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Suisse

Lonza perd son président à l'orée d'une année de transition

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Albert Baehny (à droite) ne briguera pas un nouveau mandat à la présidence de Lonza, mais restera à la tête de l'entreprise jusqu'à la nomination de son futur patron. (archives) (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le sous-traitant de l'industrie pharmaceutique Lonza brosse vendredi des perspectives moroses pour l'exercice en cours, annonçant dans la foulée un changement au plus haut échelon de son conseil d'administration.

Privé depuis l'automne du juteux contrat avec Moderna - pour un manque à gagner devisé à un demi-milliard de francs - la multinationale s'apprête à démanteler graduellement d'ici début 2025 des sites de production de substances actives biologiques en Chine et aux Etats-Unis et a d'ores et déjà comptabilisé d'importants coûts pour la restructuration sur l'exercice écoulé.

Le groupe annonce par ailleurs le retrait de son président et directeur général (CEO) par intérim Albert Baehny et la candidature de Jean-Marc Huët pour le remplacer au faîte de l'organe de surveillance.

Sur l'exercice écoulé, la croissance s'est élevée à 7,9%, ou près de 11% hors effets de change, pour un chiffre d'affaires de 6,71 milliards de francs, indique le compte-rendu diffusé vendredi.

La rentabilité a souffert. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) de base a stagné à pratiquement 2,0 milliards de francs, bridé par une marge afférente élaguée de plus de deux points de pourcentage à 29,8%.

Le bénéfice net a chuté de près de moitié à 655 millions, grevé par un amortissement de 183 millions et des frais de restructuration de 50 millions pour la fermeture annoncée des sites de Guangzhou et de Hayward.

Les actionnaires pourront néanmoins compter sur un dividende de 4,00 francs par titre, agrémenté de 50 centimes par rapport à leur rémunération pour 2022.

Si les recettes et l'excédent brut ajusté comblent largement les attentes du consensus AWP, les analystes n'avaient pas anticipé l'impact des démantèlements sur un bénéfice net devisé en moyenne à 920 millions.

Le biochimiste prévoit de faire l'impasse sur toute croissance pour l'exercice en cours et laisse entrevoir une stagnation de sa rentabilité brute ajustée sous les 30% également.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Football

Les Suissesses face à Israël au 1er tour des play-off

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Les Suissesses ont hérité d'un tirage au sort favorable. (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

La Suisse fera face à Israël au 1er tour des barrages pour la Coupe du monde féminine 2027 au Brésil. C'est le résultat du tirage au sort effectué vendredi à Nyon.

La sélection de Rafel Navarro a ainsi hérité d'un adversaire à sa portée pour le 1er tour des barrages. Les Israéliennes ne figurent qu'à la 66e place au classement de la FIFA, tandis que la Suisse figure au 26e rang. En guise de comparaison, l'Irlande du Nord, que la sélection suisse a battue à deux reprises lors de la campagne qualificative en cours, est 50e mondiale.

Si elles parviennent à s'imposer lors de ce premier tour, Leila Wandeler et Cie auront une belle carte à jouer lors du dernier tour de barrage qui l'opposera soit à l'Autriche soit au Kosovo. Les Autrichiennes ne sont classées que trois rangs devant la Suisse, tandis que les Kosovares sont au-delà de la 80e place au classement FIFA.

Au terme de deux tours de barrages à l'automne, sept places pour la Coupe du monde seront attribuées, ainsi qu'une place pour les barrages intercontinentaux. Les matchs du premier tour (aller et retour) se dérouleront du 7 au 13 octobre, tandis que ceux du second tour se joueront du 26 novembre au 5 décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Numéro 142: Le canton de Vaud est le canton romand le plus sollicité

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Depuis le 1er mai, toute personne victime de violence - qu’elle soit physique, psychique ou sexuelle et nécessitant un soutien immédiat, peut joindre gratuitement le 142. Dans le canton de Vaud, près de 200 appels ont été reçus de jour comme de nuit. Un record en Suisse romande.

