Vaud
Le loup tiré au Mont Tendre n'était pas le chef de la meute
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Le loup abattu à la mi-janvier dans le secteur du Mont Tendre (VD) a été formellement identifié: malgré sa forte corpulence, ce n'est pas le chef géniteur de la meute, mais un jeune né en 2023. Quant au loup braconné dans la Broye, il s'agit bien de M212, probablement le premier loup de Suisse installé durablement en plaine.
Les analyses ADN et une autopsie réalisée à l'Université de Berne ont permis d'identifier le loup tiré par des gardes-faune dans la nuit du 11 au 12 janvier au Mont Tendre: il s'agit d'un jeune mâle né en 2023 au sein de la meute, annonce mardi l'Etat de Vaud.
Le canidé avait une taille et un développement quasiment équivalents à ceux d'un mâle adulte. Il pesait 33 kilos et présentait un développement sexuel avancé, explique Frédéric Hofmann, de la Direction générale de l'environnement.
Ce n'est pas la première fois que les autorités vaudoises se trompent de cible: deux cas avaient été observés en 2022. Peut-on dire qu’on tire et qu’on identifie ensuite ?
Ce poids particulièrement élevé s'explique par son origine. "On a observé depuis longtemps que le chef de la meute, qui vient d'Europe centrale, a une sacrée corpulence", confie Frédéric Hofmann.
Le tir s'est effectué dans le cadre légal. Le canton avait obtenu l'autorisation de réguler un individu de la meute, que ce soit un jeune de l'année ou le chef du groupe. Reste que l'objectif premier était d'abattre le mâle géniteur, en raison de son comportement problématique.
Répit jusqu'en juin
Par le passé, M351 s'est livré à plusieurs prédations, notamment aux abords de fermes, et s'est attaqué à un mouton dans un hangar. "Un loup doit craindre l'homme. A Saint-Livres en mars 2023, face à un propriétaire de ferme, il n'a pas eu de réaction de fuite immédiate. Certes, cela est peut-être lié à la présence d'un chien, face auquel il se sent défié ou attiré. Mais on ne peut pas le tolérer", dit-il.
Le canidé obtient désormais un sursis. La procédure repart de zéro. En cas de nouveau comportement problématique, ou si ses prédations sur les animaux de rente dépassent un certain seuil, le canton déposera une nouvelle demande de tir auprès de l'Office fédéral de l'environnement.
"On le suivra de très près", promet M. Hofmann. De nouvelles régulations pourront être décidées du 1er juin au 31 août. Voire entre septembre et fin janvier, pour la régulation proactive. Outre la régulation, Frédéric Hofmann rappelle les différentes mesures mises en place autour du loup.
Loup braconné
Les analyses menées après la découverte d'un loup braconné dans la Broye ont également livré leurs résultats: il s'agit du mâle M212, dont la présence est attestée dans cette région de plaine depuis 2022. Sa dépouille avait été découverte près d'Avenches le 3 janvier dernier. "Tué par balles, il avait probablement été abattu depuis une petite semaine", relève M. Hofmann.
Cet individu isolé avait prélevé trois moutons en 2022, à Trey et Payerne. Mais il n'avait plus fait parler de lui en 2023. Le Ministère public a ouvert une enquête, qui est toujours en cours.
Lena Vulliamy avec Keystone ATS
Vaud
Couleuvres: ces compagnes de baignade dans le Léman
Avec le retour des fortes chaleurs, les observations de serpents se multiplient sur les rives vaudoises. Totalement inoffensifs, ces reptiles profitent du soleil et de l'eau, mais leur présence peut surprendre. Le point sur la situation et les conseils d'un expert pour une cohabitation sereine.
Si vous vous êtes baigné ces derniers jours entre Lausanne et Villeneuve, vous avez peut-être partagé votre espace avec un nageur un peu particulier. Dès que le thermomètre franchit la barre des 30°C, les serpents sortent leurs écailles et se montrent plus volontiers au bord du lac. Cette cohabitation ne doit pas susciter la panique, bien au contraire.
