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Suisse

Eaux minérales filtrées: Nestlé visée par une procédure à Paris

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L'association Foodwatch a porté plainte contre Nestlé. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un juge d'instruction parisien a décidé d'enquêter sur deux plaintes de l'association Foodwatch visant le géant veveysan de l'alimentation Nestlé et le groupe Sources Alma concernant le traitement de leurs eaux minérales.

Confirmant partiellement une information des médias Radio France et Le Monde, une source proche du dossier a indiqué à l'afp que le magistrat instructeur est passé outre les réquisitions du parquet de Paris, qui l'estimait incompétent territorialement et lui demandait donc de ne pas enquêter, et a décidé mercredi de se pencher sur ce scandale.

Foodwatch avait déposé cet automne à Paris deux plaintes avec constitution de partie civile contre les pratiques de Nestlé et du groupe Sources Alma (Cristaline, St-Yorre...). L'association de consommateurs CLCV avait aussi porté plainte contre X.

"Foodwatch accueille avec une grande satisfaction l'annonce de l'ouverture d'une information judiciaire dans ces affaires", a réagi l'avocat de l'association, Me François Lafforgue.

"Nous demandons maintenant à la justice pénale de faire toute la lumière sur les agissements frauduleux des producteurs d'eaux minérales naturelles, et de dégager toutes les responsabilités, à quelque niveau que ce soit", a ajouté cet avocat spécialisé en droit de l'environnement.

Début février, Radio France et Le Monde ont publié des éléments accusant la présidence et les services du Premier ministre d'avoir cédé au lobbying du groupe Nestlé (Perrier, Hépar, Contrex, Vittel), en laissant le groupe commercialiser des eaux non conformes à la réglementation et à risque pour la santé, malgré les recommandations d'interdiction des autorités sanitaires.

Emmanuel Macron a réagi à cette affaire en affirmant qu'il n'y avait eu ni "entente" ni "connivence" avec Nestlé. "Je ne suis pas au courant de ces choses-là. Il n'y a de l'entente avec personne, il n'y a pas de connivence avec qui que ce soit", a-t-il assuré en marge d'un déplacement en région parisienne.

Début 2024, visé par de premières révélations, Nestlé Waters avait reconnu avoir eu recours à des systèmes interdits de microfiltration pour maintenir la "sécurité alimentaire" de ses eaux minérales.

"Toutes nos eaux aujourd'hui sont pures à la source", a affirmé à l'AFP le 7 février Muriel Lieneau, directrice générale de Nestlé Waters, filiale du géant suisse de l'agroalimentaire.

Dans un dossier relatif à ses eaux vosgiennes, le groupe a accepté en septembre 2024 de payer à Epinal une amende de 2 millions d'euros pour échapper à un procès.

Les révélations de presse avaient conduit le Sénat à lancer en novembre une commission d'enquête.

Un premier rapport sénatorial d'octobre 2024 pointait déjà l'"opacité" des pouvoirs publics et des industriels dans ce dossier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Suisse

Une loi-cadre pour mieux lutter contre la violence domestique

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En Suisse, les mécanismes de protection contre la violence domestique sont insuffisants et trop fragmentés, a souligné Marianne Maret (image symbolique). (© KEYSTONE/LUIS BERG)

La prévention contre la violence domestique et sa répression ainsi que la protection des victimes doivent être uniformisées. Le Conseil des Etats a adopté mardi une motion de Marianne Maret (Centre/VS) demandant la création d'une loi-cadre à cet effet.

Une femme meurt toutes les deux semaines en Suisse des suites de la violence domestique, a rappelé la Valaisanne. Les mécanismes de protection actuels contre la violence domestique sont insuffisants et trop fragmentés.

Une loi-cadre permettra de mettre en place des mesures de protection uniformes dans tout le pays, de fixer des normes contraignantes pour la police, la justice et les services sociaux. La violence domestique répétée et de plus en plus incontrôlée recevra une définition légale, tout comme le féminicide, et les peines encourues seront fixées en conséquence.

S'il n'a pas nié la gravité du problème, Pirmin Schwander (UDC/SZ) a estimé que les instruments existent. Les autorités doivent mieux les appliquer.

