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Combats meurtriers dans le sud de Gaza, négociations pour une trêve

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Des employés de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ont distribué dimanche des sacs de farine à la population de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

Des combats meurtriers ont opposé dimanche l'armée israélienne au Hamas palestinien à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. A Paris, les Etats-Unis, l'Egypte et le Qatar s'emploient à négocier une trêve.

Le secrétaire général des Nations unies a pour sa part appelé les pays donateurs à garantir la poursuite de l'aide aux civils à Gaza, malgré l'implication suspectée d'employés de l'Agence pour les réfugiés palestiniens, Unrwa, dans l'attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre.

Sur le terrain, au 114e jour de guerre, l'armée israélienne a décrit des "combats intenses" à Khan Younès, qu'elle considère comme une place forte du Hamas, indiquant avoir tué "des terroristes et saisi d'importantes quantités d'armes".

Au moins 24 personnes ont été tuées dans la journée dans cette grande ville du sud, pilonnée sans relâche par l'aviation israélienne, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les affrontements y ont notamment lieu autour des hôpitaux Nasser et al-Amal, qui ne fonctionnent plus que partiellement et abritent des milliers de réfugiés fuyant les tirs.

Réunion "constructive" sur une trêve

La guerre a été déclenché par l'attaque sans précédent menée le 7 octobre par le Hamas, qui a entraîné la mort d'environ 1140 personnes en Israël, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens.

En riposte, Israël a juré d'"anéantir" le mouvement islamiste - qu'il classe terroriste comme les Etats-Unis et l'Union européenne - et lancé une vaste opération militaire à Gaza, qui a fait 26'422 morts, en grande majorité des femmes, enfants et adolescents, selon le dernier bilan dimanche du ministère de la Santé du Hamas.

Pour négocier une trêve dans les hostilités, William Burns, le directeur de la CIA, a rencontré dimanche à Paris de hauts responsables israéliens et égyptiens, ainsi que le Premier ministre qatari, selon des sources proches des participants.

Cette réunion a été "constructive", a indiqué le bureau du Premier ministre israélien, précisant qu'il demeurait toutefois "toujours des différends" entre les parties, qui "continueront à discuter cette semaine dans d'autres réunions".

Le Qatar, l'Egypte et les Etats-Unis avaient été à la manoeuvre pour négocier la première trêve, fin novembre, durant laquelle une centaine des quelque 250 personnes enlevées en Israël le 7 octobre avaient été libérées, en échange de prisonniers palestiniens.

Selon les autorités israéliennes, 132 otages sont toujours détenus dans la bande de Gaza, dont 28 présumés morts.

Selon le New York Times, le projet d'accord impliquerait une trêve de deux mois et la libération de tous les otages, ainsi que celle de prisonniers palestiniens en Israël.

"Aide cruciale"

A New York, Antonio Guterres a appelé les pays donateurs ayant suspendu leur financement à l'Unrwa à "au moins garantir" la poursuite de ses opérations dans le territoire assiégé, où l'aide humanitaire entre au compte-gouttes.

"Deux millions de civils à Gaza dépendent de l'aide cruciale (de l'agence) pour leur survie au quotidien", a-t-il insisté. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé a lui aussi exhorté sur X les donateurs "à ne pas suspendre leurs financements".

Plusieurs pays dont les Etats-Unis et l'Allemagne, les principaux contributeurs, l'ont fait après l'annonce par l'Unrwa vendredi que 12 de ses employés étaient suspectés d'avoir participé à l'attaque du Hamas. La Suisse a pour sa part indiqué qu'elle ne versera sa contribution à l'Unrwa qu'une fois qu'elle aura reçu des informations sur les accusations contre cette organisation.

La Norvège, autre grand pays donateur, a en revanche indiqué dimanche maintenir son financement, pour ne pas "punir collectivement des millions de personnes".

L'ambassadeur israélien à l'ONU, Gilad Erdan, a accusé M. Guterres d'avoir choisi d'ignorer "les preuves" de l'implication de l'Unrwa dans "le terrorisme". Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a dénoncé des "menaces" contre l'agence. En Cisjordanie occupée, l'Autorité palestinienne a fustigé une campagne visant à "liquider la question des réfugiés palestiniens".

Camions d'aide bloqués à Kerem Shalom

"Si l'aide (de l'Unrwa) est suspendue, il y aura une famine. Ce sont eux qui nous donne de la farine, de la nourriture et à boire", s'inquiète Bassam al-Masri, un habitant du nord de la bande de Gaza, réfugié à Rafah, dans l'extrême-sud. Plus de 1,3 million de Gazaouis déplacés, selon l'ONU, y sont massés contre la frontière fermée avec l'Egypte pour fuir l'avancée des troupes israéliennes.

Côté israélien, dimanche matin, des manifestants exigeant que l'aide ne parvienne pas à Gaza tant que les otages ne sont pas libérés ont bloqué au point de passage de Kerem Shalom, près de Rafah, l'entrée de camions de matériel humanitaire.

Dans un contexte régional explosif, trois militaires américains ont été tués et 25 blessés dans une attaque au drone en Jordanie, a annoncé dimanche Washington, désignant des groupes pro-Iran comme responsables. C'est la première fois que des soldats américains sont tués au Moyen-Orient depuis le début de la guerre à Gaza, qui exacerbe les tensions sur fond de conflit larvé entre Israël et l'Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'once d'or poursuit sa dégringolade

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Confrontés à un tarissement des revenus de l'or noir, les producteurs du Golfe puiseraient dans leurs stocks d'or pour maintenir à flot leurs liquidités. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NARONG SANGNAK)

L'or, valeur refuge par excellence, voyait son cours reculer lundi matin. De gros détenteurs s'en détournent afin de faire face aux effets inflationnistes du conflit au Moyen-Orient.

