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Après 2 ans de guerre, Zelensky prédit la victoire de l'Ukraine

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (au centre) avec, depuis la gauche, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, la Première ministre italienne Giorgia Meloni ainsi que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre belge Alexander de Croo. (© KEYSTONE/AP/Efrem Lukatsky)

L'Ukraine "vaincra" la Russie, a proclamé samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays débute affaibli une troisième année de guerre. L'aide de son principal allié américain se tarit face à une machine militaire russe qui est montée en puissance.

"Nous nous battons pour cela. Depuis 730 jours dans notre vie. Et nous vaincrons, au meilleur jour de notre vie", a lancé M. Zelensky dans un discours à l'aéroport militaire de Gostomel, près de Kiev, théâtre d'une bataille clé avec les Russes dans les premiers jours de l'invasion débutée le 24 février 2022.

Le président russe Vladimir "Poutine doit perdre absolument tout, comme ici à Gostomel", a-t-il encore dit, depuis l'aérodrome, entouré de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, et des Premiers ministres italienne Giorgia Meloni, canadien Justin Trudeau et belge Alexander de Croo, venus pour le deuxième anniversaire de l'invasion.

Lorsque Vladimir Poutine a annoncé que les troupes russes pénétraient sur le territoire ukrainien à l'aube du 24 février 2022, il croyait prendre Kiev en quelques jours, avant d'être contraint à d'humiliantes retraites par la résistance ukrainienne.

Accords signés avec Ottawa et Rome

En 2023, c'est l'Ukraine qui a connu une déconvenue d'ampleur avec l'échec de sa grande contre-offensive, si bien que l'armée russe, forte d'une économie tournée vers l'effort de guerre, se retrouve en position de force face à militaires ukrainiens en manque d'effectifs, d'obus et d'équipements de défense antiaérienne.

Le soutien de dirigeants occidentaux présents dans la capitale ukrainienne ne masque pas la réalité: une aide américaine de 60 milliards de dollars est bloquée par les rivaux républicains du président démocrate Joe Biden, et celle des Européens a pris du retard.

M. Zelensky a pu consolider ses alliances en signant samedi des accords bilatéraux de sécurité avec le Canada et l'Italie, comme il l'a déjà fait avec plusieurs pays européens, comme l'Allemagne et la France. "Aujourd'hui, l'Ukraine est clairement plus forte qu'il y a deux ans", a écrit sur Telegram le dirigeant ukrainien.

Le Canada fournira à Kiev environ 2,2 milliards de dollars d'aide financière et militaire en 2024. Ursula von der Leyen a annoncé de son côté que l'UE verserait en mars 4,5 milliards d'euros à Kiev, première tranche d'une enveloppe de 50 milliards d'euros approuvée en février par les 27.

"Unité"

En cette journée anniversaire et depuis la cathédrale Sainte-Sophie à Kiev, Mme Meloni devait aussi présider une réunion virtuelle du G7 sur l'Ukraine, en présence de M. Zelensky, pour discuter de nouvelles sanctions contre Moscou. Présente aussi en Ukraine, la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock s'est rendue à Odessa (Sud), avec son homologue ukrainien.

En dépit des difficultés sur la ligne de front, le commandant en chef des armées ukrainiennes, le général Oleksandre Syrsky, s'est dit "convaincu que notre victoire est dans l'unité". "La lumière l'emporte toujours sur les ténèbres!", a-t-il déclaré sur Telegram.

Le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg, a exhorté samedi l'Ukraine et ses alliés à "ne pas perdre espoir" car "l'objectif du président Poutine de dominer l'Ukraine n'a pas changé, rien n'indique qu'il se prépare à la paix", a-t-il dit dans un message enregistré.

La Russie se targue, quant à elle, de multiplier les assauts sur le front et revendique les succès, en particulier la prise de la ville forteresse d'Avdiïvka le 17 février.

Y croire

Les soldats russes grignotent également du terrain dans un second secteur de l'Est, celui du Mariïnka, dorénavant qualifié de "point chaud" par Kiev.

