance se poursuit jusqu'à fin mars, cet hiver figurera parmi les cinq pires jamais mesurés avec ceux de 2025, 2018, 2017 et 2016. Si la glace ne continue pas à s'étendre avant la fin de cet hiver, à la fin du mois, cela battrait même le record établi l'année dernière.

Cet hiver devrait s'afficher "parmi les cinq" pires a dit à l'AFP Samantha Burgess, responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF). Selon Gilles Garric, océanographe polaire au Mercator Ocean Toulouse, "on est dans le tiercé actuellement".

L'an dernier, la banquise arctique avait atteint sa taille maximale le 22 mars, avec une superficie évaluée à 14,31 millions de kilomètres carrés. Pour l'instant, son niveau maximal a été cet hiver de 14,22 millions de kilomètres carrés le 10 mars.

L'Arctique se réchauffe 4 fois plus vite

La hausse des températures mondiales affecte disproportionnellement les pôles, et l'Arctique qui se réchauffe quatre fois plus vite qu'ailleurs. Les onze dernières années s'inscrivent toutes parmi les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète.

"Les sirènes retentissent pour nous avertir que nous nous dirigeons vers une planète surchauffée qui connaîtra des ravages considérables", s'est alarmée Shaye Wolf, directrice scientifique en climatologie au Centre pour la diversité biologique, une ONG américaine, dans un commentaire transmis à l'AFP.

Fonte estivale plus rapide

La reconstitution médiocre de la banquise peut d'ores et déjà avoir comme conséquence "une fonte estivale potentiellement plus rapide et importante", affirme Samantha Burgess.

Si la fonte de la banquise ne fait pas directement monter le niveau des océans, contrairement à la fonte de la glace qui se situe sur terre (calottes glaciaires, glaciers), elle provoque de nombreuses conséquences climatiques qui menacent bien des écosystèmes.

Espèces menacées

De nombreuses espèces comme l'ours polaire ou les phoques dépendent de la banquise pour se reproduire et se nourrir.

Certains effets peuvent aussi se produire en chaîne: "il y a des zones par exemple en mer de Beaufort, vers le Canada ou vers les mers sibériennes de l'océan qui n'avait jamais vu l'atmosphère", dit Gilles Garric.

"Nouvelle Méditerranée"

"Ce sont des zones qui vont à la fois se réchauffer par un atmosphère plus chaud en été, mais aussi qui vont être impactées par les vents et non par les vagues. Donc ça va induire ce qu'on appelle des mélanges", qui risquent notamment d'apporter "de la chaleur qu'il y avait au fond, et donc contribuer encore plus au réchauffement", poursuit le scientifique.

Cette dégradation a également des conséquences géopolitiques, car la diminution de la banquise ouvre de nouvelles voies maritimes et l'accès à des ressources minérales. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump répète qu'il veut s'emparer du Groenland, qui appartient aujourd'hui au Danemark.

"La fonte des glaces marines induite par le changement climatique transforme l'Arctique en une nouvelle Méditerranée: une ressource maritime commune partagée, entourée d'États rivaux", dit à l'AFP Elizabeth Chalecki, experte en changement climatique et sécurité.

"Il existe d'importantes opportunités pour l'extraction pétrolière, l'exploitation minière de minéraux critiques, les expéditions scientifiques", rappelle la chercheure à la Balsillie School of International Affairs au Canada, en citant les appétit de la Russie, des Etats-Unis et du Canada entre autres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Des pays pas encore prêts à soutenir le plan de réforme de l'OMC

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La Suisse de l'ambassadeur auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève Erwin Bollinger a proposé le lancement d'un comité pour discuter plus durablement de la question difficile des tarifs sur le commerce électronique. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Quelques pays ne sont toujours pas prêts à soutenir la feuille de route sur la réforme de l'OMC, prévue pour être approuvée à la ministérielle de Yaoundé. Parmi eux figurent encore les Etats-Unis, a précisé mercredi le président des négociations à Genève.

"Nous sommes proches", a dit à la presse l'ambassadeur norvégien auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Petter Olberg. "Personne n'aurait pensé que nous arriverions aussi loin" en moins d'un an, ajoute-t-il.

Le plan sur la table identifie trois premiers chantiers à régler pour l'institution. Les questions des processus de décision, notamment la possibilité de plurilatérales, les avantages des pays en développement et celle d'une approche plus transparente et de la conformité dans l'OMC.

Trois groupes de membres s'affrontent, mais tous sont d'accord sur le fait qu'il y a un problème dans le processus de décision. Ils divergent "sur les solutions", mais souhaitent tous une réforme, explique l'ambassadeur norvégien.

Plusieurs blocs

L'UE ou la Chine sont en faveur d'une feuille de route ambitieuse. Et l'Inde, opposée aux plurilatérales, ne souhaite pas une déclaration trop détaillée. Les Etats-Unis, qui ont rendu l'OMC dysfonctionnelle en refusant de renouveler le tribunal d'arbitrage d'appel, sont favorables aux plurilatérales et à moins d'approche différenciée pour les pays en développement.

Ces derniers mois, aucune discussion supplémentaire sur le contenu n'a eu lieu, mais les négociations ont été intensives sur la finalisation de la feuille de route et de la déclaration ministérielle.

"Nous devons réformer" sous peine de mettre en danger l'OMC, a encore répété M. Olberg. La directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala avait affirmé récemment que toutes les questions devaient pouvoir être sur la table. Y compris celle du principe de la nation la plus favorisée qui prévoit qu'un avantage attribué à un Etat doit l'être à tous.

Proposition suisse

Mercredi, les membres ont aussi avancé sur la discussion liée au moratoire sur des tarifs concernant les diffusions électroniques. Berne souhaite à tout prix arracher une prolongation de ce moratoire.

Lors de la ministérielle, il avait été étendu, mais en principe pour une dernière fois. Les pays riches notamment ne se résolvent pas à devoir entrer dans une discussion sur une taxation des diffusions électroniques. Des Etats émergents estiment eux au contraire qu'ils pourraient récupérer des revenus considérables.

Des pays souhaitent une extension limitée, les Etats-Unis et d'autres veulent qu'elle soit permanente. La Suisse propose une solution plus durable avec un comité de l'OMC sur le commerce électronique. Mais des Etats sont opposés parce qu'ils affirment que le cadre actuel doit rester celui des discussions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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