Rejoignez-nous

International

Pas de répit dans la guerre à Gaza malgré l'appel du Conseil de sécurité

Publié

,

le

Des déplacés palestiniens inspectent leur maison à Rafah après une frappe israélienne. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

L'armée israélienne a de nouveau bombardé la bande de Gaza faisant des dizaines de morts ces dernières heures malgré un appel du Conseil de sécurité de l'ONU à un cessez-le-feu "immédiat". Dans le sud d'Israël, les sirènes d'alerte aux roquettes ont aussi retenti.

Tôt mardi, le ministère de la Santé du Hamas a fait état de 70 morts dans des frappes aériennes nocturnes israéliennes, dont treize près et dans la ville de Rafah, à la pointe sud du territoire palestinien assiégé où s'entassent 1,5 million de Palestiniens, la majorité des déplacés.

"Nous avons entendu une énorme explosion. Les décombres sont tombés sur nous. Il y avait des morceaux de corps dans les arbres. Il y a eu 22 ou 23 martyrs, tous des déplacés venus de Gaza", a déclaré un déplacé, au milieu des destructions à Rafah.

Nouveau signe d'une situation humanitaire désespérée dans la bande de Gaza dont la plupart des 2,4 millions d'habitants sont menacés de famine selon l'ONU, le ministère de la Santé du Hamas a annoncé mardi la mort de sept Palestiniens noyés en tentant de récupérer en mer de l'aide parachutée par avion.

Appel de l'ONU

Israël a juré de détruire le Hamas et se dit déterminé à poursuivre son offensive d'envergure dans la bande de Gaza qui a fait jusqu'à présent 32'333 morts majoritairement des civils selon un dernier bilan du ministère de la santé du Hamas. Et ce malgré les pressions et les inquiétudes internationales y compris de son allié américain.

Lundi, et pour la première fois depuis le début de la guerre, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution appelant à un cessez-le-feu, avec 14 voix pour, dont celle de la Suisse, et l'abstention des Etats-Unis qui avaient jusqu'alors bloqué trois textes mentionnant un "cessez-le-feu".

Le texte "exige un cessez-le-feu immédiat pour le ramadan", le mois de jeûne musulman qui a débuté il y a deux semaines, et "la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages" enlevés le jour de l'attaque du 7 octobre.

Israël furieux

Ne pas appliquer cette résolution serait "impardonnable", a averti le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres dans la foulée du vote salué par les grandes capitales.

Furieux contre les Etats-Unis, Israël a annulé la visite d'une délégation attendue à Washington, en déclarant que l'abstention américaine "nuisait" à la fois à son effort de guerre et à ses efforts pour libérer les otages.

"Nous n'avons pas le droit moral d'arrêter la guerre tant qu'il y a des otages à Gaza", a déclaré son ministre de la Défense Yoav Gallant, en visite aux Etats-Unis, insistant sur la nécessité de "vaincre" le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union européenne.

Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a salué l'appel à un cessez-le-feu et accusé aussi Israël d'avoir provoqué "l'échec" des pourparlers à Doha impliquant les médiateurs internationaux -Qatar, Egypte, Etats-Unis- pour une trêve accompagnée d'une libérations des otages. Son chef, Ismaïl Haniyeh, est arrivé mardi en Iran, allié du mouvement palestinien et ennemi juré d'Israël.

Hôpitaux visés

Alors que moins d'un tiers des hôpitaux de la bande de Gaza sont opérationnels, et ce partiellement, d'après l'ONU, trois hôpitaux sont visés par des opérations de l'armée. Israël affirme que des membres du Hamas s'y cachent.

Plus de 170 combattants palestiniens ont été tués depuis le 18 mars Dans et autour du complexe hospitalier d'al-Chifa à Gaza (nord), selon l'armée. A Khan Younès (sud), les soldats encerclent l'hôpital Nasser selon le Hamas et d'autres opèrent aux abords de celui d'al-Amal.

La situation humanitaire est particulièrement catastrophique dans le nord du territoire. A Jabaliya, des habitants, dont beaucoup de femmes et d'enfants, font quotidiennement la queue pour remplir des bidons d'eau et attendent de recevoir la nourriture aux points de distribution.

"Pour une boîte de thon"

Israël contrôle strictement l'entrée par voie terrestre des aides qui arrivent au compte-gouttes depuis l'Egypte. Ce qui a poussé des gouvernements étrangers à larguer, par parachutage, des colis alimentaires sur Gaza.

