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Suisse

L'EPFZ résout l'énigme de la stabilité de la mousse de bière

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Des chercheurs de l'EPF de Zurich ont mené des recherches sur la mousse de bière pendant sept ans (image symbolique). (© KEYSTONE/DPA/MATTHIAS BALK)

Des chercheurs de l'EPFZ ont percé le secret d'une mousse de bière stable. Les bières belges à triple fermentation présentent la mousse la plus stable. La mousse des bières Lager, à fermentation basse, est à l'inverse celle qui se désagrège le plus rapidement.

L'équipe de recherche dirigée par Jan Vermant de l'EPF de Zurich a travaillé sept ans sur cette question, a annoncé la haute école. Les résultats ont été publiés mardi dans la revue spécialisée "Physics of Fluids".

Jusqu'ici, les scientifiques supposaient que ce sont surtout les couches riches en protéines à la surface des bulles qui déterminent la stabilité de la mousse. Les protéines proviennent du malt d'orge et influencent la viscosité de la surface, c'est-à-dire son caractère collant, ainsi que la tension superficielle.

La nouvelle étude montre que cette hypothèse est insuffisante. Pour les bières Lager à fermentation simple, c'est effectivement la viscosité de surface et donc la teneur en protéines qui est déterminante. Plus la bière contient de protéines, plus le film autour des bulles est visqueux et plus la mousse est stable.

Dans le cas des bières à fermentation multiple, comme les bières trappistes belges, un autre mécanisme intervient pour assurer la stabilité exceptionnelle de la mousse de la bière : "l'effet Marangoni", soit le déplacement de fluides le long d'une interface (comme une surface liquide) dû à des variations de la tension superficielle. Il se produit alors des flux qui circulent à la surface. Si ces flux persistent longtemps, ils stabilisent les bulles dans la mousse de la bière.

Mécanismes connus "avec précision"

Comme l'ont montré les analyses des protéines des bières étudiées, la protéine LTP1 (Lipid transfer protein) joue un rôle décisif dans ce processus. Dans les Lager et autres bières à fermentation simple, ces protéines sont disposées en couches serrées à la surface des bulles, comme de petites particules sphériques. Lors de la deuxième fermentation, leur structure naturelle est légèrement modifiée. Elles forment alors une structure réticulaire, une sorte de membrane, qui rend les bulles encore plus stables.

Lors de la troisième fermentation, des fragments de la protéine se forment avec une extrémité qui repousse l'eau et une autre qui l'attire. Ces fragments réduisent les tensions et stabilisent les bulles au maximum.

Pour leur étude, les chercheurs ont collaboré avec l'une des plus grandes brasseries du monde. Celle-ci cherche à améliorer la stabilité de la mousse de ses bières. "Nous connaissons maintenant exactement le mécanisme et pouvons soutenir la brasserie", estime Jan Vermant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un abandon du système Patriot est possible, selon Martin Pfister

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Le projet d'achat du système de défense arienne Patriot est problématique (archives). (© KEYSTONE/DPA/JENS BÜTTNER)

Le Conseil fédéral pourrait abandonner l'achat du système de défense aérienne Patriot, a annoncé mercredi le ministre de la défense Martin Pfister. En raison du retard de livraison, le Département fédéral de la défense a déjà suspendu les paiements aux Etats-Unis.

"Un abandon est toujours une option en cas de retard", a indiqué le ministre en marge d'une conférence de presse. Ce que cela signifierait pour les paiements déjà effectués reste encore incertain.

"Nous partons encore du principe que nous serons livrés, mais nous ne savons pas quand", a ajouté M. Pfister. Son département négocie toutes les options avec les Etats-Unis. "Un éventuel abandon en fait partie, mais nous n'en connaissons pas les conditions."

La redéfinition des priorités des Etats-Unis a "profondément modifié les bases contractuelles", a indiqué le Conseil fédéral dans un communiqué. En raison des retards, la Suisse n’a plus effectué de versements au fonds de dépôt pour l’achat du système Patriot depuis l’automne dernier déjà.

Paiements détournés

La semaine passée, la Confédération a confirmé que les Etats-Unis contournaient ce gel en transférant les paiements suisses destinés aux avions de combat F-35 commandés, vers le compte du système de défense aérienne Patriot.

Si cette situation est "très insatisfaisante" aux yeux du directeur général de l'armement Urs Loher, elle reste autorisée. On parle d'un montant de plusieurs centaines de millions de francs.

Mercredi, le Conseil fédéral a indiqué que la suspension des paiements était maintenue jusqu'à ce que les Etats-Unis aient annoncé fermement les nouvelles dates de livraison et échéances de paiement.

Une décision relative à l'acquisition du Patriot doit être prise d'ici fin juin. Le Conseil fédéral a déjà annoncé début mars vouloir acheter un deuxième système de défense sol-air afin "d'assurer une défense aérienne efficace".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Genève: dépôt du référendum "non au 50 km/h imposé"

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A Genève, le référendum contre la loi visant à interdire toute limitation de vitesse inférieure à 50 km/h sur les axes structurants a été déposé mercredi (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les Genevois se prononceront sur la loi prévoyant d’interdire toute limitation de vitesse inférieure à 50 km/h sur les axes dits structurants. Le comité référendaire Non au 50 km/h imposé a déposé mercredi un référendum cantonal muni de 5456 signatures, alors que 4272 paraphes étaient nécessaires.

