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Culture

Agressions sexuelles: Gérard Depardieu sera jugé en octobre

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"Jamais au grand jamais je n'ai abusé d'une femme", avait affirmé l'acteur de 75 ans dans une lettre ouverte publiée en octobre 2023 dans Le Figaro, faisant référence aux accusations de Charlotte Arnould. (© KEYSTONE/DPA/MICHAEL KAPPELER)

Nouvelle étape importante dans les enquêtes pour agressions sexuelles visant Gérard Depardieu: l'acteur, déjà mis en examen pour viol, a été entendu en garde à vue lundi toute la journée sur des faits dénoncés par au moins deux femmes. Il sera jugé en octobre.

"A l'issue de sa garde à vue au 3e district de police judiciaire, Gérard Depardieu s'est vu remettre une convocation devant le tribunal correctionnel (...) pour des agressions sexuelles susceptibles d'avoir été commises en septembre 2021 au préjudice de deux victimes, sur le tournage du film 'Les volets verts'", a précisé le parquet.

La garde à vue s'est terminée peu avant 18h30, a déclaré à la presse l'un de ses avocats Me Christian Saint-Palais, qui sortait du poste de police..

"Quand une personne est mise en cause, fatalement, il y a bien un moment où il faut qu'elle s'explique. Et donc c'était aujourd'hui une de ces journées où il faut s'expliquer sur les accusations portées contre vous et que vous contestez", a ajouté Me Saint-Palais, déplorant les fuites dans la presse.

Sollicité, le parquet n'avait pas répondu à l'AFP pour confirmer cette information et préciser les suites judiciaires.

Gérard Depardieu, visé par des plaintes d'au moins deux femmes, a été convoqué lundi matin pour être auditionné dans les locaux du 3e district de la police judiciaire parisienne (3e DPJ), avait indiqué

"Volets verts"

Une décoratrice, qui travaillait dans l'équipe du film "Les Volets Verts" réalisé par Jean Becker, l'accuse de l'avoir agressée sexuellement en 2021.

Sollicitée, son avocate, Me Carine Durrieu-Diebolt, n'a pas souhaité commenter.

Sa cliente a déposé plainte en février 2024 pour agression sexuelle, harcèlement sexuel et outrages sexistes. Les faits remontent à septembre 2021 et se seraient déroulés dans un hôtel particulier à Paris.

D'après son récit à Mediapart, l'acteur aurait tenu de nombreux propos graveleux pendant le tournage, puis ultérieurement l'aurait "attrapée avec brutalité" et lui aurait "pétri la taille, le ventre, en remontant jusqu'à ses seins".

Il lui a également tenu des "propos obscènes" tels que "viens toucher mon gros parasol, je vais te le fourrer dans la chatte", avait-elle affirmé au site d'informations.

Selon Mediapart, une autre femme, assistante réalisatrice sur ce même tournage, accuse l'acteur de violences sexuelles et a déposé une plainte.

Lors de ce tournage, "du matin au soir, on avait le droit à ses salaceries", avait témoigné l'actrice Anouk Grinberg, dans un entretien à l'AFP. "Quand des producteurs de film engagent Depardieu sur un film, ils savent qu'ils engagent un agresseur", avait-elle accusé.

Une autre plainte est portée par une ancienne assistante de tournage qui accuse Gérard Depardieu d'agression sexuelle en 2014.

Selon Le Courrier de l'Ouest, cette femme, âgée de 24 ans à l'époque des faits et qui souhaite également rester anonyme, a déposé une plainte le 9 janvier, dénonçant des "propos obscènes" tenus par Gérard Depardieu lors de rencontres dans son hôtel particulier à Paris.

"Ses paluches partout"

Elle l'accuse également de l'avoir agressée sexuellement et de lui avoir fait des propositions sexuelles lors du tournage dans le Maine-et-Loire du film "Le Magicien et les Siamois" de Jean-Pierre Mocky en mars 2014.

