Lausanne
Droit de préemption: victoire de la droite au Parlement vaudois
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Les députés vaudois se sont penchés mardi sur le droit de préemption du canton pour des biens immobiliers, lorsque celui-ci est cédé par une commune. La droite l'a emporté sur le fil en permettant à l'Etat de créer un fonds de 20 millions de francs, alors que la gauche réclamait le double.
Depuis 2020, les communes vaudoises ont le droit d'acquérir en priorité un bien-fonds (bâti ou non bâti) afin de créer des logements d'utilité publique (LUP). Elles ont aussi la possibilité de transmettre ce droit au canton si, par exemple, elles ne disposent pas de l'argent nécessaire.
Le canton a alors 20 jours pour agir. Mais pour cela, il doit disposer d'un fonds pour payer le vendeur et indemniser l'acquéreur évincé. Quel montant attribuer à ce fonds cantonal ? A quelles conditions doit-il être activé ? C'est à ces questions que les députés ont commencé à répondre mardi. Et comme attendu, les discussions se sont avérées animées, le sujet étant politiquement très clivant.
Plusieurs élus de droite ont défendu le "droit à la propriété", soulignant que ce droit de préemption cantonal devait rester "exceptionnel et proportionné". Le rôle de l'Etat ne doit, par ailleurs, être que "subsidiaire": il ne doit agir que si une commune lui cède "explicitement" son droit de préemption.
A gauche, les députés ont insisté sur la pénurie de logements, en particulier d'utilité publique. Ils ont affirmé que le droit de préemption était l'un des instruments permettant de lutter contre cette pénurie. Ils ont aussi rappelé que le peuple vaudois avait voulu cet outil, en acceptant en 2017 la loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL).
Pour une voix
Mardi après-midi, le Grand Conseil a eu juste le temps de voter, en premier débat, le montant qui serait attribué au fonds cantonal. La version du Conseil d'Etat à 20 millions de francs, soutenue par le PLR et l'UDC, l'a emporté d'une voix (69 à 68) contre la proposition de la gauche de doubler ce fonds à 40 millions. Une autre proposition de la gauche radicale, à 65 millions, avait précédemment été écartée.
A noter que ce fonds, s'il est utilisé, sera reconstitué par la vente ultérieure des biens-fonds acquis dans le cadre de l'exercice du droit de préemption cantonal.
Les discussions se poursuivront lors d'une prochaine séance. Les députés devront notamment se prononcer sur l'institution d'une commission, chargée d'examiner la pertinence de l'achat d'un bien immobilier. Il s'agira aussi de définir un seuil de LUP au-dessous duquel l'Etat ne devrait pas préempter.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Lausanne: concert pour les quatre ans de la guerre en Ukraine
Comme ailleurs en Suisse, un rassemblement a été organisé mardi en fin de journée au centre-ville de Lausanne pour les quatre ans de la guerre en Ukraine. Quelque 200 personnes se sont réunies devant l'église Saint-Laurent pour assister ensuite à un concert caritatif.
Les fonds récoltés lors de ce concert permettront de soutenir l'aide humanitaire en Ukraine, selon les organisateurs. Plusieurs chanteurs se sont relayés sur la place du 14 juin, notamment un choeur d'enfants et un groupe de jeunes. Le rassemblement de solidarité avec le peuple ukrainien avait débuté aux alentours de 17h00.
Sur le flyer annonçant ce concert, les différentes organisations pro-ukrainiennes écrivent que "nous n'avons pas le droit de nous habituer à la guerre". Et d'ajouter: "Pendant que vous lisez ces lignes, l'Ukraine continue de se battre - pour sa liberté, pour le droit international, pour la sécurité et la liberté de toute l'Europe".
Une exposition de photographies en plein air a aussi été installée ces derniers jours sur les marches de l'église St-Laurent. Intitulée "Les courageux sauvent des vies", elle est consacrée aux sauveteurs du Service national des situations d'urgence d'Ukraine. Elle était visible depuis le 20 février jusqu'à ce mardi.
Manifestations ailleurs en Suisse
Selon Arcinfo, une cinquantaine de personnes se sont également rassemblées mardi dans l'après-midi à Neuchâtel en signe de soutien à l'Ukraine. La RTS a quant à elle annoncé que près de 300 personnes se sont rassemblées sur la place des Nations à Genève. Elles ont répondu à l'appel de la mission permanente d'Ukraine auprès des Nations Unies et de plusieurs associations.
