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Culture

Une 57e édition sous le signe d'une euphorie partagée

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A Montreux, public et artistes ont vécu des moments d'euphorie partagée, se sont réjouis les organisateurs. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La 57e édition du Montreux Jazz Festival (MJF) s'achève samedi sur un succès. Quelque 250'000 festivaliers ont célébré cette dernière édition au Centre des congrès avant les travaux. Le taux de remplissage moyen des deux salles a avoisiné 90% sur les 32 soirées.

"Je suis particulièrement heureux de cette édition", s'est réjoui Mathieu Jaton, directeur du MJF, au moment de clore les seize jours de festival. Le Stravinski et le Lab ont fait le plein dès leur ouverture. Une envie de partage tant du côté des artistes que du public a conféré à la manifestation un "sentiment d'euphorie collective", a-t-il constaté.

Cet enthousiasme général se reflète dans les excellents chiffres de billetterie. Mais c'est avant tout à travers des moments de magie musicale, des émotions, de bons moments sur scène que se mesure le succès de cette édition, a-t-il souligné.

Bains de foule

Parmi eux, la venue de Sam Smith: "Il était attendu; il a répété pendant trois jours. On s'attendait à un truc particulier: il ne nous a pas déçus. Et Seal m'a encore 'chopé'", a avoué Mathieu Jaton. La magie du Lab a, elle aussi, fonctionné avec "des émotions qui tirent aux larmes", comme lors du concert de Juliette Armanet.

Cette édition a également été marquée par un nombre exceptionnel de bains de foule. Parmi eux, celui de Chilly Gonzales qui a réussi à le faire avec un public assis, mais aussi de Seal qui a chanté pendant plus de 30 minutes au milieu de la foule. "Ici, les artistes acceptent de livrer un peu de leur intimité", s'enthousiasme Mathieu Jaton.

Jon Batiste, "artiste d'une sensibilité extrême", est allé encore plus loin dans l'imprévu, en concluant son concert en fanfare, descendant les escaliers de l'Auditorium avec orchestre et danseuses jusque dans la rue. "Un moment incroyable", a relevé le patron du festival. Autre geste fort, dont un petit garçon de 10 ans se rappellera sans doute toute sa vie: Iggy Pop l'a fait monter sur scène pour chanter à ses côtés.

Dialogue entre générations

Pour le reste, l'édition a réuni de nombreux artistes emblématiques d'une nouvelle génération d'icônes, dont Jacob Collier et Sofiane Pamart ou encore Tamino, Loyle Carner et les Suisses Bastian Baker et Nnavy.

En parallèle, toute une génération d'artistes ont vécu l'un de leurs derniers concerts à Montreux, tel Gilberto Gil ou Mavis Staples qui a fêté ses 84 ans sur scène en compagnie de Norah Jones. Sans oublier Bob Dylan qui a joué "quasi un opéra sans téléphones portables", fort apprécié de ses fans.

Objectifs atteints

Côté fréquentation, le chiffre de 250'000 festivaliers équivaut à celui de l'année précédente. Grâce notamment à la densité des scènes gratuites qui ont fait salle comble presque tous les soirs, générant des files d'attente impressionnantes.

"La météo a été clémente hormis deux jours un peu compliqués. Un jour, la grêle est passée une fois à gauche, une fois à droite", a noté le directeur du MJF.

Les objectifs de billetterie ont été atteints malgré un budget de 28 millions, l'un des plus élevés de son histoire. Particulièrement réjouissant, selon le responsable, le taux de remplissage s'est monté à plus de 90% en moyenne tous les soirs à l'Auditorium Stravinski - soit 3800 places sur une capacité de 4000 - et à 80% au Lab, soit 1800 places sur 2000.

Grandes lignes en automne

Quant à la prochaine et 58e édition, elle aura lieu du 5 au 20 juillet 2024, mais pas dans le format habituel, en raison des travaux au Centre des congrès, a rappelé Mathieu Jaton.

"Je vous ai déjà donné les premiers indices. Nous serons à Montreux. Nous n'avons pas eu une seconde d'hésitation, même si nous avons été dragués pour aller ailleurs", a-t-il précisé.

"Nous avançons sur ce projet. Nous en communiquerons les grandes lignes en automne. Le MJF va bouger du côté de Villeneuve, principalement. Nous irons du Palace vers la Place du Marché, avec la Lake House et les jardins du Palace comme centre névralgique", a-t-il indiqué sans en dévoiler davantage.

