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Scholz et Erdogan pas d'accord sur le conflit Israël-Hamas

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Le chef de l'Etat allemand Frank-Walter Steinmeier (à droite) a souligné vendredi "le droit à l'existence" d'Israël lors de son entretien avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan (à gauche). (© KEYSTONE/AP/Markus Schreiber)

Les dirigeants allemands et turc ont étalé vendredi leurs désaccords sur le conflit au Proche-Orient. Berlin a affirmé le droit d'Israël à se défendre alors que Recep Tayyip Erdogan a de nouveau exigé la fin immédiate des bombardements israéliens.

Le "droit à l'existence d'Israël" est "irréfutable", a déclaré Olaf Scholz lors d'une conférence de presse avec le président turc. M. Erdogan, qui a récemment paru remettre en cause la légitimité de l'Etat hébreu, n'a pas réitéré ses propos à Berlin.

Mais ses positions avaient choqué en Allemagne qui a élevé l'existence d'Israël au rang de "raison d'Etat" compte tenu de sa responsabilité dans la Shoah. Pour sa première visite en Allemagne depuis 2020, M. Erdogan s'est entretenu d'abord avec le chef de l'Etat Frank-Walter Steinmeier.

Ce dernier a lui aussi réaffirmé avec force la position allemande selon laquelle Israël a le droit "de se défendre" après l'attaque meurtrière le 7 octobre du Hamas, qui a fait 1200 morts, en grande majorité des civils, selon les autorités israéliennes.

"Pas dans la Torah"

Erdogan s'était posé en médiateur dans les premiers jours du conflit déclenché par les massacres du Hamas en Israël. Mais il a ensuite pris fait et cause pour le mouvement islamiste au fil des bombardements massifs lancés en riposte par l'armée israélienne contre la bande de Gaza.

A Berlin, il a de nouveau exhorté Israël à cesser "immédiatement" ses attaques qui ont fait 12'000 morts à Gaza, surtout des civils, selon le Hamas. "Bombarder des hôpitaux ou tuer des enfants n'est pas dans la Torah. Vous ne pouvez pas faire cela", a-t-il dit.

M. Erdogan a nié toute connotation antisémite dans ses critiques contre Israël. "Pour nous, il ne devrait y avoir aucune discrimination entre juifs, chrétiens et musulmans dans la région. Je suis le premier à mener la lutte contre l'antisémitisme dans le monde", a-t-il affirmé.

Neutraliser le Hamas

Tout en reconnaissant la situation humanitaire dramatique pour les civils à Gaza, M. Scholz a souligné que le Hamas était le premier responsable, car il se sert d'eux "comme des boucliers humains". "Pour une perspective de paix durable", le Hamas "ne doit plus être en mesure de mener des actes d'agression comme celle du 7 octobre", a estimé le chancelier.

Malgré les divergences, Erdogan et Scholz ont fait montre de civilité, le chancelier l'accueillant notamment avec un grand sourire. Beaucoup avaient redouté un éclat lors de la conférence de presse. M. Erdogan avait qualifié Israël "d'Etat terroriste" peu avant de se rendre à Berlin. Il avait aussi jugé que la légitimité de l'Etat d'Israël était "remise en question en raison de son propre fascisme".

Olaf Scholz les avait qualifiés cette semaine "d'absurdes". Des voix, notamment d'associations juives ou de l'opposition, se sont élevées pour exiger le report ou l'annulation de sa venue, prévue depuis plusieurs mois. Le chancelier l'avait invité après sa réélection en mai.

Interlocuteur incontournable

Si M. Erdogan a conservé sa ligne très autoritaire adoptée depuis la tentative de putsch contre son gouvernement en 2016, son influence accrue au niveau géopolitique en fait néanmoins un interlocuteur incontournable pour Berlin.

Dans la guerre en Ukraine, lancée le 24 février 2022 par la Russie, il fut notamment un artisan de l'accord garantissant l'exportation de céréales ukrainiennes via la mer Noire, avant que Moscou ne le dénonce cet été.

Les puissances occidentales lui prêtent un rôle à jouer pour éviter un embrasement du conflit au Proche-Orient et la libération des otages israéliens retenus par le Hamas dans la bande de Gaza.

L'Allemagne, comme l'UE dans son ensemble, a aussi besoin de lui pour renouveler le pacte signé en 2016 afin de contenir l'arrivée des migrants, alors que l'Europe connaît une nouvelle vague d'arrivées en provenance d'Afghanistan ou de Syrie.

Le président turc pourrait de son côté évoquer lors des entretiens avec le chancelier, qui devaient se poursuivre dans la soirée lors d'un dîner, l'achat de 40 avions de combat Eurofighter Typhoon.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

L'OMS pense que l'épidémie d'Ebola a débuté "il y a plusieurs mois"

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus est très inquiet de la situation d'Ebola. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'épidémie actuelle d'Ebola a "probablement" démarré "il y a plusieurs mois", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La menace est considérée comme "élevée" aux niveaux régional et national mais "faible" au niveau mondial.

