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Participation historiquement basse aux élections locales

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Seuls 1,2 million d'électeurs sur les 4,3 millions inscrits se sont rendus aux urnes. (© KEYSTONE/EPA/BERTHA WANG)

Le taux de participation dimanche aux élections locales à Hong Kong, réservées aux candidats "patriotes" et dont l'opposition a été exclue après une campagne de répression, s'est élevé à 27,54%. Il s'agit du plus faible jamais enregistré.

Selon les chiffres définitifs publiés lundi sur le site internet du gouvernement, seuls 1,2 million d'électeurs sur les 4,3 millions d'inscrits se sont rendus aux urnes.

Une demi-douzaine de personnes ont été arrêtées en marge du vote, qui, fait rare, a été prolongé d'une heure trente. Le président de la Commission des affaires électorales, David Lo, a évoqué une défaillance du système numérique utilisé pour confirmer l'éligibilité des électeurs et émettre les bulletins, en niant que le taux de participation ait décidé de cette prolongation.

Les autorités ont tenté de galvaniser l'électorat et recouvert d'affiches la métropole du sud de la Chine pour encourager ses habitants à se rendre aux urnes afin d'élire les conseillers des 18 districts de la ville. La précédente élection s'était tenue au plus fort des immenses manifestations parfois violentes de 2019. Le taux de participation record de 71% avait conduit à une victoire écrasante du camp pro-démocratie.

"Ce sont les patriotes qui doivent diriger Hong Kong, c'est notre principe", a déclaré M. Lee, un ingénieur civil venu tôt participer au scrutin, "le vote ne sera pas affecté juste parce que quelques (candidats) ne peuvent pas en faire partie".

"Dernière pièce du puzzle"

Selon de nouvelles règles annoncées en mai, le nombre de sièges concernés par le scrutin direct a été réduit de 462 à 88. Les 382 autres sièges sont contrôlés par le dirigeant de la région administrative spéciale chinoise, des personnes loyales au gouvernement et des propriétaires immobiliers.

Les candidats ont été tenus de solliciter des nominations auprès de trois comités nommés par le gouvernement, excluant de fait tous les partis pro-démocratie. Selon le chef de l'exécutif de Hong Kong, John Lee, cette élection compose "la dernière pièce du puzzle pour la mise en oeuvre du principe des patriotes au pouvoir à Hong Kong", faisant référence à une doctrine imposée par Pékin, depuis les manifestations de 2019, visant à éliminer de la fonction publique toute voix discordante.

"A partir de maintenant, les conseils de district ne seront plus ce qu'ils étaient autrefois, c'est-à-dire des plateformes visant à détruire et rejeter l'administration du gouvernement, à promouvoir l'indépendance de Hong Kong et mettre en danger la sécurité nationale", a fait valoir John Lee après avoir voté dimanche. Les conseillers des 18 districts de Hong Kong s'occupent principalement des questions d'ordre local, comme l'assainissement, les transports ou l'adéquation des équipements publics.

"Unilatéral"

Mais après l'élection de dimanche, ils "se comporteront comme des organes consultatifs locaux et comme une chambre d'écho du gouvernement, en pratique", a déclaré à l'AFP Kenneth Chan, politologue à l'Université baptiste de Hong Kong. "Il s'agit avant tout d'obtenir un contrôle politique à 100%", a-t-il ajouté.

Pour Erick Tsang, le ministre des Affaires constitutionnelles supervisant les élections, "le taux de participation ne saurait être un indicateur du succès du (nouveau) système". Pourtant, certains électeurs n'ont pas caché leur désintérêt. "A quoi ça sert de voter? Le climat politique est unilatéral", a argué un habitant nommé Ng.

Plus de 12'000 policiers avaient été déployés pour empêcher toute perturbation, selon les médias locaux. Six personnes ont été arrêtées dimanche. La Ligue des sociaux-démocrates, l'un des derniers groupes d'opposition qui comptait manifester contre le scrutin, a signalé l'arrestation de trois de ses membres.

