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Culture

Batteur historique de Pink Floyd, Nick Mason retrouve Montreux

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Le batteur historique et membre fondateur de Pink Floyd, Nick Mason, jeudi en fin d'après-midi au Memphis lors d'un workshop proposé au Montreux Jazz Festival. Il sera en concert samedi soir au Casino avec son groupe Saucerful of Secrets. (© Keystone/EPA/CYRIL ZINGARO)

A 80 ans, Nick Mason est de retour à Montreux. Le batteur et cofondateur du groupe de rock anglais Pink Floyd était l'invité d'un atelier jeudi. Plus de 50 ans après leur venue sur la Riviera, l'occasion d'évoquer sa passion pour la musique. Avant un concert samedi.

Qui s'en souvient? Il faut dans tous les cas sacrément rembobiner le film de la mémoire. En septembre 1970 et novembre 1971, Pink Floyd donne quatre concerts à Montreux. C'est encore l'époque des débuts du légendaire groupe de Londres, avec sa musique psychédélique et expérimentale, qui cédera un an plus tard sa place à une période de transition vers le rock progressif.

Le leader originel Syd Barrett s'est fait évincer deux ans plus tôt en raison de ses instabilités constantes liées à sa consommation de LSD. Alors que sortent successivement les albums "Atom Heart Mother" (1970) et "Meddle" (1971), on retrouve donc Roger Waters, David Gilmour, Nick Mason et Richard Wright sur les bords du lac Léman.

Ils débarquent une première fois en automne 1970 au Casino de Montreux, pour un double concert organisé par Claude Nobs: le samedi soir 21 et le dimanche après-midi 22 novembre. L'événement attire des hippies de toute l'Europe.

Répertoire fondateur

Cinquante-quatre après, le retour de Nick Mason au Montreux Jazz Festival (MJF) fait inévitablement écho à cette première apparition, d'autant que son concert prévu samedi soir avec son groupe Saucerful of Secrets (du nom du deuxième album de Pink Floyd paru en 1968) revisitera pratiquement ce même répertoire fondateur.

Créé en 2018, son projet avec quatre autres musiciens, dont Gary Kemp (guitariste et cofondateur de Spandau Ballet) et Guy Pratt (collaborateur de Pink Floyd dès 1987), se concentre en effet sur les sept albums des années 1967 à 1972: de "Piper at the Gates of Dawn" (1967) à "Meddle" (1971) - où figure le mythique et atmosphérique morceau de 23 minutes "Echoes" - en passant par le disque à la vache iconique "Atom Heart Mother".

Samedi, sur la scène du Casino, Nick Mason's Saucerful of Secrets fera assurément revivre l'esprit originel et moins connu de Pink Floyd, en explorant sa propre liberté d'interprétation. "Tout est réarrangé (...) dans l'idée de retrouver l'essence, l'esprit de ces morceaux. Notre plaisir est de réexpérimenter à nouveau la musique, celle des débuts, comme Pink Floyd l'a d'ailleurs toujours fait", glisse Nick Mason lors d'un "workshop" à Montreux.

Amour fou pour la musique

Le batteur historique de Pink Floyd, seul membre à avoir joué sur toute la quinzaine d'albums du groupe, a en effet participé jeudi à un atelier consacré au cycle de trois conférences "Montreux Ville Créative". Il était invité en référence à la venue du groupe un an après pour la 26e édition du festival classique Septembre musical de Montreux-Vevey, là aussi pour deux concerts, les 18 et 19 septembre 1971. Au côté de son matériel électronique, Pink Floyd débarque alors avec un orchestre de chambre et un choeur contemporain.

Face à une salle du Memphis archicomble à la Lake House, Nick Mason a répondu à quelques questions. Considéré comme la véritable mémoire du groupe, il a tenu d'emblée à nuancer: "On m'a récemment fait passer un test en ligne sur la carrière de Pink Floyd et j'ai eu seulement 56% de réponses justes", dit-il modestement, tout sourire.

Pourquoi avoir rempilé pour des tournées avec un nouveau groupe à passé 75 ans? "Parce que j'avais terriblement envie de faire et jouer de la musique. Cela me manquait trop. C'est tout ce qui compte, la musique, les arrangements courageux. Je suis très heureux d'avoir aujourd'hui mon propre groupe", répond-il, avec flegme.

Il admet toutefois que Pink Floyd "lui manque parfois". "J'aime toujours la musique que l'on a jouée. Les autres membres sont toujours en vie. Ce sont mes amis". Comme une nostalgie apaisée pour le groupe de légende, qui a vendu plus de 360 millions d'albums à travers le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Double exposition sur des lieux délaissés au Château de Nyon

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Le duo Lea Lund et Erik K travaille ensemble depuis des années (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Château de Nyon donne dès vendredi un double coup de projecteur sur des lieux oubliés ou abandonnés. La première exposition regroupe le travail de quatre photographes qui capturent les marques du temps figé dans des bâtiments autrefois habités. Dans la seconde, Lea Lund met en scène son partenaire, Erik K, dans une série d'endroits désertés.

