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International

Gaza: 100 morts dans de forts bombardements israéliens

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Après une trêve de deux mois, l'armée israélienne a repris son offensive le 18 mars à Gaza et s'est emparée de larges pans du territoire. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

Cent Palestiniens ont été tués vendredi dans un intense bombardement israélien à Gaza, ont indiqué les secours. Le chef des droits de l'homme de l'ONU a mis en garde contre un "nettoyage ethnique" dans le territoire dévasté par la guerre.

Au terme de sa tournée dans le golfe Persique, le président américain Donald Trump, un allié d'Israël, a déclaré: "Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés".

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l'attaque contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre, a ensuite appelé les Etats-Unis à faire pression sur le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour laisser entrer l'aide humanitaire à Gaza, bloquée depuis le 2 mars.

Taher al-Nounou, haut responsable du mouvement islamiste, a déclaré que le groupe armé "attendait et espérait que le gouvernement américain exerce une pression supplémentaire" sur Israël "pour qu'il ouvre les points de passage et permette l'entrée immédiate de l'aide humanitaire".

"Faim, soif, peur"

Sur le terrain, l'agence de défense civile de Gaza a déclaré que les frappes israéliennes avaient tué au moins 100 personnes vendredi. Les bombardements "ont ciblé des habitations où des civils dormaient. Les enfants hurlaient, les portes ont été soufflées. Une scène indescriptible, comme si c'était la fin du monde", a indiqué à Beit Lahia, Saïd Hamouda.

"Ceux qui ne meurent pas dans les bombardements mourront de faim", se lamente Khalil al-Tatar, un autre habitant. L'armée israélienne a affirmé poursuivre ses opérations à Gaza, sans plus de détails.

Pour le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk, "cette dernière vague de bombes obligeant les gens à se déplacer sous la menace d'attaques encore plus intenses, la destruction méthodique de quartiers entiers et le refus de l'aide humanitaire soulignent qu'il semble y avoir une poussée pour un changement démographique permanent à Gaza qui [...] équivaut à un nettoyage ethnique".

M. Netanyahou, pour qui seule une pression militaire accrue poussera le Hamas à libérer les otages, a annoncé lundi une intensification de l'offensive à Gaza pour "vaincre" le Hamas, qui a pris le pouvoir dans le territoire palestinien en 2007.

"Catastrophe humanitaire"

Israël affirme qu'il n'y a pas de crise humanitaire à Gaza et accuse le Hamas de voler les aides internationales. Sept pays européens, dont cinq ont reconnu un État palestinien - l'Irlande, l'Islande, la Slovénie, l'Espagne et la Norvège - ont publié une déclaration commune condamnant ce qu'ils appellent "la catastrophe humanitaire provoquée par l'homme" et appelant Israël à mettre fin aux opérations militaires et à lever le blocus.

Le Hamas a déclaré "apprécier hautement la position humanitaire et courageuse" adoptée par ces sept pays.

La Fondation humanitaire de Gaza, une ONG soutenue par les Etats-Unis, a déclaré qu'elle commencerait à distribuer de l'aide humanitaire à Gaza ce mois-ci, après s'être entretenue avec des responsables israéliens. L'ONU a cependant exclu jeudi toute participation à cette initiative, invoquant des problèmes d'"impartialité, de neutralité [et] d'indépendance".

Un plan de "conquête"

Après une trêve de deux mois, l'armée israélienne a repris son offensive le 18 mars à Gaza et s'est emparée de larges pans du territoire. Le gouvernement israélien a annoncé au début mai un plan pour la "conquête" de Gaza, qu'Israël avait occupée de 1967 à 2005.

L'attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l'armée.

Les représailles israéliennes ont fait au moins 53'119 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Hockey

Janis Moser et le Lightning grondent en tête

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Janis Moser (à droite) est en pleine bourre avec Tampa Bay. (© KEYSTONE/AP/Chris O'Meara)

Janis Moser a joué un rôle décisif mardi dans la victoire 4-3 après prolongation de Tampa Bay contre Buffalo. Électrique, le Lightning a remporté 18 de ses 20 derniers matches de NHL.

Le défenseur seelandais a été crédité d'un assist sur le but décisif de Jake Guentzel après 4'45 en "overtime". Une prolongation que Tampa avait arrachée à 26 secondes de la sirène finale, sur une réussite de Darren Raddysh.

Avec un but et trois assists, Nikita Kucherov a été le grand homme de cette partie. Le Russe de 32 ans, qui a atteint la barre des 90 points en 50 matches, est la principale raison derrière le succès du Lightning, la meilleure équipe actuelle de la Conférence Est.