La police a d'abord accusé le trio de "tentative d'incitation à perturber les élections des conseils de district", avant de les transférer à la Commission indépendante contre la corruption (ICAC) en les soupçonnant d'"inciter les gens à ne pas voter". La Ligue a jugé "extrêmement ironique et ridicule" d'arrêter ces trois personnes un jour d'élection censée refléter diverses opinions publiques.

L'ICAC a de son côté indiqué avoir arrêté un couple et une femme pour avoir reposté ou commenté des messages sur les réseaux sociaux incitant la population à glisser dans les urnes des bulletins invalides. Vendredi, la police de la sûreté nationale a interpellé un homme de 77 ans pour "tentative de commettre des actes séditieux".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Kim affirme équiper sa marine nord-coréenne d'armes nucléaires

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Kim Jong-un a inspecté le destroyer Choe Hyon. (© KEYSTONE/EPA/KCNA)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a affirmé que Pyongyang était en train d'équiper sa marine d'armes nucléaires, alors qu'il supervisait cette semaine les essais d'un destroyer présenté comme ultramoderne, ont rapporté jeudi les médias d'Etat.

"L'armement de la marine avec des armes nucléaires progresse de manière satisfaisante", a déclaré Kim Jong-un, cité par l'agence de presse officielle KCNA. Il s'est félicité d'"un changement radical dans la défense de notre souveraineté maritime, ce que nous n'avions pas réussi à accomplir depuis un demi-siècle".

Ces essais, qui comprennent le lancement d'un missile de croisière mer-sol, ont été réalisés peu après le congrès quinquennal du parti communiste. Au cours de l'événement, M. Kim a réitéré son engagement en faveur d'un renforcement du potentiel militaire de son pays, doté de l'arme nucléaire, et promis de répondre avec force à toute menace.

Attaque en Iran

Ils sont également survenus peu après le déclenchement par les Etats-Unis et Israël d'une guerre contre l'Iran destinée notamment à anéantir son programme nucléaire, ses missiles et sa marine.

M. Kim a inspecté mardi un navire de classe "Choe Hyon", l'un des deux mis à l'eau l'année dernière. Il a également supervisé mercredi le tir du missile, lequel a été effectué "avec succès", a affirmé l'agence de presse coréenne.

Le destroyer Choe Hyon est l'un des deux navires de guerre de 5000 tonnes que la Corée du Nord possède dans son arsenal, tous deux achevés en 2025. Un troisième bâtiment, que le dirigeant nord-coréen a également inspecté mercredi, est en construction, selon KCNA.

Pyongyang a précédemment déclaré que le Choe Hyon était équipé des "armes les plus puissantes". Le navire pourrait embarquer des missiles tactiques à courte portée capables de transporter des ogives nucléaires, estiment certains analystes, bien que la Corée du Nord n'ait pas prouvé qu'elle avait la capacité de miniaturiser son arsenal atomique.

"Démonstration de force"

La semaine dernière, Pyongyang a condamné l'attaque en cours des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, la qualifiant d'"acte d'agression illégal" et affirmant qu'elle révélait la nature de "voyou" de Washington.

Avec les essais du nouveau destroyer, Kim Jong-un semble vouloir faire une "démonstration de force dans le contexte de la situation actuelle en Iran et à l'approche des prochains exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les Etats-Unis", observe auprès de l'AFP Yang Moo-jin, ancien président de l'université des études nord-coréennes.

Pyongyang et Washington sont des adversaires de longue date, mais les Etats-Unis ont multiplié les efforts ces derniers mois pour relancer les pourparlers de haut niveau avec le Nord.

Après avoir largement ignoré ces ouvertures, Kim Jong-un a déclaré en février que les deux nations pourraient "s'entendre" si Washington acceptait le statut nucléaire de son pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Six mois après le soulèvement, les Népalais appelés à voter

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Dix-neuf millions de citoyens sont appelés à voter au Népal. (© KEYSTONE/AP/Niranjan Shrestha)

Les Népalais ont commencé à voter jeudi pour des élections législatives cruciales, six mois après un soulèvement qui a entraîné la chute du gouvernement. Le scrutin est marqué par l'affrontement entre la vieille garde et un puissant mouvement porté par la jeunesse.