"Des gens meurent pour une boîte de thon", s'emporte Mohamad, un Gazaoui, brandissant à la caméra l'unique boîte de thon qu'il a pu récupérer. Non loin, un autre homme dit risquer sa vie pour une boîte de haricots "qui sera partagée avec 18 personnes".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Suède: Google condamné à verser 1,3 milliard d'euros à Klarna

Publié

le

Google a été condamné en Suède pour avoir favorisé illégalement son propre service de comparaison de prix durant des années (archives). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

Un tribunal suédois a condamné mercredi Google à verser 14,3 milliards de couronnes (1,2 milliard de francs) au comparateur de prix Pricerunner, détenu par le groupe suédois de services financiers Klarna.

Le tribunal des brevets et de la concurrence de Stockholm a jugé que "Pricerunner est considéré comme ayant subi un préjudice du fait que Google a, pendant de nombreuses années, favorisé illégalement son propre service de comparaison de prix".

Pricerunner, qui avait intenté son action en justice en 2022, avait réclamé "des dommages-intérêts nettement plus élevés, mais n'a pas entièrement obtenu gain de cause", selon le communiqué du tribunal.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

Mort de Victor Willis, le policier du groupe disco Village People

Publié

le

Le chanteur des Village People Victor Willis (ici en 1979) est décédé à l'âge de 74 ans. (© KEYSTONE/AP CANT STOP PRODUCTIONS)

Il était le solide barbu en uniforme de police, ou parfois l'officier de marine. Victor Willis, leader du groupe disco iconique des années 1970 Village People, est mort à l'âge de 74 ans.

Le musicien, né au Texas en 1951, était le chanteur principal et le coauteur des plus grands succès du groupe, notamment le tube planétaire Y.M.C.A (pour "Young Men's Christian Association", une association de jeunesse chrétienne).

Un bref message de son épouse a annoncé sa mort mercredi, sur les comptes du groupe sur les réseaux sociaux. "C'est avec une profonde tristesse que je dois annoncer le décès de mon mari, VICTOR WILLIS", a-t-elle écrit, en évoquant "une maladie courte, mais agressive".

Les débuts du groupe appartiennent à la légende. Willis est découvert par les producteurs Jacques Morali et le producteur Henri Belolo, tous deux Français. Il interprète avec des chanteurs de studio quatre chansons qui s'installent sur les ondes et lui valent une pluie d'invitations sur les plateaux de télévision.

Une première formation est montée, selon le site officiel du groupe. Puis une petite annonce paraît : "Cherche genre macho pour le plus grand groupe de disco du monde. Danse et moustache obligatoires". L'archétype masculin parfait. Un mythe est né.

En 1979 vient la première tournée mondiale. Le site indique que Village People, hommage au quartier Greenwich Village à New-York, a vendu 100 millions d'albums.

Willis quitte le groupe aux débuts des années 1980, aux prises notamment avec des problèmes de toxicomanie. Le chanteur avait plaidé coupable de détention de cocaïne devant un tribunal de San Francisco, en 2006.

Il reprend en 2017 les rênes de la formation déguisée la plus connue de la planète pour le ramener sur la route des tournées, après avoir bataillé pour récupérer les droits de sa chanson, rappelle mercredi le magazine Variety.

En 2020, Y.M.C.A. est inscrit au National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès américain et la chanson entre au Grammy Hall of Fame.

L'hymne gay adopté par Trump

Hymne gay dès sa sortie en 1978, le tube "Y.M.C.A." a lui même connu une destinée étrange en connaissant une seconde vie aussi inattendue qu'iconoclaste : il avait été récupéré par Donald Trump, avec l'aval du groupe, reniant sa signification originelle.

La célèbre chanson disco est devenue associée à la victoire du candidat républicain pour son second mandat. Ce dernier, à plusieurs reprises, a esquissé quelques pas de danse au rythme de l'hymne, entouré du groupe star des années 1970.

Le titre, co-composé par Victor Willis, incarnait pourtant à l'origine un hymne de la communauté homosexuelle masculine. Entre codes gays et costumes stéréotypés, son refrain évocateur ne dupait personne: "C'est amusant de séjourner au Y.M.C.A./Ils ont tout pour que les jeunes hommes s'amusent/Tu peux passer du temps avec tous les garçons".

