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Tribunal pour Poutine: l'Ukraine hausse le ton envers ses alliés

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La reconstruction de l'Ukraine est évaluée à des centaines de milliards de dollars (archives). (© KEYSTONE/EPA/KATERYNA KLOCHKO)

L'Ukraine a haussé le ton samedi contre ses alliés, déplorant l'"impasse" dans les négociations visant à créer un tribunal international pour juger le président ruse Vladimir Poutine. Elle a aussi pointé les difficultés à transférer à Kiev des actifs russes gelés.

"Malheureusement, nous sommes dans une sorte d'impasse sur ces deux questions, car nous avons des divisions sur la première et il y a clairement un manque de volonté sur la deuxième", a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba lors d'une conférence internationale à Kiev.

Les pays du "G7 sont fermement en faveur d'un tribunal [...] hybride" basé sur la législation ukrainienne et qui ne permet pas, selon Kiev, de lever l'immunité des dirigeants russes, dont le président Poutine, son premier ministre Mikhaïl Michoustine et le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, a assuré le ministre.

L'autre dossier épineux entre les Ukrainiens et leurs alliés concerne l'idée d'utiliser les actifs russes gelés en Occident depuis le début de l'invasion russe pour la reconstruction de l'Ukraine, ravagée par la guerre. Ce redressement est évalué à des centaines de milliards de dollars.

"Manque de volonté"

"Si un an et demi plus tard, j'entends toujours de l'Europe et de l'Amérique du Nord: nous travaillons là-dessus [...] Je sais ce qui se passe. Il y a un manque de volonté pour arriver à une conclusion", a martelé M. Kouleba.

Les alliés occidentaux ont gelé plus de 300 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe et plusieurs dizaines de milliards d'euros de biens divers appartenant à des personnes ou des entités sanctionnées.

L'Ukraine, qui dépend énormément de l'aide occidentale militaire et financière face à Moscou, demande que ces fonds soient mis à sa disposition, mais les Occidentaux évoquent des difficultés juridiques.

Ces reproches interviennent alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a admis vendredi que la Russie ralentissait la contre-offensive militaire ukrainienne et que le temps jouait contre son pays. "Si nous ne sommes pas dans le ciel et que la Russie y est, elle nous arrête depuis le ciel", a-t-il déclaré.

Armes lourdes

Selon lui, la Russie mise sur une victoire républicaine à la présidentielle de 2024 pour affaiblir le soutien américain à Kiev. Il a réclamé à nouveau plus d'armes, de plus longue portée, et plus vite. Et des sanctions contre Moscou.

Quelques heures plus tard, son nouveau ministre de la défense Roustem Oumerov en a remis une couche, remerciant "pour tout le soutien fourni", mais pointant le "besoin de davantage d'armes lourdes". "Nous en avons besoin aujourd'hui. Nous en avons besoin maintenant", a-t-il ajouté.

L'Ukraine se plaint notamment depuis des mois de la lenteur des négociations sur la livraison de chasseurs F-16. Plusieurs dizaines de ces appareils américains seront finalement livrés par des pays européens, mais il faut maintenant former les équipages durant des mois.

La contre-offensive ukrainienne lancée en juin s'est heurtée à de puissantes lignes de défense construites par les Russes, faites notamment de champs de mines et de pièges anti-chars. Une percée s'est dessinée ces dernières semaines dans le sud.

420'000 soldats russes en Ukraine

Le chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Boudanov a de son côté affirmé samedi que les frappes contre la Russie visent essentiellement des entreprises militaires "du complexe militaro-industriel russe". Il a notamment dit qu'une usine russe fabriquant des puces électroniques pour des missiles Iskander, souvent utilisés par Moscou pour bombarder l'Ukraine, avait "récemment" été attaquée.

La Roumanie, membre de l'OTAN, a annoncé la découverte samedi près de la frontière ukrainienne de débris de drone "similaire à ceux utilisés par l'armée russe" et dénoncé une violation de son espace aérien.

"Rien n'indique qu'il y a eu intention de frapper l'OTAN, mais les attaques sont déstabilisantes", a réagi le secrétaire général de l'alliance atlantique Jens Stoltenberg sur le réseau social X (anciennement Twitter).

La Russie a aussi "concentré plus de 420'000 militaires" dans les territoires ukrainiens occupés dont la Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014, selon Vadym Skibitsky, adjoint de M. Boudanov.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Nissan: nouvelle perte annuelle colossale

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Le constructeur nippon espère s'extirper des chiffres rouges dès l'année en cours. (archive) (© KEYSTONE/AP/YUKI IWAMURA)

Nissan a enregistré une perte de 2,88 milliards d'euros sur son exercice 2025-2026, mais alors qu'il poursuit ses douloureux efforts de restructuration, il s'attend à redevenir modestement bénéficiaire sur l'exercice en cours.

Sur l'exercice achevé fin mars, le constructeur automobile japonais a essuyé une perte nette de 533 milliards de yens (envriron 2 milliards de francs), après une perte équivalant à 4 milliards de franc sur l'exercice précédent, selon ses résultats publiés mercredi.