Des files d'attente se sont formées dès l'aube à Katmandou et dans la circonscription habituellement tranquille de Jhapa (sud-est), où rivalisent deux candidats au poste de premier ministre, une élection emblématique de la lutte générationnelle à l'oeuvre dans ces législatives anticipées.

Près de 19 millions d'électeurs sont appelés jusqu'à la fermeture des bureaux de vote à 17h00 locales (12h15 en Suisse) à désigner le successeur du gouvernement intérimaire en place après le soulèvement de septembre 2025, au cours duquel au moins 77 personnes ont été tuées et où le Parlement ainsi que des dizaines de bâtiments officiels ont été incendiés.

Une interdiction d'accès aux réseaux sociaux avait mis le feu aux poudres. Très vite, les jeunes manifestants ont également laissé exploser leur colère contre le manque de perspectives d'emploi et la corruption des élites. Des milliers de soldats et de policiers ont été déployés dans les bureaux de vote.

Une vague de jeunes candidats a émergé grâce à l'occasion du scrutin. Ils se disent déterminés à relancer une économie népalaise moribonde et prêts à défier des dirigeants vieillissants qui assurent que seule leur expérience peut garantir stabilité et sécurité.

"Rien d'ordinaire"

"Ce scrutin n'a rien d'ordinaire: il pourrait être un moment charnière pour les Népalais et le Népal", a confié en amont des élections Sashi Gurung, 33 ans, qui votera à Katmandou.

Des hélicoptères ont acheminé du matériel électoral vers les régions montagneuses enneigées du pays, qui compte huit des dix plus hauts sommets de la planète, dont l'Everest.

Et pour ce scrutin, les regards se tournent vers les immenses plaines agricoles situées au sud-est de la capitale, où les trois prétendants au poste de premier ministre briguent des sièges.

Les 163'000 votants de la circonscription de Jhapa 5 devront en particulier départager KP Sharma Oli, 74 ans, le premier ministre renversé il y a six mois et qui entend revenir, de l'ancien maire de Katmandou, Balendra Shah, 35 ans, un rappeur qui s'est lancé en politique, considéré comme un symbole du changement politique impulsé par la jeunesse.

Autre prétendant au pouvoir: Gagan Thapa, 49 ans, le nouveau chef du plus ancien parti du pays, le Congrès népalais. Il entend mettre fin au "club des vieillards" qui a dirigé le pays pendant des décennies.

Plus de 3400 candidats sont en lice pour ce scrutin à l'issue duquel seront élus les 275 membres de la chambre basse du Parlement, 165 au scrutin uninominal à un tour et les 110 autres à la représentation proportionnelle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La Chine prévoit un ralentissement de sa croissance en 2026

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La Chine, deuxième économie mondiale, représente à elle seule un tiers de la croissance mondiale (archives). (© KEYSTONE/EPA/BIENVENIDO VELASCO)

La Chine se fixe un objectif de croissance de 4,5 à 5% en 2026, le plus bas depuis des décennies, indique un rapport gouvernemental publié jeudi. L'an dernier, elle s'était fixé un objectif d'environ 5%, qu'elle avait dit avoir atteint en fin d'année.

La deuxième économie mondiale représente à elle seule un tiers de la croissance mondiale. Le chiffre de 4,5 à 5% a été annoncé lors du grand événement politique annuel nommé "Deux Sessions".

Le gouvernement chinois n'a pas fixé de chiffre plus bas depuis 2005, quand il a commencé à énoncer systématiquement chaque année son objectif de croissance lors des Deux Sessions.

Le pays peine à recouvrer le dynamisme de l'avant-Covid-19. Son économie continue à subir les effets prolongés d'une grave crise de l'immobilier.