Le Conseil fédéral soutenait le texte. Le National doit se prononcer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le Parlement s'accorde sur le soutien aux victimes de Crans-Montana

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Les blessés et les proches des personnes décédées dans l'incendie de Crans-Montana recevront une contribution de solidarité de 50'000 francs de la part de la Confédération (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Parlement s'est accordé mardi sur la contribution de solidarité de 50'000 francs pour les victimes de l'incendie de Crans-Montana et leurs proches. Le Conseil des Etats s'est rallié au National sur les derniers points, notamment sur le cercle des ayants droit.

Le Conseil fédéral prévoyait que la contribution de solidarité soit versée aux bénéficiaires de l'aide financière d'urgence du canton du Valais, soit toutes les personnes décédées et toutes les victimes hospitalisées. Le National avait élargi le cercle des ayants droit, de sorte à accepter aussi des cas de rigueur.

Le gouvernement a pris comme critère la nécessité d'un traitement stationnaire, soit au moins une nuit passée à l'hôpital, avait-il été expliqué. Or certaines personnes gravement blessées sont rentrées chez elles en raison de la "situation cacophonique" à ce moment-là dans les hôpitaux. Elles doivent pourtant aussi recevoir la contribution.

Les Chambres sont tombées d'accord sur ce point principal et sur deux autres points de détail. Elles doivent encore se prononcer sur l'urgence de la loi. Le gouvernement l'avait limitée à fin 2029. Le Parlement a prolongé le délai jusqu'à fin 2040.

Ce printemps déjà

La contribution de solidarité pourrait être versée ce printemps déjà. L'incendie survenu dans la nuit du Nouvel An dans un bar de Crans-Montana a fait 41 morts et 115 blessés.

Le gouvernement sollicitait un peu plus de 35 millions de francs. Les 7,8 millions destinés à la contribution de solidarité pour les 156 familles touchées ainsi que les 8,5 millions pour soutenir les cantons dans le financement de l'aide aux victimes ont été validés.

Les deux Conseils ont toutefois temporisé sur les 20 millions servant à financer et organiser une table ronde avec les personnes concernées pour convenir d'accords à l'amiable. Ils soutiennent cette table ronde sur le principe, mais souhaitent avoir plus de temps pour examiner ce volet. Le conseiller fédéral Beat Jans ne s'est pas opposé à ce report.

Droit de recours

Le Parlement a aussi décidé d'accorder à la Confédération un droit de recours contre les responsables des dommages et les tiers dont la responsabilité est également engagée. Le gouvernement pourrait ainsi voir ses frais remboursés.

Une enquête est actuellement en cours. Les gérants de l'établissement, Jacques et Jessica Moretti, ainsi que le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, comptent parmi les inculpés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'UDC lance un référendum contre la grande réforme

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L'UDC Vaud et son chef de groupe au Grand Conseil, Cédric Weissert (à gauche), s'étaient montrés vertement critiques envers la grande réforme de la loi sur l'énergie (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Comme attendu, l'UDC Vaud lance un référendum contre la grande réforme de la loi sur l'énergie. La récolte des 12'000 signatures nécessaires, en deux mois, démarre mardi, a annoncé le chef du groupe UDC au Grand Conseil Cédric Weissert.

Après neuf séances étalées de septembre à février, des débats très animés, souvent tendus, voire des échanges virulents, les parlementaires vaudois avaient accepté cette importante révision de la loi sur l'énergie (LVLEne) proposée par le Conseil d'Etat.

Dans les grandes lignes, la réforme renforce le cadre légal pour accélérer la transition énergétique. But: tendre décisivement vers la neutralité carbone en 2050, objectif du Plan climat vaudois, ainsi que vers plus de souveraineté énergétique pour le canton, qui importe 84% de son énergie.

Elle vise par exemple à développer le recours aux énergies renouvelables locales. Elle acte aussi la fin du chauffage fossile (mazout, gaz, charbon). Elle oblige également à assainir énergétiquement les bâtiments de plus de 750 m2 (grands propriétaires), mais finalement pas ceux de moins de 750 m2 (petits propriétaires).

L'UDC seule au combat

La gauche avait estimé que la loi avait été édulcorée voire affaiblie par la droite. Finalement, PS, Vert-e-s et Vert'libéraux avaient voté en bloc "oui". Le PLR avait voté majoritairement pour, mais en se montrant divisé, avec une dizaine de refus. La gauche radicale, elle, s'était abstenue.