"L'avantage est de notre côté", a déclaré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou lors d'une visite à ses troupes en Ukraine, selon un communiqué de l'armée russe samedi, qui précise que les forces russes étaient encore à l'offensive après la prise d'Avdiïvka.

Près de cette ville qu'ils ont défendue, des militaires ukrainiens rencontrés par l'AFP à Pokrovsk avaient un message clair pour les dirigeants occidentaux.

"Donnez-nous de l'artillerie, des drones, des contre-batteries, des obus !", réclame Woodie, le pseudo d'un soldat de 31 ans. "Nous avons tenu le coup et infligé des dégâts, mais c'est vraiment dur quand des gens armés de fusils d'assaut se battent contre l'artillerie et l'aviation", explique Sportsman, un autre combattant de 39 ans, sur le front depuis deux ans.

En Russie, Vladimir Poutine a encore une fois salué vendredi ses "héros" qui combattent l'Ukraine. Quelque 500'000 hommes se sont engagés en 2023 et environ 50'000 de plus au seul mois de janvier de cette année.

L'opposition russe a, elle, été décimée par une campagne de répression sans merci, culminant le 16 février avec la mort dans une prison de l'Arctique de la figure de proue des détracteurs du Kremlin, Alexeï Navalny. A trois semaines de la présidentielle russe de la mi-mars, l'emprise de M. Poutine sur le pouvoir semble plus totale que jamais.

Coupés de la vérité?

Samedi à Moscou, la police russe a procédé à plusieurs arrestations, notamment de journalistes, lors d'un rassemblement de femmes de soldats russes mobilisés réclamant leur retour d'Ukraine. Tous les samedis, ces épouses de militaires déposent des fleurs sur la tombe du soldat inconnu, une action symbolique à l'ombre des murs du Kremlin.

Quant aux sanctions qui ont coupé la Russie du monde occidental et ont dans un premier temps secoué l'économie russe, le Kremlin n'a cessé de s'en moquer, tout en les contournant. Ces mesures n'ont pas empêché l'industrie de défense de démultiplier sa production, faisant pencher le rapport de force en faveur des Russes.

La nouvelle salve de sanctions occidentales annoncées ces derniers jours est censée y remédier mais les responsables russes les ont balayées. Le numéro deux du Conseil de sécurité russe Dmitri Medvedev a juré vengeance et de faire "souffrir" les "ennemis" occidentaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les inégalités salariales s'accentuent en Suisse

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Image d'illustration d'une femme portant un t-shirt avec un slogan lors de la grève féministe du 14 juin 2023, à Lausanne. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse gagne une place et figure au 20e rang d'un classement sur l'égalité professionnelle, mais sa situation stagne. L'écart salarial entre hommes et femmes s'est creusé à 17,4% et la part des femmes travaillant à plein temps a diminué, selon l'indice PwC 2026.

La Suisse a progressé de la 21e à la 20e place dans l'indice "Women in Work 2026" de PwC, mais son score global reste inchangé à 68,7 points. Si le taux d'activité des femmes a légèrement augmenté pour atteindre 80,8%, d'autres indicateurs montrent un recul.

La proportion de femmes occupant un emploi à plein temps a ainsi baissé, passant de 60,7% à 59,2%. L'écart salarial entre les sexes, déjà élevé, a continué de se creuser pour s'établir à 17,4%, contre 17,2% l'année précédente. Le taux de chômage des femmes reste stable à 4,7%.

Selon les experts de PwC, ces chiffres sont des "signaux d'alarme". Ils soulignent que les femmes font face à des défis comme des services de garde d'enfants limités et coûteux. Ils appellent les entreprises à adopter des mesures telles que des modèles de travail plus flexibles pour promouvoir l'égalité.

Ralentissement au niveau de l'OCDE

La tendance observée en Suisse s'inscrit dans un contexte de ralentissement général au sein des pays de l'OCDE. L'indice global n'a progressé que de 0,5 point entre 2023 et 2024, soit deux fois moins que la moyenne annuelle depuis 2011.

