Lausanne
"À 500m du parc, j'ai compris. Puis je suis allé voir le carnage"
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Dix moutons ont été retrouvés morts à Valeyres-sous-Rances dans le Nord vaudois. L'attaque perpétrée par le loup a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué mercredi le Canton. Il s'agit de la première et grosse attaque du loup sur un troupeau en 2025.
Mercredi matin, le monde agricole vaudois criait sa colère. Le décor pour faire passer le message est glaçant: les dix bêtes qui ont perdu la vie sont alignées par terre. Lucien Kaenel les a découverts mardi matin. 24 heures plus tard, l'émotion était encore grande.
Ce qui choque surtout, c'est la violence toute particulière de la scène. Elle met au second plan tous les autres problèmes.
Lucien Kaenel estime que c'est le fait d'un seul individu, qui aurait déjà sévi l'an dernier. Les analyses ADN confirmeront ou non cette hypothèse. Sur ce point, les organisations agricoles demandent aux autorités que ces tests aillent plus vite. Vassilis Venizelos, chef Département de la jeunesse, de l’environnement et de la sécurité, rétorque que "selon les informations qui m'ont été remontées par la police faune nature qui a veillé toute la nuit, qui a vu la meute revenir sur les lieux, il y aurait deux à trois loups. On aurait donc manifestement affaire à une meute et non à un loup isolé." Il ajoute qu'il faudra attendre quelques semaines pour avoir les résultat des analyses. Selon le cadre légal, aucun loup ne pourra être tiré avant le 1er juin, si décision de tir il devait y avoir.
À noter également que les animaux étaient détenu dans des conditions conformes aux exigences fédérales en matière de protection. Ça n'a pas empêché l'attaque.
Jusqu'ici, les autorités cantonales n'avaient répertorié que des attaques isolées de lynx depuis le 7 janvier, notamment dans le Lavaux et le Chablais, selon le tableau des prédations sur les animaux de rente régulièrement mis à jour par le Canton. La dernière attaque attribuée au loup remontait au 14 novembre 2024.
Pour rappel, le Canton de Vaud avait annoncé l'été dernier pour la première fois vouloir éliminer une meute entière de loups. Une demande d'autorisation avait été envoyée mi-août à Berne pour abattre les sept individus de la meute du Mont Tendre. Coupable des trois quarts des attaques dans le Jura vaudois, elle est jugée problématique. A ce jour, elle a été réduite à quatre individus.
Régulation immédiate exigée
Selon le dernier pointage du Canton, 29 loups "au minimum" étaient actifs sur l'ensemble du territoire vaudois à la fin 2024. Ils sont répartis en deux meutes vaudoises - Mont Tendre et Marchairuz - et trois meutes transfrontalières - Risoud, Jougne-Suchet et Haute-Valserine. S'y ajoutent quelques individus isolés (Plateau et Alpes).
En réaction à cette "première prédation massive", l'Association vaudoise de promotion des métiers de la terre, Prométerre, et l'organisation faîtière de l'agriculture romande, Agora, exigent une régulation immédiate. "Nous demandons une intervention rapide et déterminée des autorités cantonales pour garantir la sécurité des troupeaux et préserver l'élevage de plein air", écrivent-elles dans un communiqué après une conférence de presse organisée sur place.
"Il ne fait aucun doute" que le seuil fixé par l'ordonnance fédérale sur la chasse (OChP), révisé le 1er février 2025 pour autoriser une régulation est "largement franchi", affirment les deux associations. Elles appellent le ministre vaudois en charge du dossier Vassilis Venizelos à réagir le plus vite possible.
Le chef Département de la jeunesse, de l’environnement et de la sécurité n'a pas encore répondu à nos sollicitations dit comprendre la douleur des éleveurs face à ces attaques. Il précise que "l'État ne reste pas les bras croisés. Les inspecteurs de faune nature se sont rendus directement sur place pour mettre en place des mesures de protection et d'accompagnement qui vont se poursuivre ces prochains jours. Et l'État indemnisera l'éleveur pour les bêtes perdues."
Alessia Merulla avec ATS
Lausanne
Le Grand Conseil vaudois accepte de reconnaître l'Eglise anglicane
Les députés du Grand Conseil vaudois ont largement accepté le projet de loi visant à reconnaître la Fédération des Eglises anglicane et catholique-chrétienne (FACCV) dans le canton de Vaud comme une communauté d'intérêt public. Il aura fallu dix ans pour que cette démarche initiée en 2016 soit couronnée de succès.
En appelant les députés à accepter ce projet de loi, la présidente du gouvernement Christelle Luisier a salué "l'aboutissement d'un long et minutieux travail" ainsi qu'un projet de nature à "renforcer la cohésion sociale et la paix confessionnelle" dans le canton.
Pour obtenir cette reconnaissance, la FACCV devait en effet remplir pas moins de 20 conditions légales portant notamment sur sa transparence financière, son ordre juridique et sa participation au dialogue oecuménique et interreligieux. Elle devait également posséder son siège dans le canton de Vaud depuis au moins 30 ans. Une période d'examen de minimum cinq ans était prévue.
