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Suisse

Le bloc de droite se renforce au Conseil national

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Le président de l'UDC Marco Chiesa (à gauche) a le sourire dimanche. Son parti reprend des couleurs après la perte enregistrée en 2019. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La majorité de droite se renforce au Conseil national. L'UDC se profile comme la grande gagnante des élections fédérales de dimanche. Les Vert-e-s boivent la tasse.

L'UDC compte désormais 62 membres, soit son deuxième meilleur résultat à égalité avec 2007. Le parti conservateur récupère neuf des douze sièges perdus en 2019. Il a apparemment réussi à mobiliser sur le thème de la migration et de l'asile.

Le Jura a vécu un séisme politique. L'UDC a bouté le Centre hors de la Chambre du peuple. Le parti sort aussi gagnant à Fribourg. Nicolas Kolly, ancien garde suisse, a repris le siège perdu en 2019 par Jean-François Rime, au détriment de la socialiste sortante Ursula Schneider Schüttel. A Neuchâtel, l'UDC a reconquis son siège avec Didier Calame.

La formation conservatrice a aussi regagné des sièges en Argovie, à Glaris, dans les Grisons, à St-Gall et au Tessin. Elle a encore ajouté à son escarcelle un siège à Berne. Mais elle en a perdu un à Nidwald.

Retour du MCG

A Genève, le MCG remporte deux sièges au Conseil national, après y avoir siégé de 2011 à 2019. Le visage de la future députation genevoise dépendra du résultat du second tour de l'élection au Conseil des Etats. L'ancien conseiller d'Etat Mauro Poggia, qui avait siégé de 2011 à 2013, et Roger Golay, qui lui avait succédé jusqu'en 2019, font leur retour sous la Coupole.

A Zurich, le candidat antivax de Massvoll, Nicolas Rimoldi, ne passe pas le cap. Mais c'est l'UDF qui remporte un deuxième siège au plan national grâce à leur apparentement. La Lega maintient son unique mandat. L'UDC, le MCG, la Lega et l'UDF formeraient un groupe commun de 67 représentants.

Les partis écolos perdants

Les perdants du jour sont les partis écologistes. Les Vert-e-s perdent cinq sièges. Dans le canton de Vaud, Valentine Python n'a pas été réélue. A Genève, Isabelle Pasquier-Eichenberger a connu le même sort. Les écologistes ont encore perdu un siège à Zurich et un à Berne.

Le parti passe de 28 à 23 sièges. Il ne pourra plus compter sur la gauche de la gauche. Ensemble à Gauche et le POP, qui appartenaient au groupe parlementaires des Vert-e-s, ne sont plus représentés à Berne. Denis de la Reussille a été évincé par l'UDC dans le canton de Neuchâtel.

Le PVL perd six fauteuils, pour en totaliser dix. A Genève, Michel Matter a raté la marche après un mandat seulement, tout comme François Pointet dans le canton de Vaud. Le parti a aussi perdu ses représentants lucernois et st-gallois. Zurich devra faire avec deux vert'libéraux de moins.

PS stable

Le PS n'arrive pas à compenser les pertes vertes, mais il reste le deuxième parti de Suisse avec 41 mandats.

Le parti à la rose a conquis un sixième siège dans le canton de Vaud et devient ainsi le premier parti du canton devant le PLR et l'UDC qui envoient chacun quatre députés. Genève s'octroie un troisième mandat socialiste, mais aux dépens d'Ensemble à Gauche. A Zurich, le PS prend un huitième siège et à Berne un cinquième.

Les socialistes ont cependant perdu trois fauteuils à Fribourg, à Bâle-Ville et dans les Grisons.

Centre et PLR au coude à coude

Le Centre dépasse désormais le PLR et devient le troisième parti le plus fort derrière le PS. Le premier compte 29 mandats contre 28 au au PLR.

Dans le canton de Vaud, les deux sortants PLR élus en cours de législature, Alexandre Berthoud et Daniel Ruch, n'ont pas été réélus. Le second pourrait être sauvé par l'élection de Pascal Broulis au Conseil des Etats au second tour.

