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International

Heurts et sifflets contre Macron au Salon de l'agriculture

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Journée agitée pour un Emmanuel Macron malgré tout souriant au Salon de l'agriculture à Paris. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL)

Le président français Emmanuel Macron a été hué samedi à l'ouverture du Salon de l'agriculture, grand rendez-vous politique et professionnel perturbé cette année par la colère du monde agricole qui ne retombe pas depuis plusieurs semaines.

C'est protégé par des dizaines de CRS équipés de boucliers mais pas à l'abri des sifflets et des insultes de centaines d'agriculteurs ulcérés que le chef de l'Etat a déambulé parmi les stands du salon, dont l'inauguration a été retardée par des heurts entre agriculteurs et forces de l'ordre et une pagaille inédite le matin.

"Macron démission", "fumier", ont entendu notamment des journalistes de l'AFP au moment où le président a officiellement coupé le ruban, avec quatre heures et demie de retard, en début d'après-midi. Le plus grand salon agricole de France se tient jusqu'au 3 mars, avec 600'000 visiteurs attendus.

Goûtant ici du miel, là du fromage, serrant des mains et répondant aux interpellations, M. Macron a cheminé dans les allées, l'air quasi imperturbable, mais sa voix était régulièrement couverte par le vacarme causé par des agriculteurs contestant sa présence et demandeurs d'actes concrets pour améliorer leurs conditions.

"Menteur", "Barre-toi!"

A plusieurs reprises, les CRS ont repoussé les manifestants à une cinquantaine de mètres de lui, tandis que résonnaient les cris de "menteur" ou "Barre-toi !". Trois personnes ont été interpellées pour violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, selon le parquet de Paris. Relâchées, elles seront convoquées ultérieurement.

Le président, arrivé à 08h00, avait commencé la journée par une rencontre avec des dirigeants syndicaux. Dans une salle sécurisée, il avait recueilli les doléances d'agriculteurs de trois organisations syndicales, la FNSEA, les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale.

"Je préfère toujours le dialogue à la confrontation", a asséné le chef de l'État, qui avait initialement imaginé "un grand débat" avec tous les acteurs de l'économie agricole, industriels, distributeurs, ONG, finalement intenable en raison de la fureur des syndicats agricoles suscitée par l'invitation d'un collectif écologiste radical.

"La ferme France reste forte, c'est faux de dire qu'elle est en train de se casser la gueule", a affirmé M. Macron. "On est en train de faire toute la simplification", a-t-il aussi promis, alors que les exploitants se plaignent d'un excès de contraintes administratives et environnementales.

Forteresse assiégée

"Tant que ce n'est pas concrétisé dans les cours de ferme, on sera sur votre dos", lui a répondu un agriculteur. "Vous l'avez écouté? Il ne laisse pas parler les agriculteurs, il coupe la parole, il tutoie... On n'est pas des copains, ça ne se fait pas. On souhaite qu'il parte", commentait auprès de l'AFP un agriculteur de l'Oise, Eric Labarre, adhérent FNSEA.

Les heurts se sont produits au moment de son arrivée au pavillon où vaches, brebis et chèvres sont exposés. Des centaines de personnes avaient forcé des grilles et sont entrées, s'opposant au service d'ordre et aux policiers.

Les portes de ce hall, le plus couru, ont alternativement été ouvertes et fermées au public, illustrant la confusion générale. Certains étaient déçus: "Il y avait des CRS partout. Ambiance de forteresse assiégée", regrette Sophie Sucurovski, 28 ans, venue des Ardennes avec son fils de deux ans.

Le calme est ensuite revenu mais le stand de Lactalis, numéro un mondial des produits des laitiers accusé de mal payer le lait, a été souillé par du lisier.

Prix plancher

M. Macron a fait plusieurs annonces aux syndicats qui restent à préciser, dont la création d'un "prix plancher" pour mieux rémunérer les agriculteurs et un recensement des exploitations nécessitant des aides de trésorerie d'urgence.