Le Conseil d'Etat avait estimé en avril 2025 que toutes les conditions étaient bien remplies. Il avait alors souligné la "parfaite intégration" des paroisses de la FACCV dans le tissu social vaudois ainsi que leur rôle "dans l'intégration d'une population migrante, notamment anglophone".
"Appel d'air exclu"
C'était ensuite au Grand Conseil de se prononcer. La commission recommandait à l'unanimité l'entrée en matière. Lors du débat en plénum, les Verts ont salué un projet équivalant à "reconnaître les changements sociétaux dans la société vaudoise du 21e siècle" et appelé à ce que "d'autres communautés religieuses" puissent être reconnues.
Le PLR a dit son approbation, soulignant que la reconnaissance n'aurait "aucune incidence financière" sur le Canton. L'UDC a également soutenu le projet, estimant que les nombreuses exigences légales permettaient d'exclure un "appel d'air pour d'autres communautés".
Au moment du vote, l'objet a été accepté à l'unanimité moins une abstention.
Nouvelles prérogatives
Grâce à cette reconnaissance, la FACCV dispose désormais de nouvelles prérogatives. Elle pourra exercer l'aumônerie dans les établissements sanitaires et les prisons et bénéficier des mêmes exemptions fiscales que les Eglises de droit public. Elle ne touchera cependant pas de financement public automatique, celui-ci étant lié à des missions spécifiques.
Tant l'Eglise anglicane que l'Eglise catholique-chrétienne sont présentes de longue date dans le canton: la première paroisse anglicane a été officiellement constituée en 1818 dans le chef-lieu vaudois tandis que la constitution de la paroisse catholique-chrétienne de Lausanne remonte à 1908. Le regroupement des deux églises au sein d'une même fédération dans le canton de Vaud date de 2016.
Bien qu'il s'agisse de confessions différentes, ces églises se sont rapprochées à la fin du 19e siècle. Elles ont signé l'accord de Bonn en 1931, permettant à leurs fidèles de partager l'eucharistie et d'autres sacrements. Elles ont également en commun d'autoriser le mariage des prêtres, d'accorder aux femmes le droit d'être ordonnées prêtres et de ne pas reconnaitre l'autorité du pape, contrairement à l'Eglise catholique romaine.
Deux autres demandes en cours
La FACCV regroupe actuellement six paroisses dans le canton de Vaud. Il s'agit des communautés Christchurch de Lausanne, All Saints à Vevey, St Peter à Château-d'Oex, St John à Montreux et Villars-sur-Ollon, de l'Eglise anglicane de La Côte ainsi que de la paroisse catholique chrétienne de Lausanne.
Pour rappel, le canton de Vaud compte deux églises de droit public. Il s'agit de l'Eglise protestante réformée et de l'Eglise catholique romaine. Jusqu'à aujourd'hui, seule la communauté israélite bénéficiait d'une reconnaissance d'intérêt public. Elle est désormais rejointe par la FACCV.
Deux autres demandes de reconnaissance sont en cours, l'une de l'Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM), l'autre de la Fédération évangélique vaudoise (FEV). Toutes deux ont été déposées en 2019.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Les écoles privées pourront délivrer la maturité cantonale
Les écoles privées vaudoises pourront délivrer des certificats cantonaux de maturité gymnasiale et non uniquement des maturités fédérales, comme actuellement. Le Grand Conseil vaudois a confirmé mardi son vote positif du premier débat.
Lors du second débat, ce sont à nouveau le PLR, l'UDC et les Vert'libéraux qui ont fait pencher la balance en faveur du privé. Le oui l'a emporté par 81 voix, contre 42 non et deux abstentions.
Les députés se prononçaient sur une modification de la loi sur l'enseignement secondaire supérieur (LESS) afin de permettre un examen de fin de maturité qui délivre un certificat cantonal pour les écoles privées. Le Département de l'enseignement (DEF) avait été saisi d'une demande de l'Association vaudoise des écoles privées (AVDEP), souhaitant être à pied d'égalité avec le public.
Le Conseil d'Etat avait décidé d'accepter cette demande sachant qu'il y a plusieurs autres cantons, surtout en Suisse alémanique, qui le font déjà et que ça se passe bien, selon lui. Le dernier en date est le Canton de Genève, le seul en Suisse romande. Le gouvernement rappelle aussi qu'environ 7% des élèves vaudois sont scolarisés en écoles privées.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Vaud: refus de couper la rente à vie en cas de condamnation
Une motion demandant de supprimer les rentes à vie des conseillers d'Etat vaudois condamnés pénalement a été refusée mardi au Grand Conseil. Porté par les Vert-e-s et cosigné par quelque 40 députés, le texte visait autant les ministres passés que présents.
Le motionnaire écologiste David Raedler avait demandé une prise en considération immédiate avec renvoi au Conseil d'Etat, sans passer par une commission. Au vote, serré, 73 élus ont dit non, 68 ont voté oui et une personne s'est abstenue. Le texte est désormais classé.