Cette décélération s'explique par une détérioration des perspectives d'emploi pour les femmes. Le taux de chômage féminin dans l'OCDE a augmenté à 5,5% et, pour la première fois, la part des femmes en emploi à plein temps a diminué, passant de 78,1% à 76,8%. En revanche, l'écart salarial moyen a reculé de 0,6 point pour s'établir à 12,4%, soit la plus forte baisse en cinq ans.

L'Islande en tête, la Suisse en retrait

Pour la cinquième année consécutive, l'Islande occupe la première place du classement, notamment grâce à un taux d'activité féminin de 85,1%. Des congés parentaux généreux et une culture du travail favorable à la famille sont cités comme facteurs de succès. Le Luxembourg, la Nouvelle-Zélande, la Slovénie et la Suède complètent le groupe de tête.

À l'inverse, le Mexique, la Corée du Sud, le Chili, l'Italie et la Grèce figurent en fin de classement, en raison d'une faible participation des femmes au marché du travail et d'importantes disparités.

Avec un écart salarial de 17,4%, la Suisse se situe nettement au-dessus de la moyenne de l'OCDE (12,4%). La forte proportion de femmes travaillant à temps partiel et la lenteur des progrès en matière d'égalité salariale indiquent un retard à combler. Alors qu'elle figurait encore dans le top 10 de cet indice en 2016, la Suisse stagne autour de la 20e place depuis 2020.

L'indice "PwC Women in Work" évalue depuis 2011 l'égalité sur le marché du travail dans 33 pays de l'OCDE. Il se base sur cinq indicateurs: le taux d'activité des femmes, l'écart de participation hommes-femmes, le taux de chômage féminin, la part d'emplois à plein temps et l'écart salarial.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Avant les Oscars, les acteurs de "Sinners" sacrés aux Actor Awards

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Les acteurs de "Sinners" ont été récompensés aux Actor Awards, dimanche, à Los Angeles. (© KEYSTONE/AP/Jordan Strauss)

Les acteurs de "Sinners" ont remporté dimanche le prix principal de la cérémonie des Actor Awards, dernière grande étape de la saison des récompenses avant les Oscars, s'imposant devant "Une bataille après l'autre".

Ce conte de vampires sur les Etats-Unis ségrégationnistes, arrivé avec cinq nominations, a remporté le prix du meilleur ensemble d'acteurs, le plus prestigieux de cette cérémonie organisée par le syndicat des acteurs américains, SAG-AFTRA.

Le film a pour tête d'affiche Michael B. Jordan, qui prête ses traits à deux jumeaux mafieux rêvant d'ouvrir un bar clandestin malgré la prohibition des années 1930.

Il s'est imposé face à la fresque de Paul Thomas Anderson sur les dérives extrémistes aux Etats-Unis qui était pourtant en tête, avec sept nominations. Une oeuvre portée par Leonardo DiCaprio, qui interprète un ex-militant à l'esprit embrumé par la fumette, forcé de se ressaisir pour secourir sa fille métisse des griffes d'un suprémaciste blanc.

Le prix du meilleur ensemble d'acteurs est parfois un bon indicateur pour prédire le gagnant de l'Oscar du meilleur film. Mais pas cette année, selon Scott Feinberg, chroniqueur au Hollywood Reporter.

"Je ne suis pas aussi sûr que le film remportera l'Oscar du meilleur film", souligne-t-il. "C'est possible, mais ces deux récompenses sont allées à des films différents presque aussi souvent qu'au même film."

Et cette année, c'est plutôt "Une bataille après l'autre" qui est pressenti pour l'Oscar.

Jessie Buckley rafle encore

Michael B. Jordan a créé la surprise en remportant l'Actor Award du meilleur acteur principal, pour lequel Timothée Chalamet était favori avec son rôle de joueur de ping-pong à l'ambition démesurée dans "Marty Supreme".

De son côté, Jessie Buckley a remporté comme attendu le trophée de meilleure actrice principale. Remarquable dans "Hamnet", elle incarne l'épouse de William Shakespeare bouleversée par la mort de son fils.

