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Économie

Le déficit se creuse dans le budget 2025 de l'Etat de Vaud

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Valerie Dittli a présenté mardi le budget 2025 de l'Etat de Vaud, affichant un déficit de 303 millions (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois a présenté mardi son projet de budget le plus "rouge" depuis 25 ans. Le déficit attendu l'an prochain s'affiche à 303 millions de francs, la hausse des revenus ne parvenant toujours pas à combler celle des charges.

"Je ne suis pas inquiète, mais il y aura beaucoup de travail pour retourner la tendance", a reconnu devant la presse la ministre des finances Valérie Dittli. Si les revenus sont en hausse, les charges, elles, deviennent de plus en plus difficiles à maîtriser.

Valérie DittliCheffe du département des finances et de l'agriculture

Malgré des premières mesures "d'efficience", notamment un plafonnement du nombre de nouveaux postes administratifs, ces charges grimpent à 12,256 milliards, soit 629 millions de plus (ou 5,4%) par rapport au budget 2024.

Ce n'est qu'en recourant à une opération comptable, soit la dissolution de préfinancements, que la limite dite du "petit équilibre" - en dessous duquel des mesures d'assainissement devraient être prises - a été respectée.

Déjà "fortement sollicités" dans le budget 2024, ces revenus extraordinaires atteignent 295 millions pour celui de 2025. Ils ne pourront pas être utilisés éternellement, a prévenu la grande argentière. Pour boucler son budget, le Conseil d'Etat a aussi pu compter sur des revenus "non pérennes", issus de la vente d'un terrain et de l'attribution par la BNS de la "contre-valeur" d'une ancienne série de billets de banque. Des "petits cadeaux" qui se montent à 98 millions, a indiqué Valérie Dittli.

Valérie DittliCheffe du département des finances et de l'agriculture

Ukraine et communes

Les recettes liées aux impôts des personnes physiques progressent de 7,5% par rapport au budget 2024, en raison notamment "d'une démographie dynamique et de prévisions économiques favorables". Cette prévision intègre la baisse d'impôt de 0,5%, annoncée la semaine dernière par le Conseil d'Etat. L'augmentation (+7,3%) des impôts des personnes morales s'inscrit également "dans une évolution positive".

Du côté des charges, celles liées à l'Ukraine sont pour la première fois portées au budget, à hauteur de 50% des coûts comptabilisés en 2023, soit 95 millions de francs.

Valérie DittliCheffe du département des finances et de l'agriculture

Le rééquilibrage financier en faveur des communes pèse aussi dans les comptes du canton. Il atteint 160 millions au budget 2025, 55 millions de plus qu'un an plus tôt.

Parmi les plus fortes hausses du budget, le Conseil d'Etat prévoit notamment une augmentation de 125 millions des charges dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnelle. Des ressources supplémentaires sont aussi attribuées à l'action sociale (+120 mios) et à la santé (+103 mios).

Investissements record

Concernant les effectifs, la création de nouveaux postes administratifs a été plafonnée (+87 postes), selon la volonté du Conseil d'Etat. "Nous avions une cible et nous l'avons tenue", a affirmé Valérie Dittli. Cette limitation ne concernait pas les autres postes. A commencer par ceux dédiés à la formation, lesquels bondissent de 190 équivalents plein-temps.

A noter finalement que les investissements nets du budget 2025 grimpent à 1,1 milliard, soit 60 millions de plus que l'an dernier. Il s'agit d'un nouveau record.

Efficience vs baisses d'impôt

Parmi les réactions politiques, l'Alliance vaudoise (PLR, UDC, Centre) enjoint le Conseil d'Etat à "empoigner clairement l'efficience de l'Etat et la maîtrise des charges." Elle note qu'en matière de croissance des dépenses, le gouvernement "est loin des objectifs annoncés dans son Programme de législature", lequel planifiait une croissance moyenne des charges de 2,1% sur l'ensemble de la législature.

A gauche en revanche, le PS et Ensemble à gauche estiment que ce sont les baisses d'impôt qui "provoquent des dégâts" et mettent le service public "sous pression". Ils accusent le Conseil d'Etat de mener "une fuite en avant" avec des allégements fiscaux dédiés "aux plus riches" et qui "fragilisent durablement" le fonctionnement de l'Etat.

Yann Rossier avec Keystone-ATS

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Économie

Trump rétropédale, la Bourse rebondit

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Alerte Info (© )

La Bourse suisse rebondissait vivement lundi midi suite à l'annonce par le président des Etats-Unis d'un moratoire de cinq jours sur toute frappe américaine à l'encontre d'infrastructures énergétiques en Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats

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Économie

Les économistes tablent sur une croissance modérée en 2026

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La géopolitique plonge les perspectives économiques dans une certaine nébulosité, sans modifier fondamentalement à ce stade la trajectoire privilégiée. (archive) (© KEYSTONE/MANUEL LOPEZ)

Les économistes interrogés dans le cadre du consensus établi par l'institut KOF maintiennent leur prévision d'une croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) de 1,0% cette année.