Naima TopkiranCheffe de service au centre LAVI du canton de Vaud

Depuis un mois et demi, le numéro gratuit 142 offre aux victimes de violences physiques, psychiques ou sexuelles un accès direct à des spécialistes. Gérée en journée par le Centre LAVI du canton de Vaud — un service de la fondation ProFA —, la ligne rompt l'isolement.

« Ce sont des collaboratrices qui ont des formations diverses dans le domaine du social, des psychologues, des infirmières et des juristes qui répondent à la ligne », précise Naima Topkiran, cheffe de service au Centre LAVI vaudois.

Contrairement à un répondeur automatique, les appelants entrent immédiatement en contact avec des professionnels. L'objectif est d'accueillir la parole sans jugement, de poser des mots sur des situations complexes et de réorienter les personnes selon leurs besoins spécifiques.

Le canton de Vaud en tête des appels romands

Les premiers chiffres sont tombés et confirment la nécessité d'un tel dispositif. Le canton de Vaud se distingue particulièrement par son volume d'activité.

« Au niveau du canton de Vaud, on est le canton qui a eu le plus d'appels au niveau de la Suisse romande », relève Naima Topkiran. « Ça représentait une centaine d'appels en journée et plus ou moins la même chose en soirée, donc sur le mois de mai, on a eu 200 appels ».

Ce volume représente une moyenne de 15 à 20 sollicitations par période de 24 heures. Le profil des usagers reste majoritairement féminin: les femmes représentent environ 70 % des appelants. Quant aux motifs, les violences domestiques constituent le cœur des préoccupations. Elles représentent près de 40 % des situations traitées par les équipes.

La nuit: la spécificité des situations d'urgence

Si le Centre LAVI vaudois assure la prise en charge durant la journée, le relais nocturne est centralisé à Fribourg pour l'ensemble de la Romandie. Les appels de nuit révèlent une dynamique différente, souvent plus lourde et plus longue.

« Les appels sont plus longs (en moyenne entre 20 et 30 minutes NDLR), donc on sent que les personnes ont plus besoin de partager ou d'échanger », explique la cheffe de service. Elle ajoute qu'il y a à ces heures « plus de placements dans des foyers, dans des lieux d'hébergement d'urgence pour des femmes victimes ».

Bien que le 142 soit avant tout une ligne d'écoute, de conseil et d'orientation, les répondantes sont formées pour faire face aux menaces imminentes. En cas de crise majeure, des procédures strictes permettent d'effectuer une liaison directe ou un appel à trois avec la police afin de garantir la sécurité immédiate de la victime.

Au-delà des victimes: le rôle crucial des proches et des partenaires

La ligne ne s'adresse pas uniquement aux personnes directement touchées, mais s'ouvre aussi aux proches (parents, fratries) témoins de comportements alarmants, ainsi qu'aux professionnels de la santé ou du social. De plus, le spectre des violences couvertes dépasse le cadre strictement familial. Le 142 intervient également pour des violences urbaines, des altercations en sortie de boîte de nuit ou des drames de la route.

Interview réalisée par Tom Monaci

Adaptation web IA

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Lausanne

Pas d'Unesco pour le bon sens vaudois

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Le Conseil d'Etat et sa présidente Christelle Luisier ont répondu avec humour à un postulat demandant d'inscrire le bon sens vaudois à l'Unesco (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le bon sens vaudois n'entrera pas au patrimoine immatériel de l'Unesco. Le Conseil d'Etat a répondu avec humour à un postulat, déposé comme poisson d'avril en 2022, qui demandait de valoriser ce trait de caractère que l'on prête aux habitants du canton.

Ce postulat avait été défendu à l'époque par l'ancien député PLR Nicolas Croci Torti. Il y faisait l'éloge de ce fameux bon sens, le décrivant notamment comme "un sixième sens chez les Vaudois".

Dans son rapport publié jeudi, le Conseil d'Etat reconnaît que ce bon sens, "compris comme un mélange de rationalité, de pragmatisme, de réalisme et de sagesse", serait en effet "un élément définitoire" du caractère vaudois. Il ironise toutefois sur le fait que d'autres pays viseraient la même reconnaissance internationale, notamment les Etats-Unis avec le dépôt du "common sens trumpien".