"Des investigations sont en cours" sur le début du virus, a affirmé mercredi à la presse une responsable des urgences sanitaires à l'OMS, Anaïs Legand. Mais étant donné la propagation, l'organisation estime que l'épidémie a probablement démarré "il y a plusieurs mois".

Plusieurs de ses collègues ont relevé la complexité de ces situations. Et le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a balayé mercredi les critiques la veille du secrétaire d'Etat américain. Marco Rubio avait accusé l'OMS, dont les Etats-Unis se considèrent désormais comme sortis, d'avoir "tardé" à identifier cette nouvelle épidémie.

"Dès que l'OMS a été informée", "un soutien a été apporté" aux autorités congolaises, a rétorqué Anaïs Legand. M. Tedros est allé plus loin en parlant d'un "manque de compréhension" de la manière dont le Règlement sanitaire international (RSI) fonctionne de la part de M. Rubio. L'OMS "ne remplace pas" les Etats membres mais les soutient, a-t-il insisté.

Contrairement aux Etats-Unis également, l'organisation ne recommande pas une interdiction de voyager pour les personnes qui se trouvent en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Seuls les contacts des personnes infectées doivent se restreindre.

Pas de vaccin avant des mois

Selon les derniers chiffres relayés par le directeur général, 139 décès sont suspectés être liés à Ebola et parmi près de 600 cas suspects ont été observés. "Nous nous attendons à ce que ce chiffre continue d'augmenter", estime M. Tedros.

En République démocratique du Congo (RDC), 51 cas sont confirmés. "Nous savons que la dimension de l'épidémie est bien plus importante". Deux ont également été observés en Ouganda. Et un travailleur de santé américain a également été infecté.

Le premier chantier "absolu" est d'identifier toutes les chaînes de propagation, selon le chef des urgences à l'OMS, Chikwe Ihekweazu. Cette approche permettra ensuite d'évaluer la dimension réelle de l'épidémie qui devrait durer plusieurs mois au moins.

Mardi soir, un comité d'urgence a validé le choix de M. Tedros de considérer cet épisode comme une urgence sanitaire de portée internationale, deuxième niveau le plus élevé après l'urgence pandémique. En l'absence d'un vaccin pour la souche Bundibugyo, l'urgence est de faire des essais cliniques des principaux candidats.

Il faudra plusieurs mois avant de pouvoir le faire. De même, il faut établir les "bonnes plateformes" pour pouvoir avoir des tests PCR qui identifieraient rapidement la souche dans les communautés, selon Mme Legand.

Pas de problème d'accès à l'épicentre

M. Tedros est très inquiet de la vitesse de propagation, de la présence de cas en zone urbaine ou encore de l'augmentation récente des violences dans l'est de la RDC. Plus de 100'000 personnes ont été déplacées ces deux derniers mois en raison des affrontements entre le M23 et l'armée congolaise.

Le Prix Nobel de la Paix congolais Denis Mukwege a appelé les rebelles à ouvrir l'aéroport de Goma, grande ville du Nord-Kivu, qu'ils contrôlent. "L'épicentre est en Ituri" et "nous n'avons pas de problème d'accès" à Bunia pour le moment, se contente d'affirmer le directeur général face à cette question très politique.

Et une autre responsable fait remarquer que l'OMS n'a jamais quitté Goma depuis l'offensive du M23 début 2025 pour contrôler Goma. L'organisation est présente dans les régions affectées et ne prévoit pas pour le moment l'envoi d'équipes internationales de réponse rapide.

"Nous allons augmenter" le dispositif dans les prochains jours, a aussi dit Dr Chikwe. "Nous travaillerons avec les communautés locales, identifiant les manques qu'elles ont, avant de faire voler des renforts pour les sauver", selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Stellantis veut ouvrir son site de Rennes à Dongfeng

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Peinant à soutenir un niveau satifsaisant d'utilisation de ses capacités, Stellantis s'est résolu à ouvrir des sites de production à des concurrents chinois sur le Vieux continent. (© KEYSTONE/EPA/ANDREJ CUKIC)

Stellantis a conclu un protocole d'accord avec Dongfeng pour distribuer des voitures électriques du groupe chinois en Europe et en produire dans son usine de La Janais, près de Rennes, dans l'ouest de la France.

C'est un nouveau volet de la stratégie de partenariats chinois du groupe italo-franco-américain, après un accord similaire conclu avec le jeune constructeur automobile chinois Leapmotor, qui devrait fabriquer deux modèles de véhicules dans les usines espagnoles de Stellantis. "Stellantis et Dongfeng Group annoncent leur intention de créer une nouvelle coentreprise basée en Europe et pilotée par Stellantis", qui sera "responsable des ventes et de la distribution des véhicules de la marque premium Voyah de Dongfeng sur des marchés européens ciblés", a précisé le géant automobile.

"Les partenaires envisagent également la localisation (...) de modèles de véhicules à énergies nouvelles (NEV) de Dongfeng dans l'usine de Rennes en France", a-t-il ajouté. Stellantis a annoncé "son intention de vouloir partager le site de Rennes-La Janais avec le constructeur chinois Dongfeng sous la forme d'une joint-venture dont il resterait majoritaire à 51% afin d'assembler à l'avenir un second véhicule de marque Voyah conjointement à la Citroën C5 Aircross", unique modèle actuellement construit sur le site de La Janais, a précisé dans son propre communiqué le syndicat CGT, à l'issue d'un comité social et économique (CSE) extraordinaire.

