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Culture

Décès de l'écrivain espagnol Javier Marías à l'âge de 70 ans

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Né le 20 septembre 1951 à Madrid, Javier Marias, considéré comme l'un des grands auteurs de la littérature espagnole contemporaine, avait publié l'an dernier son 16e roman, Tomás Nevinson. Parmi ses oeuvres les plus connues figure "Le roman d'Oxford". (© KEYSTONE/EPA/J. P. GANDUL)

L'écrivain espagnol Javier Marías, dont l'oeuvre a été traduite dans plus de 40 langues et dans près de 60 pays, est décédé dimanche à Madrid à l'âge de 70 ans. Il a succombé aux suites d'une pneumonie, a annoncé sa maison d'édition.

"Avec une énorme tristesse, en notre nom et au nom de la famille, nous avons le regret d'annoncer que notre grand auteur et ami Javier Marías est décédé cet après-midi à Madrid", a indiqué Alfaguara dans un communiqué.

Le communiqué précise qu'il souffrait "depuis quelques semaines d'une pneumonie qui s'est aggravée ces dernières heures". Selon le quotidien El Mundo, il s'agissait d'une pneumonie "provoquée par le Covid" et qui a entraîné son hospitalisation pendant de longs mois.

Membre de l'Académie espagnole

Né le 20 septembre 1951 à Madrid, ce Madrilène, considéré comme l'un des grands auteurs de la littérature espagnole contemporaine, avait publié l'an dernier son 16e roman, Tomás Nevinson.

Parmi ses oeuvres les plus connues figurent "Le roman d'Oxford" (1989), "Un coeur si blanc" (1993), qui confirma définitivement son succès, ou encore "Demain dans la bataille pense à moi". Membre de l'Académie royale espagnole de la langue depuis 2008, il s'exprimait dans un français et un anglais remarquables.

Cinéphile acharné et fan du Real Madrid, Javier Marías était aussi, malgré ses idées républicaines, le souverain du royaume fictif de Redonda, "titre" devant son nom à un îlot des Petites Antilles.

Selon le quotidien El País, il avait subi peu avant la pandémie de Covid-19 une délicate opération du dos.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Prison pour un artiste auteur d'une chanson sur Mahsa Amini

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En février 2023, "Baraye" avait reçu aux Etats-Unis un Grammy spécial pour la meilleure chanson pour le changement social. La récompense avait été remise par Jill Biden, l'épouse du président américain Joe Biden (Archives). (© KEYSTONE/AP/Chris Pizzello)

Un tribunal iranien a condamné à trois ans de prison Shervin Hajipour, a annoncé vendredi l'artiste. Le chanteur est l'auteur de la chanson "Baraye" qui est devenu l'hymne du mouvement de contestation ayant secoué l'Iran fin 2022.

L'artiste de 26 ans a été reconnu coupable d'"incitation et de provocation à des émeutes visant à perturber la sécurité nationale", selon le message qu'il a posté sur son compte Instagram. Ce verdict n'a pas été confirmé par la justice et les médias officiels.

Shervin Hajipour, actuellement libre sous caution, a également annoncé avoir été condamné pour "propagande contre le pouvoir".

Le chanteur pop avait écrit et publié "Baraye" ("pour") après le début des manifestations ayant suivi la mort en détention en septembre 2022 de Mahsa Amini, une femme de 22 ans arrêtée pour non-respect du strict code vestimentaire en vigueur en Iran.

La vidéo de "Baraye" était rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, avant que Shervin Hajipour ne soit placé en détention puis libéré sous caution.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Culture

Ed Wige, de l'EPFL au prix suisse de littérature

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Artiste touche à tout, Ed Wige n'hésite pas à performer ses textes sur scène. ©Elena Gazzarrini

L'autrice basée à Renens Ed Wige a reçu un prix suisse de littérature. Son livre “Milch Lait Latte Mleko” mêle fiction et éléments autobiographiques. Rencontre.

Ces prix littéraires sont décernés par l’Office fédéral de la culture. Ed Wige a été récompensée aux côtés de 8 autres auteurs pour “Milch Lait Latte Mleko”, une novella qui mêle fiction et éléments autobiographiques.