Intitulée "La tolérance zéro débute par soi-même: pour une suppression du droit à la pension du conseiller d'Etat en cas de condamnation pénale liée à la fonction", la motion s'inscrivait dans le contexte d'enquêtes pénales du Ministère public vaudois contre la ministre centriste Valérie Dittli et sur le système controversé du bouclier fiscal.
Simple privilège?
C'est d'ailleurs justement ce qui a été reproché du côté du PLR et de l'UDC: un texte "à portée politique" et "électoraliste" qui s'inscrit dans "un contexte actuel tendu". A droite, certains ont jugé la motion inapplicable, car qui déciderait de la suppression de la rente, sans compter les possibilités de recours.
Les courts échanges ont aussi opposé la question d'"un privilège" versus "un système de capitalisation". La droite a défendu le fait que l'on ne pouvait pas lier une condamnation au versement d'une rente. A gauche, on a estimé qu'un tel privilège exige au contraire "une probité absolue".
La présidente du gouvernement Christelle Luisier a indiqué que le Conseil d'Etat était opposé à cette motion. Cette rente est le seul système de prévoyance pour les ministres, a-t-elle rappelé. Elle a aussi estimé qu'il existait déjà un système de sanctions (amendes, peine privative, inéligibilité, etc) et qu'il y aurait donc un problème de double peine.
Une Vaudoiserie
Concrètement, la motion demandait au gouvernement de modifier la Loi sur la rémunération et la prévoyance professionnelle des membres du Conseil d'Etat (Lr-CE) afin "de prévoir la déchéance du droit à la pension du conseiller d'Etat en cas de condamnation pénale définitive pour un crime ou un délit commis dans l'exercice de ses fonctions".
Le texte stipulait une interdiction étendue aux ministres cantonaux actuels et anciens, une fois la modification entrée en vigueur. En clair: la suppression de la rente à vie aurait concerné aussi bien un ministre en place et condamné durant son mandat qu'un ancien ministre, mais dont la condamnation serait tombée durant sa retraite. En revanche, il n'y aurait pas eu d'effet rétroactif pour un ministre condamné dans le passé, donc avant la nouvelle disposition légale.
Déjà abolie dans la plupart des cantons, notamment partout en Suisse romande, la fin des rentes à vie est discutée de longue date en terre vaudoise. En septembre dernier, le Conseil d'Etat a présenté un projet de révision partielle de la Lr-CE, souhaitant abolir le principe des rentes à vie, mais uniquement pour les prochaines législatures, donc les futurs ministres dès 2027 et pas ceux actuellement en fonction.
Le Grand Conseil doit encore débattre et voter ce projet de loi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Plus de 40 évènements contre le racisme dans l'espace public
La Semaine d'actions contre le racisme s'est ouverte hier à Lausanne. Cette 20e édition se penche sur le racisme dans l'espace public, un lieu qui ressort régulièrement dans les statistiques liées aux discriminations raciales. La Ville mise sur le dialogue, notamment entre la population et sa police, pour briser les préjugés qui empoisonnent le quotidien. Plus de 40 évènements sont au programme jusqu'au 25 mars.
Lausanne organise une semaine d'action contre le racisme avec plus de 40 événements au programme : tables rondes, expositions, performances, films et ateliers. Pour cette 20ᵉ édition, la Ville a choisi de mettre l’accent sur l’espace public, un lieu qui ressort régulièrement dans les statistiques liées aux discriminations raciales.
Ces comportements peuvent se manifester dans la rue, les espaces publics, lors d’événements culturels ou sportifs, mais aussi au travail. Ils prennent la forme de messages ouvertement hostiles, mais aussi d’un racisme plus discret, « non assumé », comme l’explique Bashkim (bachkim) Iseni (izéni), délégué à l’intégration à la Ville de Lausanne et responsable du Bureau lausannois pour les immigrés.
Des chiffres en forte progression
Lausanne n'échappe pas à la tendance nationale. Selon les statistiques du Bureau lausannois pour les immigrés, les cas signalés sont en hausse : 90 en 2025, contre 56 l’année précédente. À titre de comparaison, seuls 10 signalements avaient été enregistrés il y a dix ans. Comment interpréter cette augmentation ?
La police et la population autour d'une table
Hier soir, la soirée de lancement a réuni des membres de la police, des associations et des citoyens. L’Objectif : renouer le dialogue après plusieurs épisodes qui ont fragilisé la confiance, comme l’affaire des groupes WhatsApp au sein de la police lausannoise, comme l'explique le délégué à l’intégration à la Ville de Lausanne.
« La police de Lausanne n’est pas restée bras croisés face au phénomène du racisme »
Plusieurs ateliers thématiques sont prévus, notamment sur le délit de faciès, la diversification du corps de police ou encore le sentiment d’insécurité dans l’espace public. Le but : formuler des recommandations qui pourront être prises en compte dans le cadre des réformes menées à Lausanne.
En cas d’incident, les victimes peuvent se tourner vers des acteurs de première ligne comme la permanence Info Racisme à Lausanne ou le Bureau cantonal d’intégration.
Tout le programme est à retrouver sur le site de la Ville de Lausanne.
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