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Culture

La prochaine exposition nationale pourrait être décentralisée

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Genève (ici son conseiller administratif Sami Kanaan) milite pour une exposition nationale décentralisée. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Nexpo, le nouveau projet d'exposition nationale prévue pour 2032 veut emprunter des voies inédites: durable, orientée vers l'avenir et surtout décentralisée. Une première, selon ses promoteurs. Elle aurait lieu dans les villes, à la campagne et à la montagne.

Les dix plus grandes villes de Suisse ont dévoilé leur concept ce lundi à Berne. Nexpo veut présenter un pays qui aborde la question du "comment vivre ensemble dans le futur", qui réduit les fossés et qui renforce la cohésion nationale. Aujourd'hui, 26 villes et communes de 18 cantons font partie de cette initiative.

"C'est maintenant, en ces temps de crise, qu'une expo nationale est plus nécessaire que jamais", souligne le maire de la ville de Berne, Alec von Graffenried. "Chaque génération mérite une exposition nationale qui aborde les thèmes et les défis actuels tout en créant des perspectives pour l’avenir."

Renforcer la cohésion sociale

Pour Corine Mauch, la maire de Zurich et présidente de Nexpo, la future exposition "veut explorer comment, dans une Suisse diversifiée, nous pouvons renforcer nos liens et façonner notre avenir commun. On constate en effet dans le monde entier que la cohésion sociale telle que nous la connaissons ne va pas de soi et qu'elle nécessite d'être constamment entretenue."

Jusqu'à présent, l'exposition nationale a toujours eu lieu dans une seule ville ou région. Ce ne serait pas le cas ici. "En se déroulant dans toute la Suisse, Nexpo veut construire des ponts entre le centre et la périphérie, de la ville à la montagne, et crée ainsi des lieux de rencontres, au-delà des frontières linguistiques", révèle Filippo Lombardi, conseiller municipal de Lugano. L'exposition se veut également participative. Nexpo veut encourager l'interaction sociale et renforcer l'unité dans la diversité.

Entre histoire et identité

Les dix villes principales du projet traitent chacune d'une thématique sociétale pertinente. Les sujets abordés vont de Genève (ici + ailleurs) à Lausanne (Défis + collaboration) en passant par Bâle (Croissance et frontières) à Lugano (Réalité et virtualité).

Ces thématiques sont toutes liées à l'histoire et à l'identité des régions. Les communes associées rejoindront l’une de ces thématiques et les interpréteront à leur manière. C'est ainsi que la voix de la campagne sera entendue en ville et vice-versa. Les différents thèmes seront reliés entre eux par des itinéraires Nexpo qui traversent toute la Suisse, de la ville à la montagne. Une place éponyme par commune servira de point de départ pour découvrir l'expo.

Utilisations durables et novatrices

Nexpo veut permettre de redécouvrir la Suisse, sans pour autant oublier le climat et l'environnement, explique Sami Kanaan, conseiller administratif de la ville de Genève : "Nous serions la première exposition nationale à penser et à mettre en ½uvre de manière cohérente le thème de la durabilité. Que ce soit au niveau du réseau de transport, du savoir-faire ou des bâtiments", en misant délibérément sur des structures existantes, qui seront réutilisées, plutôt que sur de nouvelles grandes constructions qui seront détruites après l'exposition.

Dans le contexte d'une situation financière tendue, le Conseil fédéral a décidé de ne pas se prononcer avant 2028 sur un éventuel soutien financier à une expo nationale. Nexpo demande au Conseil fédéral de choisir le projet retenu en 2026, pour une faisabilité en 2032.

Plusieurs villes romandes dans le coup

Outre les villes fondatrices de Bâle, Berne, Bienne, Genève, Lausanne, Lugano, Lucerne, Saint-Gall, Winterthur et Zurich, d'autres communes font partie du projet, dont Fribourg, La-Chaux-de-Fonds, Neuchâtel, Porrentruy et Sion.

