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Suisse

L'initiative du PS sur les primes rejetée par 55,3%

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Déception dans le camp du PS après l'échec de leur initiative pour alléger les primes d'assurance maladie. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les Suisses ont rejeté dimanche par 55,3% l'initiative du PS pour limiter les primes à 10% du revenu. Un "Röstigraben" a nettement séparé la Suisse romande de la Suisse alémanique. Les cantons latins ont en effet tous soutenu le texte.

Les Jurassiens l'ont plébiscité par 72% des voix. Les Neuchâtelois ont également été séduits par l'initiative du PS (69,5%). A Genève, le "oui" l'a emporté par 61,7%. Vaud a accepté le texte par 60,6% des voix.

En Valais, le oui est passé par 52,3%, même si le Haut-Valais a largement refusé l'initiative. La situation se répète pour Fribourg, où le texte a été soutenu par 55,03%. Les communes alémaniques du canton l'ont rejeté. 57,5% des Tessinois ont glissé un "oui" dans l'urne.

Opposition claire Outre-Sarine

Le "non" a largement gagné Outre-Sarine. Seul Bâle-Ville a soutenu le texte socialiste (53,3%). Si les villes de Berne et de Bienne ont défendu l'initiative, le canton a voté contre par 53,3%.

Le plus grand canton de Suisse, Zurich, s'est opposé au plafonnement des primes par 61,1%. Les autres cantons alémaniques se situent au-dessus de la moyenne nationale. Appenzell Rhodes-Intérieures est le champion du "non" avec 80%. Les cantons de Suisse centrale ont également enterré l'initiative par plus de 70%.

Le camp du "non" a totalisé 1'391'413 voix, contre 1'116'910 pour le camp du "oui".

"Folie des primes"

Les ménages consacrent en moyenne 14% de leur revenu pour les primes d'assurance maladie. Trop pour la gauche. L'initiative du PS demandait de les plafonner à 10% du revenu disponible afin de stopper la "folie des primes".

Pour le Conseil fédéral et le Parlement, l'initiative ne s'attaque qu'aux symptômes (la hausse des primes) et non aux causes de l'augmentation des coûts de la santé. Un argument qui a fait mouche auprès des votants.

Le contre-projet, qui sera mis en vigueur, reprend le but du PS de réduire les primes. Il contient de plus un objectif de maîtrise des coûts de la santé et oblige les cantons à fournir un soutien minimal pour financer la réduction des primes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Hockey

Six renforts et trois évictions pour l'équipe de Suisse

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Le gardien de Genève-Servette Stéphane Charlin a été convoqué par Jan Cadieux. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Six nouveaux joueurs rejoignent l'équipe de Suisse pour la deuxième semaine de préparation en vue du Mondial à domicile en mai. Parmi eux figure le gardien de Genève-Servette Stéphane Charlin.

Le sélectionneur Jan Cadieux a convoqué, outre Charlin, trois autres joueurs du GSHC, les défenseurs Tim Berni, Giancarlo Chanton et Simon Le Coultre. S'y ajoutent les attaquants des Zurich Lions Sven Andrighetto et Nicolas Bächler.

Andrighetto s'était blessé pendant les play-off mais se remet progressivement, via un entraînement réduit et une préparation individuelle. Il n'est cependant pas prévu qu'il soit aligné pour les deux matches contre la Hongrie à Bienne, jeudi et vendredi. D'autres renforts seront annoncés ultérieurement.

Jan Cadieux a en revanche écarté du cadre le gardien Ludovic Waeber et les défenseurs Rodwin Dionicio et Dario Wüthrich

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Hirschhorn bâtit avec les Genevois un monument dédié à Simone Weil

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Thomas Hirschhorn occupe durant 78 jours le Pavillon Sicli à Genève avec une installation, dédiée à Simone Weil, accessible gratuitement au public, invité à créer. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L’artiste Thomas Hirschhorn investit pendant 78 jours, jusqu’à mi-juin, le Pavillon Sicli à Genève avec une ½uvre collective et évolutive. Le projet est consacré à la philosophe Simone Weil, dans un espace gratuit ouvert à tous où le public est invité à créer.