"Poser le mot sur le concept de prix plancher est déjà une petite révolution", a salué auprès de l'AFP la porte-parole de la Confédération paysanne, syndicat opposé à l'agriculture intensive, Laurence Marandola.

Les présidents français passent généralement des heures, voire la journée entière, au Salon, et les incidents ne sont pas inhabituels.

Nicolas Sarkozy avait lancé "Casse-toi, alors, pauvre con!" en 2008 à un homme qui refusait de lui serrer la main. François Hollande s'était fait huer et insulter par des éleveurs en 2016.

La crise, qui couvait depuis l'automne, a explosé à partir du 18 janvier, menant à deux semaines de blocages d'autoroutes, finalement levés le 1er février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Les résultats de Citigroup amputés par une perte liée à la Russie

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Pertes en Russie mises à part, la performance du géant bancaire américaine contente largement les attentes des analystes. (archive) (© KEYSTONE/EPA FILE/JUSTIN LANE)

La banque américaine Citigroup a annoncé mercredi des résultats inférieurs aux attentes au quatrième trimestre 2025, amputés comme prévu par une perte de 1,12 milliard de dollars (890 millions de francs) liée à la vente de ses derniers actifs en Russie.

Le chiffre d'affaires ressort à 19,87 milliards de dollars (+2% sur un an) et le bénéfice net à 2,47 milliards (-13%), ce qui est inférieur au consensus des analystes de FactSet qui tablait respectivement sur 20,94 et 3,02 milliards de dollars.

Hors la perte en Russie, liée majoritairement à des effets de change, le chiffre d'affaires atteint 21 milliards et le bénéfice net 3,6 milliards.

En revanche, le bénéfice net par action hors éléments exceptionnels - variable privilégiée par les marchés, ressort à 1,81 dollar contre 1,35 dollar un an plus tôt. Le consensus anticipait 1,67 dollar.

"Avec un chiffre d'affaires record et une tendance opérationnelle positive pour chacune de nos cinq branches, 2025 a été une année de progrès importante au cours de laquelle nous avons fait la démonstration que les investissements effectués alimentent une forte croissance de notre activité", a commenté Jane Fraser, patronne de Citigroup, citée dans un communiqué.

Vers 14H30 GMT, l'action Citigroup progressait de 1,46% à la Bourse de New York.

Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires atteint 85,22 milliards (+6%) et le bénéfice net 14,31 milliards (+13%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Gaza: accord pour la formation du comité palestinien de gouvernance

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Le cdamp de réfugiés à l'ouest de Khan Younès, dans la bande ede Gaza. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

Le gouvernement égyptien a annoncé mercredi qu'un "consensus" avait été trouvé sur les noms des membres du comité technocratique palestinien de 15 personnes chargé d'administrer la bande de Gaza au terme du plan de Donald Trump.

"Nous espérons qu'à la suite de cet accord, le comité sera bientôt annoncé (...) puis déployé dans la bande de Gaza pour gérer la vie quotidienne et les services essentiels", a ajouté le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty, à l'issue de pourparlers sur la question au Caire.

La deuxième phase du plan Trump prévoit notamment la mise en place de cette autorité transitoire pour administrer Gaza et le déploiement d'une force internationale pour assurer la sécurité du territoire et désarmer le Hamas et les autres factions armées sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Corruption de mineurs: Jean-Marc Morandini définitivement condamné

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Jean-Marc Morandini avait été condamné le 21 mars 2025 à deux ans de prison avec sursis et 20'000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris. Il s'était aussi vu interdire d'exercer une profession en contact avec des mineurs (archives). (© Keystone/AP/CHRISTOPHE ENA)

La Cour de cassation française a rendu définitive mercredi la condamnation de l'animateur de télévision Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Elle n'a pas admis son pourvoi.

L'animateur de 60 ans, qui officie actuellement sur la chaîne CNews, a été condamné le 21 mars 2025 à deux ans de prison avec sursis et 20'000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris. Celle-ci a en outre prononcé contre M. Morandini une interdiction définitive d'exercer une profession en contact avec des mineurs et confirmé son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles.