Une déclaration d'intention de coopération a déjà été signée entre Nexpo et un autre projet, intitulé X27.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Dégradations homophobes à Nyon (VD), la Ville porte plainte

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Les actes de vandalisme perpétrés à Nyon (VD) dans la nuit du 6 au 7 mars visaient des portraits de minorités de genre qui habillent la place du Château depuis le 5 mars (image d'illustration). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Des actes de vandalisme ont visé l'exposition publique "Voices of EquALLity" dans la nuit de vendredi à samedi à Nyon (VD). Des portraits de minorités de genre présentés dans le cadre du projet de sensibilisation aux questions d'égalité et de diversité ont été spécifiquement visés: les organisatrices et la Ville ont porté plainte.

Douze portraits de personnalités romandes engagées pour l'égalité et la dignité de toutes et tous habillaient l'emblématique place du Château depuis la veille. Deux d'entre eux ont fait l'objet des déprédations ciblées, ont précisé l'organisation Les Romandes et les autorités nyonnaises dans un communiqué mardi.

La photographie de Marius Diserens a été l'objet d'inscriptions à caractère homophobe, alors que celui de Lucie Steffen a été décroché et dégradé. Les autorités nyonnaises et les organisatrices "condamnent fermement" ces actes.

Depuis les événements, les images visées ont été momentanément recouvertes par un voile noir. Mais les portraits seront remplacés. "En étroit contact avec les victimes, et en accord avec celles-ci, l'association les Romandes et la Ville de Nyon ont décidé de réimprimer les portraits dégradés, et de continuer à les afficher, sans céder à cette intimidation."

Sensibilisation continue

"Des actions de sensibilisation sur les réseaux sociaux sont également prévues, est-il ajouté dans le communiqué. Car ce projet existe précisément parce que les discriminations ont encore cours à ce jour, et que cette visibilité est nécessaire pour que citoyennes et citoyens sachent qu'il existe une place pour toutes et tous dans la société."

Un moment symbolique est prévu lors du réaccrochage des portraits vandalisés jeudi à 18h00. Les victimes et l'artiste seront présents.

L'exposition engagée à Nyon est la première étape du projet "Voices of EquALLity", qui devra fleurir dans quatre autres villes: Genève, Renens et Lausanne. Elle se veut projet itinérant, urbain, engagé et fédérateur, qui met en lumière 36 personnalités romandes, inspirantes et profondément engagées dans leur région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La pop-star Katy Perry perd en justice face à une styliste homonyme

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Le tribunal a désavoué Katy Perry. (© KEYSTONE/AP The Canadian Press/SEAN KILPATRICK)

Revers pour la pop-star américaine Katy Perry: une styliste australienne a obtenu mercredi le droit de vendre ses créations sous son nom de marque "Katie Perry", au terme d'années de procédure judiciaire.

La styliste, qui a donné son véritable nom à son entreprise, avait accusé la chanteuse de contrefaçon de marque et affirmé que celle-ci avait voulu s'opposer au dépôt de la marque avant même de devenir une célébrité mondiale.

Mais l'interprète de "I Kissed a Girl", "California gurls" ou "Firework" a argué que sa musique rencontrait déjà le succès lorsque la styliste commençait à vendre ses vêtements autour de 2008.

En 2024, un tribunal australien avait donné raison à la chanteuse - Katheryn Hudson à l'état-civil - et s'était prononcé contre le maintien de la marque déposée.

La Haute Cour australienne a finalement infirmé la décision et établi que tout risque de "confusion" était improbable avec la chanteuse, qui a conclu en décembre sa dernière tournée mondiale.

Un représentant de l'interprète a soutenu auprès de l'AFP que Katy Perry n'avait "jamais cherché à faire fermer" l'entreprise de la styliste australienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le Brésil somme TikTok de s'expliquer sur des vidéos misogynes

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Image d'illustration du logo de TikTok. (© KEYSTONE/DPA/MONIKA SKOLIMOWSKA)

Le gouvernement brésilien a sommé mardi TikTok d'expliquer les processus mis en place pour détecter et supprimer les contenus misogynes sur la plateforme. Cette intervention fait suite à la diffusion devenue virale de vidéos simulant des agressions contre des femmes.

Ces contenus, qui ont largement circulé au moment de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, montrent des hommes donnant des coups de pied, des coups de poing et des coups de couteau à des mannequins représentant des femmes.

Les textes associés aux images appuient explicitement cette violence, avec des phrases comme "s'entraîner au cas où elle dirait non".