La comédienne irlandaise a raflé tous les prix cette saison.

Elle ne semble donc laisser aucune chance à ses concurrentes: Rose Byrne, qui joue une mère au bout du rouleau dans "If I Had Legs, I'd Kick You", Kate Hudson, chanteuse amoureuse de "Sur un air de blues", Chase Infiniti, qui interprète la fille de DiCaprio dans "Une bataille après l'autre", et Emma Stone, impeccable en patronne de laboratoire pharmaceutique séquestrée dans "Bugonia".

Hommage à Harrison Ford

Amy Madigan a remporté la statuette de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation de la sorcière redoutable dans "Evanouis", après son succès aux Critics Choice Awards.

Du côté de la télévision, les récompenses ont été dominées par la satire hollywoodienne "The Studio" d'Apple TV, qui a remporté trois récompenses, dont un prix posthume pour Catherine O'Hara, décédée en janvier, dans la catégorie meilleure actrice dans une série comique.

La cérémonie, qui a également récompensé Harrison Ford pour l'ensemble de sa carrière, a été animée par l'actrice Kristen Bell et diffusée en direct sur Netflix.

FILM

Meilleur ensemble d'acteurs: "Sinners"

Meilleur acteur principal: Michael B. Jordan, "Sinners"

Meilleure actrice principale: Jessie Buckley, "Hamnet"

Meilleur acteur dans un second rôle: Sean Penn, "Une bataille après l'autre"

Meilleure actrice dans un second rôle: Amy Madigan, "Evanouis"

Meilleure équipe de cascadeurs: "Mission Impossible: Dead Reckoning"

TELEVISION

Meilleure distribution dans une série dramatique: "The Pitt"

Meilleur acteur dans une série dramatique: Noah Wyle, "The Pitt"

Meilleure actrice dans une série dramatique: Keri Russell, "La Diplomate"

Meilleure distribution dans une série comique: "The Studio"

Meilleur acteur dans une série comique: Seth Rogen, "The Studio"

Meilleure actrice dans une série comique: Catherine O'Hara, "The Studio"

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm: Owen Cooper, "Adolescence"

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm: Michelle Williams, "Dying for Sex"

Meilleure équipe de cascadeurs dans une série comique ou dramatique: "The Last of Us"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Frappes massives contre l'Iran, le conflit se propage au Liban

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Israël et les Etats-Unis continuent leur offensive contre le pouvoir iranien. (Photo prise dimanche en début de soirée à Téhéran). (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

Des bombardements massifs ciblent de nouveau l'Iran lundi au troisième jour de l'offensive américano-israélienne destinée à décapiter la République islamique. Le conflit s'étend au Liban où Israël mène des frappes après des tirs du Hezbollah contre son territoire.

Alors que la guerre a fait ses premières victimes américaines et que Donald Trump a dit envisager une opération durant plusieurs semaines, chaque camp affiche sa détermination à poursuivre les hostilités, laissant craindre un embrasement régional.

Dans le Golfe, la journée a une nouvelle fois commencé au son de fortes explosions à Dubaï, Doha et Manama, tandis que l'armée israélienne a annoncé tôt lundi matin mener "des frappes à grande échelle" sur Téhéran.

L'armée israélienne a annoncé tôt lundi matin mener "des frappes à grande échelle" sur Téhéran, et l'agence de presse iranienne Tasnim a fait état d'explosions dans la capitale.

Les autorités libanaises ont fait état d'au moins 31 morts et 149 blessés.

Des journalistes de l'AFP ont entendu de puissantes explosions à Beyrouth dans la nuit, et ont vu de nombreuses familles fuir le sud du pays à bord de voitures dont certaines avaient des matelas accrochés sur le toit.

L'armée israélienne a également annoncé frapper des cibles du Hezbollah "à travers le Liban", en riposte à des tirs du mouvement chiite libanais en direction d'Israël, les premiers depuis le début de l'intervention contre l'Iran.