Trois espèces aquatiques sur les rives vaudoises
Le canton de Vaud a la chance d'accueillir trois espèces de couleuvres aquatiques sur les rives du Léman : la couleuvre vipérine, la couleuvre tessellée et la couleuvre à collier.
Frédéric Hofmann, chef de section Chasse, pêche et espèces à l’État de Vaud, précise la répartition de ces reptiles :
La couleuvre tessellée, quant à elle, a été introduite sur les rives vaudoises entre Lausanne et Villeneuve, où elle fait désormais concurrence à la couleuvre vipérine. Les baigneurs peuvent donc tout à fait croiser l'une de ces espèces lors de leurs sorties aquatiques.
Aucun danger pour l'être humain : les bons réflexes
Face à ces compagnons de baignade inattendus, le mot d'ordre est le calme. Les couleuvres présentes dans le Léman sont strictement inoffensives et ne possèdent pas de venin. Il n'existe absolument aucun risque de morsure documenté pour les baigneurs.
Le meilleur réflexe à adopter est tout simplement de s'immobiliser pour ne pas effrayer l'animal et de privilégier cette observation rare. Frédéric Hofmann détaille la marche à suivre :
À la moindre vibration ou au moindre mouvement, le reptile cherchera d'ailleurs à fuir de lui-même pour aller se cacher.
Réchauffement climatique : quels effets ?
La visibilité accrue de ces reptiles est directement liée aux conditions météorologiques et aux aménagements des rives. Les enrochements construits sous les voies CFF constituent un habitat particulièrement privilégié pour ces couleuvres, qui aiment s'y tenir pour capter la chaleur.
Frédéric Hofmann, le réchauffement climatique joue également un rôle, en particulier pour les espèces menacées qui se trouvent ici à la limite nord-est de leur aire de répartition. Dès que les températures grimpent, ces reptiles profitent intensément du soleil.
Comment différencier ces espèces ?
Bien qu'elles se ressemblent, quelques détails permettent de distinguer ces « compagnons de baignade ». La couleuvre vipérine doit son nom à ses motifs dorsaux en zigzag qui rappellent ceux de la vipère. Pour ne pas s'y tromper, il faut observer ses yeux : elle possède une pupille parfaitement ronde et de grands yeux, contrairement à la vipère qui a une pupille verticale et un nez retroussé.
De son côté, la couleuvre tessellée est si proche physiquement de la vipérine que seul un examen minutieux des écailles de sa tête permet aux experts de les différencier à coup sûr, ce qui la rend presque impossible à distinguer pour un baigneur.
Enfin, la couleuvre à collier, qui préfère généralement les étangs, est de loin la plus facile à identifier grâce au motif caractéristique qui lui donne son nom : un « collier » jaunâtre à blanchâtre bien visible juste derrière la tête.
Que faire en cas d'animal blessé ?
Toutes les espèces de reptiles en Suisse sont protégées et la majorité d'entre elles sont aujourd'hui menacées. Si vous observez un serpent au comportement anormal ou un individu blessé sur la rive, il est recommandé de ne pas intervenir directement.
Vous pouvez le signaler au Karch (Centre de coordination pour la protection des amphibiens et des reptiles en Suisse), qui dispose de répondants régionaux dans chaque canton pour fournir des conseils adaptés. Les inspecteurs de la police de la nature (gardes-faune) du canton de Vaud peuvent également être contactés en cas d'urgence avec un animal en souffrance.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Culture
La 54e édition du festival de la Cité à Lausanne débute mardi
La 54e édition du festival de la Cité à Lausanne débute mardi. Jusqu'au 5 juillet, quelque 150 projets artistiques, gratuits et répartis sur 23 sites, sont proposés au public pour un total de quelque 210 représentations. Au programme: concerts, performances, théâtre, danse, cirque, DJ-sets et autres propositions pour le jeune public.
Comme les années précédentes, plus de 100'000 spectateurs sont attendus sur les six jours de l'événement culturel et estival de la capitale vaudoise. Les organisateurs soulignent que cette édition "met particulièrement en lumière la création sous toutes ses formes" avec huit créations originales, 27 premières suisses musicales et 29 premières suisses en arts vivants.