Les Devils impuissants

Les choses sont en revanche toujours autant compliquées pour les New Jersey Devils, battus 3-0 à Newark par les Columbus Blue Jackets. Ces derniers ont fait la différence en marquant trois buts dans le troisième tiers-temps.

Nico Hischier, Timo Meier, Jonas Siegenthaler et Cie perdent petit à petit les play-off de vue. Cette quatrième défaite en cinq matches les place à désormais 9 points de la dernière place qualificative pour les séries éliminatoires, mais la saison régulière est encore longue.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le Crédit Agricole tient son rang en 2025

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Les revenus du groupe bancaire français ont atteint un niveau record de 39,56 milliards d'euros l'an dernier, en hausse de 3,9% par rapport à 2024 (archives). (© KEYSTONE/EPA FILE/IAN LANGSDON)

Le groupe bancaire français Crédit Agricole a dégagé un bénéfice net en légère hausse de 1,3% en 2025, à 8,75 milliards d'euros. La rentabilité s'est améliorée malgré une charge liée à ses parts dans la banque italienne Banco BPM passée au quatrième trimestre.

Le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur bancaire, a atteint un niveau record de 39,56 milliards d'euros l'an dernier, en hausse de 3,9% par rapport à 2024. Le président de la Fédération nationale du Crédit Agricole Eric Vial a salué lors d'une conférence de presse "de très bons résultats" qui "confirment la solidité de notre modèle, la pertinence de notre stratégie et la belle dynamique de nos métiers et de nos banques de proximité".

Le groupe bancaire aurait pu battre son bénéfice net record de 2021 (9,1 milliards d'euros) sans l'impact comptable en fin d'année dernière de l'intégration dans ses comptes de sa participation au capital de Banco BPM, qui ampute le résultat de quelque 600 millions d'euros. Détenteur de 20% du capital de la banque italienne, le Crédit Agricole a en quelque sorte figé la valeur de ses titres à un niveau moindre que celui du cours de Bourse de la banque italienne.

C'est cette "position prudente" qui entraîne cette moins-value, a précisé la directrice générale adjointe de Casa, Clotilde L'Angevin, chargée des finances. Dans le détail, l'entité cotée du groupe, Crédit Agricole SA (Casa), a publié des résultats stables par rapport à 2024, tant en termes de bénéfice net (7,07 milliards d'euros, -0,2%) que de PNB (28,08 milliards d'euros, +3,3%).

Les caisses régionales ont vu leurs marges s'améliorer, notamment en fin d'année dernière, générant des profits en hausse. Les dirigeants du Crédit Agricole sont aussi revenus sur leurs ambitions en Italie, où le groupe monte progressivement au capital de la troisième banque nationale Banco BPM.

Le directeur général de l'entité cotée du groupe Olivier Gavalda souhaite protéger voire amplifier les partenariats entre les deux établissements bancaires, et revendique une place au conseil d'administration cohérente avec la part du capital détenue par le Crédit Agricole. La banque française attend de sa participation dans Banco BPM une contribution au résultat de 100 millions d'euros par trimestre cette année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Les Etats-Unis sur la voie de l'"autoritarisme", prévient HRW

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Donald Trump fait preuve d'un "mépris flagrant pour les droits fondamentaux et a commis des violations flagrantes", estime HRW. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Human Rights Watch a averti mercredi que le président américain Donald Trump était en train de transformer les Etats-Unis en un Etat autoritaire. "L'ordre international fondé sur des règles est en train de s'effondrer", estime l'ONG.

Dans son rapport annuel, l'organisation de défense des droits fondamentaux (HRW), établie à New York, a estimé que le retour du milliardaire républicain à la Maison-Blanche avait intensifié une "spirale descendante" en matière de droits fondamentaux, déjà sous pression de la part de la Russie et de la Chine.

Aux Etats-Unis, HRW juge que Donald Trump a fait preuve d'un "mépris flagrant pour les droits humains et a commis des violations flagrantes".

Dans des descriptions consacrées aux Etats-Unis qui auraient été impensables dans les rapports annuels précédents, le groupe a par exemple mis en avant le déploiement d'agents masqués et armés de la police fédérale de l'immigration (ICE), qui ont mené "des centaines de raids inutilement violents et abusifs" notamment à Minneapolis.

Retour en 1985

"La désignation de boucs émissaires sur une base raciale ou ethnique par l'administration [...] les actes de représailles répétés contre des ennemis politiques présumés, ainsi que les tentatives pour étendre les pouvoirs coercitifs de l'exécutif et neutraliser les freins et contrepoids démocratiques, soulignent un glissement assumé vers l'autoritarisme aux Etats-Unis", souligne le rapport.