Au c½ur du quartier des Acacias, le Pavillon Sicli s’est transformé en un lieu en perpétuel mouvement, accueillant lectures, théâtre, radio, ateliers ou entraînements de boxe. Présent chaque jour, Thomas Hirschhorn revendique un engagement total dans ce projet participatif.

"Je suis plutôt comme un concierge, un super concierge", explique-t-il à Keystone-ATS, tout en parcourant le pavillon Sicli à grandes enjambées et saluant les différentes personnes occupées à finir le montage du lieu.

L’hommage à Simone Weil (1909-1943) s’incarne dans des activités, parfois inattendues. "Il y a un philosophe qui fait une lecture et, à côté, un club de boxe qui s’entraîne", raconte l’artiste bernois, les poches de sa chemise débordant de feuillets griffonnés, de stylos et d’un livre annoté - "La Pesanteur et la Grâce" - glissé à l’avant: "Simone Weil est une combattante. Cela nous rappelle que la force doit être maîtrisée si l’on veut éviter la violence".

Enraciné dans un groupe

Déjà auteur d’un monument dédié à l'écrivain Robert Walser à Bienne, M. Hirschhorn revendique un choix "universel" avec Simone Weil. "Je l’aime. Elle est radicale, singulière, et elle a beaucoup à dire aujourd’hui", affirme-t-il, tout en collant une affichette annonçant la projection d'un film. Il salue "sa réflexion sur l’enracinement, pas liée à quelque chose d’identitaire, d'ethnique ou de réactionnaire, mais à un groupe de vie ou d’action."

Ce qui fascine l’artiste chez la philosophe, c’est son engagement concret. "C’est une grande intellectuelle qui n’a pas hésité à s’engager comme ouvrière ou à la guerre en Espagne", souligne-t-il. "Ce qui compte, c’est de faire, même si on n’est pas destiné à le faire. C’est cela qui est exemplaire".

L’implication des habitants du quartier des Acacias est également au c½ur du dispositif. "Il est important de travailler avec les habitants, les associations du quartier, qui m’ont ouvert les portes et donné des idées".

La présence crée une mémoire

La notion de présence constitue un autre pilier du projet. "Parce que la présence crée une mémoire", explique Thomas Hirschhorn.

L'artiste dégage une grande énergie, à l’image du lieu qu’il a investi à Genève, animé en permanence par les échanges, les activités et la présence continue du public. Ce dernier est accueilli par un "Tout le monde est bienvenu", inscrit au marqueur noir sur un carton à l'entrée.

"Je veux faire un monument qui dure pour toujours par des moments de densité, poursuit-il. Une rencontre, une discussion, même un conflit" peuvent contribuer à construire cette mémoire collective.

Connu pour ses positions critiques, notamment avec "Swiss-Swiss Democracy" au Centre culturel suisse à Paris (2004-2005), - un pamphlet contre le populisme et l'élection de Christoph Blocher au Conseil fédéral -, l’artiste rejette toute rupture dans son travail. "Ce qui relie ces projets, c’est la présence et la production", affirme-t-il, tout en reconnaissant une évolution avec "beaucoup plus de coopérations locales" à Genève.

Dans un monde qu’il juge saturé de discours politiques, l’artiste voit ailleurs les ressources. "La politique, on ne peut plus vraiment y croire", affirme-t-il. "Ce qui peut nous aider, c’est l’art, la philosophie et la poésie".

Monument "précaire"

Avec ce monument "précaire", créé à grands renforts de meubles "second hand", de scotch et de cartons, Thomas Hirschhorn dit vouloir ouvrir des perspectives plutôt que commenter l’actualité. "Simone Weil, par sa vie et sa pensée, nous propose une autre voie. C’est cela que je veux honorer", explique-t-il.