Le Centre vaudois fait quant à lui son retour sous la Coupole fédérale avec Isabelle Chapuis. Quasi inconnue sur la scène politique vaudoise, elle reprend le siège perdu par Claude Béglé en 2019. Elle a adhéré au parti en 2022 et profite apparemment de la dynamique Valérie Dittli, élue l'an dernier au Conseil d'Etat.

La députation évangélique se réduit elle de trois à deux mandats au National. Le groupe qui réunit le Centre et le PEV totaliserait 31 membres.

Force électorale

Selon la deuxième projection nationale de gfs.bern, l'UDC est propulsée largement devant les autres partis, avec une force électorale de 29%, soit un gain de 3,4 points de pourcentage, pas loin de son record de 2015 (29,4%). Le PS suit à 17,4% (+0,6 point). Le Centre et le PLR sont à égalité à 14,6%. Le Centre progresse de 0,8 point, tandis que le PLR recule de 0,5 point. Ce dernier parti est le seul qui recule depuis 2015.

Les partis écologistes sont en fort recul. Les Vert-e-s passent sous la barre des 10% à 9,2% (-4,0 points). C'est toujours plus qu'en 2015 (7,1%). Les Vert'libéraux décrochent de 0,7 point à 7,1% (2015: 4,6%).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Un 9e étranger à Fribourg

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Ty Rattie avec le maillot de St-Louis arrive à Fribourg (© KEYSTONE/AP/JEFF ROBERSON)

Fribourg se renforce encore pour la dernière ligne droite de la saison de National League. Les Dragons engagent l'attaquant canadien de 32 ans Ty Rattie.

Ailier droitier repêché par St-Louis en 2011 (32e choix), Rattie est le 9e étranger du club fribourgeois. En 2019, Rattie a quitté l'Amérique du Nord pour la KHL. Il a ensuite joué une saison en Finlande, puis cinq en Suède, dont les quatre dernières à Linköping.

Cette saison, il n'a inscrit que 6 points (5 buts) en 30 parties.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une maison solaire cherche une nouvelle vie à Fribourg

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Le NeighborHub est une maison de quartier située au coeur du quartier d’innovation de Bluefactory à Fribourg. (© enoki)

Le NeighborHub, une maison sise au coeur du quartier d’innovation de Bluefactory à Fribourg, cherche un repreneur. Ce dernier devra toutefois assumer les coûts liés au démontage, au transport et à la reconstruction, estimés entre 750'000 et un million de francs.

Le communiqué publié jeudi par les partenaires au projet mentionne une "maison solaire visionnaire et primée à l’international cherchant une nouvelle vie". Le NeighborHub est le premier projet d’envergure du Smart Living Lab, le centre de recherche dédié au futur de l’environnement bâti porté conjointement par l’EPFL, la HEIA-FR et l’Unifr.

La maison a été conçue et construite par une équipe multidisciplinaire de 250 étudiants, 150 encadrants des secteurs professionnel et académique issus de ces trois institutions et de la HEAD de Genève. C'est un édifice "exemplaire" sur le plan de la durabilité avec des façades actives de panneaux solaires.

Prix aux Etats-Unis

Le NeighborHub dispose aussi d'une ventilation avec récupération de chaleur, d'une pompe à chaleur, d'une batterie de stockage électrique et de solutions locales de gestion de l’eau. Construit en majorité en bois, l'intérieur de 68 mètres carrés modulable est doté d’une cuisine, d'une douche, de rangements et d’une zone chambre.

Autour de la cellule centrale se déploie une zone de 110 mètres carrés chauffée par effet de serre et pouvant s’ouvrir vers l’extérieur, note le communiqué. La conception a valu au projet le premier prix au Solar Decathlon en 2017 à Denver, Colorado, concours international chapeauté par le Département américain de l’énergie.

Démontable et déplaçable, le NeighborHub a été rapatrié sur le site de Bluefactory en 2018, où il a été utilisé jusqu’à aujourd’hui en tant qu’activateur de quartier. Il est aujourd’hui "offert" à toute collectivité publique, association ou entreprise désireuse de lui donner une nouvelle vie d’ici au printemps 2027.

Coûts afférents

La maison est donc offerte à "tout acteur public ou privé souhaitant poursuivre sa vocation sur un autre site, voire lui offrir une nouvelle affectation". Elle est à donner par les propriétaires, l’EPFL et la HEIA-FR, sans contrepartie financière. Au repreneur cependant donc de prendre en charge les coûts afférents.

