Culture
Strappazzon x LS: du BMX au foot en passant par le textile
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Le créateur Sébastian Strappazzon a lancé une collection avec le Lausanne-Sport. Si le Vaudois a plutôt pour habitude d’habiller des rappeurs, cette collaboration sportive ne sort pas de nulle part. Rencontre.
Entre Sébastian Strappazzon et le sport, il y a un réel lien. “Je suis un sportif avant d’être un créatif”, glisse-t-il en début d’interview. Mais pas autour des terrains de foot. Celui qui a grandi dans le Jura, avant de s’installer à Lausanne aux prémices de l’adolescence, a en effet pratiqué le BMX, plus précisément, le BMX race et ensuite freestyle.
Une expérience très formatrice donc. “Le BMX a créé ce que je suis aujourd’hui, même si je n’en fais plus”, approuve le créateur. À l’époque, ce serait-il vu faire carrière dans ce sport?
Strappazzon a troqué le petit vélo pour les ciseaux et le tissu. Mais le BMX a, inconsciemment, eu un impact sur son esprit créatif.
Le Vaudois garde encore aujourd’hui les enseignements du BMX, et ça se ressent dans ses créations.
Une histoire d’émotions
Une fois lancé dans le monde de la mode, la popularité de Strappazzon a explosé lorsqu’il a créé la marque Avnier avec le rappeur Orelsan. Depuis plus de 10 ans, il dessine des vêtements dans un style urbain. À présent, la marque veut aussi proposer des habits plus fonctionnels, notamment pour les professionnels de l’audiovisuel. Il a également une belle expérience dans les collaborations. Migros, la fusée Ariane ou encore Quicksilver font partie des marques qui ont fait appel à lui.
En début de saison, Strappazzon a relevé un nouveau défi: créer une collection avec le Lausanne-Sport. Le Vaudois n’a jamais baigné dans le monde du ballon rond, “je viens d’une époque où on était même anti-foot”, sourit-il. C’est donc dans un milieu “street” qu’il a été confronté au LS pour la première fois.
Le temps a donc fait que les esprits se sont ouverts. Il a notamment fallu un événement pour finir de faire changer d’avis Strappazzon sur le foot. “Quand j’ai vu le match France-Suisse (lors de l’Euro 2021), j’ai compris ce que c’était le foot. Avec toutes les émotions qui allaient avec, je me suis dit que je ratais un truc.”
Il a ensuite assisté à plusieurs match du Lausanne-Sport, c’est là qu’il a “enfin compris pourquoi c’est quelque chose qui soulève autant de gens. Je ne suis toujours pas quelqu’un qui collectionne les Panini ou qui suit les résultats, mais j’ai un plaisir à regarder un match que je n’avais pas il y a quelques années”, confie Sébastian Strappazzon. C’est notamment l'ascenseur émotionnel qui accompagne un match de foot que le créateur apprécie particulièrement. “Je sais que ça ferait sourire quelques potes du BMX de m’entendre raconter ça”, rigole-t-il.
Est-ce que c’est ce côté émotionnel qui l’a inspiré pour créer cette collection avec le LS?

Les joueurs du LS arborent la collection de Strappazzon, notamment lorsqu'ils sont en déplacement. © FC Lausanne-Sport
Course contre la montre
L’idée d’avoir une ligne de vêtements griffée Strappazzon était dans les têtes depuis un moment du côté de la Tuilière. Mais au moment où la machine a été lancée, tout est allé très vite. “Tout à coup, j’ai été convoqué dans les bureaux du club et quand je suis sorti, je me suis rendu compte que j’avais deux semaines pour dessiner la collection, se souvient le créateur. J’ai dû mettre tout ce que je faisais de côté.”
À savoir que la collection comprend des t-shirts, pantalons, vestes, sweatshirts ou encore des chaussettes pour un total de onze pièces. Comment a-t-il donné vie à cela en seulement deux semaines? “Tu dors peu et tu vas creuser au fin fond de ton cerveau”, lance-t-il. Le plus dur étant de canaliser les idées, de faire des choix, et de tenir en compte les coûts. “Les pièces ne doivent pas non plus être complètement fofolles, ne pas entrer dans le costume, il faut que ce soit intemporel et portable, détaille-t-il encore. C’est plein de petits compromis, puis t’essaies d'affiner. C’est un peu une recette.”
Dans ce processus créatif, le Vaudois aurait voulu s’investir avec les joueurs. Le temps imparti et l’agenda des footballeurs ne l’a malheureusement pas permis. Il s’est donc tourné vers les réseaux sociaux pour glaner un maximum d’informations. “Dans les yeux des joueurs, tu vois un peu ce qu’ils cherchent, tu vois aussi leur goût vestimentaire, décrit-il. J’ai essayé d’aller dans ce sens-là et c’est assez proche des miens au final.”
Au-delà du défi technique et créatif, le fait d’être contacté par un club tel que le LS a représenté un véritable honneur pour Strappazzon.
La collection est disponible à la boutique du Lausanne-Sport au Stade de la Tuilière ainsi qu’en ligne.