A l’issue des 78 jours, l’artiste, invité à Genève par la Fondation Pavillon Sicli et la Fondation genevoise pour l'animation socioculturelle (FASe), espère une trace durable dans les esprits. "J’aimerais qu’ils retiennent le nom de Simone Weil, quelques phrases, quelques citations", conclut-il.

Pourquoi pas cette phrase graffée sur un grand panneau placé à l'entrée du bâtiment Sicli: "L'attention est la forme la plus rare et la plus pure de générosité".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le regain de tensions autour du détroit d'Ormuz ravive le pétrole

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"Le marché pétrolier a brutalement changé de régime vendredi soir, avec un mouvement de correction rarement observé en si peu de temps", souligne John Plassard, associé de la banque Cité Gestion. (© KEYSTONE/AP/DAVID GOLDMAN)

Les cours du pétrole rebondissaient lundi, portés par les déclarations des Etats-Unis et de l'Iran concernant les tensions liées à la réouverture du détroit d'Ormuz. Après l'accalmie fragile entrevue la semaine dernière, l'incertitude refait surface dans les marchés.

Vers 07h15, le prix du baril de Brent de la mer du Nord augmentait de 5,47% à 95,32 dollars. Son équivalent américain, le WTI, gagnait quant à lui 5,98% à 88,86 dollars. En comparaison hebdomadaire, les deux sont en recul respectif de 4,10% et 10,4%.

Pour les analystes de la plateforme Trading Economics, "cette remontée fait suite aux déclarations de Donald Trump, selon lesquelles la marine américaine a ouvert le feu et saisi un cargo iranien après que celui-ci eut ignoré l'ordre de s'arrêter en quittant le détroit d'Ormuz". Téhéran a également pris pour cible des navires et réaffirmé son contrôle sur le détroit, arguant une violation du cessez-le-feu par les Etats-Unis.

"Le marché pétrolier a brutalement changé de régime vendredi soir, avec un mouvement de correction rarement observé en si peu de temps", souligne John Plassard, associé de la banque Cité Gestion. "Ce regain de volatilité rappelle que le marché avait sans doute été trop rapide à effacer la prime de risque géopolitique, et que la trajectoire des prochains jours dépendra avant tout de la capacité - ou non - des États-Unis et de l'Iran à revenir à la table des négociations."

Le cours du gaz en hausse

Le gaz TTF néerlandais, qui fait référence en Europe, était également sur une pente ascendante lundi. Vers 07h15, le cours prenait 6,68% à 41,36 euros le mégawattheure.

"Plusieurs méthaniers transportant du GNL qatari se seraient approchés du détroit ces derniers jours, mais auraient été contraints de faire demi-tour ou de rester à l'arrêt", rapporte Trading Economics.

Le conflit a fortement perturbé les flux mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL), la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz ayant réduit l'offre. Depuis fin février, aucune exportation de GNL n'a quitté la région, perturbant environ 20% de l'approvisionnement mondial en GNL.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

La coprésidente du PS, Mattea Meyer, de retour au Palais fédéral

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La coprésidente du PS et conseillère nationale Mattea Meyer s'est remise de son épuisement. (Photo d'archive) (© KEYSTONE/PHILIPP SCHMIDLI)

Après une pause, Matthea Meyer reprend ses fonctions au Conseil national en tant que coprésidente du PS suisse. Elle participera à la session extraordinaire prévue à fin avril, a-t-elle indiqué aux journaux de Tamedia.

"Je suis pleine d'énergie et de joie pour mon engagement politique", a déclaré la conseillère nationale zurichoise dans une interview publiée lundi. Ces derniers mois, il y a eu des moments où elle ignorait si elle reviendrait un jour au Palais fédéral. "C'est d'autant plus agréable d'être de retour aujourd'hui."

A la fin novembre 2025, Mme Meyer avait évoqué sur Instagram un "grand épuisement". Elle explique dans l'interview avoir tiré le frein d’urgence. "Avec le recul, je dois admettre qu’il était sans doute déjà trop tard."

Pendant son arrêt maladie à 100 %, elle a bénéficié d’une aide professionnelle. Elle souligne également le soutien de son entourage et de son parti.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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