"C'est l'histoire d'une petite fille qui arrive en Suisse avec sa maman à cause d'une guerre en Ex-Yougoslvie, raconte Ed Wige. On suit son parcours, les combines qu'elle doit mettre en place, l'accueil qu'on lui fait et comment elle va trouver un nouvel équilibre dans cette situation nouvelle."

Un livre qui s'inspire de la véritable histoire d'Ed Wige.

Ed WigeAutrice

"Créer sans se préoccuper de comment je vais vivre"

Adepte de l’écriture collective depuis plusieurs années, la Vaudoise signe avec ce livre sa première publication solo. Elle nous explique le processus.

Ed WigeAutrice

Les lauréats des Prix suisses de littérature ont été annoncés le 15 février. Dans le milieu culturel, pouvoir vivre de ses créations n'est pas toujours aisé. La littérature n'y échappe pas. Alors, quel est l’impact d’une telle distinction?

Ed WigeAutrice

Du "sérieux" à l'écriture

Si l'écriture et l'art ont toujours fait partie de sa vie, ce n'est que dans un deuxième temps qu'Ed Wige, de son vrai nom Danica Hanz, s'est autorisée à en faire son travail. "J'ai longuement hésiter à m'inscrire dans une école d'art, se souvient l'autrice. Mais comme toute bonne migrante qui voulait rassurer ses parents, je voulais quelque chose de sérieux, de solide."

Elle a notamment performé "Milch Lait Latte Mleko" avec Sarah Marie. ©Michel Bertholet

Elle s'est ainsi lancée dans des études en informatique à l'EPFL, puis en relations internationales. "À un moment donné, j'avais des jolis diplômes, qui rassuraient tout le monde. Et j'ai vu passé un appel pour l'Institut littéraire suisse."

Ed Wige, qui travaille dans un think tank dans les relations internationales à cette période, postule. "Et c'est passé. Alors il a fallu décider: est-ce que je change complétement de voie? Je me suis dit 'oui, tiens, pourquoi pas'", raconte-t-elle.

Guidée par l'instinct, elle a commencé à écrire, à rencontrer d'autres auteurs. "Je me suis sentie alignée avec mes envies", confie-t-elle. Aujourd'hui, Ed Wige se définit comme une explor-autrice. Mais ça veut dire quoi exactement?

Ed WigeAutrice

Elle affectionne particulièrement l'écriture à plusieurs mains. Elle fait partie de collectifs comme Particules, minikri ou AJAR. Mais Ed Wige est surtout touche à tout. Livres, théâtre ou encore vidéopoèmes font parties de son répertoire. Une manière d'éviter la routine?

Ed WigeAutrice

Ed Wige est peut-être revenue à ses premières amours en se lançant dans l'écriture. Mais son expérience dans les relations internationales transparait toujours dans son travail.

Ed WigeAutrice

"J'ai aussi compris que j'étais très suisse." Qu'entend l'autrice par là?

Ed WigeAutrice

Image : Julien Chavaillaz | Design graphique et direction artistique : Online

Avec le collectif AJAR, Ed Wige travaille en ce moment sur un projet en collaboration avec des auteurs basés à Hong Kong et Shangaï. Elle s'y rendra d'ailleurs à la mi-mars après des séances d'écriture via visioconférence. 

Elle travaille également sur d'autres textes, en solo. "Mais quand on écrit un texte, on est sur un temps long, c'est un marathon, explique l'autrice. Faut y travailler, puis le refroidir pendant quelques mois. Certains textes sont voués à exister, d'autres pas, donc c'est toujours dur de parler des textes à venir. On verra, conclut-elle, mais il y a plein de projets."

En attendant, “Milch Lait Latte Mleko” est disponible en librairie aux éditions Paulette Éditrice.

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Culture

Décès à 92 ans de Paolo Taviani, co-réalisateur de "Padre padrone"

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Le réalisateur italien Paolo Taviani a réalisé avec son frère Vittorio des films marquants dont le chef-d'oeuvre "Padre padrone" (archives). (© KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN)

Le réalisateur italien Paolo Taviani, qui a réalisé avec son frère Vittorio des films marquants dont le chef d'oeuvre "Padre padrone", Palme d'Or à Cannes en 1977, est décédé jeudi à 92 ans, a annoncé le maire de Rome.

"Avec Paolo Taviani, c'est un grand maître du cinéma italien qui nous quitte. Avec son frère Vittorio (mort en 2018 à 88 ans, NDLR), il a signé des films inoubliables, profonds, engagés", a salué Roberto Gualtieri sur X.