Tirant à boulets rouges sur cette révision, l'UDC avait très largement voté contre, avec toutefois quelques voix pour. Elle avait déjà annoncé qu'elle lancerait un référendum contre cette loi. Le parti agrarien est seul à le porter. S'il aboutit, le peuple aura donc le dernier mot.

"Le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos a lui-même présenté ce projet comme l'une des lois les plus ambitieuses de la législature. Je trouve donc discutable qu'un projet aux impacts financiers aussi importants soit décidé uniquement par 150 députés, sans consultation populaire, au nom de l'écologie", argumente Cédric Weissert dans une interview publiée mardi par le journal Le Temps.

Loyers en hausse?

"Il est vrai que nous avons pu faire un bon travail au Grand Conseil pour atténuer certains éléments qui nous semblaient illusoires ou difficilement applicables. Nous ne sommes pas opposés à l'évolution du marché ni à la transition écologique. Nous estimons toutefois que l'impact financier pour les propriétaires et les locataires reste trop lourd", explique-t-il.

Il s'inquiète surtout pour l'obligation de rénover. "Lors d'une vente, si les travaux n'ont pas été réalisés, l'acheteur pourra exercer une pression pour faire baisser le prix. Tous les propriétaires qui chauffent au mazout doivent donc s'attendre à une possible perte de valeur de leur bien".

"Les grands propriétaires assumeront sans doute une partie des coûts. Mais penser qu'ils prendront tout en charge est illusoire. Il faut être lucide: les loyers augmenteront", affirme M. Weissert. "Croire que chaque propriétaire peut mobiliser 50'000 ou 60'000 francs pour des travaux énergétiques est un mythe", glisse-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Galenica augmente sa rentabilité en 2025

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La performance opérationnelle de Galenica, qui exploite entre autres les pharmacies Amavita, Coop Vitality, Sun Store et Apodoc, a été soutenue par l'acquisition en juillet du spécialiste du diagnostic Labor Team et d'éléments exceptionnels (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le grossiste en médicaments et exploitant de pharmacies Galenica a fait progresser sa rentabilité l'année dernière. Les actionnaires profiteront d'un dividende relevé de 20 centimes à 2,50 francs par action, dépassant ainsi les attentes du marché.

L'exploitant des pharmacies Amavita, Coop Vitality, Sun Store et Apodoc a enregistré un résultat d'exploitation (Ebit) ajusté en progression de 11,3% à 234,8 millions de francs en 2025, soutenu par l'acquisition en juillet du spécialiste du diagnostic Labor Team et d'éléments exceptionnels de 6,2 millions, selon un communiqué publié mardi.

Le bénéfice net ajusté des activités poursuivies a quant à lui enflé de 3% à 188,7 millions.

Résultat conforme aux attentes

Ces chiffres clés sont conformes aux prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP. Le dividende était lui seulement attendu à 2,38 francs par titre.

Le chiffre d'affaires, déjà dévoilé en janvier, a été confirmé en hausse de 5,5% à 4,14 milliards.

Selon le directeur général Marc Werner, le groupe bernois a "pu consolider davantage encore (sa) solide position sur le marché suisse de la santé", poursuivant "avec succès le développement de (son) réseau".

Pour cette année, la direction vise une croissance des ventes de 5% à 7% et de 6% à 8% pour l'Ebit ajusté. Les coûts liés à la fermeture des activités de production de la filiale Bichsel interviendront principalement au premier trimestre et ne sont pas inclus dans l'Ebit ajusté.

Fin février, le groupe avait annoncé arrêter d'ici fin 2026 la production pharmaceutique de Bichsel, invoquant un "manque de compétitivité". Avec cette mesure, jusqu'à 170 postes seront supprimés d'ici la fin de l'année, soit plus de la moitié des quelques 300 employés. La procédure de consultation doit être close dans les prochains jours.

Les actionnaires devraient eux bénéficier d'un dividende "au moins équivalent à celui de l'année précédente".

Les prévisions à l'horizon 2027 au niveau de l'Ebit ajusté ont été revues à la hausse de 20 millions à 270 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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