La plaignante a évoqué auprès du journal régional "ses paluches partout sur (son) corps" et les "mots indécents" de l'acteur sur le plateau.

Le géant du cinéma français est par ailleurs mis en examen depuis 2020 pour viols et agressions sexuelles sur une jeune comédienne, Charlotte Arnould.

La comédienne Hélène Darras avait elle aussi porté plainte contre lui pour agression sexuelle lors d'un tournage en 2007, mais celle-ci a été classée par le parquet de Paris pour prescription.

En Espagne, M. Depardieu, qui incarna "Cyrano de Bergerac", est également visé par une plainte de la journaliste et écrivaine Ruth Baza, qui l'accuse de l'avoir violée en 1995.

L'acteur nie

Au total, une vingtaine de femmes ont témoigné dans la presse ou devant la justice.

"Jamais au grand jamais je n'ai abusé d'une femme", avait de son côté affirmé l'acteur de 75 ans dans une lettre ouverte publiée en octobre 2023 dans Le Figaro, faisant référence aux accusations de Charlotte Arnould.

Ces investigations interviennent alors que le monde du cinéma connaît une déflagration, ébranlé par une succession d'accusations de violences sexuelles, de la part d'actrices mais aussi d'acteurs.

Après Gérard Depardieu, les cinéastes Benoît Jacquot et Jacques Doillon sont visés par une enquête pour viols sur mineur, après une plainte déposée par l'actrice Judith Godrèche.

Cette dernière est devenue l'une des figures de proue de la lutte contre les violences sexuelles dans le 7e art en France, s'inscrivant dans le sillage des actrices Adèle Haenel ou Charlotte Arnould.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Les soins infirmiers mis à l'honneur au Palais de Rumine à Lausanne

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L'exposition "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?" au Palais Rumine à Lausanne est à voir jusqu'au 31 mai (photo symbolique). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Palais de Rumine à Lausanne met à l'honneur les soins infirmiers dans une exposition. Intitulée "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?", elle évoque la contribution des soins infirmiers à la santé de la population tout en examinant les stéréotypes qui lui sont souvent associés. C'est à découvrir dès jeudi et jusqu'au 31 mai.

L'exposition est le fruit d'une collaboration entre l'Institut des humanités en médecine CHUV-UNIL et l'Institut et Haute école de santé La Source. Elle a été financée par le Fonds national suisse de la recherche, ont indiqué mercredi ses organisateurs.

"Avant d'être une science ou une profession, le soin est un geste profondément humain. Il traverse nos vies, du premier souffle jusqu'au dernier, dans des gestes simples: écouter, veiller, protéger. Mais derrière ces gestes se cache une histoire passionnante, faite d'innovations, de luttes et d'humanité", écrivent-ils en préambule.

Au Palais Rumine, l'exposition invite le public à vivre une expérience immersive: images, sons et témoignages viennent rappeler que prendre soin n'est jamais anodin. "C'est un acte fondateur de toute société", est-il souligné.

Deux pionnières

Aux origines du soin moderne, c'est tout d'abord une vision humaniste des soins qui est dévoilée avec les pionnières du 19e siècle, Florence Nightingale, en Angleterre, et Valérie de Gasparin, en Suisse (fondatrice de l'école de La Source à Lausanne). Elles ont transformé le soin en savoir et en profession. Leurs écrits et combats ont ouvert la voie à une vision nouvelle: former, observer, comprendre, reconnaître la valeur du travail infirmier.

Dans la tourmente des crises, le visiteur plonge ensuite dans le 20e siècle marqué par les guerres mondiales, les épidémies et les urgences sanitaires. Lettres, photographies et objets racontent l'engagement des infirmières et infirmiers, "souvent invisibles, parfois héroïques, toujours essentiels".

Le public découvre ensuite une profession en mutation: l'évolution du rôle infirmier, des progrès techniques à la santé publique, en passant par la prévention et l'accompagnement en fin de vie.

