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Suisse Romande

Un journaliste du Matin Dimanche acquitté en Valais

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Le journaliste du Matin Dimanche accusé d'avoir dévoilé des extraits d'un rapport d'une commission parlementaire deux jours avant sa parution officielle a été acquitté jeudi. Ici avec son avocat devant le tribunal de Sion. (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Le journaliste du Matin Dimanche accusé d'avoir dévoilé des extraits d'un rapport d'une commission parlementaire deux jours avant sa parution officielle a été acquitté jeudi à Sion. Le ministère public ne se prononce pas encore sur un éventuel recours.

Le juge François Vouilloz a annoncé l'acquittement du prévenu au tribunal du district de Sion vers midi. Le détail du jugement tombera ultérieurement.

C'est sur cette base que le procureur général Nicolas Dubuis décidera de faire recours ou non, a-t-il indiqué à Keystone-ATS à l'issue de l'audience.

"Appliquer la loi"

Pour le ministère public, le journaliste s'est rendu coupable de publication de débats officiels secrets. Il l'a d'ailleurs condamné pour cela en septembre 2022 via une ordonnance pénale à laquelle le prévenu s'est opposé, ouvrant ainsi la voie au procès qui s'est tenu jeudi matin.

Dans son ordonnance pénale, qui tient lieu d'acte d'accusation, le parquet reproche au journaliste d'avoir diffusé dans son article des extraits du rapport de la commission de gestion du Grand Conseil (Cogest) sur l'affaire dite des constructions illicites à Verbier. Un document qu'il avait obtenu deux jours avant qu'il ne soit mis en ligne sur le site officiel du Parlement valaisan.

Selon le ministère public, le journaliste "savait qu'il publiait ou à tout le moins a accepté l'éventualité de divulguer des informations à caractère encore secret dans son article (...)", et il s'en est accommodé. "N'aurait-il pas dû attendre au risque de perdre son scoop?", a interrogé le parquet.

"Il ne s'agit pas de s'attaquer à la liberté de la presse, mais d'appliquer la loi", a souligné le procureur général, rappelant qu'à l'origine de la procédure figure une dénonciation pénale contre X déposée par le Grand Conseil. Le procureur général a conclu son intervention en demandant au juge de confirmer l'ordonnance pénale et donc de condamner le prévenu à une amende de 800 francs

"Connu et sans secret"

Me Mathias Burnand, avocat du journaliste, s'est attaché à démonter l'acte d'accusation du parquet construit autour de l'article 293 du Code pénal, un article qui punit la publication de débats officiels secrets. Selon le défenseur, cet article implique "des secrets majeurs" et ne peut donc s'appliquer à un rapport sans secret et connu avant sa publication officielle par "tous les acteurs majeurs de la politique valaisanne et même par le Conseil d'Etat, malgré la séparation des pouvoirs".

"Ce que l'on reproche en fait à mon client, c'est une violation du secret de fonction. Mais il est impossible de condamner un journaliste pour cela, car un journaliste doit pouvoir parler d'éléments qui sont constitutifs d'une violation du secret de fonction. Le ministère public le sait et est passé par la bande en utilisant l'article 293 pour atteindre mon client", a-t-il affirmé.

Quant aux quarante-huit heures qui ont précédé la mise en ligne officielle du rapport de la Cogest, elles ont servi aux acteurs concernés "à se préparer à la réaction du public et aux questions des médias", a poursuivi la défense. Son client n'a fait que son travail et son devoir en "refusant de se caler sur l'agenda de la communication officielle". Ce qu'il a brisé, c'est "un embargo communicationnel", a-t-il asséné.

Un journaliste "qui dérange"

Le défenseur rappelle que son client est "le lanceur d'alerte" qui a révélé l'affaire des constructions illicites à Verbier en 2015. Selon lui, le journaliste d'investigation dérange, ce qui rend cette affaire "éminemment politique".

Il en veut pour preuve certaines "effarantes remarques" de la police protocollées dans les dossiers. Celles-ci laissent notamment entendre qu'avec la parution de son article à la veille des élections communales, son client aurait ourdi un complot anti-PDC (ex-Le Centre).

Interrogé en début d'audience par le juge Vouilloz, le journaliste a contesté l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés. "Je n'ai fait que mon travail dans cette affaire".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Vaud

Ecole secondaire de Morges saccagée, élèves en congé

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A Morges, les élèves de l'établissement secondaire de Beausobre n'iront pas à l'école lundi matin (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des individus ont vandalisé plusieurs salles de l'établissement secondaire de Morges-Beausobre. Les déprédations sont si importantes que les cours des quelque 790 élèves ont été annulés lundi matin.

L'affaire a été révélée dimanche par Le Journal de Morges et 24 heures. Dans un courrier adressé aux parents que Keystone-ATS a pu consulter, le directeur de l'établissement Cyril Mignot indique que le saccage a été découvert samedi matin.

"Nous avons découvert que des individus se sont introduits dans le bâtiment principal dérobant des objets de valeur, cassant les portes, taguant les tableaux, détruisant et saccageant le matériel dans nombre de locaux du bâtiment B2", écrit-il.

Il ajoute que l'école avait déjà subi trois fois de tels actes de vandalisme. Mais cette fois-ci, les déprédations sont si étendues qu'elles "impactent non seulement le corps enseignant mais nécessitent un travail collectif" pour que les enfants soient accueillis dans de bonnes conditions.

