Suisse Romande
Valais: formation des chiens, le canton veut serrer la vis
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Le Grand Conseil et le Conseil d'Etat valaisan sont favorables à l'introduction d'un test à la fin des cours obligatoires pour les détenteurs de chiens. Une motion déposée par le Centre du Valais romand auprès du Parlement a été soutenue par 2/3 du plénum.
Il y a 5 ans, le Valais réintroduisait l'obligation de formation pour les détenteurs de chiens. Problème: entre 2020 et 2022, le nombre d'attaques de chiens sur des humains est passé de 177 à 307 par an sur le territoire cantonal. En 2023, le Valais comptait 26'000 chiens.
La durée des cours obligatoires est de 6 heures. Au terme de cette formation, les éducateurs canins ont l'obligation de délivrer une attestation de suivi de cours. "Il suffit d'être présent aux cours pour obtenir l'attestation. L'acquisition des connaissances par le maître et son chien ne fait l'objet d'aucune appréciation. S'il n'a rien écouté, le duo chien - maître sera certifié du seul fait de sa présence au cours" dénoncent les anciennes députées du Centre du Valais romand, Patricia Meylan et Fabien Schafeitel.
Projet de révision législative
"A l'instar du modèle fribourgeois (en vigueur dès janvier 2024), le test pourrait être répété deux fois au maximum", poursuivent-ils. "Après le troisième échec, l'éducateur canin serait tenu d'annoncer le détenteur et son chien au SCAV (le Service de la consommation et des affaires vétérinaires.
L'idée plait au gouvernement. "Dans ce contexte, le Conseil d’Etat a approuvé, le 28 janvier dernier, le principe d’un projet de révision législative dont les axes stratégiques prévoient notamment un renforcement général de la formation des détenteurs de chiens, et des obligations liées incluant un examen final", résume-t-il dans sa réponse écrite.
Création d'une loi pour les chiens
Le projet prévoit également la création d'une nouvelle loi distincte spécifiquement dédiée aux détenteurs de chiens. "Cette distinction s’inscrit dans l’évolution du droit et de la jurisprudence fédérale, selon laquelle il convient de distinguer la sécurité publique de la protection des animaux", analyse le Gouvernement. Elle fait écho à une autre motion accepté par le Grand Conseil, mardi par 89 voix contre 38 et 2 abstentions.
Parmi les voies discordantes, Christian Gasser. Pour le chef du groupe de l’UDC du Haut-Valais, "le problème, c’est l’être humain et pas l’animal. Créer une Loi pour les détenteurs de chiens va trop loin."
Augmentation des postes de travail
En 2007, 0,6 EPT a été alloué à l’Office vétérinaire cantonal pour le domaine des affaires canines. Aujourd'hui, avec l’augmentation du nombre de chiens en Valais et l’accroissement des incidents signalés, il est estimé par le canton que ce domaine génère au moins trois fois plus de travail qu’à l’époque.
"La mise en ½uvre des nouvelles prescriptions prévues par le projet de révision législative débouchera sur des tâches supplémentaires pour l’Office vétérinaire cantonal, nécessitant des ressources humaines et matérielles supplémentaires", estime le gouvernement, qui prône la création de trois EPT.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Les députés rejettent l'installation de compteurs d'eau individuels
Les députés se sont opposés mardi à l'instauration de compteurs d'eau individuels destinés à inciter la population à économiser l'or bleu, comme le proposait une motion des Verts. Au terme d'un vote qui s'est joué à une voix près, ils ont estimé que la mesure était trop coûteuse et n'atteignait pas son objectif.
Le texte, déposé par l'ex-député écologiste Pierre Wahlen, proposait d'appliquer à l'eau potable le principe du consommateur-payeur, déjà en vigueur pour le chauffage et l'eau chaude. La motion proposait d'équiper de compteurs d'eau individuels les immeubles à partir de cinq logements, lors de nouvelles constructions et de rénovations lourdes.