Animations théâtrales

Une frise chronologique retrace aussi les conquêtes et résistances: formations, diplômes universitaires, associations professionnelles, grèves. "Derrière ces jalons, il y a une réalité genrée, à savoir des femmes longtemps invisibilisées malgré des responsabilités immenses", expliquent les organisateurs.

Avec le vieillissement, les maladies chroniques, la santé mentale, la crise environnementale et l'intelligence artificielle, les défis sont immenses. Ils posent des questions centrales qui traversent l'exposition: quel soin voulons-nous pour demain? Et quelle place accorder aux infirmières et infirmiers dans notre société?

Outre des visites guidées, l'exposition propose également des animations théâtrales reproduisant les enjeux du soin où un dialogue pourra s'instaurer entre les différents protagonistes. Le public est en outre invité à déposer ses idées sur un livre blanc, qui recueille les paroles citoyennes, "rappelant que le soin est aussi un enjeu politique et collectif".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le Swiss Press Photo Actualité pour des images de Blatten

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Dans la photo prise par Laurent Gilliéron à Blatten, "la gravité de l'événement ne se manifeste pleinement qu'à travers l'observation attentive de ces fragments émergés, témoins silencieux de la catastrophe", selon le jury du Swiss Press Photo (archives). (© LAURENT GILLIERON/Swiss Press Photo)

Sept photographes romands ou travaillant pour des publications romandes ont été récompensés par les "Swiss Press Photo" 2026. Le Vaudois Laurent Gilliéron, de Keystone-ATS, s'impose notamment dans la catégorie Actualité pour un cliché de Blatten (VS).

Sa photo, prise trois mois et demi après la catastrophe du 28 mai, montre deux maisons dont seuls les toits émergent du lac formé par l'éboulement. La Tessinoise Flavia Leuenberger Ceppi se classe 2e avec sa série sur les féminicides publiée dans Le Temps, écrit mercredi la Fondation Reinhardt von Graffenried.

En Sport, Gabriel Monnet est primé pour son traitement de la fête fédérale de gymnastique à Lausanne pour L'Illustré. Il devance Adrien Perrittaz qui a suivi le combattant fribourgeois Volkan Oezdemir au Qatar pour l’Ultimate Fighting Championship (L'Illustré) et Sabine Papilloud pour les passionnés d'ultra-trail dans le Nouvelliste.

Dans la catégorie Histoires suisses, Odile Meylan décroche la palme pour son travail sur le parc du Jorat, plus grande forêt périurbaine du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Décès de Lili Hinstin, ancienne directrice artistique de Locarno

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L'ancienne directrice du Festival de Locarno Lili Hinstin s'est éteinte à 48 ans. Ici, une photo de 2019. (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Lili Hinstin, ancienne directrice artistique du Festival du film de Locarno, est décédée à l'âge de 48 ans. Cette gestionnaire culturelle avait dirigé les éditions 2019 et 2020 du festival.

Toute l'équipe du Festival du film de Locarno "se souvient d'elle avec gratitude", ont annoncé mardi les responsables sur leur site web. La Française, née en 1977, est décédée après une longue maladie.

Lili Hinstin avait pris la direction artistique fin 2018. Elle succédait à Carlo Chatrian, qui était parti à la Berlinale. A peine deux ans plus tard, en septembre 2020, Lili Hinstin a quitté le festival en raison de divergences stratégiques. Depuis 2023, elle était directrice de la programmation du Festival international du film de Biarritz "Nouvelles Vagues".

Parmi les moments forts de l'édition 2019 de Locarno, les responsables citent le débat public entre Albert Serra et John Waters, lauréat du Léopard d'honneur, ainsi que la remise du Léopard d'or à "Vitalina Varela" de Pedro Costa.