Environ 1000 personnes se sont rassemblées mardi soir à Zurich pour exprimer leur solidarité au peuple ukrainien. La manifestation s'est déroulée pacifiquement. Les manifestants se sont rassemblés peu après 18h00 sur l'Helvetiaplatz. Brandissant des banderoles et des drapeaux ukrainiens, ils ont défilé jusqu'à la Bürkliplatz, où plusieurs personnes ont pris la parole.
La manifestation était organisée par l'association "Helvetia For Ukraine". "Ce n'est qu'en travaillant ensemble que nous pourrons faire éclater la vérité et exiger une paix juste", a-t-elle souligné sur Instagram.
"Résilience" ukrainienne
À Zoug, une soixantaine de personnes ont manifesté en silence contre le "remplissage du trésor de guerre de Poutine", à l'appel du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), de la section zougoise des Vert-e-s et de réfugiés ukrainiens. Elles ont réclamé des sanctions plus sévères contre la Russie, notamment contre le gaz liquéfié russe, ainsi que la poursuite des sanctions contre Nordstream 2, a constaté un journaliste de Keystone-ATS.
Sur X, le président de la Confédération Guy Parmelin a souligné l'"immense résilience" dont fait preuve la population ukrainienne. Et de rappeler que la Suisse s'engage pour "une paix juste et durable" et soutient l'Ukraine à travers une aide humanitaire et à la reconstruction.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Bouclier fiscal vaudois: trois partis saisissent une commission
Le bouclier fiscal a de nouveau fait parler de lui au Grand Conseil vaudois. A défaut d'une Commission d'enquête parlementaire (CEP) ou d'une délégation des commissions de surveillance, la Commisison de gestion devrait, elle, se pencher sur ce dossier controversé.
Le Grand Conseil devait voter mardi sur une résolution PLR exigeant un mandat spécifique donné par le Parlement à ses commissions de surveillance, soit de la Commission des finances (Cofin) et de la Commission de gestion (Coges). L'instauration d'une nouvelle délégation, intitulée DelSurv 2, se serait basée sur le modèle de la première instaurée sur l'affaire Dittli.
Pour contrecarrer cette résolution, le chef du groupe socialiste Sébastien Cala a proposé un "amendement bloc" demandant de ne mobiliser et mandater que la Coges pour un rapport spécifique. Il a argué qu'il y avait un conflit d'intérêts avec la Cofin, qui s'est plusieurs fois penchée sur la question du bouclier fiscal par le passé.
Face à cette tentative de court-circuitage et de relance d'une "nouvelle Commission d'enquête parlementaire (CEP)", le chef du groupe PLR Nicolas Suter a annoncé qu'il retirait sa résolution. Mais l'affaire ne devrait pas en rester là, car en effet, le PS, Ensemble à gauche & POP (EP) et les Vert'libéraux ont annoncé dans un communiqué après la séance qu'ils allaient saisir la Coges par courrier.
Les trois groupes politiques vont lui demander d'établir un rapport spécifique sur le bouclier fiscal, à l'image de ce que la Coges avait fait sur la débâcle financière de Beaulieu ou encore sur l'affaire Swiss Space Systems (S3). Un "plan C" en quelque sorte, que la Coges devrait très probablement accepter.
Débat écourté, mais très clivant
Le débat écourté sur ce gros point à l'ordre du jour a montré tous les vifs désaccords entre la droite et la gauche avec les Vert'libéraux. Le PS a accusé une nouvelle fois le PLR de vouloir se protéger d'une CEP pour mieux protéger son ancien ministre et ex-grand argentier du Canton de Vaud Pascal Broulis. Les Vert-e-s ont d'ailleurs voulu s'assurer que M. Broulis viendrait témoigner devant la Coges.
Durant les échanges, des expressions fortes ont circulé: "le scandale" de "l'affaire Broulis-Dittli" (EP), "les largesses du bouclier Pascal" (Vert'libéraux), "une affaire d'Etat" ou encore "une atteinte grave à la crédibilité de l'Etat" (PS).
