Culture
Dangereuse, mystérieuse, inspirante: le MCBA plonge dans l'imaginaire de la mer
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2024/10/630446445_highres-1000x600.jpg&description=Dangereuse, mystérieuse, inspirante: le MCBA plonge dans l'imaginaire de la mer', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Thalassa! Thalassa! est la nouvelle exposition non-permanente du Musée Cantonal des Beaux-Arts. Elle plonge les visiteurs dans l'histoire des représentations de l'univers marin. Les co-commissaires nous ont fait la visite.
Cette exposition, ce n'est pas une exposition sur la mer. Évidemment, elle est là, dans les œuvres. Mais ce que montre Thalassa! Thalassa! ce sont les imaginaires marins. Comment les artistes ont appréhendé cet éléments et comment les représentations ont évolué au fil du temps. Le tout est cristallisé dans le nom de l'expo.
Trois grands thèmes accompagnent les visiteurs: les rivages, les profondeurs et les abysses. Au premier étage de l'exposition, on découvre notamment des tableaux. On remarque alors par exemple la mise en place d'images divisées en trois parties, à savoir le ciel, la mer et la terre. Des sculptures, de magnifiques collections de coquillages ou encore différents spécimens dans le formol peuvent également être observés.

Des personnes observent des oeuvres lors de la visite de presse de l'exposition temporaire "Thalassa ! Thalassa ! L'imaginaire de la mer" au Musee cantonal des Beaux-Arts, MCBA, situe sur le pole museal et culturel Plateforme 10 ce jeudi 3 octobre 2024 a Lausanne. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Ce qui rend l'exposition fascinante, c'est que la mer a toujours été une source de mystères. Par conséquent, c'est une source d'inspiration pour les artistes.
Et l'on remarque comment cet imaginaire marin, même actuel, s'est construit.
Dans cette idée de "modernité", le tourisme est un point central. En effet, aller se prélasser les pieds en éventails sur la plage n'allait pas de soi à l'époque. Justement parce que l'on craignait la mer. Et puis dans les années 30, avec l'introduction des congés payés, on commence à y aller. Mais, comme le montre par exemple un tableau d'Albert Marquet, les "touristes" s'abritaient dans des cahutes sur la plage. Et sur presque toutes les représentations, les personnages tournent le dos à la mer. Parce qu'à ce moment-là, c'est la sociabilité qu'apporte la plage qui est importante.
Du crochet pour militer
Cela mène au deuxième étage, consacré à l'art contemporain. Là, on s'intéresse plus à l'impact de l'homme sur la mer. Notamment via la question des migrants, de leur arrivée (par la mer) et de l'espace Schengen. Mais on aborde aussi la destruction de la biodiversité.
C'est le cas de l'œuvre Baden-Baden Stallite Reef de Margaret et Christine Wertheim. Les deux sœurs australiennes ont fait appel à près de 4'000 personnes, toutes des femmes à l'exception de deux hommes, pour créer des récifs coraliens. Le tout a été réalisé au crochet et d'autres matières, comme du plastique ont été ajoutés.

L'œuvre, réalisée à 8'000 mains, a nécessité des milliers d'heures de travail. ©KEYSTONE/Laurent Gillieron
Mais cette œuvre collective comporte aussi un message féministe. Principalement parce que ce sont des femmes artistes qui l'on imaginée et créée. On change donc de perspective par rapport à ce que l'on observait dans la première partie de l'exposition. En effet, historiquement, ce que les artistes projettent sur la mer, c'est une féminité.
Le fait que Baden-Baden ait été faite au crochet, et donc, avec du fil, n'est pas un hasard non plus.
Thalassa! Thalassa! est à découvrir jusqu'au 12 janvier 2025 au Musée Cantonal des Beaux-Arts.
