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International

Volkswagen face à la fronde des salariés

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VW a provoqué une onde de choc début septembre en annonçant son projet de fermer des usines en Allemagne et de procéder à de possibles licenciements. (© KEYSTONE/dpa/Julian Stratenschulte)

Volkswagen a lancé mercredi, sous les sifflets de milliers de salariés, des négociations cruciales pour l'avenir du premier constructeur européen qui menace de fermer des usines en Allemagne, du jamais-vu dans l'histoire du groupe.

Plus de 3000 manifestants venus de différentes usines du pays, selon le puissant syndicat IG Metall, se sont rassemblés devant le centre de conférence où la direction de Volkswagen et les représentants des salariés ont débuté les discussions sur un plan d'économies sans précédent.

Volkswagen "laisse les problèmes se résoudre sur le dos des travailleurs. Les fermetures d'usine n'ont rien à faire dans la boîte à outils (...) Tous les sites doivent rester!", a lancé Thorsten Gröger, négociateur pour IG Metall, le principal syndicat de l'industrie allemande.

Le géant automobile a provoqué une onde de choc début septembre en annonçant son projet de fermer des usines en Allemagne et de procéder à de possibles licenciements, abrogeant dans la foulée l'accord sur la garantie de l'emploi en vigueur depuis trente ans pour les salariés allemands.

Les représentants des salariés, qui disposent d'un pouvoir de co-décision sur la stratégie de l'entreprise se sont engagés à combattre ces plans, menaçant de grèves qui pourraient paralyser le plus gros employeur industriel d'Allemagne.

Plusieurs semaines de discussions

"Nous assistons aujourd'hui à une nouvelle attaque contre nos racines", a dénoncé Daniela Cavallo à la tête de l'influent comité d'entreprise de Volkswagen, partie prenante des négociations.

"On ne résout pas (les problèmes, ndlr) en brandissant la menace de fermetures d'usines, en jetant aux orties notre garantie d'emploi vieille de 30 ans et en effrayant le personnel avec des gros titres sur des licenciements massifs", s'est-elle indignée en s'adressant aux manifestants.

Les négociations qui se déroulent à Hanovre, capitale de la région de Basse-Saxe, où se situe le siège de Volkswagen, vont durer plusieurs semaines.

Le patron de Volkswagen, Oliver Blume, à la tête du groupe depuis 2023, martèle que les coûts de production en Allemagne sont trop élevés alors que les ventes patinent et que les fabricants chinois exercent une concurrence accrue sur le marché crucial des véhicules électriques.

Volkswagen a perdu du terrain auprès de la clientèle chinoise, qui a fait son succès depuis des décennies, mais privilégient désormais les marques nationales de voitures à batterie.

La crise que traverse Volkswagen est symptomatique des défis auxquels est confrontée l'industrie automobile à l'échelle mondiale. Elle est aussi une épreuve pour l'Allemagne, en pleine stagnation économique, où Volkswagen est un acteur majeur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Détroit d'Ormuz: Maersk inquiet pour l'approvisionnement en fioul

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Le numéro deux mondial du fret maritime redoute des difficultés d'approvisionnement en fioul pour ses navires au Moyen-Orient, mais aussi plus à l'est. (archive) (© KEYSTONE/DPA/DIETMAR HASENPUSCH)

L'armateur danois Maersk s'inquiète pour l'approvisionnement de ses navires en carburant au Moyen-Orient et en Asie où "les stocks diminuent", avec le risque d'être "à court de fioul", a déclaré son patron mercredi dans une interview au quotidien français Le Monde.

"Il y a suffisamment de fioul aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Europe, mais les stocks en Asie dépendent de ce qui sort du détroit d'Ormuz, donc ils diminuent. Si on ne fait rien, nous risquons de nous retrouver, en Asie ou au Moyen-Orient, avec des points d'approvisionnement à sec, d'être à court de fioul", s'inquiète le directeur général du deuxième armateur mondial, Vincent Clerc, dans cet entretien.

L'augmentation des coûts d'acheminement demandés par les armateurs est liée aux perturbations sur l'approvisionnement en carburant. "Il faut affréter des pétroliers, les tarifs n'ont jamais été aussi élevés", explique le dirigeant.

En raison de la fermeture du détroit d'Ormuz, "des dizaines" de navires de l'armateur danois "doivent se mettre à l'abri dans des ports qui n'étaient pas dans leur rotation" d'origine, ce qui oblige le groupe à "mobiliser des camions pour acheminer les conteneurs vers leur destination finale" ou à trouver d'autres solutions pour garantir le transport des biens, précise M. Clerc.

"Cela a un coût que nous ne pouvons pas absorber, et que nous devons répercuter pour protéger l'intégrité du service", ajoute-t-il.

Comme la plupart des grands armateurs mondiaux (MSC, CMA CGM, Hapag Lloyd, Cosco), Maersk a cessé de prendre des réservations pour acheminer des marchandises vers le Moyen-Orient. "Le risque est de nous retrouver avec des montagnes de conteneurs qui congestionnent les terminaux, engendrant d'énormes retards, comme ce qu'on a vu pendant la pandémie de Covid-19", souligne le dirigeant.

Pour contourner le détroit d'Ormuz bloqué et celui de Bab Al-Mandab, qui donne accès à l'entrée de la mer Rouge, où se trouvent les rebelles houthis, la compagnie maritime qui exploite quelque 700 navires, a redirigé ses bateaux vers l'Europe "où il y a une importante demande".