"Aussi, nous avons pris la décision de mettre en congé tous les élèves de 08h00 à 12h05 le lundi 19 janvier. Les cours reprendront selon l'horaire habituel dès 14h00", ajoute le directeur.

L'Association scolaire intercommunale de Morges et environs (Asime), en coordination avec la direction de Beausobre, "sollicitera les autorités de la Ville de Morges afin que des mesures de sécurisation fortes soient prises", indique son directeur administratif Vincent Hacker, interrogé par 24 heures.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Les avocats des Moretti dénoncent des "mensonges"

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Les époux Moretti ne veulent pas se dérober à la justice, affirment leurs avocats (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les avocats des époux Moretti, les gérants du bar "Le Constellation", ravagé par les flammes à Crans-Montana, dénoncent les "mensonges" et les "fuites" liées à l'enquête en cours. Ils appellent le Ministère public valaisan à résister à la pression.

S'exprimant dimanche dans plusieurs médias, Yaël Hayat, Nicola Meier et Patrick Michod ont indiqué que leurs clients étaient "dévastés" par le drame et que, comme "gardiens des lieux", les "morts étaient aussi leurs morts."

Les avocats ont relevé qu'une "vindicte" était dirigée contre Jacques et Jessica Moretti, mais que cette vindicte n'avait "rien à voir avec la justice." Ils ont rappelé que leurs clients ne souhaitaient "pas se dérober" et qu'ils voulaient "faire face à la justice pour que celle-ci émerge."

Les avocats ont déploré les "mensonges" et "dérives" qui ont accompagné le début de l'instruction pénale. Et de citer en exemple "la fausse vidéo" qui aurait montré Jessica Moretti fuir le bar la première avec la caisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Super League: Servette concède le nul face au FC Zurich

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Marco Burch a marqué pour sa première apparition sous le maillot de Servette face au FCZ ce dimanche. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Servette n'est pas parvenu à battre le FC Zurich lors de la 20e journée de Super League. A Genève, les Zurichois réduits à 10 en fin de match ont tenu bon pour conserver le nul 1-1.

L'équipe de Jocelyn Gourvennec n'a toujours pas gagné en 2026, après sa défaite contre Lausanne mercredi 1-0. Les Genevois n'ont pas saisi l'occasion d'empocher une victoire qui semblait à leur portée, notamment après l'expulsion à la 72e du défenseur zurichois Lindrit Kamberi pour une faute de dernier recours sur Florian Ayé.

Marco Burch s'illustre

Après un début de rencontre offensif, Servette a fini par trouver la faille à la 20e. Parfaitement servie par Lilian Njoh, la nouvelle recrue des Grenat Marco Burch a pu débloquer son compteur dès sa première apparition avec le SFC. Cependant, un cafouillage dans la défense genevoise a permis au FCZ d'égaliser à la 28e grâce à Damenius Reverson.

Le SFC n'a plus connu la victoire depuis le 6 décembre, et reste à la 10e place de Super League avec 21 points. Le FCZ a concédé un 4e match sans victoire en championnat, et se maintient à la 8e place du classement avec 25 unités.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vallée de Joux: "non" aux nouvelles armoiries

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La Vallée de Joux ne veut pas de ses nouvelles armoiries (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La population de La Vallée de Joux, qui ne formera plus qu'une seule commune en 2027, ne veut pas des armoiries prévues dans la convention de fusion. Dimanche lors d'un vote consultatif, les Combiers se sont prononcés contre ce blason représentant trois rouages d'horlogerie

Les citoyens des trois communes actuelles - Le Chenit, L'Abbaye et Le Lieu - ont refusé par 1617 voix contre et 798 pour ces nouvelles armoiries. Le taux de participation s'est élevé à 46,6%.

Les autorités et le comité de pilotage de la fusion (Copil) vont "remettre l'ouvrage sur le métier afin d'obtenir une nouvelle proposition", écrit dimanche le Copil sur son site internet.

Une nouvelle démarche participative, dont les contours seront prochainement fixés, sera lancée. Le Copil dit espérer qu'une "nouvelle proposition qui fasse consensus" soit trouvée avant la fin de l'année.

Armoiries trop "horlogères"

Les Combiers ont accepté en septembre 2024 de fusionner leurs trois communes actuelles. Mais après ce vote, déjà très émotionnel, des voix se sont élevées contre les nouvelles armoiries.

Ces trois roues dentées entrelacées symbolisent l'horlogerie, dont la Vallée de Joux est l'un des berceaux, mais aussi la solidarité entre les communautés villageoises. Les trois couleurs - le bleu, le blanc et le vert - représentent les lacs, la neige et les forêts.

Les opposants ont toutefois reproché à ces nouvelles armoiries de ne représenter que l'aspect horloger et industriel de la région, sans tenir compte d'autres éléments historiques. Ils ont aussi critiqué la disparition des couleurs "chaudes" (rouge et jaune) des précédentes armoiries des trois communes.

Une pétition a circulé pour s'opposer à ce nouveau blason et plusieurs propositions alternatives ont été faites. Pour trancher, les autorités et le Copil avaient finalement décidé d'organiser un vote consultatif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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