Des journalistes de l'AFP ont entendu de puissantes explosions à Beyrouth dans la nuit, et ont vu des milliers de familles fuir le sud du pays à bord de voitures dont certaines avaient des matelas accrochés sur le toit.

L'armée israélienne a enjoint aux habitants d'une cinquantaine de villages à travers tout le Liban de s'éloigner "d'au moins 1000 mètres" de tout immeuble en prévision de bombardements.

Israël avait indiqué plus tôt avoir intercepté un "projectile" tiré depuis le Liban et que d'autres étaient tombés dans des zones inhabitées, sans faire de victime.

"Essaim de drones"

Le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a affirmé avoir lancé "une salve de missiles et un essaim de drones" contre Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué samedi dans les premières heures de l'opération américano-israélienne.

"Le Hezbollah a lancé une campagne contre Israël pendant la nuit et est entièrement responsable de toute escalade", a déclaré sur Telegram le chef d'état-major israélien, le général Eyal Zamir. "Tout ennemi qui menace notre sécurité en paiera le prix fort".

L'armée a ensuite prévenu que les raids au Liban allaient s'intensifier lundi.

Dans une série d'interventions sur les réseaux sociaux et d'interviews, Donald Trump s'est pour sa part efforcé de justifier cette nouvelle guerre dans laquelle trois soldats américains ont déjà été tués, selon l'armée.

Il a ainsi déclaré au New York Times que les Etats-Unis se préparaient pour une opération durant "quatre à cinq semaines". Questionné par le journal sur l'avenir de l'Iran, et plus particulièrement sur qui il souhaitait voir à la tête du pays, il a répondu: "J'ai trois très bons choix", avant d'ajouter: "Je ne les dévoilerai pas pour l'instant. Finissons d'abord le travail".

"Nous menons cette opération massive non seulement pour assurer notre sécurité ici et maintenant, mais aussi pour nos enfants et leurs enfants", avait-il insisté plus tôt. "Un régime iranien équipé de missiles à longue portée et d'armes atomiques serait une grave menace pour tout Américain".

Dans un message vidéo, M. Trump a appelé les Gardiens de la révolution iraniens, l'armée idéologique du régime, et la "police militaire" à "déposer les armes et recevoir une immunité totale ou faire face à une mort certaine".

"Nous ne négocierons pas avec les Etats-Unis", a rétorqué sur X le puissant chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani. "Trump a plongé la région dans le chaos avec ses +rêves illusoires+ et s'inquiète désormais de nouvelles pertes parmi les forces américaines", a-t-il ajouté.

Le ministre de la Défense Pete Hegseth doit donner lundi à 13H00 GMT la toute première conférence de presse d'un dirigeant américain depuis le début du conflit.

"Serpent décapité"

Dimanche, le Pentagone a annoncé avoir détruit le quartier général des Gardiens de la Révolution iraniens. L'armée israélienne a elle dit avoir "décapité le serpent" et porté un "coup dur" aux capacités de commandement iranien.

Pour sa part, l'Iran a mené des frappes de représailles contre Israël, où au moins neuf personnes ont été tuées dimanche et où une nouvelle alerte aux missiles a été déclenchée lundi matin. Des journalistes de l'AFP ont entendu des explosions à Jérusalem.

L'Iran a également attaqué les Emirats arabes unis, le Qatar, l'Arabie saoudite et le Bahreïn, où les autorités ont fait état d'un mort lundi. Un photographe de l'AFP a vu au moins deux drones se faire abattre près de l'aéroport d'Erbil, dans le nord de l'Irak, ville qui héberge des troupes américaines. D'autres journalistes de l'AFP ont entendu de nouvelles explosions à Doha, Abou Dhabi et Dubaï.

Le Royaume-Uni a en outre fait état d'une "frappe de drone présumée" dans la nuit de dimanche à lundi sur sa base aérienne d'Akrotiri, à Chypre.

Les Emirats, où trois personnes ont été tuées depuis samedi, ont appelé l'Iran à revenir "à la raison".