"Ce ne sera pas un plan B, mais un plan A+", souligne cependant Mathieu Jaton. "Cette giga contrainte doit devenir quelque chose de magique".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Sons et lumières innovants pour la tournée 2026 du Cirque Knie

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Ivan Frederic Knie lors de la première représentation du Cirque Knie vendredi soir à Rapperswil (SG). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le Cirque Knie a lancé sa tournée 2026, vendredi soir, sous son chapiteau traditionnel de Rapperswil-Jona (SG). Entre humour et voltiges, cette édition a aussi ouvert "une nouvelle dimension" avec des innovations technologiques qui ont transformé le manège.

Pour cette nouvelle saison, le Knie a misé sur une technologie encore jamais utilisée par un cirque itinérant, directement intégrée au chapiteau. Un dispositif qui permet de fusionner la lumière, le son et la performance de manière inédite.

Grâce aux effets spectaculaires, les représentations classiques deviennent ainsi une "oeuvre totale". Parmi les nouveautés phares de la nouvelle tournée, le numéro "Dancing Tissues" illustre cette approche surprenante de la mise en scène.

Le cirque national, dirigé par la septième génération, n'en a pas délaissé pas pour autant ses racines: ainsi Ivan, Chanel et Maycol Knie junior perpétuent la tradition équestre familiale avec leurs spectacles de dressages. Et à l'affiche toujours, des artistes primés au célèbre festival du cirque de Monte-Carlo.

Adresse, précision et endurance

Les acrobates chinois ont eux aussi perpétué une longue tradition tout en la renouvelant avec des figures modernes et inédites. La Troupe Wuhan propose un répertoire varié de figures sur une balançoire russe tandis que les danseurs de la Xishui County Acrobatic Troupe exécutent avec un haut degré d’adresse et de coordination le rituel de la danse du lion.

La précision est aussi le point fort de Nicol Nicols et Kimberly Zavatta, qui rendent entre autres hommage à Guillaume Tell avec leur numéro "de la pomme". Armée d'une arbalète, il vise de ses flèches les ballons que sa partenaire tient, suspendue dans les airs.

À peine âgée de vingt ans, Valeriia Davydenko détient déjà deux records Guinness, dont l’un pour être restée en équilibre sur une main pendant une heure, dix minutes et trois secondes. Son numéro unique, qui exige endurance et force, est le fruit d'années d'entraînement.

L'inséparable figure du clown se renouvelle elle aussi pour cette tournée. Le Chilien Matute Alvarez passe pour un artiste de la nouvelle génération. Sans mots, il mêle expressions faciales, danse, acrobaties et poésie avec une grande originalité.

L'illusionnisme a aussi voix au chapitre, avec le Français Vincent Vignaud de retour pour cette édition. Ses numéros sont dignes de David Copperfield et de Chris Angel, selon les organisateurs.

Tournée romande dès août

Après son début de saison dans son fief de Rapperswil jusqu'à dimanche, le cirque se déplacera à travers la Suisse alémanique. Il se posera un mois entier à Zurich, dès le 8 mai, avant de débarquer à Bienne/Nidau (BE) à partir du 21 août. Il s'arrêtera à Genève du 28 août au 13 septembre et à Lausanne du 24 septembre au 11 octobre. Il fera aussi halte à Nyon (VD), Vevey (VD), Sion et Fribourg.

Après un passage au Tessin, à Agno, de fin novembre à début décembre, la troupe achèvera sa tournée à Lucerne, du 10 décembre au 3 janvier. Les billets sont en vente sur le site en ligne du Cirque Knie.

Ce lancement intervient après une tournée 2025 qui s'est achevée début janvier, après 320 représentations dans 24 villes. La saison dernière a été marquée par les prestations de Marie-Thérèse Porchet en tête d'affiche en Suisse romande et les humoristes Mike Müller et Viktor Giacobbo outre-Sarine.

www.knie.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

[ITW] «La Maison des Femmes», ou le retour à la vie des victimes de violences

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© Marie Rouge

À l'occasion de la sortie de son premier long métrage, la réalisatrice Mélisa Godet s'est confiée à LFM sur son film, qui met en lumière la Maison des Femmes, centre d'accueil et de soins pour les femmes victimes de violences. Un hommage bouleversant à la résilience.

Mélisa GodetRéalisatrice de La Maison des Femmes

Le cinéma s'empare souvent de la violence faite aux femmes par le prisme de l'acte lui-même. Mélisa Godet, elle, a choisi de filmer l'après. Dans La Maison des Femmes, elle nous plonge au cœur d'une structure pluridisciplinaire dédiée à l'accueil et au soin des victimes. Un projet mûri durant plusieurs années, et inspiré de la Dre Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des Femmes de Saint-Denis, créée en 2016. «Quand j'entends parler de cet endroit en écoutant Ghada Hatem à la radio, ça allume toutes les ampoules dans ma tête du film que je rêve de pouvoir faire un jour».

