Rejoignez-nous

International

Israël veut "accentuer la pression" militaire dans la bande de Gaza

Publié

,

le

D'après le ministère de la Santé du Hamas, plus de 17'700 palestiniens sont morts dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre. Samedi, les combats se poursuivaient. (© KEYSTONE/EPA/ATEF SAFADI)

Israël s'est dit samedi déterminé à "accentuer la pression" dans sa guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza, après un véto américain à l'ONU sur une résolution proposant un cessez-le-feu dans le territoire palestinien, où le bilan des victimes s'alourdit.

L'armée israélienne a mené des dizaines de frappes aériennes dans les zones de Khan Younès et de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, l'une près de tentes de déplacés dans le secteur d'Al Mawasi, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

Des combats de rue acharnés ont également lieu samedi à Khan Younès, dans la ville de Gaza ou à Jabaliya, dans le nord, entre les membres du mouvement islamiste Hamas et l'armée israélienne.

Le général Halevi, chef de l'armée israélienne, a appelé à "accentuer la pression" militaire contre le mouvement palestinien Hamas dans le territoire palestinien.

Le bilan des victimes ne cesse de s'alourdir: ces dernières 24 heures, les corps d'au moins 133 Palestiniens tués ont été transférés dans des hôpitaux, selon le ministère de la Santé Hamas, mouvement qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.

De même source, plus de 17'700 palestiniens sont morts dans la bande de Gaza, pour la plupart des femmes et des enfants, depuis le début de la guerre.

Celle-ci a été déclenchée par l'attaque sans précédent perpétrée le 7 octobre par des commandos du Hamas qui se sont infiltrés depuis Gaza sur le territoire israélien, au cours de laquelle 1200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées, selon les autorités israéliennes. Environ 240 personnes avaient été prises en otage et emmenées à Gaza où 137 sont toujours retenues, selon la même source.

Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, classé organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne, le Royaume-Uni, entre autres, et promis de ramener les otages.

La branche armée du Hamas a de son côté revendiqué samedi de nouveaux tirs de roquettes sur le sud d'Israël, depuis la bande de Gaza.

Tombes creusées à la hâte

Après un peu plus de deux mois de guerre, plus de la moitié des habitations ont été détruites ou endommagées dans le territoire palestinien, où 85% de la population a été déplacée, selon l'ONU.

Des maladies se propagent en raison de la surpopulation et des mauvaises conditions sanitaires dans les abris de l'agence de l'ONU dédiée aux réfugiés palestiniens (UNRWA) dans le sud du territoire.

Dans la ville de Gaza, des milliers de personnes ont trouvé abri à l'hôpital al-Chifa, hors service après avoir été évacué par l'armée israélienne il y a une quinzaine de jours, selon un journaliste de l'AFP. Des déplacés ont installé des centaines de tentes de fortune faites de tissu recouvert de plastique ou de nylon dans les jardins et les cours intérieures.

Dans le camp de Jabaliya, le marché a été transformé en cimetière, avec des tombes creusées à la hâte.

Tout au sud, près de la frontière égyptienne, une grande partie des 1,9 million de Gazaouis qui ont fui les combats et les bombes se retrouvent acculés à Rafah, à la frontière égyptienne, transformé en vaste camp de réfugiés.

Les distributions d'aide restent très limitées et insuffisantes, et les Gazaouis réfugiés à Rafah survivent comme ils le peuvent.

Ici, un homme ramasse des branchages pour faire du bois de chauffage. Là, des habitants parcourent les décombres après des frappes dans leur quartier et récupèrent ce qui peut l'être, comme des couvertures.

"Explosion incontrôlable"

Le blocage par Washington de la résolution du Conseil de sécurité appelant à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" a été condamné par plusieurs pays, des ONG, le Hamas et l'Autorité palestinienne. Son président Mahmoud Abbas a déclaré samedi qu'il tenait les Etats-Unis pour "responsables de l'effusion de sang" à Gaza.