Pour 2027, ils anticipent une reprise économique. L'inflation devrait progressivement augmenter au cours des cinq prochaines années.

Les 16 participants à l'enquête du KOF prévoient une progression du PIB, corrigé des événements sportifs, de 1,0% pour 2026 et de 1,5% pour 2027, indique le Centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué paru lundi. Malgré les incertitudes géopolitiques, les pronostics restent inchangés par rapport au précédent sondage de décembre.

Les prévisions d'inflation demeurent également stables. Le taux de renchérissement moyen est attendu à 0,4% pour 2026, 0,6% pour 2027 et 0,9% sur un horizon de cinq ans.

Concernant le marché du travail, les participants à l'enquête tablent toujours sur un taux de chômage moyen de 3,1%.

Du côté du commerce extérieur, les économistes interrogés s'attendent à nouveau à une hausse de 1,0% des exportations en 2026. La progression devrait être plus significative en 2027. Les prévisions l'estiment en effet à 2,6%.

S'agissant des placement de capitaux, une hausse stable de 1,2% est escomptée cette année. Le consensus se situe à 1,0% pour les investissements en équipements et à 1,7% pour les investissements dans la construction, soit légèrement plus que ce qui avait été pronostiqué en décembre dernier.

Le franc devrait s'apprécier légèrement par rapport à l'euro et au dollar au cours de cette année. Face à l'euro, les prévisions s'inscrivent à 0,91 EUR/CHF sur les trois prochains mois et à 0,90 EUR/CHF pour les douze prochains mois. Face au dollar, les taux attendus s'établissent à 0,77 USD/CHF à trois mois et à 0,76 USD/CHF à douze mois.

L'enquête du KOF s'est déroulée du 27 février au 18 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

UBS décroche une licence pour la gestion de fortune aux USA

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UBS veut développer sa clientèle aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La grande banque UBS a obtenu une pleine licence pour des activités de gestion de fortune aux Etats-Unis. L'établissement zurichois a confirmé vendredi après-midi une information diffusée peu avant par le Wall Street Journal.

"Cette licence va renforcer notre plateforme bancaire aux USA, améliorer la manière dont nous servons nos clients et les conseillers financiers, tout en nous positionnons pour la prochaine phase de croissance," souligne la banque aux trois clés dans un post Linkedin.

La mesure approuvée par le régulateur doit aider le numéro un bancaire helvétique a développer sa clientèle au pays de l'oncle Sam au-delà des seuls ultrariches, explique de son côté le quotidien économique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Mirabaud progresse malgré les taux d'intérêts en 2025

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Les revenus ont reculé, mais le bénéfice a progressé (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le groupe bancaire Mirabaud a dévoilé vendredi ses résultats annuels non audités, marqués par la faiblesse des taux d'intérêts en 2025.

Malgré une baisse des recettes, l'établissement genevois est tout de même parvenu à augmenter son bénéfice net de 10% sur un an à 22,6 millions de francs. Les revenus du groupe ont reculé de 9,7% à 254,7 millions, rapporte un communiqué.

Dans le détail, les revenus des commissions sont passés de 199,3 millions à 183,2 millions. Les opérations de négoce ont par contre engrangé 29,0 millions, contre 23,2 millions un an plus tôt.

La direction explique le recul des recettes par l'arrêt de l'activité de courtage (Mirabaud Securities) et par le repli de la marge d'intérêts à 28,9 millions, après 47,4 millions, "elle-même fortement affectée par la baisse des taux d'intérêt".

Les charges d'exploitation ont été allégées à 218,4 millions, contre 248 millions en 2024, là aussi sous l'effet de la fermeture de Mirabaud Securities.

Fin décembre, les avoirs sous gestion se montaient à 31,7 milliards, après 32,3 milliards. Le total du bilan consolidé s'établissait à 2,2 milliards, contre 1,9 milliard.

Le ratio de fonds propres durs (Tier 1) a progressé à 22,8% (21,5% l'année dernière), tandis que le ratio de liquidité s'est établi à 218% (262%).

Pour 2026, Mirabaud n'a pas détaillé ses prévisions, mais dit vouloir recentrer ses activités sur les marchés cible et mettre à exécution son programme d'investissements dans la technologie et les équipes.

Le rapport financier définitif sera publié fin avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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