Des paroles aux antipodes des positions conservatrices du locataire de la Maison-Blanche.

"Y.M.C.A." n'est pas un hymne gay, s'était défendu ensuite son parolier, annonçant en décembre 2024 qu'il poursuivrait ceux qui prêteraient cette signification à la chanson.

"Laissons une chance au président Trump, indépendamment de ce que vous avez pu penser de lui dans le passé. Voyons ce qu'il va faire à l'avenir et, s'il prend des mesures pour restreindre les droits des LGBTQ, les Village People seront les premiers à s'exprimer", avait-il écrit sur Facebook.

Le tube avait déjà été utilisé lors des meetings républicains en 2020, ce que son co-auteur n'avait pas apprécié.

Après son revirement et sa réponse favorable à l'invitation de Donald Trump de participer à son investiture, les critiques ont plu.

"Village People se produira aussi bien pour les démocrates que pour les républicains. Nous ne sommes pas un groupe politique. Nous ne l'avons jamais été et nous ne le serons jamais, même si certains d'entre vous essaient de nous faire passer pour tels", avait rétorqué Willis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Football

Bruno Genesio nommé entraîneur de Marseille

Publié

le

Bruno Genesio, ici lors de la défaite de Lille face à YB en décembre, reprend les rênes de l'OM. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'Olympique de Marseille a un nouvel entraîneur. Le club phocéen a annoncé mercredi dans un communiqué avoir nommé Bruno Genesio, ancien coach de Lyon, Lille ou Rennes.

Genesio, 59 ans, remplace Habib Beye, dont l'OM avait annoncé le départ mardi après seulement quatre mois en poste. "En choisissant de rejoindre l'Olympique de Marseille, Bruno Genesio montre son adhésion au projet porté par le club et son ambition de bâtir un groupe capable de s'inscrire durablement parmi les références du football français et européen", a écrit l'OM dans son communiqué.

Depuis plusieurs semaines déjà, le dossier Genesio à l'OM était annoncé comme réglé, ou presque, par plusieurs médias sportifs. Mais le club marseillais avait plusieurs urgences: ses passages devant la DNCG et l'instance de contrôle de l'UEFA ainsi que les discussions liées à la résiliation du contrat d'Habib Beye.

Alors que tous les clubs de L1 ont annoncé depuis longtemps leur date de reprise d'entraînement, l'OM était donc à la traîne mais va désormais pouvoir se mettre en ordre de marche.

"J'ai choisi de rejoindre l'Olympique de Marseille parce que j'ai été séduit par le défi qui m'a été présenté. L'OM est un club unique, avec une histoire exceptionnelle, une identité forte et des supporters dont la passion est reconnue bien au-delà de ses frontières", a déclaré Genesio, cité dans le communiqué du club.

Le technicien qui est donc chargé de lancer la transformation et la reconstruction de l'OM va diriger son quatrième club de L1, après avoir déjà occupé les bancs de Lyon (2015-2019), Rennes (2021-2023) et Lille (2024-2026), qu'il vient de quitter après deux saisons probantes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

La présidente du CICR en visite à Moscou

Publié

le

La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Mirjana Spoljaric doit rencontrer de hauts responsables russes jusqu'à jeudi à Moscou (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Mirjana Spoljaric est à Moscou. Pendant deux jours jusqu'à jeudi, elle doit discuter de "questions humanitaires cruciales" avec les autorités russes sur le conflit en Ukraine.

Elle doit rencontrer plusieurs hauts responsables, a expliqué mercredi l'organisation à Genève, sans donner davantage de précisions. Elle veut notamment aborder la question de la protection des civils et des infrastructures, alors que Moscou cible régulièrement des sites énergétiques.

Les prisonniers de guerre et les personnes portées disparues seront encore au menu. Le CICR a pu observer des échanges de détenus depuis l'année dernière et a également pu voir à quelques reprises, en plus du large accès aux Russes retenus en Ukraine, des Ukrainiens en Russie.

Des centaines de milliers de contacts ont aussi eu lieu depuis le début du conflit avec des proches de disparus qui ont demandé l'assistance de l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Vierge

Avancer sur un dossier bloqué est parfait, mais si vous avez envie de tout révolutionner, assurez-vous que vos propositions sont bien viables !

Les Sujets à la Une