Pour sa part, l'Iran a mis en garde contre "la possibilité" d'"une explosion incontrôlable" au Moyen-Orient, tandis que les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont menacé d'attaquer tout navire dans la mer Rouge se dirigeant vers Israël si la population de la bande de Gaza ne recevait pas l'aide dont elle a besoin.

"Si le monde ne s'occupe pas de ça (...), nous agirons pour mettre un terme à ce siège naval", a réagi le chef du Conseil national de la sécurité israélien, Tzachi Hanegbi.

Loin de marquer le pas, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis que son pays allait continuer sa "juste guerre" pour "éliminer le Hamas".

Le bilan s'est également alourdi en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par Israël, où trois hommes ont été tués par l'armée israélienne d'après le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne.

De son côté, Israël a indiqué vendredi avoir perdu 93 soldats à Gaza depuis le début de la guerre, ajoutant que deux autres militaires avaient été blessés lors d'une récente opération israélienne visant à libérer des otages qui s'est soldée par un échec.

Otage mort

Samedi, les proches d'un otage israélien de 25 ans enlevé le 7 octobre ont confirmé sa mort. Le Hamas avait auparavant affirmé qu'un otage avait été tué au cours de la tentative de libération des otages par l'armée.

Les familles de captifs du Hamas et de groupes affiliés sont toujours rongés par l'angoisse.

Plusieurs centaines de personnes se sont par ailleurs rassemblées à Tel-Aviv samedi soir pour appeler à la libération des otages. "Nous voulons pousser le gouvernement à conclure un accord pour les libérer", a déclaré aux participants Eli Eliezer, un proche des otages.

Fin novembre, 105 otages, dont 80 Israéliens, avaient été libérés dans le cadre d'un accord de trêve de sept jours, en échange de 240 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

La no 2 mondiale à la trappe

Publié

le

Elena Rybakina sans doute écrasée par la chaleur à Paris... (© KEYSTONE/AP/Aurelien Morissard)

Sensation dans le simple dames ! La no 2 mondiale Elena Rybakina s'est inclinée dès le deuxième tour de Roland-Garros, battue 3-6, 6-1, 7-6 (10/4) par l'Ukrainienne Yuliia Starodubtseva (WTA 55).

Lauréate de deux titres du Grand Chelem, dont le dernier Open d'Australie, la Kazakhstanaise est la première des favorites du tableau féminin à quitter Paris. Elle n'avait plus perdu aussi tôt en Grand Chelem depuis sa défaite au deuxième tour de l'US Open à l'été 2024. A Roland-Garros, elle restait sur un huitième de finale en 2025, après avoir atteint les quarts en 2021 et en 2024.

A 26 ans, Yuliia Starodubtseva n'avait elle encore jamais battu de membre du top 10. Elle égale son meilleur parcours à Roland-Garros après avoir déjà atteint le troisième tour en 2025. "Elena est une des meilleures joueuses au monde, je suis tellement fière de ce que j'ai réussi à faire", s'est émerveillée l'Ukrainienne durant son interview d'après-match.

Sur un court Suzanne-Lenglen écrasé de chaleur (33°C à l'ombre), comme chaque jour depuis le début du tournoi, Elena Rybakina a connu une brutale baisse de régime en début de deuxième set. Rapidement menée 5-0, la dauphine d'Aryna Sabalenka au classement WTA a réussi à gagner un jeu avant de perdre la deuxième manche 6-1 en 32 minutes.

Sortie du court pour reprendre ses esprits, Rybakina a continué à subir en début du troisième set, concédant deux fois son service pour se retrouver menée 3-0. Elle a patiemment refait son retard, revenant d'abord à 3-2 avant d'effacer son deuxième break de retard pour recoller à 4-4. Les deux joueuses ont ensuite conservé leur service jusqu'au super tie-break, nettement dominé par Starodubtseva, qui a conclu à sa deuxième balle de match.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Grenoble vit des "guerres de territoires exacerbées"

Publié

le

A Grenoble, "un palier a été franchi, puisque les individus ne tirent plus aujourd'hui pour impressionner mais tirent pour tuer". (photo symbolique) (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Dix hommes ont été tués par balles sur la voie publique en six mois à Grenoble et dans sa banlieue dans le cadre de "guerres de territoires exacerbées" entre trafiquants de drogue, a déploré mercredi le procureur Etienne Manteaux.