Culture
Fondation Beyeler: rencontres avec Cézanne, le père de la modernité
Des natures mortes aux célèbres "Baigneuses", en passant par les représentations iconiques de la montagne Sainte-Victoire: l’exposition Cézanne à la Fondation Beyeler montre pourquoi le peintre français est considéré comme la figure paternelle de l'art moderne.
Dès l’entrée dans la première salle du parcours d’exposition à la Fondation Beyeler, le visiteur est plongé au c½ur de l’univers artistique de Paul Cézanne (1839–1906). On y découvre deux versions de ses célèbres "Joueurs de cartes des années" 1890, ainsi que deux autoportraits et un tableau représentant le motif favori du peintre: la montagne Sainte-Victoire près de son lieu de naissance, Aix-en-Provence.
Ce massif revient à plusieurs reprises tout au long du parcours, à travers sept peintures à l’huile et deux aquarelles. Aucune de ces représentations ne ressemble véritablement à une autre. Cézanne a peint la montagne depuis différents points de vue et à différents moments de la journée.
Avec cette montagne et d’autres paysages de Provence, Cézanne accomplit un pas décisif, considéré comme un jalon majeur de l'art moderne. Il cesse de représenter des objets, des maisons ou des arbres pour peindre le monde tel qu’il le ressent.
L’art comme un monde parallèle à la nature
Il développe les formes à partir de couleurs et ne définit plus l’art comme un simple moyen de représentation, mais comme un monde parallèle à celui de la nature. À partir de 1900, les figures commencent à se dissoudre dans ses tableaux, un phénomène qui amena notamment Picasso à qualifier Cézanne de "père de nous tous".
Hormis la première salle, l’exposition - centrée sur les ½uvres tardives - est organisée de manière thématique. Cette approche rend particulièrement lisible l’évolution de la peinture de Cézanne.
Cela se vérifie dans les nombreuses natures mortes aux fruits présentées, comme dans les célèbres "Baigneuses", dont six tableaux sont réunis dans une même salle. On le constate également dans les portraits, où - comme dans celui du jardinier Vallier, visiblement souvent peint - les traits du visage s’estompent et disparaissent de plus en plus au fil des années de création.
Prêts issus de collections majeures
La Fondation Beyeler est parvenue à réunir pour cette exposition 58 peintures à l’huile et 21 aquarelles provenant d’importantes collections muséales et privées d’Europe et des États-Unis. Le public peut ainsi découvrir des exemples majeurs de la manière dont Cézanne a transformé la peinture.
L’exposition Cézanne sera ouverte au public dès dimanche et se tiendra jusqu’au 25 mai. La qualité de l’ensemble laisse présager que la Fondation Beyeler pourrait enchaîner, en termes de fréquentation, avec le succès de la grande exposition consacrée à l’artiste japonaise Yayoi Kusama, qui s’achève lundi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Collège Voltaire entre dans l'inventaire cantonal
Le Collège Voltaire à Genève fait son entrée dans l'inventaire cantonal des biens à protéger. Cette décision doit permettre de préserver ses qualités architecturales tout en reconnaissant le rôle important de cet établissement public, a affirmé vendredi le Canton.
Les architectes Georges Peloux et Maxime de Rham avaient pensé ce bâtiment, alors Ecole supérieure de jeunes filles. Celui-ci reflète la volonté de l'Etat de doter Genève d'infrastructures éducatives "durables" et "fonctionnelles", ajoute le Canton.
Le site avait dû être reconstruit en 1970 après un incendie. Il est alors agrandi mais ces parties ne sont pas protégées par l'entrée annoncée vendredi.
Le bâtiment associe deux corps massés au nord et un long corps rectangulaire au sud. Il rassemblait quatre niveaux, puis cinq dès 1970. Les huisseries en bois, la portée d'entrée et l'horloge n'ont pas changé.