Le ministère de la Justice a envoyé une lettre à TikTok, lui demandant d'expliquer son système de modération et son algorithme de recommandation, et d'indiquer si les profils qui ont diffusé les vidéos ont été rémunérés.

Le réseau social a cinq jours pour répondre.

Selon le ministère brésilien, les obligations de la plateforme s'étendent au-delà de la suppression des contenus demandée par les autorités. Il a rappelé qu'une décision récente de la Cour suprême brésilienne avait élargi la responsabilité civile des réseaux sociaux, qui doivent agir de manière proactive face aux contenus représentant des crimes contre les femmes.

La police a ouvert une enquête et identifié au moins quatre profils ayant publié des contenus de ce type, devenus "tendances" sous le hashtag "au cas où elle dirait non".

Le barreau brésilien a averti que ces vidéos pouvaient constituer des incitations au féminicide, aux blessures corporelles et à la violence psychologique.

TikTok a répondu dans un communiqué à l'AFP que les publications visées avaient été retirées de la plateforme et que leurs équipes "s'efforçaient d'identifier d'éventuels contenus illicites sur ce sujet".

Le Brésil a dénombré 1518 femmes assassinées en 2025, le nombre le plus élevé enregistré depuis la reconnaissance du crime de féminicide dans la loi, il y a dix ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Harvey Weinstein affirme subir "un enfer" en prison

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Dans une interview, Harvey Weinstein dit vivre l'enfer en prison (photo d'archives). (© KEYSTONE/AP Pool AFP/ANGELA WEISS)

L'ancien producteur de cinéma Harvey Weinstein, incarcéré pour viol et agression sexuelle, a dépeint mardi sa vie en prison comme "un enfer", dans une interview au Hollywood Reporter. Il continue de clamer son innocence.

L'ex-roi déchu d'Hollywood décrit une vie confinée à sa cellule dans la prison de Rikers Island à New York, où seuls les gardes lui tiennent compagnie.

"Il est trop dangereux pour moi d'être en présence d'autres personnes. Les autres détenus ont le droit d'aller dans la cour. Mais chaque fois que je m'y trouve, j'ai l'impression d'être assiégé", a-t-il estimé.

Il a raconté avoir reçu "un violent coup de poing au visage", de la part d'un détenu à qui il demandait s'il avait terminé sa conversation au téléphone.

Affaibli par divers problèmes de santé à 73 ans, le fondateur des studios Miramax se déplace désormais en chaise roulante. Il se dit terrifié à l'idée de mourir en prison.

"Ca me fout une trouille bleue", confie-t-il. "C'est incroyable d'avoir eu la vie que j'ai eue et d'avoir fait tout ce que j'ai fait pour la société, et de ne pas bénéficier d'une certaine clémence qui me permettrait d'être traité avec plus de bienveillance."

L'ex-producteur oscarisé, derrière des dizaines de succès hollywoodiens comme "Shakespeare in Love" et "Pulp Fiction", a été l'un des hommes les plus puissants du cinéma mondial pendant des décennies. Il avait le pouvoir de lancer des carrières - et d'en détruire.

Le milieu a bruissé pendant des années d'échos suggérant qu'il usait de son influence pour agresser sexuellement des jeunes femmes.

Les enquêtes en octobre 2017 du New York Times et du New Yorker révélant l'étendue de ce scandale ont provoqué une onde de choc qui a propulsé le mouvement #MeToo en phénomène planétaire, libérant la parole des victimes de viol aux quatre coins du monde.

Harvey Weinstein a été accusé de harcèlement, agression sexuelle ou viol, par plus de 80 femmes, dont les actrices Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow ou Ashley Judd.

Sa condamnation initiale en 2020 à New York, et la peine de 23 ans de prison qui en a résulté, ont été annulées, mais lors d'un nouveau procès en juin, il a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur l'ancienne assistante de production Miriam Haley.

En 2023, un tribunal californien l'a condamné séparément pour viol à 16 ans de prison.

Malgré ces verdicts, M. Weinstein continue de contester sa culpabilité et parle de rapports consentis.

"Je serai innocenté. Je vous le promets", a-t-il avancé, alors qu'il doit être rejugé en avril pour l'agression de l'aspirante actrice Jessica Mann.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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