"Si ce projet se concrétise, il faut absolument que cela soit couplé avec un plan d'embauche massif et que rapidement les 700 contrats intérimaires soient transformés en contrats à durée indéterminée", a poursuivi le syndicat, qui demande que la création d'une coentreprise ne conduise pas "à une dégradation des conditions de travail et des salaires ni pour les salariés de Stellantis, ni pour les sous-traitants" et que les fournisseurs habituels continuent à être sollicités.

Selon le syndicat CFTC, le véhicule chinois produit sera "100% électrique" et "la direction indique un véhicule dans deux ans". Parallèlement, l'usine de La Janais continuera de produire la Citroën C5 Aircross, selon la direction du site citée par le syndicat.

"L'usine Stellantis de Rennes-La Janais franchit une nouvelle étape: elle accueillera prochainement la production d'un véhicule du constructeur chinois Dongfeng", a indiqué la CFDT de son côté, tout en réclamant également des "garanties solides pour les salariés du site et de la sous-traitance".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Airbus va reconvertir en Espagne des A330 civils en militaires

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Employé dans sa version civile notamment par Swiss, l'A330 du constructeur européen peut aussi dans sa livrée militaire ravitailler des chasseurs en vol. (archive) (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

L'avionneur européen Airbus va ouvrir à Séville, dans le sud de l'Espagne, un centre de reconversion pour transformer des avions de ligne A330 en appareils militaires de ravitaillement en vol, a annoncé mercredi sa branche Airbus Defence and Space.

Ce nouveau centre, qui doit entrer en service fin 2027, viendra compléter les installations déjà existantes de Getafe, près de Madrid, et permettra de porter de cinq à sept le nombre annuel de transformations d'avions civils en appareils militaires.

Les A330 MRTT servent au ravitaillement en vol d'avions de combat, mais aussi au transport de troupes et de matériel ou aux évacuations médicales.

Le site de reconversion de Séville, où Airbus dispose déjà d'une usine, assurera également des activités de maintenance et de modernisation des A330 MRTT déjà en service.

"Le choix de Séville est une décision stratégique", a déclaré le président d'Airbus en Espagne, Francisco Javier Sanchez Segura.

Selon lui, la capitale andalouse dispose des infrastructures industrielles et des compétences nécessaires, grâce notamment aux lignes d'assemblage des avions militaires A400M et C295.

Airbus prévoit de moderniser les installations afin de les adapter aux opérations de reconversion militaire, avec des investissements dans les hangars, les procédés industriels et la formation du personnel local.

Le site de Getafe conservera pour sa part un rôle de coordination entre les deux centres.

Avec 91 commandes provenant de 19 pays, Airbus revendique environ 90% du marché mondial des avions ravitailleurs hors Etats-Unis.

L'annonce du groupe intervient dans un contexte de forte augmentation des budgets de défense en Europe depuis le début de la guerre en Ukraine et de tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient.

Airbus emploie plus de 14'000 personnes en Espagne, dont environ 3500 sur ses sites andalous de Séville et Cadix.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Les Knicks auteurs d'un retour extraordinaire face aux Cavaliers

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Jalen Brunson (à dr.) auteur d'un match XXL pour les Knicks. (© KEYSTONE/AP/Seth Wenig)

Devant leur bouillant public, les New York Knicks ont réussi l'un des plus grands retours de l'histoire des play-off de NBA pour s'imposer 115-104 après prolongation face aux Cleveland Cavaliers lors du premier match de la finale de Conférence Est.

Maladroits et menés de 22 points à 7'52 de la fin du temps réglementaire, les Knicks ont trouvé les ressources pour arracher une prolongation et s'imposer, dans le sillage de Jalen Brunson, immense avec 38 points (15 sur 29 au tir), dont 15 dans le 4e quart-temps.

Neuf jours après une qualification express contre les Philadelphia 76ers, les Knicks ont dominé les Cavaliers 44-12 lors des 12 dernières minutes de jeu (7 dans le temps réglementaire, 5 en prolongation), validant le deuxième plus grand retour gagnant dans un 4e quart-temps en play-off depuis 1997 (record de 24 points par les Clippers).

Les Cavaliers, 48 heures après une qualification à Detroit lors du match 7 de leur deuxième tour, ont eux complètement raté leur fin de match, incapables de s'ajuster et à court d'énergie.

Ils avaient pourtant maîtrisé une grande partie de la rencontre grâce à Donovan Mitchell (29 points).

Les "Cavs" se sont retrouvés presque incapables de marquer sur la fin, à l'image du meneur James Harden (15 points à 5 sur 16 au tir, 3 passes), qui a complètement raté son retour à ce niveau huit ans après.

Le célèbre barbu, MVP 2018, a été constamment ciblé par Brunson lors des attaques des Knicks sur la fin, avec succès.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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