La mission du festival reste aussi de "faire dialoguer" artistes suisses et internationaux, 27 nationalités étant représentées dans ce casting 2026. Des grandes scènes aux espaces les plus intimistes du quartier de la Cité, le public pourra découvrir "des propositions à la fois festives, sensibles et engagées", selon les responsables.
Association avec Tridel
Ceux-ci promettent encore "plus de 60 heures d'ouverture du public", lequel pourra aussi se restaurer et se désaltérer auprès des 36 bars et stands du festival. Le budget de la manifestation s'élève à 2,7 millions de francs cette année.
A noter que pour sa 54e édition, le festival s'est associé à Tridel à l'occasion des 20 ans de l'usine de traitement des déchets. Dès le soir du 3 juillet et jusqu'au 5 juillet, Tridel ouvrira ses portes au public pour les "after" du festival (de 22h00 à 05h00) et plusieurs propositions artistiques diurnes annoncées comme "audacieuses". Le public pourra aussi découvrir les coulisses de l'usine à travers un parcours de visite.
https://2026.festivalcite.ch/fr/
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Lausanne: des milliers de personnes pour la Pride romande
La Pride romande a investi Lausanne pour y affirmer "le droit d'être soi", slogan de cette édition 2026. Le point d'orgue de cette Pride, la Marche des fiertés, a réuni plusieurs milliers de personnes samedi après-midi.
Réunie sous le cagnard, à peine abritée à l'ombre du pont Bessières, la foule s'est mise en marche vers 15h00. Elle a traversé le centre-ville en direction du parc de Milan, site du village de la Pride, où plusieurs concerts et animations sont proposés depuis vendredi.
Les tenues colorées, parfois excentriques, mais toujours (très) légères au vu de la chaleur, étaient de sortie. De même que les éventails et parapluies arc-en-ciel, accessoires "stars" de cette Pride 2026. Quelques drapeaux et pancartes ont aussi émergé parmi la foule. Et sur lesquelles on pouvait notamment lire "Mon corps. Mon genre. Ta gueule", "Moins de fachos, plus de ciseaux" ou encore "A bas le cis-tèm".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Danser en Iran: un acte de résistance à Photo Elysée
A Photo Elysée, l'artiste Hannah Darabi explore la danse populaire iranienne comme acte de résistance identitaire. Son projet "Why don't you dance?" s'articule autour de trois figures emblématiques, et fait dialoguer photographies, vidéos et archives. A découvrir jusqu'au 1er novembre à Lausanne.
L'artiste iranienne montre comment la danse a évolué et a changé de valeur selon le contexte social et politique de son pays. Elle s'inspire du mouvement de protestation "Femme, Vie, Liberté" et révèle la complexité politique de l'Iran contemporain.
Trois figures sont sous les projecteurs: Mahvash, une des premières chanteuses et danseuses de cabaret des années 1950. Son autobiographie fictionnelle permet à Hannah Darabi d'examiner comment la danse a fonctionné comme outil de protestation au moment de la Révolution de 1979 et comment le corps des femmes a été soumis à des contraintes croissantes, explique le dossier de presse.
Jamileh, réputée pour sa maîtrise de la danse du ventre et de la "danse Jaheli" - une forme populaire ancrée dans les milieux urbains iraniens - incarne la tension entre tradition et modernité. Enfin, Mohammad Khodadian, danseur et chorégraphe de la scène pop iranienne à Los Angeles, permet de montrer les pratiques développées en exil.
La photographe Hannah Darabi, 45 ans, a étudié en Iran puis en France. Aujourd'hui établie à Paris, elle consacre l'essentiel de son travail artistique à son pays d'origine. Elle a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Elysée 2025 pour son projet sur la danse. Décerné tous les deux ans, ce Prix est doté de 80'000 francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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T
13 février 2024 à 21:37
Laissez les vivre en paix !!!!!
Carole Schmid
27 février 2024 à 20:31
Réinsérer le loup puis l abattre car il fait son travail instinctif, faudrait savoir ce que tous vous voulez ?!Faites que tous troupeaux soient protégés non??Que de décisions ridicules et incohérentes !