Miné par l'essoufflement de ses ventes, les taxes douanières américaines et l'impact de ses mesures de redressement, le groupe a dégagé de justesse un bénéfice d'exploitation annuel de 58 milliards, meilleur qu'attendu.

Et ce pour un chiffre d'affaires stable à 12'000 milliards correspondant à 3,15 millions de véhicules vendus à travers le monde.

Mais Nissan table sur la poursuite de ses efforts de restructuration pour remonter la pente: structurellement déficitaire et affaibli après avoir échoué à suivre la transition vers les véhicules électriques et hybrides, Nissan avait annoncé fin 2024 vouloir réduire drastiquement son nombre d'usines et supprimer 20'000 postes d'ici 2028.

Il a dévoilé mi-avril une refonte de sa gamme vieillissante, réduisant son nombre de modèles de 56 à 45 et concentrant 80% de sa production sur trois grandes "familles" de véhicules construits sur des plateformes mutualisées.

Il espère désormais être en mesure de dégager sur l'exercice 2026-2027 entamé début avril un modeste bénéfice net de 20 milliards, pour un chiffre d'affaires légèrement en hausse à 13.000 milliards de yens.

Pour autant, Nissan dit "anticiper un environnement commercial toujours difficile, marqué par la pression persistante d'une concurrence accrue, des fluctuations des taux de change, de l'inflation et des incertitudes géopolitiques persistantes".

"Ses principaux défis sont le déclin de la compétitivité de ses produits en Amérique du Nord, la chute rapide des ventes en Chine, l'atteinte à son image de marque. Ces difficultés ne peuvent être surmontées à court terme", abonde auprès de l'AFP avant la publication Tatsuo Yoshida, analyste de Bloomberg Intelligence.

Et comme pour les autres constructeurs japonais, l'horizon reste assombri par le conflit au Moyen-Orient, qui renchérit les matières premières et coûts du transport, tout en bouleversant les chaînes d'approvisionnement notamment sur l'aluminium.

Cette conjoncture compliquée n'empêche pas Nissan de muscler ses ambitions: il a annoncé mi-avril vouloir doubler ses ventes aux Etats-Unis à 1 million de véhicules par an d'ici 2030, en misant sur les larges SUV et en adaptant son offre après le revirement de Washington sur le soutien aux véhicules électriques.

L'entreprise vise aussi un million de véhicules vendus annuellement en Chine d'ici 2030, contre 660'000 sur l'exercice écoulé, sur un marché pourtant dominé par l'électrique et saturé de constructeurs chinois se livrant une guerre des prix, en adaptant mieux son offre selon les régions et les exigences du public local un objectif jugé difficile à atteindre par les analystes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Bruxelles veut un billet de train unique pour les trajets dans l'UE

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La réservation de trajets ferroviaires transfrontaliers en Europe reste souvent compliquée quand elle implique plusieurs correspondances et des billets émis par différentes compagnies ferroviaires (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

"Un voyage, un billet": la Commission européenne souhaite que les voyageurs qui parcourent l'Europe puissent le faire avec un seul billet. Elle a présenté mercredi un nouveau paquet législatif visant à simplifier les déplacements transfrontaliers sur le continent.

La réservation de trajets ferroviaires transfrontaliers en Europe reste souvent compliquée quand elle implique plusieurs correspondances et des billets émis par différentes compagnies ferroviaires.

Selon la nouvelle proposition, les voyageurs pourront rechercher les offres de différentes compagnies, les comparer et les regrouper en un seul billet, qui serait acheté en une seule transaction sur la plateforme de leur choix. Il peut s'agir d'une plateforme indépendante ou du service de billetterie de la compagnie ferroviaire elle-même.

Pour ce faire, les compagnies seront tenues de partager leur offre avec les services en ligne qui vendent ces billets. Les services de billetterie en ligne des compagnies occupant une position dominante sur le marché devront faire de la place à d'autres opérateurs, afin que de nouveaux acteurs puissent eux aussi atteindre les clients.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / belga / afp

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Football

Arbeloa appelle Mbappé à démontrer "son implication" sur le terrain

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Alvaro Arbeloa espère voir le "vrai" Mbappé jusqu'au terme de la saison de Liga (© KEYSTONE/EPA/Mariscal)

L'entraîneur du Real Madrid Alvaro Arbeloa a appelé mercredi Kylian Mbappé à démontrer "son implication" sur le terrain lors des trois derniers matchs de Liga de la saison.

L'attaquant français a été critiqué par la presse espagnole et par de nombreux supporters madrilènes

"Si Mbappé jouera demain (jeudi, contre Oviedo)? Nous verrons s'il terminera la session d'entraînement aujourd'hui, hier il l'a fait. S'il est disponible, c'est certain qu'il aura des minutes à jouer pour continuer à démontrer son implication pour notre club, et disputer les trois matchs restants malgré ses quatre cartons jaunes (un cinquième lui vaudrait une suspension)", a déclaré Arbeloa en conférence de presse.