Si Grenoble a déjà vécu des violences liées au narcotrafic, "un palier a été franchi, puisque les individus ne tirent plus aujourd'hui pour impressionner mais tirent pour tuer", a constaté le magistrat lors d'une conférence de presse.

S'exprimant au lendemain d'une fusillade ayant fait un mort et quatre blessés près d'un point de deal de Grenoble, le procureur a précisé que les faits avaient fait l'objet d'une "forme de revendication".

Une vidéo montrant le passager d'une voiture tirer par la fenêtre avant, et filmé depuis le siège arrière, a circulé toute la journée sur les réseaux sociaux.

"Habitude dramatique"

Alors que d'autres vidéos de ce type, certaines accompagnées de messages menaçants, ont été mises en ligne ces derniers jours, Etienne Manteaux a relevé une nouvelle "habitude dramatique" des auteurs d'homicides consistant à "se filmer pour impressionner".

L'homme décédé mardi soir, âgé de 33 ans, présentait 11 condamnations à son casier judiciaire. Touché par deux balles au dos, il sera autopsié jeudi.

La fusillade a touché quatre autres hommes, tous dotés de lourds casiers, présentant "des blessures qui auraient pu être mortelles", et qui pour certains "ont manifestement eu beaucoup de chance", a souligné le procureur.

Pour lui, ces faits "apparaissent de façon évidente comme une riposte" à des tirs mortels survenus dimanche dans la commune voisine d'Echirolles, qui avaient entraîné la mort d'un homme, un "mineur de 16 ans", dont le corps a été retrouvé dans un véhicule calciné.

Les deux dossiers ont été transmis à la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon.

"C'est un défi redoutable que nous posent aujourd'hui les narcotrafiquants avec un recours aussi désinhibé à la violence et avec une organisation aussi difficile à démanteler", a souligné Etienne Manteaux, évoquant des donneurs d'ordre "potentiellement non résidents sur le territoire national et une capacité, via les réseaux sociaux, à recruter des hommes de main".

"Cela complexifie considérablement tant l'élucidation que le démantèlement de ces organisations criminelles quand elles sont aussi peu implantées en local", a-t-il ajouté, précisant avoir proposé à la maire écologiste de Grenoble Laurence Ruffin de "réactiver" des groupes locaux de traitement des délinquances. "J'ai senti une oreille attentive" de sa part, a-t-il dit, évoquant une première réunion en ce sens vendredi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Michael Valgren s'impose à Andalo

Publié

le

Michael Valgren: un succès mille fois mérité pour le Danois. (© KEYSTONE/EPA ANSA/ROBERTO BETTINI)

Issu de l'échappée matinale, Michael Valgren (34 ans) a remporté la 17e étape du Giro à Andalo. Ce succès du Danois survient quatre ans après un accident qui a failli mettre un terme à sa carrière.

Usant de toute son expérience, le coureur de l'équipe EF Education a réussi le "coup du kilomètre" en surprenant les cinq autres rescapés de l'échappée avec un démarrage à la flamme rouge pour devancer d'une poignée de secondes le Norvégien Andreas Leknessund et l'Italien Damiano Caruso.

Michael Valgren est un miraculé du cyclisme après une lourde chute en 2022 lors de la dernière étape de la Route d'Occitanie lorsqu'il était tombé dans un ravin, se fracturant le bassin.

Son compatriote Jonas Vingegaard conserve le maillot rose de leader avec une avance confortable de plus de quatre minutes sur l'Autrichien Felix Gall alors que le peloton avait décidé de laisser filer mercredi.