"Après avoir examiné tant la recevabilité du recours que les pièces de procédure, la Cour de cassation constate qu'il n'existe, en l'espèce, aucun moyen de nature à permettre l'admission du pourvoi", indique l'arrêt consulté par l'AFP.

Peine alourdie

En première instance, en décembre 2022, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné l'animateur à un an de prison assorti d'une période de sursis probatoire de deux ans. Jean-Marc Morandini avait fait appel et vu sa peine alourdie à l'issue de son second procès.

Dans cette affaire, il lui était reproché d'avoir envoyé des messages à deux jeunes de 15 ans, en 2013 et 2015-2016, qui consistaient pour l'un à évoquer des scénarios sexuels et, pour le second, à lui demander d'envoyer une photo de lui dénudé.

L'animateur avait aussi demandé en 2009 à un adolescent de 16 ans de se dénuder et de se masturber lors d'une audition pour le remake d'un film qui n'a jamais vu le jour.

Condamné pour harcèlement

Cette figure du paysage audiovisuel français a également été condamnée en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel à l'encontre d'un jeune comédien, six mois de plus que la peine prononcée en première instance.

Dans ce dossier, il était poursuivi pour avoir encouragé entre juin et septembre 2015 des comédiens, âgés de 19 à 26 ans au moment des faits, à s'exhiber nus pour les castings d'une web-série intitulée "Les Faucons", dont il était le producteur.

Dans cette autre procédure, l'animateur a là aussi déposé un pourvoi en cassation, qui n'a pas encore été examiné.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

BP prévient d'une charge de plusieurs milliards de dollars

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Le mastodonte énergétique se retrouve pris entre deux feux, entre renoncement à ses ambitions climatiques et faiblesse des cours du pétrole. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Le géant pétrolier britannique BP, en plein rétropédalage sur son ambitieuse stratégie climatique, a prévenu mercredi que ses résultats seraient plombés par une charge de plusieurs milliards de dollars. Des dépréciations liées à la transition énergétique.

Les résultats du quatrième trimestre, qui seront publiés le 10 février, devraient inclure des dépréciations "d'un montant compris entre 4 et 5 milliards de dollars, principalement liés à nos activités de transition", c'est-à-dire à la division "gaz et énergies à faible émission de carbone", selon un communiqué. Le groupe ne détaille pas ces charges mais avertit, en outre, que son résultat issu des ventes de pétrole a été "faible" sur la période.

Ces annonces de BP "n'augurent rien de bon pour les résultats de 2025, année où le prix du pétrole a chuté de 20%", selon Kathleen Brooks, analyste de XTB. Le cours de BP à la Bourse de Londres était en baisse de 1,28% mercredi vers 10H00 GMT.

Le groupe, dont les performances ont décroché ces dernières années par rapport à ses rivaux, a présenté l'an dernier un plan de redressement passant par un recentrage radical sur les hydrocarbures et une réduction des coûts, avec la suppression de milliers d'emplois. Il a aussi annoncé le mois dernier la nomination d'une nouvelle directrice générale, l'Américaine Meg O'Neill, une ancienne d'ExxonMobil, en remplacement de Murray Auchincloss. Elle prendra ses fonctions le 1er avril.

"BP doit faire face au départ inattendu de son PDG (...) ainsi qu'à la faiblesse des prix du pétrole et aux pressions exercées pour un retour aux sources d'énergie pétrolières et gazières, afin d'améliorer la rentabilité pour les investisseurs", résume Victoria Scholar, analyste chez interactive investor. Dans le cadre de son plan de redressement, BP avait annoncé l'an dernier quelque 20 milliards de dollars de cessions d'ici 2027.

L'entreprise a annoncé le mois dernier la vente de 65% des parts de sa filiale de lubrifiants moteurs Castrol au fonds d'investissement américain Stonepeak, une opération dont elle évalue le produit net à 6 milliards de dollars, qui seront utilisés pour réduire sa dette.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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