La première exposition s'intitule "Ruines et imaginaire: une mémoire photographique". Elle s'inscrit dans le champ de l'exploration urbaine (ou urbex), une pratique qui consiste à documenter des sites délaissés ou inaccessibles au public afin d'en conserver la mémoire avant leur disparition, explique le musée.

Les photographes Andrea Knechtle, Jonathan Della Giacoma, Nicolas Lieber et Steve K9Urbex mettent en lumière des lieux chargés d'histoire - châteaux, théâtres ou prisons - et montrent comment la nature se réapproprie ces espaces. Leur travail mêle précision documentaire et esthétique cinématographique.

Le deuxième étage du Château accueille "Portraits dans l'abandon", une série de portraits réalisés par Lea Lund et Erik K. Chaque photographie témoigne d'un minutieux travail d'adéquation entre le modèle et le décor. Qu'il occupe le centre ou un coin de l'image, Erik K traverse les lieux et les époques. La précision de la lumière, de la posture et du cadrage empêche toute impression de répétition malgré la récurrence du modèle, relève le musée.

Les deux expositions sont visibles jusqu'au 29 novembre. En parallèle, jusqu'au 5 septembre, la galerie "L'atelierphoto", à Nyon, présente d'autres oeuvres du duo Lea Lund et Erik K.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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A Château d'Oex, dialogue entre tradition et création contemporaine

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L'art du papier découpé exige une grande minutie (image symbolique). (© KEYSTONE/ALINE STAUB)

Avec ses oeuvres en papier découpé, l'artiste française Stéphanie Miguet raconte avec poésie des tranches de vie du quotidien. Le Musée du Pays-d'Enhaut lui consacre une exposition jusqu'au 1er novembre prochain.

Une trentaine de ses oeuvres sont à découvrir dès samedi prochain dans la salle d'exposition du musée à Château d'Oex. S'y ajoutent, disséminés dans l'institution, plusieurs clins d'oeil à sa résidence artistique de 2025 au Pays d'Enhaut.

L'été dernier, Stéphanie Miguet a consacré ses matinées à la découverte de la région et de ses artisans, rencontrant des paysans, des tavillonneurs ou encore des dentellières. Ses après-midis, elle les passait à découper sous les yeux des visiteurs du musée.

Ce séjour a donné naissance à un véritable dialogue entre son univers artistique et le patrimoine du Pays-d'Enhaut, explique le musée. Elle a sélectionné avec soin des pièces de la collection permanente - outils anciens et mobilier traditionnel -, pour les faire entrer en résonance avec ses propres oeuvres.

L'artiste a décidé de faire du papier découpé son moyen d'expression à la suite de sa première visite au musée en 2006. Chacune de ses oeuvres est une pièce unique, taillée dans une seule feuille d'un papier noir qu'elle encre elle-même. La découpeuse aime saisir sur le vif et avec précision un geste, une attitude ou un regard.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le Festival de la Cité a réuni 110'000 spectateurs à Lausanne

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Le Festival de la Cité a attiré 110'00 personnes pour sa 54e édition à Lausanne, ici le concert de "Dino Brandao". (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Festival de la Cité a attiré 110'000 personnes pour sa 54e édition à Lausanne. Quelque 150 projets artistiques ont été présentés durant six jours dans la vieille ville, ont communiqué dimanche les organisateurs.

Au total, plus de 200 représentations gratuites se sont tenues sur 23 scènes réparties dans la capitale vaudoise. Le budget de la manifestation s'est élevé à 2,7 millions de francs.

La directrice Martine Chalverat s'est réjouie de la réponse du public. "Le public, dans toute sa pluralité, a été au rendez-vous, ce qui nous réjouit beaucoup !", a-t-elle déclaré, citée dans le communiqué. Elle a également souligné les efforts en matière d'inclusion, avec l'intégration de personnes en situation de handicap dans les équipes de bénévoles.

La programmation a mêlé concerts, arts vivants, théâtre et cirque contemporain. Parmi les 150 projets artistiques, le public a pu découvrir 27 premières suisses musicales et 29 dans le domaine des arts vivants.

Le festival s'achève ce dimanche. La 55e édition est déjà agendée et se tiendra du 6 au 11 juillet 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les USA fêtent leurs 250 ans, Trump les dépeint en "chef d'oeuvre"

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Donald Trump a finalement pu faire son discours qui avait été retardé en raison de la météo. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Au bout d'un 250e anniversaire perturbé par la météo à Washington, Donald Trump a tressé samedi les lauriers des Etats-Unis, "chef-d'oeuvre de l'histoire de l'humanité" selon lui. Il a renouvelé ses attaques contre ses opposants politiques qualifiés de "communistes".