Culture
Voix de Fête: une 28e édition entre retrouvailles et découvertes
La 28e édition de Voix de Fête à Genève a rassemblé 17’500 spectateurs et plus de 200 professionnels accrédités. Pendant huit jours, le festival a investi 12 salles et multiplié 24 événements pour faire circuler les mots, les styles et les générations.
Cette édition a confirmé la capacité de Voix de Fête à faire dialoguer têtes d’affiche et nouvelles voix. "Voir un projet émerger, grandir, revenir autrement, c’est tout l’art du festival", explique la directrice artistique dans un communiqué dimanche soir. Plusieurs concerts ont affiché complet et le festival a enregistré un taux de remplissage moyen de 80%.
Oxmo Puccino, Vincent Delerm ou GiedRé ont marqué cette édition. "C’est une émotion de retrouver ces artistes qui nous accompagnent depuis des années", souligne un membre de l’organisation. Les Jam Sessions au Chat Noir ont également permis des rencontres et des échanges improvisés entre les artistes et le public.
La French Touch avec Sam Sauvage
La 28e édition a donné une place importante aux révélations de demain. Des artistes tels que Sam Sauvage, Marguerite ou Le Talu ont été mis en avant grâce aux tremplins French Mon Amour et La Lentille. "Ces soirées découvertes sont essentielles pour que de nouvelles voix trouvent leur public", assure la directrice.
Bars en Fête, le OFF du festival, a prolongé l’élan au-delà des salles, dans des lieux atypiques de Genève, à prix libre. Les Pass-Itinéraires ont guidé le public vers des concerts inattendus.
Le festival a également accueilli les professionnels francophones des musiques actuelles pour des ateliers, conférences et échanges. "Ces rencontres sont indispensables pour la circulation des idées et des artistes dans l’espace francophone", ajoute un responsable du festival.
Enfin, Voix de Fête a réaffirmé son ancrage dans le tissu culturel local, grâce au soutien des partenaires, lieux et bénévoles. "Sans ce réseau fidèle, rien de tout cela ne serait possible", conclut la directrice, déjà impatiente de retrouver le public pour la 29e édition, du 15 au 21 mars 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Salon du livre de Genève a accueilli 60'000 personnes
Le Salon du livre de Genève, qui a fermé ses portes dimanche et fêtait ses 40 ans, a attiré 60'00 visiteurs en cinq jours. Les organisateurs se félicitent de cette très belle édition anniversaire, qui a accueilli près de 800 auteurs et quelque 250 exposants.
"Au-delà d'un très beau succès de fréquentation, cet anniversaire confirme la capacité du salon à rassembler et à faire vivre, année après année, un rendez-vous culturel majeur en Suisse romande", ont indiqué dimanche après-midi les organisateurs dans un communiqué. L'édition 2025 avait aussi attiré quelque 60'000 visiteurs.
"Scènes combles, attention palpable et longues files de dédicaces: cette 40e édition a confirmé le lien profond qui unit le public au salon et son désir intact de rencontres incarnées", écrivent-ils.
Les responsables saluent aussi l'approche plurielle de la francophonie du Salon. "D'une maison d'édition indépendante ancrée dans son territoire à des éditeurs venus de France, de Belgique, du Québec ou du continent africain, d’auteurs et autrices confirmés à des voix émergentes, des genres les plus populaires aux écritures les plus audacieuses, cette édition a donné à voir la vitalité et la richesse du monde du livre", soulignent-ils.
Du beau monde
Pour cette édition anniversaire, les quatre invités d'honneur étaient Laure Adler, Patrick Chappatte, Hélène Dorion et Douglas Kennedy. Durant cinq jours, la manifestation gratuite a célébré la littérature comme une expérience culturelle et collective en faisant dialoguer les formes, les genres et les générations.
Pour marquer et lancer symboliquement cette 40e édition, neuf librairies genevoises ont accueilli chacune, le jeudi en fin de journée, une personnalité du cru pour partager son rapport intime aux livres et à la lecture.
Un espace dédié à cet anniversaire a proposé une exposition et des oeuvres immersives. Deux tables rondes sont revenues sur l'histoire du salon tout en se penchant sur son avenir, tandis que des moments musicaux ont ponctué les fins de journées.
Parmi les auteurs et autrices invités ont notamment figuré Laurent Mauvignier, Laurent Gaudé, Marie-Hélène Lafon, Laura Vasquez, Mélissa Da Costa, Gaëlle Josse, Nancy Huston, Pascal Bruckner, Nicolas Feuz, Christine Ockrent, Pierre Assouline, Akira Mizubayashi ou encore Mikhaïl Chichkine. La jeunesse n'a pas été en reste avec un focus sur le manga et les 75 ans de Petzi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Paris: le Centre culturel suisse rouvre après quatre ans de travaux
Après quatre ans de rénovation, le Centre culturel suisse (CCS) rouvre ses portes le 26 mars dans le Marais à Paris. Créé en 1985 pour promouvoir la création helvétique, ce lieu emblématique a aussi été marqué par des débats politiques.