Vers 08h10, l'once d'or plongeait de 7,74% à 4139,10 dollars et l'once d'argent de 8,70% à 61,58 dollars.

Le métal précieux poursuit ainsi sa chute "pour la quatrième semaine consécutive, alors que la guerre au Moyen-Orient a exacerbé les craintes inflationnistes et que les grandes économies sont contraintes de renforcer leurs liquidités, notamment par la vente d'or, afin de compenser l'effet de la guerre", notent les experts de la plateforme Trading Economics.

"A cela s'ajoutent des informations tout à fait plausibles selon lesquelles les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Oman) vendraient leurs réserves d'or pour accroître leurs liquidités, alors que le conflit pèse sur leurs flux de trésorerie liées à l'énergie", a complété Tony Sycamore d'IG dans un commentaire, après que l'or a clôturé la semaine dernière sur sa huitième semaine de recul (à 4497 dollars, soit une baisse de 3,29%).

Les experts de Trading Economics ne voient pas de signe d'apaisement sur le front, Donald Trump menaçant de bombarder les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et Téhéran brandissant des représailles sur des cibles américaines et israéliennes clés.

Ils ajoutent que la semaine passée déjà, l'or a perdu plus de 10%, quand la flambée des prix du pétrole alimente les craintes d'une reprise du renchérissement. Ce qui pousse de plus en plus les courtiers à parier sur une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine autour de la fin de l'année, dans un contexte de crainte d'inflation persistante. Ses homologues européenne, japonaise et anglaise ont laissé leurs taux inchangés, mais se sont dites prêtes à resserrer leur politique monétaire si la hausse des prix se poursuit.

La Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi choisi le statu quo tout en relevant sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,5%, contre 0,3% jusqu'ici, restant dans la cible de 0% à 2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA REUTERS POOL/SARAH MEYSSONNIER / POOL)

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP. Il avait été battu par Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.

M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès à l'élection présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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New York: collision entre un avion et un véhicule à LaGuardia

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La collision a fait au moins quatre blessés (archives). (© KEYSTONE/AP/Ryan Murphy)

Un "incident" impliquant un avion et un véhicule s'est produit sur une piste d'atterrissage de l'aéroport de LaGuardia à New York, ont annoncé lundi les pompiers. L'aéroport est fermé jusqu'à nouvel ordre.

Aucun bilan officiel n'a été donné à ce stade concernant d'éventuelles victimes. Selon la chaîne d'information NBC, il y aurait quatre blessés, dont le pilote et le copilote, et deux passagers.

L'avion, un CRJ-900 de la compagnie Jazz Aviation opérant pour le compte d'Air Canada "est entré en collision avec un véhicule de secours et de lutte contre les incendies de Port Authority qui intervenait sur un autre incident", selon cette agence publique qui gère l'aéroport.

"Les protocoles d'intervention d'urgence ont été immédiatement activés" et "l'aéroport est actuellement fermé afin de faciliter l'intervention et de permettre une enquête approfondie", poursuit Port Authority.

Selon la compagnie Jazz Aviation, l'avion s'était posé à New York après avoir décollé de Montréal avec à bord 72 passagers et 4 membres d'équipage, "bien que cela reste à confirmer", précise-t-elle.

Mauvaises conditions

Des images de l'AFP montrent un avion siglé Air Canada Express, de nuit, sur une piste d'atterrissage, dont le cockpit et la partie avant sont gravement endommagés. De nombreux engins de secours sont également sur place, d'après ces photos.

L'Autorité de l'aviation civile américaine (FAA) avait annoncé un peu avant le fermeture de l'aéroport en raison d'une "urgence". Elle a précisé que la probabilité que cette mesure soit prolongée était "forte".

Le site internet de suivi des vols FlightRadar24 a indiqué que l'avion était entré en collision avec le véhicule de secours lors de son atterrissage. Il "roulait sur la piste lorsqu'il a percuté" le véhicule qui traversait sa trajectoire, selon FlightRadar24.

Les services des urgences de New York ont prévenu la population de "s'attendre à des annulations, des fermetures de routes, des ralentissements de circulation et la présence de personnel d'urgence" à proximité de ce grand hub de transport situé dans l'arrondissement du Queens, et qui dessert presque uniquement des destinations aux Etats-Unis et au Canada.

Tous les vols au départ de LaGuardia ont été retardés ou annulés lundi matin, selon le site web de l'aéroport. LaGuardia connaissait déjà des perturbations de vols en raison des mauvaises conditions météorologiques, avait indiqué l'aéroport dimanche sur X.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une attaque de drones touche un port russe près de la Finlande

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Les autorités russes affirment avoir détruit plus de 50 drones au-dessus de la région de Leningrad (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

Un incendie s'est déclaré dans le port russe de Primorsk après une attaque de drones sur la région de Leningrad, près de la frontière finlandaise, ont annoncé les autorités russes tôt lundi. "Plus de 50 drones" ont été détruits dans la nuit au-dessus de cette région.

"Un réservoir de carburant a été endommagé dans le port de Primorsk, provoquant un incendie", a indiqué sur le réseau social Telegram le gouverneur de la région Aleksandr Drozdenko, précisant que le personnel a été évacué.

Ce port de la mer Baltique se situe entre la frontière finlandaise et la grande ville de Saint-Pétersbourg.

Des attaques ukrainiennes ont déjà été recensées dans cette région de Leningrad, mais elle n'est pas un front majeur du conflit opposant la Russie et l'Ukraine depuis février 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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