"Je voulais montrer ces femmes se réapproprier leur histoire"

Un choix radical: ne pas montrer la violence

La force du film réside dans une décision artistique majeure: l'absence totale de scènes de violences physiques à l'écran. Un choix que la réalisatrice assume pleinement pour respecter la dignité des patientes. «Je ne voulais pas montrer des femmes réduites à l'état de chose à cause de quelqu'un de violent. Je voulais montrer ces femmes se réapproprier leur histoire».

Pour Mélisa Godet, il s'agissait de décaler le regard du spectateur. «La violence, dans le film, elle est partout dans le récit qu'en font ces femmes». Cette pudeur n'enlève rien à la puissance des témoignages, mais permet de se concentrer sur la mission première de ces structures: le retour à la vie.

"On va aussi s'autoriser des moments de relâche"

Entre tragédie et moments de légèreté

Malgré les parcours de vie bouleversants des patientes, le film ne traite pas uniquement de l'aspect dramatique. Il reflète la réalité du terrain, faite de solidarité et, paradoxalement, de moments de rires. «C'est une forme aussi de politesse vis-à-vis du spectateur de dire "avec ce film on va traverser ensemble des choses qui ne sont pas forcément faciles, mais on va aussi s'autoriser des moments de relâche"».

Cette légèreté est le reflet fidèle de l'ambiance qui règne dans ces lieux de soin. La réalisatrice souligne que ces maisons fonctionnent à l'énergie des équipes.

Un appel au soutien politique

Si le film est une ode à la résilience, il n'élude pas les difficultés structurelles et le manque de reconnaissance. Mélisa Godet pointe du doigt l'écart entre les promesses et les actes. «Il y a les intentions et puis il y a le concret. La vérité est que si des soignantes et des soignants ne s'emparent pas de l'opportunité d'ouvrir ce type de maison, il ne se passe rien». À travers ce récit, la réalisatrice espère sensibiliser au-delà du cercle des convaincus, rappelant que la lutte contre les violences est l'affaire de tous.

La Maison des Femmes est sorti le mercredi 11 mars dans les salles de cinéma en Suisse romande.

Interview réalisée par Yann Rossier

Adaptation web avec IA

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Culture

La BD à l'honneur au château d'Aigle

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Le château d'Aigle accueille ce week-end la 7e édition du festival de BD (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le festival BD au château d'Aigle revient ce week-end pour une 7e édition. Plus de 25 artistes sont attendus pour des rencontres et dédicaces. Avec, comme hôte d'honneur, le Français Philippe Fenech, connu notamment pour dessiner la série "Mes Cop's".

Outre les rencontres avec les artistes, la manifestation, gratuite, propose diverses activités, entre cours de BD/manga, librairie de BD d'occasion, concours divers et représentations théâtrales. Des expositions sont aussi consacrées aux auteurs Rodrigue et François Maret, à Petzi et aux 30 ans des éditions Antipodes.

Le festival se décrit comme un événement culturel visant à "promouvoir la bande dessinée sous toutes ses formes". Il s'adresse à un public large, des amateurs passionnés aux néophytes, en passant par les familles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Pour sa 30e édition, le Venoge Festival s'offre David Guetta

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David Guetta, ici l'an dernier au Paléo Festival, prend cette fois rendez-vous avec le Venoge Festival à Penthaz (VD), unique date en Suisse en 2026, le mardi 11 août (archives). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

C'est un cadeau en or que s'offre le Venoge Festival à Penthaz (VD) pour sa 30e édition: la star des DJs David Guetta. Le Français sera programmé pour une soirée supplémentaire inédite, le mardi 11 août, en prologue de l'édition 2026 qui se déroulera du 12 au 15 août.

En exclusivité suisse cette année, David Guetta se produira sur la grande scène dans le cadre de son "Monolith Tour", ont annoncé vendredi les organisateurs de l'open air. La figure majeure de la scène électro mondiale succédera cette soirée-là à Synapson et Afrojack. Quelques jours auparavant, il se sera produit trois soirs consécutifs au Stade de France à Paris devant 80'000 spectateurs.

Le show de musique électronique XXL prévoit de déployer près de 500 m2 d'écrans LED et une trentaine de lasers pour une expérience visuelle et sonore grandiose. Pour mémoire, David Guetta a déjà clôturé trois fois le Paléo Festival à Nyon, en 2012, 2015 et 2025.

"Accueillir David Guetta pour l'unique date suisse de sa tournée est une opportunité unique de renforcer la notoriété du festival et de marquer de manière spectaculaire notre 30e édition", se félicite le directeur de la manifestation, Julien Finkbeiner, cité dans le communiqué.

L'été dernier, le Venoge Festival a connu une affluence record. La manifestation a attiré 50'000 personnes grâce notamment à deux soirées à guichets fermés. Elle avait attiré 42'000 spectateurs en 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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