L'inscription de ce principe dans la loi avait été adoptée à mi-février par la majorité de droite du Grand Conseil. Une large coalition regroupant associations de quartier et/ou actives dans les domaines de la mobilité et de l’environnement rejoints par plusieurs partis politiques de gauche s'est mobilisée pour récolter les signatures nécessaires au référendum, a relevé mercredi le comité référendaire dans un communiqué.

Visant à interdire des vitesses inférieures à 50 km/h sur les axes dits structurants, cette modification de la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE) est qualifiée de "passéiste" par les opposants. Elle fait fi, selon eux, des enjeux de protection des riverains sur les plans de la sécurité et de la santé ainsi que de leur qualité de vie.

Le comité référendaire rappelle que 120'000 personnes sont exposées à un bruit excessif dû au trafic routier à Genève. En ce qui concerne les collisions, le risque de décès passe de 10% à 30 km/h à 70% à 50 km/h.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les soins infirmiers mis à l'honneur au Palais de Rumine à Lausanne

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L'exposition "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?" au Palais Rumine à Lausanne est à voir jusqu'au 31 mai (photo symbolique). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Palais de Rumine à Lausanne met à l'honneur les soins infirmiers dans une exposition. Intitulée "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?", elle évoque la contribution des soins infirmiers à la santé de la population tout en examinant les stéréotypes qui lui sont souvent associés. C'est à découvrir dès jeudi et jusqu'au 31 mai.

L'exposition est le fruit d'une collaboration entre l'Institut des humanités en médecine CHUV-UNIL et l'Institut et Haute école de santé La Source. Elle a été financée par le Fonds national suisse de la recherche, ont indiqué mercredi ses organisateurs.

"Avant d'être une science ou une profession, le soin est un geste profondément humain. Il traverse nos vies, du premier souffle jusqu'au dernier, dans des gestes simples: écouter, veiller, protéger. Mais derrière ces gestes se cache une histoire passionnante, faite d'innovations, de luttes et d'humanité", écrivent-ils en préambule.

Au Palais Rumine, l'exposition invite le public à vivre une expérience immersive: images, sons et témoignages viennent rappeler que prendre soin n'est jamais anodin. "C'est un acte fondateur de toute société", est-il souligné.

Deux pionnières

Aux origines du soin moderne, c'est tout d'abord une vision humaniste des soins qui est dévoilée avec les pionnières du 19e siècle, Florence Nightingale, en Angleterre, et Valérie de Gasparin, en Suisse (fondatrice de l'école de La Source à Lausanne). Elles ont transformé le soin en savoir et en profession. Leurs écrits et combats ont ouvert la voie à une vision nouvelle: former, observer, comprendre, reconnaître la valeur du travail infirmier.

Dans la tourmente des crises, le visiteur plonge ensuite dans le 20e siècle marqué par les guerres mondiales, les épidémies et les urgences sanitaires. Lettres, photographies et objets racontent l'engagement des infirmières et infirmiers, "souvent invisibles, parfois héroïques, toujours essentiels".

Le public découvre ensuite une profession en mutation: l'évolution du rôle infirmier, des progrès techniques à la santé publique, en passant par la prévention et l'accompagnement en fin de vie.

Animations théâtrales

Une frise chronologique retrace aussi les conquêtes et résistances: formations, diplômes universitaires, associations professionnelles, grèves. "Derrière ces jalons, il y a une réalité genrée, à savoir des femmes longtemps invisibilisées malgré des responsabilités immenses", expliquent les organisateurs.

Avec le vieillissement, les maladies chroniques, la santé mentale, la crise environnementale et l'intelligence artificielle, les défis sont immenses. Ils posent des questions centrales qui traversent l'exposition: quel soin voulons-nous pour demain? Et quelle place accorder aux infirmières et infirmiers dans notre société?

Outre des visites guidées, l'exposition propose également des animations théâtrales reproduisant les enjeux du soin où un dialogue pourra s'instaurer entre les différents protagonistes. Le public est en outre invité à déposer ses idées sur un livre blanc, qui recueille les paroles citoyennes, "rappelant que le soin est aussi un enjeu politique et collectif".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le Conseil fédéral refuse que la Suisse adhère au TIAN

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L'initiative pour l’interdiction des armes nucléaires a été déposée en décembre 2025, munie de plus de 135'000 signatures(archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Berne ne doit pas adhérer au Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN). Le Conseil fédéral a rejeté mercredi une initiative populaire exigeant cette adhésion, sans lui opposer de contre-projet.

L'initiative a été déposée par l'Alliance pour l'interdiction des armes nucléaires en fin d'année passée, alors que le TIAN est entré en vigueur en 2021 et interdit les armes nucléaires en droit international. La Suisse a participé aux négociations du traité et a soutenu son adoption à l'ONU en 2017.

Toutefois, le Conseil fédéral a toujours refusé d'y adhérer. Un tel acte serait purement symbolique, sans contribuer à l'objectif d'un monde sans armes nucléaires. Au contraire, il pourrait même porter préjudice à la sécurité de la Suisse, a réitéré le gouvernement dans un communiqué.

Et de rappeler que Berne s'engage déjà en la matière dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires de l'ONU. Il devrait transmettre son message au Parlement d'ici l'automne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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