Outre une incitation à modérer sa consommation, la motion entendait également corriger des inégalités, puisque, actuellement, la répartition des frais d'eau s'effectue souvent au prorata de la surface des appartements. "Une personne qui fait attention à sa consommation d'eau peut payer plus qu'un voisin qui surconsomme, simplement parce que la surface de son appartement est plus grande", a souligné le Vert Yannick Maury.
"Bon sens" contre "fausse bonne idée"
Pour la gauche, soutenue par les Verts'libéraux, cette mesure relevait du "simple bon sens". Ses partisans insistaient qu'il ne s'agissait pas tant d'économiser des coûts que de prendre conscience de sa consommation et d'éviter de gaspiller cette ressource appelée à devenir de plus en plus précieuse avec le réchauffement climatique.
La droite, emmenée par les libéraux-radicaux, a au contraire qualifié la mesure de "fausse bonne idée" et de "mauvais combat". Des députés ont dit craindre les potentiels coûts que la motion impliquerait pour les propriétaires, les locataires et les communes. Ils se sont également inquiétés de potentiels effets anti-sociaux sur les familles, la consommation d'eau étant, selon eux, liée à la composition du ménage plutôt qu'à des comportements excessifs.
Hémicycle divisé
Le PLR Pierre-André Romanens a, lui, fait valoir qu'il serait plus efficace de combattre les pertes dans le réseau d'eau, qui, selon ses chiffres s'élèvent à 15% de la consommation en eau potable. "Ce n'est pas en installant des compteurs individuels d'eau potable qu'on va réduire la consommation d'eau", a-t-il estimé.
La commission, très partagée, recommandait le classement de la motion. Elle a été écoutée par un hémicycle lui aussi très divisé, acceptant à une voix près le classement de l'objet avec 68 voix favorable, 67 avis contraires et aucune abstention.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Audition en mode confrontation pour le couple Moretti le 5 juin
Jacques Moretti ne sera pas le seul des 14 prévenus du drame de Crans-Montana à se présenter devant le pool de procureures en charge de l'affaire, le vendredi 5 juin prochain. Son épouse, Jessica, a également été convoquée pour une audition en mode confrontation.
Pour la première fois depuis le début de l'affaire de l'incendie du bar "Le Constellation" le 1er janvier dernier - qui a fait 41 morts et 115 blessés -, deux prévenus seront interrogés selon le monde dit de la confrontation, a confirmé, mardi à Keystone-ATS, la procureure générale du canton du Valais, Beatrice Pilloud, revenant sur une information du Tages-Anzeiger.
Selon le Ministère public (MP), ce type d'audition peut se dérouler sous trois formes: on pose une même question à chaque accusé et chacun y répond; on interroge un premier prévenu sur l'ensemble d'une thématique puis le second accusé répond; on peut aussi privilégier des réponses davantage en mode ping-pong, selon les explications données par les personnes inculpées.
Cette double confrontation se tiendra au campus Energypolis à Sion, en présence des avocats des différentes parties qui pourront, tous, interroger le couple français.
Une autre audition prévue
Deux jours avant les Moretti, l'ancien conseiller communal de Chermignon chargé des constructions (en poste entre 2013 et 2016) répondra, lui aussi, aux questions du Ministère public valaisan.
Quant au 14e prévenu - un employé actuel de la commune de Crans-Montana dans le domaine des constructions -, sa première audition devant le MP n'a pas encore été fixée. A l’époque, il occupait un poste similaire, mais pour la commune de Chermignon. En 2015, il a ainsi suivi de près les travaux qui ont eu lieu au bar "Le Constellation", lors de l'arrivée des Moretti sur le Haut-Plateau.
Cinq hommes politiques passés ou présents
Tous les prévenus sont poursuivis pour homicide par négligence, incendie par négligence et lésions corporelles graves par négligence. Il s'agit du couple Moretti, de cinq actuels ou anciens hommes politiques et de sept anciens ou actuels salariés de l'ancienne commune de Chermignon ou de Crans-Montana.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Plaidoyer unanime pour plus de vins vaudois dans les manifestations
Les vins vaudois devront être plus présents dans certaines manifestations vaudoises. Le Grand Conseil a unanimement accepté mardi une motion demandant au Conseil d'Etat d'instaurer une base légale permettant d'exiger que les organisateurs de manifestations, bénéficiant de subventions cantonales, servent exclusivement des vins vaudois dans leurs débits de boissons.