De son côté, l'UDC a estimé que l'enquête pénale ouverte par le Ministère public vaudois était "la meilleure solution sur la table pour faire toute la lumière dans ce dossier".
CEP refusée par la droite
Le Grand Conseil a refusé le 27 janvier d'instaurer une CEP sur le bouclier fiscal. La majorité de droite a fait barrage, l'emportant pour deux voix. Dans la foulée, le PLR avait glissé la suggestion d'une DelSurv 2, sorte de "plan B" pour néanmoins enquêter sur ce dossier controversé.
Pour mémoire, des enquêtes du journal Le Temps, puis un rapport de l'expert François Paychère, mandaté par le Conseil d'Etat, ont mis en lumière une mauvaise application du bouclier fiscal, ce mécanisme qui vise à plafonner les impôts des plus riches.
La pratique a été non conforme à la loi entre 2009 et 2021. Le rapport Paychère ne donne toutefois aucune indication sur les pertes fiscales, ni sur les véritables responsabilités de cette mauvaise application. Ces pertes pourraient potentiellement atteindre des dizaines de millions de francs, voire 500 millions de francs, comme l'ont parfois évoqué certains députés.
En janvier dernier, le Ministère public vaudois, via le procureur général Eric Kaltenrieder, a annoncé l'ouverture d'une instruction pénale sur le bouclier fiscal. Elle vise à enquêter sur son application illégale entre 2009 et 2021, mais aussi sur la modification de décisions de taxation à la suite de réclamations de certains contribuables.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Théâtre du Jorat: une saison 2026 qui explore "ce qui nous lie"
Le Théâtre du Jorat à Mézières (VD) a dévoilé mardi sa saison 2026 qui court du 1er mai au 2 octobre. Intitulée "Ce qui nous lie", cette programmation réunit 18 spectacles, majoritairement issus de Suisse romande. Elle mêle théâtre, musique, humour et formes participatives avec pour fil rouge le lien à la terre.
Cette saison est fidèle à l'esprit du lieu, celui d'un théâtre populaire fondé en1908 au coeur d'un territoire rural. En écho au manifeste "Un théâtre à la campagne" de René Morax, le Théâtre du Jorat inaugurera avec "Un week-end à la campagne", un temps fort consacré aux liens entre art et monde agricole.
Trois événements seront ainsi à l'affiche le premier week-end de juin: "La Terre" d'Emile Zola, adapté par Anne Barbot et Agathe Peyrard, "La Révérence" , un seul en scène du jeune Valaisan Emeric Cheseaux et "Faire paysan", une lecture musicale de Blaise Hofmann et Stéphane Blok. Ces spectacles interrogent le rapport à l'agriculture, à l'héritage rural et aux mutations du monde paysan.
"Petite-fille d'un paysan de la région et fille d'éditeur, j'ai grandi entre des mondes différents: les livres, les gens et la terre. Le théâtre m'a emmené à l'étranger, j'ai vécu et travaillé à Bruxelles et Paris. Cette saison prolonge ce chemin, entre enracinement, culture et imagination", confie la directrice Ariane Moret.
Un loto spectacle
La programmation met également en dialogue patrimoine et création contemporaine. Avec l'"Histoire d'un Cid", mis en scène par Jean Bellorini, Corneille est réinventé "avec malice" au rythme des tubes de Starmania. Eric Devanthéry revisite "Henry IV" de Shakespeare, avec "humour et acuité", Thierry Romanens jouant le rôle du truculent Falstaff. Les grandes pièces du répertoire font ainsi écho à l'époque actuelle, "dans une réflexion constante sur ce qui nous rassemble et nous relie".
Plusieurs spectacles font du lien une expérience concrète en associant directement le public au dispositif scénique. Le concert interactif "A la baguette !" - création et exclusivité du Théâtre du Jorat - permettra aux spectateurs de découvrir les oeuvres de l'intérieur, voire de devenir un court instant chef d'orchestre.
Sur scène également, du théâtre participatif avec des amateurs dans "George" de Molière ou un loto-spectacle, "Carton" de la Compagnie TBK, dont les lots ne sont pas des jambons, mais des chansons improvisées, des sketchs et autres tours de passe-passe. "Autant de formes qui estompent la frontière entre la scène et la salle", glissent les organisateurs.
