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Décès de Karl Lagerfeld à l’âge de 85 ans

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Karl Lagerfeld était âgé de 85 ans. (©KEYSTONE/EPA/IAN LANGSDON)

Le styliste allemand Karl Lagerfeld, star planétaire de la mode, est mort mardi, a annoncé la maison Chanel dont il était le directeur artistique depuis 36 ans. Il était âgé de 85 ans.

Karl Lagerfeld avait vu sa santé considérablement décliner ces dernières semaines, au point de ne pas se présenter pour saluer le public, après le défilé de la collection Printemps-Été 2019. Chose qu’il n’avait jamais manqué de faire depuis ses débuts chez Chanel en janvier 1983.

Le patron du goupe LVMH Bernard Arnault s’est dit « infiniment attristé » et a rendu hommage à « son ami très cher » Karl Lagerfeld.

Cheveux blancs tenus par un catogan, lunettes noires, hauts cols de chemise amidonnés, doigts couverts de bagues et débit de mitraillette: le couturier allemand à l’allure de marquis rock’n roll était reconnaissable entre tous.

A la tête de trois marques

Il était à la tête de trois marques (Chanel, Fendi et sa griffe éponyme), mais son nom reste étroitement associé à la maison de la rue Cambon, dont il n’a cessé de bousculer les codes en réinventant les classiques tailleurs de tweed et les sacs matelassés.

Homme de son temps, il signait des défilés aux mises en scène spectaculaires, reconstituant sous la verrière du Grand Palais tantôt une plage plus vraie que nature, tantôt les quais de Seine avec les boîtes de bouquinistes ou une forêt enchantée qui faisaient un tabac sur les réseaux sociaux.

Mystère sur sa date de naissance

Né à Hambourg, Karl Lagerfeld aimait entretenir le mystère sur sa date de naissance. Pour plusieurs titres de la presse allemande, s’appuyant sur des documents officiels, il avait vu le jour le 10 septembre 1933. Il affirmait quant à lui être né en 1935, indiquant que sa « mère avait changé la date », dans une interview à Paris-Match en 2013.

Après une enfance aisée dans la campagne de l’Allemagne nazie, il déménage avec sa mère à Paris dans les années 50. Sa carrière est lancée après qu’il a remporté le premier prix du concours du « Secrétariat international de la laine », ex-æquo avec Yves Saint-Laurent en 1954.

Il savait mieux que personne capter l’air du temps. Comme en 2004 quand il avait dessiné une collection pour le géant suédois du prêt-à-porter H&M, une démarche ensuite imitée par de nombreux créateurs.

Passion de la photographie

Boulimique de travail, enchaînant les collections, Karl Lagerfeld avait aussi la passion de la photographie et signait les campagnes Chanel.

Le « Kaiser » avait aussi le talent de faire émerger des mannequins stars: la Française Inès de la Fressange, qui signe un contrat d’exclusivité avec Chanel en 1983, mais aussi l’Allemande Claudia Schiffer, la Britannique Cara Delevingne ou encore Lily-Rose Depp.

(KEYSTONE-ATS)

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Feux en Amazonie : Suisse « très inquiète »

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"Si l'Amazonie était une banque, elle serait sauvée depuis longtemps", dit cette banderole déployée vendredi à Zurich. (©KEYSTONE/MELANIE DUCHENE)

La Suisse accueille « avec grande inquiétude » les informations sur les incendies en Amazonie, a indiqué vendredi le DFAE. Des centaines de personnes ont par ailleurs manifesté devant les représentations du Brésil.

La Suisse va s’en entretenir avec les pays concernés. Selon des experts suisses, les causes des feux constatés en Amazonie sont de différentes natures, dit le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans une prise de position envoyée à Keystone-ATS.

En dehors des incendies allumés intentionnellement, des causes naturelles susceptibles d’entraîner des départs de feu, comme la sécheresse, jouent aussi un rôle, affirment-ils.

Manifestations

Les incendies en Amazonie ont également conduit à des manifestations devant les représentations du Brésil en Suisse. Une centaine de personnes ont ainsi protesté devant le consulat du Brésil à Genève contre la politique du président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro.

« Le gouvernement actuel, qui veut exploiter la forêt, s’en fiche », a déploré Carla Silva Hardmeyer, une Brésilienne qui fait partie du Comité pour Lula Libre de Genève. Comme les autres manifestants, elle répondait à l’appel du mouvement Grève pour le climat.