La Chine est confrontée à l'endettement des gouvernements locaux, une consommation domestique atone, des surcapacités de production, des pressions déflationnistes et un fort chômage des jeunes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La guerre au Moyen-Orient entre dans son sixième jour

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Les vagues de bombardements américano-israéliens s'enchaînent depuis cinq jours en Iran, notamment à Téhéran. (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

La guerre au Moyen-Orient est entrée jeudi dans son sixième jour avec des bombardements israéliens sur Beyrouth. La veille, Washington et Israël ont affiché leur confiance face à un Iran nettement affaibli et dont la riposte s'essouffle, selon eux.

Le nombre de missiles iraniens tirés vers Israël diminue "chaque jour", a déclaré mercredi soir un porte-parole de l'armée israélienne. "Nous sommes en position de force maintenant", a assuré de son côté le président américain Donald Trump.

Téhéran ne laisse toutefois transparaître aucune intention de capituler. La télévision d'Etat iranienne a annoncé jeudi matin une "nouvelle vague de missiles" vers Israël, dont l'armée a déclenché ses défenses aériennes pour les intercepter. Les autorités israéliennes n'ont pas fait état de victimes.

L'Iran a également affirmé avoir tiré trois missiles visant les quartiers généraux de forces kurdes au Kurdistan en Irak, a rapporté l'agence de presse IRNA sur le réseau social Telegram.

Depuis le début samedi de l'offensive américano-israélienne contre Téhéran, la région autonome du Kurdistan, qui accueille des troupes américaines, a été la cible d'attaques de drones, dont la plupart ont été interceptées par la défense aérienne.

Combats au Liban

Au Liban, Israël a lancé jeudi de nouvelles attaques, menant des frappes aériennes pour le quatrième jour après que son armée a progressé dans plusieurs localités frontalières du sud du pays, entraîné dans la guerre régionale.

Des images de l'AFP ont montré tôt jeudi un panache de fumée s'élever au-dessus de Beyrouth après une frappe sur le sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l'Iran. L'armée israélienne a déclaré sur Telegram avoir "commencé à frapper l'infrastructure du Hezbollah à Beyrouth".

Les autorités libanaises ont annoncé trois nouveaux morts dans des frappes israéliennes ayant visé deux voitures sur l'autoroute menant à l'aéroport de Beyrouth.

L'armée israélienne avait auparavant demandé aux habitants de quitter le quartier, les avertissant qu'elle s'apprêtait à attaquer des cibles qu'elle affirmait être liées au Hezbollah.

L'agence de presse officielle libanaise ANI a pour sa part rapporté qu'une frappe israélienne avait tué un chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans un camp de réfugiés du nord du Liban. Elle le décrit comme un haut responsable du Hamas. Il s'agit du premier dirigeant du groupe islamiste palestinien tué depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran.

Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre après une première attaque contre Israël du mouvement chiite, qui affirmait vouloir "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei.

Le Hezbollah a revendiqué mercredi au moins 23 attaques contre Israël, dont une à l'aide de drones contre les industries aérospatiales israéliennes dans le centre du pays, ciblant pour la première fois une région aussi éloignée de la frontière.

Evacuations au Qatar

Au Qatar, "les autorités compétentes évacuent les résidents vivant à proximité de l'ambassade américaine à titre de mesure de précaution temporaire", a déclaré le ministère de l'intérieur sur le réseau social X, qui a appelé la population de l'émirat à rester chez elle.

Les bombardements israélo-américains sur l'Iran depuis samedi ont entraîné des frappes en représailles contre les pays du golfe Persique, Téhéran disant viser des intérêts américains.

Mardi, le Qatar a annoncé que deux missiles iraniens avaient visé son territoire, dont l'un a frappé la base militaire américaine d'Al-Udeid. Il a assuré avoir déjoué plusieurs attaques sur l'aéroport de Doha le même jour.

Mercredi, Doha a dit avoir intercepté plusieurs missiles et drones lancés par l'Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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