Le style montre le "retour à l'ordre" dès 1910 après la fin de l'Art nouveau à Genève. Et le Canton a souhaité reconnaître l'importance du site.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Oscars: "Sinners" en tête, avec un record de 16 nominations
"Sinners", création audacieuse à la croisée des genres entre comédie musicale, horreur et film d'époque, a dominé jeudi les nominations aux Oscars. Il est nommé dans seize catégories, un record.
Le long métrage est notamment nommé dans les catégories "Meilleur film", "Meilleur réalisateur", "Meilleur acteur" (Michael B. Jordan) et "Meilleurs acteur et actrice dans un second rôle" (Wunmi Mosaku et Delroy Lindo).
Le précédent record de quatorze nominations était jusqu'à présent détenu par "All About Eve" (1950), "Titanic" (1997) et "La La Land" (2017).
Avec ses seize nominations, "Sinners" devance "Une bataille après l'autre", la fresque de Paul Thomas Anderson, avec Leonardo DiCaprio et Sean Penn à l'affiche, sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, nommée dans treize catégories.
"Sinners" raconte la blessure profonde des personnes noires dans le Sud ségrégationniste des années 30, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues. Michael B. Jordan incarne un double rôle à l'écran, celui de frères jumeaux.
La cérémonie des Oscars se déroulera le 15 mars prochain, au Dolby Theatre de Los Angeles.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
"En première ligne" de Petra Volpe pas retenu pour les Oscars
Le film "Heldin" ("En première ligne") de Petra Volpe ne concourra pas pour le prix du meilleur film étranger lors de la 98e cérémonie des Oscars à Los Angeles. Il ne figure pas sur la liste des cinq films retenus par l'Académie.
La sélection comprend "Un simple accident", du réalisateur iranien Jafar Panahi, présenté par la France, "The Voice of Hind Rajab" (Tunisie), "The Secret Agent" (Brésil), le drame familial "Sentimental Value" (Norvège) et le road-movie "Sirât" (Espagne), a annoncé jeudi l'Académie des Oscars. Au total, 86 pays avaient posé leur candidature pour la compétition 2026.
Sélectionné dans une douzaine de festivals, et déjà primé au moins une dizaine de fois, "Heldin" de Petra Volpe est le film suisse qui a attiré le plus de monde dans les salles helvétiques en 2025, avec environ 202'500 entrées à ce jour et plus de 650'000 entrées à l'international dans les pays germanophones, selon SwissFilms.
Présenté en première mondiale à la Berlinale, le film rend hommage au personnel soignant dans un hôpital suisse. L'actrice allemande Leonie Benesch y interprète Flora, une infirmière "infatigable mais épuisée" qui tente de garder le contrôle au cours d’une garde du soir particulièrement agitée.
Le film autrichien "Ballad of a Small Player" du cinéaste austro-suisse Edward Berger et l'Allemand "Sound of Falling" ("In die Sonne schauen" en version originale, "Les Echos du passé" pour la version française) de Mascha Schilinski n'ont pas non plus été retenus.
Le Suisse Fabian Gamper, désormais installé à Berlin, n'a quant à lui pas été sélectionné pour l'Oscar de la meilleure photographie pour son travail sur "Sound of Falling".
La 98e cérémonie des Oscars aura lieu le dimanche 15 mars 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
VaudIl y a 3 jours
Le Grand Conseil vaudois tance Valérie Dittli
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Incendie de Crans-Montana: place à l'audition de Jessica Moretti
-
VaudIl y a 2 jours
Le câlin comme anxiolytique naturel
-
VaudIl y a 1 jour
Yverdon-les-Bains: une place publique à Y-Parc
-
ÉconomieIl y a 2 jours
Cocaïne livrée chez Nespresso: lourdes peines requises à Muttenz/BL
-
ClimatIl y a 1 jour
Les autorités lèvent l'évacuation de Brienz (GR)
-
ÉconomieIl y a 2 jours
Le président américain Donald Trump arrivé en Suisse
-
SuisseIl y a 2 jours
Une légère majorité favorable à une baisse de la redevance SSR