"Ils poursuivent leur route à travers la Méditerranée, le canal de Suez, jusqu'à Djedda, en Arabie saoudite. Cela nous permet d'éviter les côtes yéménites où se trouvent les rebelles houthistes. On pense que le port de Djedda deviendra un point d'entrée et de sortie important pour la péninsule Arabique", estime M. Clerc.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

USA: pas de progrès sur l'inflation en février

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Si l'inflation est restée stable en février aux Etats-Unis, le déclenchement de la guerre en Iran et l'envol subséquent des prix des hydrocarbures risque de plomber la facture pour les consommateurs à l'avenir. (arhcive) (© KEYSTONE/AP/Jenny Kane)

L'inflation est restée stable en février aux Etats-Unis, avec un rythme de 2,4% sur un an, selon des données officielles publiées mercredi.

L'indice des prix à la consommation (CPI) témoigne d'une période antérieure au déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, qui a entraîné une envolée des prix du pétrole. Il est dans la lignée des attentes des analystes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

En crise, Porsche veut réaccélérer sur la rentabilité

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Porsche a vu l'an dernier son bénéfice opérationnel chuter de 92,7% à 413 millions d'euros (archives). (© KEYSTONE/DPA/JAN WOITAS)

Porsche espère sortir de la crise en 2026, après avoir vu son bénéfice opérationnel s'effondrer l'an dernier. Le constructeur allemand de voitures sportives de luxe, filiale du géant Volkswagen, a payé cher son revirement stratégique sur l'électrique.

Le bénéfice opérationnel a chuté en 2025 de 92,7% à 413 millions d'euros (à peine moins en francs), pendant que le chiffre d'affaires reculait de 9,5%, à 36,27 milliards. Ce qui fait que la marge opérationnelle, indicateur clé pour dans le secteur des véhicules ultra haut de gamme, est tombée à 1,1% contre 14,1% l'année précédente.

En cause, des charges exceptionnelles d'un montant total d'environ 3,9 milliards, comprenant pour l'essentiel un abandon partiel de ses ambitions dans les véhicules électriques et la production de batteries, ainsi que les tarifs douaniers américains.

Face à cette situation, le constructeur emblématique de la 911 veut devenir "plus agile, plus rapide", et rendre "les produits encore plus attractifs", a déclaré le président du directoire Michael Leiters lors d'une conférence de presse.

"Nous devons renforcer notre plan de restructuration et l'allègement de notre organisation. Oui, cela inclura également des suppressions de postes", a-t-il affirmé, sans donner de chiffrage.

Des mesures seront présentées à l'automne, a fait savoir le groupe.

Pour retrouver progressivement la rentabilité à deux chiffres qu'il a connue pendant une dizaine d'années, et qui tirait l'ensemble de la performance du groupe Volkswagen, la firme de Zuffenhausen, près de Stuttgart (sud-ouest), va adopter une stratégie axée sur le luxe avec le slogan "Value over Volume" (la valeur avant le volume, ndlr).

Selon M. Leiters, "la préservation durable de la valeur de nos véhicules est plus importante que des volumes à court terme".

Leur stratégie passera notamment par la "rationalisation" de leur portefeuille de produits, en "réduisant la complexité et le nombre de variantes de véhicules".

En 2026, Porsche anticipe des "conditions de marchés très difficiles", notamment en Chine, où "le segment du luxe reste sous pression" avec une "la compétition intense sur les prix, particulièrement pour les véhicules électriques".

Le groupe estime qu'il devrait retrouver en 2026 une marge opérationnelle comprise entre 5,5 et 7,5%, toujours loin des niveaux que Porsche a historiquement connus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Russie: des coupures d'internet "aussi longtemps que nécessaire"

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Ces derniers jours, des coupures et perturbations importantes, principalement pour utiliser l'internet mobile, ont été observées à Moscou et ailleurs en Russie (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Dmitri Lovetsky)

Des coupures et perturbations importantes intervenues ces derniers jours pour se connecter à internet en Russie resteront en vigueur "aussi longtemps que nécessaire" pour assurer "la sécurité des citoyens" face aux menaces ukrainiennes, a affirmé mercredi le Kremlin.

"Le régime de Kiev utilise des méthodes de plus en plus sophistiquées pour ses attaques et des mesures de riposte technologiques sont nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens", a affirmé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien.

Il a confirmé que des "mesures systémiques" avaient été prises par les autorités russes concernant les connections à internet et assuré que celles-ci sont prises "dans le strict respect" de la loi.

Ces derniers jours, des coupures et perturbations importantes, principalement pour utiliser l'internet mobile, sont observées à Moscou et ailleurs en Russie. Un journaliste de l'AFP a confirmé que la connexion à internet mercredi était très mauvaise à plusieurs centaines de km de Moscou.

Ces dernières semaines, les autorités russes ont déjà entrepris de bloquer l'accès à deux applications de messagerie très populaires, WhatsApp et Telegram, estimant qu'elles enfreignaient la loi.

Des critiques du Kremlin affirment que ces mesures visent à renforcer le contrôle des autorités sur internet. Moscou promeut parallèlement une application de messagerie nationale, MAX. Proposée par le géant russe des réseaux sociaux VK, elle est présentée comme une super-application donnant accès autant à des services de l'administration qu'à des commerces en ligne.

Mais MAX ne propose pas de cryptage de bout en bout des conversations et des avocats craignent qu'elle ne devienne un puissant outil de surveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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