L'annonce de la disparition d'Ali Khamenei, qui a dirigé l'Iran d'une main de fer durant près de 37 ans a donné lieu dimanche à Téhéran à un rassemblement de milliers de partisans du pouvoir, criant "mort à l'Amérique", "mort à Israël", selon un journaliste de l'AFP sur place.

Mais la nouvelle a aussi été accueillie avec des acclamations de joie dans les rues, selon des vidéos vérifiées par l'AFP.

"Aucune limite"

"Nous avons tous compris qu'il n'y a absolument aucun moyen de réformer ce régime sans une intervention étrangère", témoigne pour l'AFP une habitante de Téhéran âgée d'une trentaine d'années, sous couvert d'anonymat. "Ils ont pris le peuple iranien en otage", a-t-elle ajouté.

Un vaste mouvement de contestation avait été écrasé dans le sang en janvier, faisant des milliers de morts selon des ONG.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré dimanche que venger la mort du guide suprême était un droit "légitime". Et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti que l'Iran ne se fixait "aucune limite" dans son droit à se défendre.

Outre Ali Khamenei, plusieurs hauts responsables iraniens, dont le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, un conseiller du guide suprême, Ali Shamkhani, et le chef d'état-major de l'armée, Abdolrahim Moussavi, ont été tués, selon la télévision d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Manifestations contre Lula au Brésil

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Les partisans de l'ex-président Jair Bolsonaro ont manifesté dans plusieurs villes brésiliennes (ici São Paulo), dimanche. (© KEYSTONE/EPA/Isaac Fontana)

Le sénateur Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président brésilien emprisonné Jair Bolsonaro, a tenté dimanche de rassembler les conservateurs de son pays en vue des élections générales d'octobre.

Des milliers de partisans de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022) se sont mobilisés dans plusieurs villes du Brésil pour réclamer sa libération et protester contre le gouvernement du dirigeant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva.

A São Paulo, des manifestants tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Libérez Bolsonaro" ou "Dehors Lula". Certains portaient des casquettes avec l'inscription "Flavio Bolsonaro 2026".

Présent à ce rassemblement, Flavio Bolsonaro a tenté de présenter un front uni, apparaissant aux côtés de rivaux potentiels et du député Nikolas Ferreira, devenu le visage le plus visible de la droite.

"Ensemble, nous ne sommes pas en compétition pour des votes. Nous sommes ici pour penser à ce qui est le mieux" pour le pays, a-t-il déclaré à la foule, estimée à environ 20.000 personnes selon des chercheurs de l'Université de São Paulo.

Il a en outre promis de travailler pour contrer le veto du président Lula à la loi adoptée par le Congrès qui réduirait drastiquement la peine de Jair Bolsonaro, affirmant avoir promis à son père qu'ils marcheraient ensemble vers le palais présidentiel en 2027.

Jair Bolsonaro purge une peine de 27 ans de prison après avoir été reconnu coupable de tentative de coup d'Etat, à la suite de sa défaite à la présidentielle de 2022.

En décembre, il a désigné son fils ainé Flavio, actuel sénateur de Rio de Janeiro, comme héritier politique. Cette décision a suscité des réactions mitigées au sein de la famille Bolsonaro et du mouvement conservateur du pays, deux gouverneurs de droite ayant annoncé leurs propres ambitions présidentielles.

Dimanche, Jair Bolsonaro a envoyé une lettre depuis sa prison, dans laquelle il déplore "les critiques venant de la droite, adressées à certains collègues et à mon épouse", Michelle Bolsonaro.

Bien qu'au départ Flavio Bolsonaro, 44 ans, semblait peu sûr de sa candidature, allant jusqu'à déclarer qu'il pourrait renoncer à ses ambitions moyennant "un prix", il a progressivement assumé le rôle et gagne du terrain dans les sondages.

Le président Lula, 80 ans, vise un quatrième mandat présidentiel lors des élections générales du 4 octobre.

Dans un duel au second tour, Lula et Flavio Bolsonaro seraient au coude-à-coude avec respectivement 46,2% et 46,3% des intentions de vote, selon un sondage d'AtlasIntel publié la semaine dernière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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