La viticulture du canton de Vaud traverse actuellement une période difficile et ne peut plus affronter, seule, les lois du marché et le recul de la consommation. Les analyses issues de publications spécialisées et de réunions professionnelles mettent en évidence une diminution significative de la consommation de vin en Suisse, ont rappelé les motionnaires.
"Dans ce contexte, il est regrettable que des vins étrangers soient servis lors d'événements organisés dans notre canton. Cette situation résulte également d'une pression sur les prix, qui rend difficile la couverture des coûts de production pour de nombreux vignerons", écrivent-ils.
Selon les motionnaires, une base légale de ce type permettrait de soutenir des centaines d'emplois locaux de la vigne à la cave, en passant par la logistique et la distribution. Elle renforcera la compétitivité des exploitations vaudoises, en leur offrant des débouchés stables et prévisibles.
Il n'y a pas eu de débat sur cette motion. Le texte a été accepté à l'unanimité, moins trois abstentions. Il est renvoyé au Conseil d'Etat qui a au moins une année pour soumettre un projet de loi ou de décret.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Viticulture: un fonds de prévoyance s'élargit à la promotion
Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi une modification de la loi sur la viticulture (LV) pour pouvoir élargir le Fonds de prévoyance pour les risques non assurables (FPRNA) à la promotion viticole. Une somme de 3,5 millions a ainsi été approuvée pour ce type de promotion sur les quatre prochaines années (2026-2029).
Le Conseil d'Etat avait annoncé en mars dernier vouloir engager "une mesure ciblée et exceptionnelle" en octroyant une subvention de 910'000 francs à l'Office des vins vaudois (OVV) afin de soutenir le secteur vitivinicole en difficulté. Elle couvre la période 2025 et le premier semestre 2026 du volet "marchés" d'un plan cantonal.
Il s'agit d'une première tranche pour cet axe qui prévoit 3,5 millions de francs au total pour la promotion. Les 910'000 francs doivent permettre le renforcement des ventes dans le canal HoReCa (hôtels, restaurants et cafés), le développement des marchés en Suisse alémanique, ainsi que l'accentuation de l'impact des caves ouvertes (communication et accompagnement).
Un fonds plus alimenté
Avec cette modification législative, il s'agit d'un soutien collectif et global à la viticulture vaudoise à travers différentes mesures en élargissant les buts du FPRNA, datant de 1924, pour l'utiliser dans le cadre de la promotion, explique le Canton dans sa demande au Grand Conseil.
Le FPRNA a été initialement conçu pour venir en aide aux viticulteurs touchés par des risques naturels. Il n'est actuellement plus alimenté et a été réduit de 14,36 millions en 2004 à 4,95 millions de francs aujourd'hui. Un solde de 1,46 million sera conservé d'ici fin 2028 pour le volet "risques".
Le Département de l'agriculture et de la viticulture (DADN) souhaite donc aujourd'hui utiliser ce fonds pour des actions plus spécifiques qui seraient déployées par l'OVV. Si ce fonds est géré par l'Etat, l'argent s'y trouvant appartient à la branche représentant la viticulture, a-t-il été rappelé.
Plan cantonal plus large
Ce montant de 3,5 millions de francs s'inscrit dans le déploiement du plan d'action cantonal pour la période 2025-2028, intitulé "Avenir de la viticulture vaudoise" et présenté en novembre dernier par la ministre en charge de la viticulture Valérie Dittli. D'un montant de 17,2 millions de francs, il s'articule autour de trois axes: marchés, production (dont fait partie un moratoire de trois ans pour la plantation de nouvelles vignes) et relève.
Les députés ont accepté à l'unanimité, moins quatre abstentions, cette modification de la LV et des montants prévus.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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