Le Ministère français de la culture entendrait, lui, faire enregistrer le cartésianisme français, tandis que l'Université d'Oxford voudrait faire reconnaître le rationalisme anglo-saxon. Quant à la Fédération allemande de football, "elle nourrirait les mêmes espoirs pour le réalisme germanique, en sport comme en politique", s'amuse encore le texte, signé par la présidente du gouvernement Christelle Luisier et le chancelier Michel Staffoni.

Ainsi, l'Unesco "se refusera à privilégier un projet au détriment des autres", affirme le Conseil d'Etat. Quant à la célébration annuelle souhaitée par le postulat, elle serait dispendieuse. Et au vu des finances cantonales, "le bon sens commande de ne pas faire de folie et donc d'y renoncer", conclut le texte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

La LNM navigue dans les chiffres rouges, malgré une perte réduite

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En difficulté, la LNM espère renouer avec les chiffres noirs à partir de 2027, ici le port de Neuchâtel (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat (LNM) reste dans les chiffres rouges. Elle a essuyé une perte de 470'000 francs l'an passé, après un débours de 770'000 francs en 2024. L'exercice en cours, toujours perturbé, s'annonce difficile lui aussi.

Les chiffres ont été annoncés lors de l'assemblée générale tenue mercredi. La LNM traverse une période difficile depuis plusieurs mois, voire années. "Nous atteignons les limites de la gouvernance des sociétés parapubliques", a indiqué mardi dans Le Temps son président du conseil d'administration depuis février Alain Ribaux.

L'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois, 64 ans, a fait savoir devant les actionnaires, dont les cantons commanditaires de Neuchâtel, Fribourg et Vaud, espérer retrouver les chiffres noirs en 2027. Un plan d’assainissement des bateaux devrait être présenté aux cantons d’ici à la fin de l’année ou au début de l’an prochain.

Convaincre les cantons

La rénovation de la flotte se monte à plusieurs millions de francs et devrait prendre sept à huit ans. "Les cantons sont peu enclins à augmenter leur financement régulier, mais ils pourraient accepter de consentir à un investissement pour la rénovation", a relevé Alain Ribaux, dans des propos rapportés jeudi dans La Liberté.

"Nous allons présenter un plan sérieux pour convaincre les politiques de nous donner un coup de main", a insisté Alain Ribaux. En 2023 et 2024, Fribourg a financé la LNM avec 450'000 francs, puis 480'000 francs en 2025. Une même somme a été financée l’an dernier par Vaud et 830'000 francs ont été versés par Neuchâtel.

Une des conséquences de la vétusté des bateaux a été le report du début de la haute saison. Alors que ceux-ci devaient naviguer quotidiennement dès le début mai, ils ne le feront qu’à partir de ce vendredi, a confirmé la LNM. Au-delà, les communes d'Estavayer (FR) et Chevroux (VD) sont par ailleurs mécontentes de l'horaire.

Ecoute et analyse

Nommé directeur ad intérim il y a un mois à peine, l'économiste Julien Crevoisier s'est exprimé pour sa part jeudi sur les ondes de RTN à propos de la période qui s'ouvre dès ce vendredi. "Les bateaux sont prêts, les équipes sont prêtes et c’est un très grand plaisir de pouvoir entamer cette nouvelle saison."

"Même si des travaux de rénovation de fond restent indispensables, cinq navires sont en état de naviguer", a détaillé Julien Crevoisier. Le vapeur "Le Neuchâtel" devrait les rejoindre en cours de saison, normalement pour la période juillet-août. Au-delà, le directeur a dit consacré aussi son temps "à l’écoute et à l’analyse".

Alors qu’un audit a révélé un climat de travail dégradé au sein de l’entreprise fondée en 1872, Julien Crevoisier a indiqué que "la navigation est un monde de passionnés" et que si "ça n’a pas été facile ces dernières semaines, les sourires sont là". Mais il reste "beaucoup de travail" pour retrouver le bon cap.

La composition du conseil d’administration, surtout de politiciens, sauf le président et le directeur de Morat Tourisme, pourrait être revue. "Différentes compétences devraient être représentées, avec des profils plus diversifiés", estime Alain Ribaux, qui évoque une réduction de 9 à 7 membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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