Les funérailles laïques de Paolo Taviani, décédé à Rome des suites d'une "brève maladie", se tiendront lundi à Rome, selon les médias italiens.

Un duo rare

Les frères Taviani, qui ont formé un duo rare dans l'histoire du 7ème art, ont cosigné au total une quinzaine de longs métrages marqués par un style très littéraire, mêlant histoire, psychanalyse et poésie.

Film choc, "Padre padrone", que l'on peut traduire littéralement par "Père-patron", est une adaptation du roman autobiographique de Gavino Ledda, sur l'histoire d'un jeune berger échappant au contrôle despotique de son père qui, par nécessité financière, l'avait contraint à abandonner l'école, le laissant analphabète jusqu'à l'âge de 20 ans.

Après la mort de son aîné de deux ans, Paolo Taviani avait trouvé la force de tourner seul un dernier film, "Leonora Addio", présenté à la Berlinale en 2022.

Fortement inspirés par le maître du néo-réalisme Roberto Rosselini, les deux frères, fils d'un avocat antifasciste, se sont intéressés dès leurs débuts dans les années 1960 aux thèmes sociaux.

Passionnés de cinéma dès leur jeunesse, les deux frères nés en Toscane déménagent à Rome dans les années 50. Un de leurs premiers films, "Les Subversifs" (1967), préfigure les événements de 1968 sous la forme d'une enquête sur le Parti communiste italien au moment des obsèques d'un de ses fondateurs, Palmiro Togliatti.

Inspirés par Godard

Inspirées par Brecht, Pasolini et Godard, ils tournent ensuite "Sous le signe du scorpion" (1969), leur premier film en couleur avec Gian Maria Volontè dans le rôle principal, qui sera aussi leur premier grand succès.

Après le couronnement à Cannes de "Padre padrone", ils reviennent sur la Croisette en 1982 avec "La nuit de San Lorenzo", un film à l'atmosphère féerique qui reçoit le Grand prix du jury.

En 2012, avec "César doit mourir", où ils font jouer la tragédie de Shakespeare aux détenus de la prison romaine de Rebibbia, les frères Taviani remportent l'Ours d'Or au Festival de Berlin.

En 1986, ils avaient aussi reçu à la Mostra de Venise un Lion d'or d'honneur rendant hommage à l'ensemble de leur carrière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Quelque 80 employés en grève pour leurs conditions de travail

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Le personnel du Grand Théâtre de Geneve a protesté jeudi lors d'une grève contre la réforme du statut du personnel prévue par la Ville de Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Environ 80 collaborateurs du Grand Théâtre de Genève (GTG) se sont mis en grève jeudi. lls ont protesté contre le projet de la Ville de Genève de transférer son personnel à la Fondation du Grand Théâtre (FGTG) sans négociations préalables.

Soutenu par les syndicats SSP/VPOD, SIT et Syndicat suisse romand du spectacle, le piquet a été installé dès 07h00 du matin. "Tous unis pour un opéra équitable", "On ne joue plus" ou encore "Chantons la résistance", pouvait-on lire sur des pancartes.

Le conflit porte sur le projet du conseiller administratif en charge de la culture Sami Kanaan qui vise à harmoniser deux régimes distincts au sein de l’institution. La réforme prévoit que quelque 190 employés actuellement au bénéfice du statut de personnel de la Ville rejoignent la Fondation du Grand Théâtre (FGTG).

Le texte placera l'entier du personnel de l'institution sous la houlette du FTFG. Elle doit être votée en urgence mardi ou mercredi prochain par le Conseil municipal, a relevé Juan Calvino, président de la commission de personnel du GTG lors d'un point de presse sur le parvis de l'institution lyrique.

Malgré des demandes réitérées, aucune négociation préalabIe n'a eu lieu. Le personnel ignore tout de ses futures conditions de travail, de salaire ou de retraite, a-t-il déploré. En résumé, "il est demandé au personnel de signer un chèque en blanc", a déclaré Valérie Buchs, secrétaire syndicale au SIT.

S'ils ne sont pas contre une harmonisation, les grévistes veulent en connaître les conditions. Ils demandent que l'examen de ces statuts par le Conseil municipal soit suspendu ou que les articles concernant le statut du personnel en soient retirés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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