Installé dans un hôtel particulier du XVIIe siècle situé rue des Francs-Bourgeois, le Centre culturel suisse s’est imposé comme une vitrine de l’art contemporain helvétique à Paris.
Cette rénovation "était une nécessité pour moderniser les installations techniques et rendre le bâtiment accessible à tous", explique Jean-Marc Diébold, le directeur du Centre culturel suisse, à Keystone-ATS. Le CCS est la première antenne ouverte à l’étranger par Pro Helvetia et il n’avait jamais été rénové.
Les travaux ont permis de repenser la circulation entre les espaces et de rendre les salles modulables. "Nous voulions un outil capable d’accueillir toutes les disciplines artistiques, de la musique au spectacle vivant, en passant par les arts visuels et la littérature", précise le directeur. Selon lui, ces espaces restent "petits mais performants", à l’image de la Suisse.
Une vitrine suisse à Paris
Sous la direction de Jean-Marc Diébold en poste depuis 2019, le centre avait déjà amorcé une transformation avant sa fermeture, notamment dans le développement de partenariats tous azimuts pour le faire sortir du Marais. Durant les années de rénovation, l’institution a poursuivi ses activités hors les murs dans plusieurs villes françaises, de Dunkerque à la Guadeloupe.
Le CCS, sur un marché "ultra-concurrentiel" avec mille propositions artistiques chaque jour à Paris, constitue un atout stratégique pour tout le spectacle vivant helvétique, qu’il provienne de Suisse romande, alémanique ou tessinoise. " Si on ajoute le réseau constitué lors du On Tour et des initiatives comme la Sélection suisse à Avignon (théâtre), les artistes disposent de belles vitrines et de bons outils", estime le Franco-Suisse.
Cette mission s’étend aux arts visuels, à la musique et à la littérature. "Exister à l’international est une nécessité vitale pour les artistes suisses. Le marché et le réseau suisse sont trop petits. La Suisse doit se doter d’une politique culturelle internationale ambitieuse avec les moyens appropriés", estime-Jean-Marc Diébold.
Un lieu marqué par les débats
Depuis sa création, le centre n’a pas échappé aux controverses et aux provocations artistiques, qui accompagnent parfois l’art contemporain.
L'une des plus célèbres remonte à 2004 avec l’exposition "Swiss-Swiss Democracy" de Thomas Hirschhorn, qui critiquait l’élection au Conseil fédéral du leader de l’UDC Christoph Blocher. "A l’époque, Blocher avait publiquement critiqué l’exposition. Cela a montré combien il est important de préserver la liberté artistique face aux pressions politiques", souligne Jean-Marc Diébold.
Le Parlement avait même décidé, dans la foulée du scandale, de réduire le budget de la fondation d’un million de francs pour l’année suivante.
Pour Jean-Marc Diébold, l'indépendance artistique du Centre culturel suisse est garantie par Pro Helvetia. "Nous ne dépendons pas du Département fédéral des Affaires étrangères. Cela nous assure une liberté de programmation et nous protège des influences politiques ou de stratégies de diplomatie culturelle", ajoute-t-il.
Faire bouger les lignes
"Et puis n’est-ce pas le rôle de l’art de bouger les lignes. La liberté de création est un principe fondamental pour moi", affirme le directeur.
Pour sa réouverture, le Centre culturel suisse organise une grande fête, du 26 au 29 mars, mêlant concerts, performances, projections et expositions. Un signal que "le CCS se veut un lieu d’art comme de vie au c½ur de Paris, fréquenté de jour comme de nuit pour voir une exposition, écouter un concert ou simplement se retrouver dans la cour".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Une exposition pour faire des frontières une zone de rencontres
Les frontières sont souvent vues comme un facteur de division, mais l'architecte et artiste genevoise Anna Grichting travaille à en faire une zone écologique et de rencontres. Une exposition explore cette approche du 1er au 17 avril à la Fondation WRP à Genève.
La Genevoise a vécu proche de plusieurs frontières, que ce soit entre l'Irlande du Nord et l'Irlande ou entre quartiers de différentes communautés aux Etats-Unis. Dans ses travaux de recherche, elle a ensuite oeuvré sur les possibles changements des frontières comme sites écologiques, que ce soit sur les friches du Mur de Berlin ou dans la ville divisée de Nicosie à Chypre.
Les activités humaines de ces zones ont souvent laissé place à une surveillance militaire. Cette situation permet aussi de régénérer la nature dans certains de ces territoires, fait remarquer l'architecte.
De Berlin à l'Irlande du Nord, de Chypre aux deux Corées, elle oeuvre à des plans de l'aménagement de ces sites et à un design participatif avec des responsables politiques, des biologistes, des écologistes ou des artistes.
Elle-même musicienne, Anna Grichting propose aussi une approche musicale avec son projet "Border meetings". L'exposition rassemble ces composantes en combinant documents, maquettes, vidéos, jeux et une "architecture musicale" avec 24 haut-parleurs. Un atelier pour les enfants est prévu. De même qu'une conférence avec animation musicale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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