« Burn Fascists not Forests »

En colère, les manifestants ont fustigé Jair Bolsonaro. Parmi les pancartes on pouvait lire: « Bolso + Trump = criminels » ou « Burn Fascists not Forests » avec visage de M. Bolsonaro. La manifestation s’est déroulée sous la surveillance étroite de la police qui bloquait l’accès à l’entrée du consulat.

D’autres rassemblements ont été organisés à Zurich, Berne Bâle et Lausanne. Une bonne centaine de personnes se sont retrouvées sur la Place Saint-François dans cette dernière ville. A Zurich, elles ont été environ 300 à marcher vers le consulat du Brésil. A Berne, une centaine de personnes se sont rendues devant l’ambassade. Enfin, environ 50 personnes sont descendues dans la rue à Bâle.

« Au cours des derniers mois, des incendies ont ravagé les forêts et la toundra en Arctique. Et maintenant, les poumons de la terre ont été incendiés », déclare dans un communiqué Inès Marthaler, du mouvement Grève pour le climat. “Le monde entier regarde. Cela ne peut pas continuer comme ça! « , a-t-elle ajouté.

La Suisse participe à la destruction

La Suisse joue un rôle particulier dans la destruction généralisée des forêts amazoniennes en important de grandes quantités d’aliments du Brésil, huile de palme, soja et viande bon marché, souligne l’activiste Jan Kessler de Zurich. « Des comptes doivent être demandés aux multinationales basées dans notre pays. »

La Suisse souhaite aussi conclure « rapidement » un accord de libre-échange avec le Mercosur (le Marché commun de l’Amérique latine).

Des actions spontanées et des grèves de « Fridays for Future », le mouvement de la jeune Suédoise Greta Thunberg, ont eu lieu vendredi dans le monde entier.

(KEYSTONE-ATS)

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Claude Béglé « surpris » par la polémique

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Claude Béglé envisage un scénario "à la chinoise" pour la Corée du Nord (archives). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Claude Béglé a présenté jeudi devant les médias à Berne le rapport de son voyage controversé en Corée du Nord. Le conseiller national (PDC/VD) avoue avoir été surpris par l’ampleur de la polémique après ses tweets laudatifs à l’égard du pays.

« C’est vrai que je ne m’y attendais pas. J’avais par exemple déjà rendu un rapport assez sensible sur le groupe Boko Haram, ce qui n’avait suscité aucune réaction », a relevé jeudi le conseiller national.

Ce dernier précise avoir dans un premier temps délibérément communiqué de manière à gagner la confiance de ses interlocuteurs nord-coréens, pour ensuite pouvoir aborder des aspects moins positifs et au final donner une vision équilibrée du pays. « Il est important d’essayer de comprendre le point de vue de l’autre, malgré les aspects détestables de ce régime dictatorial, que je condamne ».

Triple objectif

L’élu PDC explique s’être rendu en Corée du Nord avec un triple objectif: essayer de comprendre sans à priori ce qu’il s’y passe, écouter ce qu’il se dit du processus de paix, de dénucléarisation et de réunification de la Corée et enfin anticiper ce qu’il pourrait se passer au plan économique en cas d’ouverture graduelle du pays.

Claude Béglé note avoir reçu une invitation officielle de la Corée du Nord pour ce voyage, mais sans mandat d’une quelconque instance politique en Suisse. « J’ai également négocié les conditions de mon séjour, en insistant sur ma volonté d’une démarche indépendante et neutre, me permettant d’aller au-delà du simple tourisme de propagande ».

Le conseiller national a assumé lui-même les coûts de ce voyage. « J’ai payé environ 600 euros au régime et dépensé 1000 euros en frais annexes, en plus des coûts liés au voyage ». Le conseiller fédéral Ignazio Cassis, chef du Département fédéral des affaires étrangères, avait par ailleurs été averti.

Une évolution

Dans son rapport, Claude Béglé passe en revue différents aspects du pays, qui présente deux faces distinctes. Si les pires stigmates hérités du marxisme-léninisme sont toujours bien présents, comme la propagande, le culte de la personnalité, le système dictatorial ou l’absence des droits de l’homme, il dit toutefois observer une évolution sur le plan économique.

Il relève notamment l’émergence d’une classe moyenne et le développement de l’économie locale, malgré les sanctions. Selon lui, un scénario d’ouverture « à la chinoise » est envisageable, même si le rôle de Kim Jong Un sera déterminant et que tout reste ouvert.

A cet égard, l’élu PDC juge que la Suisse peut avoir à jouer un « rôle de bons offices » dans le processus d’intégration du pays à la communauté internationale et dans la recherche d’une solution pacifique. Il estime que son rapport « peut aider à sonder les zones du possible », sans engager le pays.