"Comme Madridista, avant d'être entraîneur, j'aimerais le voir continuer à faire ce qu'il sait faire: marquer des buts", a ajouté l'entraîneur madrilène au sujet de son meilleur buteur, absent dimanche lors du Clasico perdu face au FC Barcelone, car pas encore remis à 100% de sa blessure aux ischio-jambiers.

L'absence de Mbappé pour cette rencontre, au terme de laquelle le Barça a officiellement été sacré champion d'Espagne et a condamné le Real à une saison blanche, a relancé les polémiques en Espagne sur son attitude jugée trop individualiste.

L'ex-buteur du PSG a été vivement critiqué ces derniers jours pour un voyage en Sardaigne le week-end précédent alors que ses coéquipiers avaient un match de Liga à disputer face à l'Espanyol Barcelone. Certains supporters, agacés par son comportement, sont allés jusqu'à réclamer son départ sur les réseaux sociaux.

Alvaro Arbeloa, interrogé sur le terme "d'implication" utilisé dans sa première réponse, a précisé qu'il estimait que Kylian Mbappé s'est "toujours donné à 100%", car sinon, il ne serait pas "où il est".

"Le Real Madrid gagnera à nouveau"

Lorsqu'un journaliste lui a demandé si le Real avait "touché le fond", après la sortie controversée de son président Florentino Pérez la veille pour dénoncer une campagne organisée par la presse et certains supporters pour lui nuire, l'ex-latéral droit a rétorqué:

"Touché le fond? Cela me laisse sans voix. Que touchent les autres clubs alors? Aucun club ne peut gagner la Ligue des champions et la Liga tous les ans. Je ne comprends pas que l'on parle d'instabilité institutionnelle, de vestiaire désuni... Le Real Madrid fait les choses bien, depuis très longtemps, c'est un club sain, bien dirigé, avec de grands joueurs".

"Je suis sûr que cet été le club fera l'analyse nécessaire pour renforcer l'équipe et que Madrid revienne plus fort. Avec la réflexion et l'exigence nécessaire, le Real Madrid gagnera à nouveau, j'en suis sûr", a-t-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Soudan: MSF ne voit "aucune volonté de mettre un terme" au conflit

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La situation est très difficile dans le camp de déplacés de Tawila au Darfour selon Médecins Sans Frontières (MSF) (archives). (© KEYSTONE/AP NRC/HO)

Médecins Sans Frontières (MSF) ne voit "aucune volonté de mettre un terme au conflit" au Soudan. L'ONG alerte aussi sur le manque d'accès à la nourriture et d'eau pour les déplacés, notamment dans le camp de Tawila au Darfour.

"C'est un échec politique", a affirmé mercredi à la presse à Genève le nouveau président international de MSF, Javid Abdelmoneim, de retour de plusieurs semaines dans la région. Il dénonce à la fois l'armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui ne souhaitent même pas "dialoguer". Mais aussi leurs soutiens régionaux.

Pire, "la situation ne s'améliore pas", insiste le Britannique. Le chef des paramilitaires Mohamed Hamdane Daglo a dit récemment être prêt à un conflit encore long. Et de nouveaux fronts se sont ouverts, au Kordofan et dans l'Etat du Nil bleu.

Près de 200 attaques contre la santé ont été menées depuis le début du conflit il y a trois ans, faisant 1700 victimes, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Les employés ont peur de se rendre au travail", ajoute M. Abdlemoneim. Il a abordé cette question notamment avec le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhane. "Nous n'obtenons pas de réponse" tant l'impunité est répandue, dit le président de MSF.

Autre facteur de ce conflit, les attaques par drone ont fait 880 tués en janvier et avril, selon l'ONU. "Nos collaborateurs doivent se bunkériser" plusieurs fois par semaine, dit M. Abdelmoneim. Parmi les blessés pris en charge "en permanence", des fractures, des brûlures ou des amputations sont observées.

Situation "catastrophique"

Plusieurs mois après la prise d'El-Facher par les FSR après un siège de 18 mois, la situation pour les déplacés dans la région est "catastrophique". Leur nombre dans la région de Tawila varie entre 400'000 et un million, selon les estimations.

MSF a régulièrement dénoncé les violences sexuelles et à caractère ethnique perpétrées par les parties au conflit. Toutes les femmes dans le camp de Tawila savent qui est celui chez l'ONG qui peut les prendre en charge en ville, dit M. Abdelmoneim pour expliquer la dimension du problème.

Les déplacés ont accès à un petit repas par jour et l'eau est épuisée après 30 minutes chaque jour. Des collaborateurs de MSF qui ont dû fuir El-Facher, où l'ONG n'avait pu retourner que plusieurs mois après la prise par les FSR, s'y trouvent également.

Les restrictions au Moyen-Orient retardent également l'arrivée de denrées et de matériel dans un pays où les barrières administratives étaient déjà importantes. Autre problème, les coupes dans l'aide atteignent le Soudan. En avril seulement, le soutien à 47 centres de santé a été interrompu. MSF "fait ce qu'elle peut" pour combler ce décalage.

Dans les prochains mois, le chantier principal sera de garantir les stocks de médicaments et de quoi lutter contre le choléra avec l'arrivée des pluies. Depuis le début du conflit, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Des millions de personnes ont été déplacées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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