Human Rights Watch répète aussi ses conclusions selon lesquelles les Etats-Unis se sont rendus coupables de disparitions forcées - un crime au regard du droit international - en envoyant 252 migrants vénézuéliens dans une prison de haute sécurité au Salvador.

Pour l'organisation, la démocratie a reculé au niveau de 1985, quand l'Union soviétique existait encore. "La Russie et la Chine sont moins libres aujourd'hui qu'il y a 20 ans. Il en va de même pour les Etats-Unis", dit le rapport.

"Avec la première année [du deuxième mandat] de Trump au pouvoir, l'histoire s'accélère dans le mauvais sens: tous les acquis, les progrès qui ont été réalisés de haute lutte pendant les dernières décennies sont aujourd'hui menacés", s'alarme Philippe Bolopion, directeur exécutif de HRW, dans un entretien avec l'AFP.

Pour HRW, la réponse doit venir d'"une alliance nouvelle, une alliance stratégique" de "puissances moyennes", réunies autour d'un "noyau commun de valeurs" démocratiques et de respect du droit international, comme le Canada, les pays de l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Japon, l'Afrique du Sud, le Brésil, la Corée du Sud, ou encore l'Australie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Vapoter, c'est aussi prendre des risques pour sa santé

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106 substances "particulièrement préoccupantes" ont été trouvées dans les aérosols des e-cigarettes (archives). (© KEYSTONE/EPA/LUONG THAI LINH)

Si vapoter est moins nocif que fumer du tabac, c'est prendre des risques pour sa santé en inhalant des substances toxiques, a mis en garde l'agence française de sécurité sanitaire. Elle préconise de réserver l'usage de la cigarette électronique au sevrage tabagique.

En 15 ans, la cigarette électronique s'est imposée dans la vie de plus de trois millions de Français. L'agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a mobilisé 14 experts qui ont passé au crible 2864 études scientifiques et plusieurs rapports internationaux.

Il ressort de ces travaux que vapoter "présente des risques pour la santé", car "c'est inhaler des substances nocives", résume mercredi Benoît Labarbe, chef de l'unité évaluation des produits du tabac de l'agence. "C'est pourquoi il faut absolument écarter tout vapotage pour les non-fumeurs et les jeunes qui sont attirés par les saveurs fruitées et sucrées de ces produits".

En revanche pour les fumeurs de cigarettes classiques, "cela peut être, à côté des autres produits de substitution nicotinique, un outil de sevrage dont il faudra ensuite arrêter l'usage", complète-t-il.

Voies respiratoires touchées

Les effets nocifs recensés sont liés à l'inhalation répétée de substances toxiques: celles-ci sont libérées à l'usage du matériel (la cigarette électronique peut émettre des métaux), déjà présentes dans le liquide - propylène glycol, glycérol, arômes - et se forment lorsque ce liquide est chauffé.

Parmi celles qui se forment au chauffage, les aldéhydes "se fixent sur les tissus des voies respiratoires et les dégradent", explique le pharmacien Thibault Mansuy, coordinateur de l'expertise. "Si ces dégradations se répètent dans le temps, les tissus auront du mal à se réparer correctement".

Ce qui a aussi été constaté c'est une altération de cellules (lésions de l'ADN), pouvant favoriser un terrain cancéreux. Ce dernier mettant des dizaines d'années à apparaître, le recul est insuffisant.

Autres risques attestés par les études scientifiques: des effets nocifs au plan cardiovasculaire, jugés "probables" lorsqu'on vapote un liquide contenant de la nicotine et "possibles" même sans nicotine - modifications de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle - pouvant mener à des pathologies cardiaques à long terme.

106 substances "préoccupantes"

Et au plan respiratoire, certaines études suggèrent une augmentation de la survenue d'une maladie pulmonaire chronique, la BPCO. En revanche, les données sont insuffisantes pour attester un lien avec asthme ou bronchite.

Autre effet néfaste: lorsqu'on vapote un liquide contenant de la nicotine, "l'aérosol généré par la cigarette électronique a le même pouvoir addictif que la fumée de cigarette", rappelle l'agence sanitaire. Le vapoteur aura donc du mal à arrêter.

Au total, sur 1775 substances présentes dans les aérosols (la vapeur inhalée par le vapoteur), l'ANSES en a identifié 106 qu'elle juge "particulièrement préoccupantes", bien que présentes avec des "concentrations significativement plus faibles" que celles de la fumée de cigarette classique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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