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Économie

Le PIB romand impacté par les droits de douane américains

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Les taxes douanières étatsuniennes s'élèvent en moyenne à 34% pour le Jura, à 32% pour Vaud, à 31,1% pour Fribourg et à 26,2% pour Genève. (archive) (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

L'économie romande fait les frais de la nouvelle politique commerciale américaine. Après une hausse de PIB attendue à 1,6% cette année, la croissance pourrait reculer à 0,9% l'an prochain.

Plusieurs facteurs expliquent ce recul attendu du produit intérieur brut (PIB): d'une part, les droits de douane additionnels de 39% annoncés le 1er août dernier sur une partie des exportations suisses vers les États-Unis, et d'autre part, l'incertitude autour du maintien ou non de l'exemption de taxes sur les produits de l'industrie pharmaceutique et sur l'issue des négociations entre Berne et Washington afin d'abaisser les tarifs douaniers, relève une étude des six banques cantonales romandes en collaboration avec le Forum des 100 parue mercredi.

Par ailleurs, dans le sillage du tassement de l'activité attendue aux États-Unis, le manque d'élan de la conjoncture mondiale devrait se prolonger, contribuant également à l'abaissement des prévisions pour la Suisse et la Suisse romande. Le Secrétariat d'État à l'économie (Seco) attend pour 2025 une croissance du PIB de 1,3%. La solide demande intérieure, les stocks constitués aux États Unis et le recours au chômage partiel dans certains cas devraient permettre de contenir la hausse des tarifs douaniers.

Si les nouveaux droits de douane américains sont maintenus, l'impact sera pleinement sensible en 2026: le Seco table sur un ralentissement de la croissance à 0,9% l'an prochain. Les perspectives pourraient toutefois s'améliorer en cas de résultat positif des négociations avec Washington.

Différences régionales

La nouvelle politique commerciale des Etats-Unis affecte les cantons romands de manière disparate. Les taxes douanières moyennes s'élèvent à 34% pour le Jura, à 32% pour Vaud, à 31,1% pour Fribourg et à 26,2% pour Genève. Elles se situent par conséquent au-dessus de la moyenne nationale estimée à 19,3%.

À l'inverse, le Valais et Neuchâtel se distinguent par une part élevée des produits pharmaceutiques dans leurs ventes sur le marché américain. La taxe moyenne sur les marchandises entrant aux États-Unis n'est que de peu au-dessus de la moyenne nationale pour le premier (22,7%), et au-dessous pour le second (17,7%). Au final, la moyenne romande, calculée à 24,6%, est plus élevée que la moyenne pour la Suisse.

Autres débouchés

Le monde ne se limite toutefois pas aux États-Unis. Leur premier rang en tant que débouché des exportations suisses et romandes s'applique à un classement par pays. En revanche, si l'on considère les régions économiques, la zone euro est la première destination des exportations suisses et romandes (respectivement 37,4% et 31,1%). Des pays comme l'Allemagne (11,4% et 7,4%), l'Italie (6,2% et 4,8%) ou la France (4,7% et 10,8%) restent des partenaires importants.

Hors zone euro et Union européenne, le Royaume-Uni fait partie des dix premiers marchés étrangers des entreprises suisses et romandes (5,0% et 6,8%). L'Asie (sans le Moyen-Orient) est également une destination clé (26,6% et 28,0%), plus même que les États-Unis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Réunion de la Fed, partie pour rester sur pause

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La Fed, dirigée par Jerome Powell, devrait se contenter du statu quo (archives). (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a débuté mardi une réunion de deux jours sur les taux d'intérêt à l'issue de laquelle un statu quo semble acquis, nombre de responsables s'inquiétant de la trajectoire de l'inflation.

Les investisseurs s'attendaient à ce que la Réserve fédérale laisse ses taux inchangés pour la deuxième fois de suite. La guerre au Moyen-Orient - et l'envolée des cours de l'énergie qu'elle a provoquée - n'ont fait que renforcer cette conviction.

Ils commencent même à s'interroger sur l'éventualité que ce gel dure au moins jusqu'en fin d'année, tant la Fed aura du mal à fermer les yeux sur l'impact du conflit sur les prix.

L'institution vise une inflation limitée à 2%, un objectif qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine).

L'indice PCE d'inflation progressait encore de 2,8% en janvier.

Or son rebond relève quasiment de la fatalité, les prix à la pompe ayant déjà significativement augmenté aux Etats-Unis.

Le gallon (3,78 litres) d'essence basique coûte désormais 3,79 dollars en moyenne, contre moins de 3 dollars un mois plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA), qui publie des données de référence.

En fin d'année dernière, la Fed avait entamé une détente en réduisant, en trois fois, ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage.

Ses responsables estimaient, devant des embauches atones, qu'il fallait redonner du souffle à l'économie.

Depuis, une majorité d'entre eux plaident pour patienter avant de décider du prochain mouvement.

Les taux au jour le jour sont dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

La charge administrative à Genève coûte trop cher aux entreprises

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A Genève, les tâches administratives sont trop lourdes pour les entreprises, selon une étude de la CCIG. Or ce critère pèse sur l'attractivité économique du canton (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, les tâches administratives sont trop lourdes pour les entreprises, selon une étude de la CCIG. Elles leur coûtent 705 millions de francs par an en coûts salariaux internes. Or ce critère pèse sur l'attractivité économique du canton.