La deuxième édition dirigée par Lili Hinstin en 2020 a été marquée par la pandémie de coronavirus et s’est déroulée sous une forme hybride. Dans ce contexte, la gestionnaire culturelle née à Paris a contribué à réinventer le festival. Elle a ainsi lancé une initiative visant à utiliser les fonds du festival pour soutenir des projets cinématographiques suisses et internationaux qui avaient été mis à l’arrêt par la pandémie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / apa

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Nick Cave, Sting, Moby, RAYE, Tyla et Deep Purple au Montreux Jazz

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Mathieu Jaton, directeur du Montreux Jazz Festival, pose à côté de l'affiche 2026, créée par le couturier valaisan Kevin Germanier pour cette 60 édition anniversaire. (© Keystone/GABRIEL MONNET)

Le Montreux Jazz Festival (MJF) a dévoilé mardi le programme de sa 60e édition et son grand retour sur le site du 2M2C. En tête d'affiche du 3 au 18 juillet: Nick Cave, Sting, RAYE, Moby, Deep Purple, The Roots, James Taylor, Van Morrison ou encore Tyla et Conan Gray.

"C'est une année particulière à double titre: nous fêtons notre 60e anniversaire et notre retour au Centre des Congrès", a déclaré devant les médias Mathieu Jaton, directeur du festival. Après deux ans d'absence, le public va en effet retrouver les deux salles emblématiques du MJF au Montreux Music & Conventon Center (2M2C) flambant neuf: l'Auditorium Stravinski (4621 places) et le Montreux Jazz Lab (2293 places).

Le 2M2C accueillera aussi un Club Electro de 1000 places. Si l'originale et audacieuse Scène du Lac disparaît, la festive Lake House ainsi que d'autres scènes "off" sont conservées (douze au total et toutes gratuites), permettant au festival de garder son étendue le long des quais et du lac.

Pour cette édition 2026, les quelque 250'000 festivaliers attendus auront le choix parmi 67 concerts dans les deux salles principales et payantes, dont 39 exclusivités suisses. Le budget se monte à 30 millions de francs cette année. Outre les concerts "in", un programme gratuit sera annoncé le 3 juin prochain.

Départ en trombe

Le premier week-end montreusien démarre fort avec une soirée d'ouverture le vendredi sous l'impulsion de RAYE, présente pour la troisième fois de suite. Dans une salle du Stravinski métamorphosée à l'occasion d'un show unique et sur mesure, la chanteuse britannique conviera plusieurs invités spéciaux afin de célébrer six décennies de musique jazz, soul et pop, entre ses hits, des collaborations inédites et des classiques revisités.

Sting (samedi) et Nick Cave & The Bad Seeds (dimanche) compléteront ce week-end de lancement plein de charisme. Au Lab, c'est le chanteur-rappeur Eddy de Pretto qui ouvrira les feux avec la création "Lonely Club", mêlant musique et danse contemporaine en collaboration avec la chorégraphe Maud Le Pladec.

Moby, 30 ans d'attente

Pour Mathieu Jaton, l'un des événements de cette 60e édition est la toute première apparition au MJF de l'artiste new-yorkais de pop-électro Moby. "Cela fait 30 ans qu'on l'attend", a-t-il dit tout sourire. Il présentera son nouvel album "Future Quiet" et quelques-uns de ses grands tubes, le mercredi 15 juillet.

Autres temps forts du Stravinski: la soirée afro-américaine du 11 juillet avec The Isley Brothers (une première) puis The Roots, la soirée soul américaine en hommage à Nina Simone avec Joy Crookes et John Legend (9), la venue du Californien GIVĒON pour l'une de ses deux seules dates en Europe (10), le retour de Deep Purple 30 ans après leur premier MJF (13) et celui de la star italienne Jovanotti (16).

Dans les musiques actuelles, la Britannique PinkPantheress (6), la Sud-Africaine Tyla (8), la Suédoise Zara Larsson (12), l'Ecossais Lewis Capaldi (14), le phénomène pop californien Conan Gray (7) ou le rappeur anglais Loyle Carner (17) sont à mettre en vedette.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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