Dans la nuit -rafraîchie par l'orage qui avait contraint à l'évacuation temporaire de l'immense esplanade de verdure du National Mall en début de soirée-, Donald Trump a livré un nouveau discours patriotique et rendu hommage à de nombreux anciens combattants, figures très respectées aux Etats-Unis. Mais il ne s'est pas livré au grand meeting aux allures de campagne électorale qu'il avait promis.

"Ce drapeau est l'étendard de la plus extraordinaire, de la plus exceptionnelle, de la plus incroyable nation à avoir jamais existé sur Terre", a-t-il loué, en décrivant les Etats-Unis comme "la terre de la liberté".

"Menace communiste"

Le président républicain a toutefois profité de cette tribune pour répéter sa rhétorique du moment contre la "menace communiste" que représente selon lui l'opposition démocrate, après une série de victoires dans des primaires de candidats de l'aile gauche de ce parti et à l'approche des élections cruciales de mi-mandat début novembre.

"Nos soldats ne se sont pas battus sur les champs de bataille à travers le monde pour que cette affreuse menace ressurgisse ici, en Amérique", a-t-il dit. "Nous ne laisserons pas ça arriver."

La veille déjà, depuis l'emblématique Mont Rushmore, il avait affirmé que l'identité américaine subissait une "nouvelle offensive" venant de "radicaux et d'extrémistes" et évoqué une "résurgence de la menace communiste sur notre sol".

"Quoi qu'il arrive"

Achevée juste avant minuit, la prise de parole de Donald Trump a été retardée d'une heure et demie après que le Mall a dû être évacué en raison d'un orage.

Auparavant, le président américain - qui a tout fait pour transformer cet anniversaire des Etats-Unis en célébration de sa propre personne - avait affirmé sur sa plateforme Truth Social qu'il ferait son discours "quoi qu'il arrive".

"Je ne vais pas laisser un peu de pluie gâcher notre 250e anniversaire", a-t-il écrit, lui qui avait promis le plus grand feu d'artifice au monde: 850'000 fusées pendant 40 minutes.

Malgré l'heure tardive et la confusion, des milliers de personnes sont revenues se masser devant la scène installée entre l'obélisque du Washington Monument et le Lincoln Memorial.

Quelques heures avant, quand l'évacuation a été ordonnée, elle a été accueillie par des huées de spectateurs, des centaines de personnes refusant de partir. Des policiers équipés de sifflets se sont employés à faire quitter les lieux aux récalcitrants.

Cet "Independence Day" particulier, 250 ans après l'adoption de la Déclaration d'indépendance à Philadelphie (est) marquant la rupture de treize colonies avec la Couronne britannique, a coïncidé avec une vague de chaleur suffocante dans l'est des Etats-Unis.

A New York, le spectaculaire feu d'artifice a été avancé en raison des conditions orageuses.

Malgré la chaleur, à Philadelphie, des files d'attente se sont formées très tôt devant la célèbre "Cloche de la liberté" et l'Independence Hall, où a été signée la Déclaration d'indépendance.

"Souffrir un peu de la chaleur, ça n'est rien comparé à ce que beaucoup de gens ont sacrifié pour nous donner cette liberté dans ce pays formidable", a salué Randy Cole, fonctionnaire retraité interrogé à Washington, où de nombreux passants arboraient les couleurs ou les étoiles du drapeau américain.

"Empreinte"

Patrick Thompson, un enseignant d'Alexandria, près de Washington, a préféré célébrer la fête nationale en famille avec un traditionnel barbecue et rester à l'écart des cérémonies officielles.

"C'est super de vivre ce 250e anniversaire" mais "pourquoi doit-il porter l'empreinte de Trump?", s'interroge-t-il auprès de l'AFP.

"L'Amérique que je célèbre n'est pas celle de la haine et de la polarisation, confie Rajesh Mirchandani, Indien d'origine devenu Américain en février. C'est celle dans laquelle des gens chaleureux, modestes et drôles travaillent encore ensemble pour construire quelque chose de meilleur".

Signe des divisions du pays, des hommes masqués ont défilé dans la matinée à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d'autres arborant l'emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant "Reprenons l'Amérique!".

Dans un message de "félicitations à tous les Américains", Léon XIV, le premier pape américain, critique de la politique migratoire de Donald Trump, a salué "les espoirs, les sacrifices et la contribution des immigrants qui font partie de l'histoire de ce pays depuis son tout début".

Selon un récent sondage de l'université Quinnipiac, 61% des Américains estiment que leur pays n'est pas à la hauteur des idéaux énoncés dans la Déclaration d'indépendance de 1776.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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