"La pression administrative est devenue un des critères d'évaluation pour l'implantation d'une entreprise", a relevé mardi devant les médias Romain Duriez, directeur général adjoint de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG). Au bout du lac, les entreprises consacrent en moyenne 27,7 heures par mois aux tâches administratives liées aux réglementations publiques.

La CCIG estime qu'une réduction de la bureaucratie permettrait à long terme de gagner jusqu'à 2,8 milliards de francs de potentiel économique par an. Pour ce faire, l'Etat devrait d'abord mettre en place un dispositif d'évaluation des coûts réglementaires. La chambre préconise aussi de simplifier les démarches administratives, de renforcer l'efficacité et de garantir la cohérence des lois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La banque nordique Nordea va supprimer 1500 postes

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Très présente au Danemark, en Finlande, la Norvège et en Suède -, Nordea veut tirer parti de cette couverture nordique pour réduire ses coûts tout en investissant dans la technologie et l'IA (archives). (© KEYSTONE/EPA/MAURITZ ANTIN)

Nordea, la plus grande banque des pays nordiques va supprimer quelque 1500 postes. La mesure s'inscrit dans le cadre d'un programme de réduction des coûts prévoyant des économies de 600 millions d'euros d'ici 2030.

Nordea va comptabiliser des coûts de restructuration d'environ 190 millions d'euros au premier trimestre 2026, a-t-elle précisé dans un communiqué.

"Les coûts de restructuration sont principalement liés à des changements dans la composition des effectifs et incluent des réorientations de compétences conduisant à une réduction du nombre d'employés", écrit Nordea.

Environ 1500 employés seront concernés par ces suppressions de postes en 2026 et 2027. La banque comptait environ 29'000 salariés fin 2025.

Très présente sur ses marchés domestiques - le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède -, Nordea dit vouloir tirer parti de cette couverture nordique pour réduire ses coûts tout en investissant dans la technologie et l'IA.

"Grâce à sa présence nordique, à l'impact de l'IA et à l'optimisation des processus, Nordea s'attend à avoir moins d'employés à l'avenir qu'aujourd'hui", ajoute-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les CCT étendues primeront sur les salaires cantonaux minimaux

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La gauche, avec Pierre-Yves Maillard (PS/VD) en tête, s'est opposée à la primauté des CCT étendues sur les salaires minimaux cantonaux (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les conventions collectives de travail (CCT) primeront sur les lois cantonales en matière de salaire minimal. Après le National, le Conseil des Etats a validé mardi, par 27 voix contre 15, un projet en ce sens, élaboré à contre-coeur par le Conseil fédéral.

Actuellement, une CCT ne peut être étendue que si elle ne contient rien de contraire au droit fédéral ou cantonal. Ainsi, les salaires minimaux cantonaux l'emportent sur ceux prévus par les CCT étendues.

Le projet prévoit de changer la pratique actuelle. Plusieurs de ses partisans ont relevé ne pas être fondamentalement contre les salaires minimaux, mais ceux-ci doivent être fixés dans les CCT. Il s'agit de renforcer le partenariat social et de ne pas fragmenter le marché du travail en Suisse au vu des différences entre cantons et même communes.

La gauche et le PVL étaient opposés au projet. Soutenus par quelques centristes, ils ont invoqué les principes de fédéralisme et de hiérarchie des normes.

Pierre-Yves Maillard (PS/VD), président de l'Union syndicale suisse (USS), a demandé de respecter la volonté populaire dans les cantons ou les communes où un salaire minimal a été accepté. Et de rappeler que le Tribunal fédéral a validé les salaires minimaux cantonaux comme mesures de politique sociale.

Garanties

Le Conseil des Etats a toutefois ajouté des garanties, afin que les cantons de Genève et de Neuchâtel, qui ont déjà décidé que leurs salaires minimaux cantonaux prévalaient, puissent maintenir ce régime. Les cantons du Jura, du Tessin et de Bâle-Ville, qui ont aussi introduit un salaire minimum, ne sont pas concernés parce que, dans leur cas, les CCT de force obligatoire ont déjà la priorité.

Les sénateurs ont aussi exclu toute baisse salariale qui réduirait le salaire à un niveau inférieur à celui du salaire minimum actuellement en vigueur. Ils ont en revanche refusé de justesse de limiter la primauté des CCT étendues à la durée de validité de ces CCT, mais au maximum à deux ans. Il s'agit d'un compromis afin d'éviter un référendum, a argué M. Maillard.

Le projet fait suite à une motion du conseiller aux Etats Erich Ettlin (Centre/OW), adoptée par les Chambres fédérales en 2022. Le Conseil fédéral a donc été contraint de légiférer.

Mais il est opposé au projet. Le ministre de l'économie Guy Parmelin a également relevé que la modification porte atteinte à plusieurs principes. "Une CCT est un acte administratif, pas une loi", a-t-il déclaré.

Sans succès. Le dossier repart au National.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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