Jeudi, la 18e étape proposera au peloton un parcours accidenté de 171 km entre Fai della Paganella et Pieve di Soligo avant deux grosses journées en montagne. La 109e édition du Giro arrivera dimanche à Rome.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

1er jour de l'Aïd: les pèlerins lapident Satan près de La Mecque

Publié

le

Des centaines de milliers de musulmans affluent à Mina, près de La Mecque, au premier jour de l'Aïd al-Adha pour reproduire symboliquement la lapidation du diable par Abraham à un des trois endroits où Satan aurait tenté de le dissuader d'obéir à l'ordre de Dieu de sacrifier son fils Ismaël. (© KEYSTONE/AP/Altaf Qadri)

Près de 1,7 million de mulsulmans ont accompli mercredi le dernier grand rituel du hajj. Ils sont venus à La Mecque au premier jour de l'Aïd al-Adha, malgré la guerre qui a ébranlé la région du Golfe.

Au premier jour de cette fête majeure de l'islam, des foules réunies dans l'ouest de l'Arabie saoudite se sont relayées sur un site de la vallée de Mina, à quelques kilomètres de la Grande mosquée, pour jeter des cailloux sur des stèles en béton symbolisant le diable.

Ce rituel reproduit symboliquement la lapidation du diable par Abraham aux trois endroits où Satan aurait tenté de le dissuader d'obéir à l'ordre de Dieu de sacrifier son fils Ismaël.

Après avoir jeté les cailloux, les hommes se rasent ou se coupent les cheveux et les femmes se taillent une mèche, marquant la sortie de l'état de pureté, appelé ihram, qui exige notamment le port d'une tenue blanche formée de deux pièces d'étoffe non cousues. Ils peuvent dès lors revêtir leurs habits habituels.

"Difficultés extrêmes"

"Je n'arrive pas à croire que j'ai terminé les rites du hajj", témoigne Adnan Hamad, un Irakien de 58 ans accompagné de ses filles. "Chaque étape a été agréable malgré les difficultés extrêmes", dit-il à l'AFP en référence à la chaleur écrasante de cette région désertique parmi les plus arides au monde.

Marwa Dahchouri évoque "un sentiment vraiment unique. C'est comme si vous étiez au paradis, ou comme si vous en étiez devenu une petite partie", raconte cette Egyptienne.

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, n'a pas dissuadé les croyants de faire le déplacement.

Jusqu'à l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril, Téhéran avait riposté en visant des bases militaires et infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe, notamment en Arabie saoudite.

Malgré les incertitudes quant à une reprise du conflit, le pèlerinage a attiré plus de fidèles que l'an passé, d'après les autorités saoudiennes.

"Menace aérienne"

Si les pèlerins sur place se réjouissent d'avoir pu observer l'un des cinq piliers de l'islam, le royaume se tient sur le qui-vive.

Le ministère de la Défense s'est déclaré prêt à "faire face à toute menace aérienne". Il a diffusé une vidéo, largement reprise sur la télévision d'Etat saoudienne, montrant des batteries anti-aériennes déployées sur des collines en périphérie de La Mecque.

Le hajj, qui consiste en une série de rites menés sur plusieurs jours, souvent en extérieur, s'est encore déroulé cette année sous une chaleur écrasante.

Mardi, les fidèles ont prié sur le mont Arafat, étape phare du hajj, sous des températures culminant à 45 degrés.

Ils ont ensuite passé la nuit à la belle étoile à Muzdalifah, à mi-chemin entre Arafat et Mina, où ils ont ramassé des cailloux afin de procéder à la "lapidation du diable".

Ultime étape de ce grand pèlerinage, le retour à La Mecque, la ville la plus sacrée de l'islam, pour un dernier tour de la Kaaba, une structure cubique noire au coeur de la Grande mosquée vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier.

Ce jour coïncide avec l'Aïd al-Adha, une fête célébrée en souvenir du sacrifice qu'avait failli accomplir Abraham en voulant immoler son fils Ismaël, avant que l'ange Gabriel ne lui propose in extremis de tuer un mouton à sa place, selon la tradition musulmane.

A cette occasion, les musulmans égorgent une bête, en général un mouton, et offrent une partie de la viande aux nécessiteux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Sagittaire

Ambiance assez agitée, cependant, même dans ce contexte chargé, vous trouvez des moments agréables qui vous redonnent le sourire.

Les Sujets à la Une