Le bâtiment "écologiquement et socialement" a été imaginé et développé grâce aux compétences réunies de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), de la Haute école d'ingénierie et d'architecture de Fribourg (HEIA-FR), de l’Université de Fribourg (Unifr) et de la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Echafaudage effondré à Prilly: un rapport dénonce des défauts

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L'accident s'était produit le vendredi 12 juillet 2024 à Prilly. L'échafaudage de 60 m de haut, dressé sur la façade nord de la tour de Malley Phare, s'était effondré en pleine matinée. Trois ouvriers avaient perdu la vie et plusieurs autres avaient été blessés, certains grièvement (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un rapport d'un bureau d'ingénieurs dénonce des défauts dans l'échafaudage qui s'était effondré en juillet 2024 à Prilly (VD), dans l'ouest lausannois. L'accident avait fait trois morts et plusieurs autres personnes avaient été blessées, certaines grièvement.

Le Ministère public vaudois a indiqué jeudi après-midi à Keystone-ATS "avoir réceptionné le rapport d'expertise indépendante et décidé ce jour de la verser au dossier", confirmant ainsi une information de la RTS. "Ce document conclut notamment à des défauts dans la conception et la construction de l'échafaudage", écrit le porte-parole du Ministère public Vincent Derouand.

"Les parties à la procédure ont été informées et invitées à se déterminer dans un délai d'un mois. L'instruction suit son cours et de nouvelles auditions vont intervenir", est-il encore ajouté.

L'accident s'était produit le vendredi 12 juillet 2024 à Prilly. L'échafaudage de 60 mètres de haut, dressé sur la façade nord de la tour de Malley Phare, s'était effondré en pleine matinée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

57'000 signatures contre le "démantèlement du service civil"

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Les civilistes effectuent notamment des tâches pour préserver l'habitat et la nature. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le référendum contre le durcissement des conditions d'accès au service civil a été déposé jeudi à Berne, muni de 57'000 signatures. Intitulé "Sauvez le service civil!", il est porté notamment par les Jeunes Vert-e-x-s et soutenu par une trentaine d'organisations.

Le dépôt du référendum par une large alliance de partis, d'organisations, d'associations et d'entreprises d'affectation est "un signal politique fort", relèvent les auteurs du texte.

"Le service civil doit être maintenu à l'avenir en tant que service essentiel à la société. Il intervient là où il existe déjà aujourd'hui une pénurie aiguë de personnel et apporte ainsi son soutien là où l'aide est la plus nécessaire", font-ils valoir.

Le durcissement de la loi votée par le Parlement restreint de 40% l'accès au service civil en faisant passer le nombre de civilistes de 6800 à 4000 par année, afin de renforcer les effectifs de l'armée.

Cette baisse est préoccupante, car les personnes astreintes accomplissent chaque année près de deux millions de jours de travail dans les domaines des soins, du social, de l'éducation, de l'agriculture, de la protection de l'environnement et de la nature, soulignent les jeunes Vert-e-x-s ainsi que la Fédération suisse pour le service civil (Civiva).

"Dans tous ces domaines d’importance systémique, les civilistes apportent un soutien précieux au personnel qui y travaille", soutient Sheldon Masseraz, coprésident des Jeunes Vert-e-x-s et ancien civiliste.

"Tactique du salami"

Alors que les attaques contre le service civil se multiplient et s'intensifient au Parlement depuis le début de la guerre en Ukraine, il en va tout autrement au sein de la population, déclare Priska Seiler Graf, conseillère nationale (PS/ZH) et co-présidente de Civiva. "Les prestations du service civil jouissent d'une reconnaissance légitime. Les nombreux établissements d'affectation tels que les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles, les crèches ou les exploitations agricoles alpines, ne peuvent se passer du travail des civilistes", dit-elle.

"Le service civil offre aux jeunes en conflit de conscience avec le service militaire une solution importante et reconnue à l’obligation militaire imposée", note pour sa part Pauline Schneider, secrétaire politique du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).

L'Alliance à l'origine du référendum dénonce une "tactique du salami". Le durcissement des conditions d'accès a pour effet "de vider le service civil de sa substance et peut conduire à sa suppression effective".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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