Du côté des Romands
Nombre d'artistes romands participeront à cette saison. Le groupe Aliose rendra hommage à Maxime Le Forestier dans un voyage singulier aux accents des années 70 et Stephan Eicher sera seul sur scène pour raconter quatre décennies de musique itinérante. Une carte blanche sera donnée à Julien Favreau, directeur depuis 2024 du Béjart Ballet Lausanne.
Joseph Gorgoni et ses complices de la Revue de Lausanne transformeront "Roméo et Juliette" en comédie musicale. Reto Zenhäusern, alias Vincent Kucholl, partagera avec humour trente ans d'observations sur l'âme humaine dans un "Spectacle de droite".
L'Ensemble vocal de Lausanne proposera "Calme et voluptés", un voyage au c½ur de la musique française. Dracula sera lui affreusement malmené dans du théâtre musical signé des collectifs neuchâtelois Les Batteurs de Pavés et Les Petits Chanteurs à la Gueule de Bois.
Venus de plus loin, les quatre musiciens du Danish String Quartett bosculeront les codes du classique et réinventeront les balades traditionnelles du folklore danois. L'actrice Agnès Jaoui partagera de son côté l'univers métissé et intime de son dernier album.
Tricoter, mais ensemble
Dans le prolongement de cette dynamique, le lancement du projet "Cultures et tricotage de liens" invite également le public à prendre part à un tricot collectif afin de faire émerger, autour d'une oeuvre commune, un espace de rencontres et d'échanges. Cette action culturelle sera déployée sur trois ans.
Construit en bois en 1908 par le poète René Morax, le Théâtre du Jorat - surnommé la Grange sublime - est un théâtre d'été classé monument historique de 950 places, situé à Mézières, près de Lausanne. Entièrement rénové en 2025, il conjugue aujourd'hui patrimoine et modernité.
www.theatredujorat.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
L'EPFL montre l'impact des chiens sur l'air d'un foyer
Les chiens influencent la qualité de l'air d'un logement. Une étude inédite de l'EPFL a permis de quantifier les gaz, particules et autres micro-organismes émis par Médor dans un foyer.
L'impact le plus important impliquant les chiens se joue "dans les particules en suspension, ces minuscules fragments solides ou liquides qui flottent dans l'air à notre insu", indique lundi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.
Lorsqu'un chien se gratte, remue ou se fait caresser, les instruments de l'EPFL ont enregistré de véritables "bouffées" de pollution intérieure. A savoir de grandes quantités de particules relativement grosses, comme des poussières, pollens, débris végétaux ou encore des microbes.
Les grands chiens, en particulier, émettent entre deux et quatre fois plus de micro-organismes que les humains présents dans la même pièce. Une grande partie de ces particules est fluorescente: exposées à une lumière ultraviolette, elles émettent une faible lueur, signe de leur origine biologique.
Plus d'ammoniac
"Cette diversité microbienne accrue n'est pas forcément une mauvaise nouvelle", nuance Dusan Licina, professeur du Laboratoire de l'environnement bâti orienté sur l'humain (HOBEL), cité dans le communiqué. Certaines études suggèrent en effet "qu'une exposition plus variée aux microbes, notamment chez les enfants, pourrait influencer le développement du système immunitaire." Ces effets précis sur la santé restent toutefois encore mal compris.
L'étude de l'EPFL montre également que, "sans réelle surprise", les chiens émettent autant de dioxyde de carbone que les humains. Un grand chien, comme un mastiff ou un terre-neuve, produit par exemple des niveaux de CO2 comparables à ceux d'un adulte au repos.
Comme leurs maîtres également, les chiens produisent de l'ammoniac, produit en très petite quantité lors de la digestion des protéines et libéré par la peau ou la respiration.
Les chercheurs ont toutefois observé que chez les canidés, le rapport entre ammoniac et dioxyde de carbone est plus élevé que chez les humains. "Cela signifie qu'à respiration équivalente, les chiens libèrent significativement plus d'ammoniac", indique Dusan Licina.
Cette différence s'explique probablement par leur alimentation plus riche en protéines, leur métabolisme spécifique et leur mode de respiration rapide. Toutefois, comme les chiens font de longues siestes avec une respiration plus lente, leurs émissions totales d'ammoniac restent comparables à l'humain sur l'ensemble d'une journée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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