Convention avec le parti

Claude Béglé avait publié il y a environ un mois une série de tweets élogieux sur la Corée du Nord. Chef de file du PDC Vaud pour les élections fédérales d’octobre, il est candidat à sa propre réélection au Conseil national et également en lice pour le Conseil des Etats.

Le PDC vaudois avait pris connaissance avec étonnement de ces messages, avec lesquels le parti n’est « pas du tout d’accord ». Après avoir entendu M. Béglé, la section cantonale du parti a toutefois décidé de lui maintenir sa confiance.

Une convention, dont le contenu n’a pas été rendu public, a été convenue avec le parti, explique encore le conseiller national. « Nous allons mener une campagne normale ensemble et défendre le point de vue du PDC ».

Quant à ses chances de réélection en octobre, Claude Béglé ne se prononce pas, estimant que « l’électeur souverain tranchera ». Il souligne simplement que son voyage n’a pas été fait dans un but électoral.

(KEYSTONE-ATS)

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Des microplastiques jusque dans l’Arctique

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Les scientifiques sont allés prélever des échantillons de neige en hélicoptère. Des microplastiques ont été retrouvés jusque sur des icebergs. (©Mine Tekman/Alfred-Wegener-Institut)

Le problème de la pollution au plastique ne se limite pas aux océans. Des microplastiques transportés par voie aérienne se retrouvent jusque dans la neige des Alpes et de l’Arctique, rapportent des chercheurs allemands et suisses dans la revue Science Advances.

Les mécanismes de transport de ces microplastiques par la neige sont encore peu étudiés, écrivent ces scientifiques de l’Institut Alfred-Wegener pour la recherche polaire et marine (AWI) à Bremerhaven (D) et de l’Institut WSL pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF) à Davos (GR).

On sait toutefois que les pollens provenant de latitudes moyennes, par exemple, suivent des voies similaires et peuvent également se retrouver dans l’Arctique, a indiqué l’AWI dans un communiqué. Du sable du Sahara parvient aussi jusqu’au nord-est de l’Atlantique après un périple de 3500 kilomètres dans l’atmosphère.

Or les microplastiques ont une taille similaire. Dans l’Arctique, à l’est du Groenland, la valeur maximale mesurée était de 14’400 particules par litre, à Davos, 2700 particules. A titre de comparaison, au bord d’une route de campagne en Bavière (D), les scientifiques ont trouvé 154’000 particules par litre dans la neige.

Concrètement, les chercheurs ont fait fondre la neige et passé l’eau au travers d’un filtre avant d’analyser les résidus au microscope infrarouge. Le procédé a été automatisé et standardisé afin d’éliminer d’éventuelles erreurs liées à des mesures manuelles.

Différents types

Selon les régions, il s’agit de types de plastique différents et de caoutchouc provenant de pneus de véhicules ou d’autres sources. Dans l’Arctique et dans les Alpes, on trouve en particulier des caoutchoucs nitriles très résistants utilisés comme joints, gainages de câbles ou tuyaux, de même que des acrylates et des particules de peinture industrielle.

Dans l’Arctique, de tels résidus ont été trouvés sur l’île du Spitzberg, mais aussi dans la neige présente sur des icebergs. Les valeurs mesurées sont nettement plus élevées que celles d’études précédentes, menées par exemple sur les dépôts de poussières.

Cela pourrait être dû à la finesse des analyses par spectroscopie infrarouge, qui a permis aux chercheurs d’identifier des particules jusqu’à 11 micromètres (0,011 millimètre), soit moins que le diamètre d’un cheveu humain.

Il semble aussi que la neige soit particulièrement efficace pour accumuler le microplastique atmosphérique, estime Gunnar Gerdts, chercheur à l’AWI, cité dans un communiqué. En moyenne, les scientifiques ont trouvé 1800 particules par litre dans l’Arctique.

Le fait que la neige serve de réservoir est jugé problématique et devrait être mieux pris en compte à l’avenir, selon les auteurs. La distribution atmosphérique de ce type de pollution également.

(KEYSTONE-ATS)

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Le GIEC alerte sur l’utilisation des terres

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La consommation de viande n'est pas bonne pour le climat et l'agriculture provoque d'importantes émissions de gaz à effet de serre selon le GIEC présidé par Hoesung Lee (à droite). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Il faut manger différemment et réduire la viande pour préserver les terres et limiter le changement climatique. Les efforts sur les transports, l’énergie et les usines ne suffiront pas, dit le rapport du GIEC présenté jeudi à Genève. Greenpeace veut une action suisse.

Tout scénario pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C d’ici 2100 « demande une atténuation liée aux terres et un changement dans l’utilisation des terres », estiment ces dizaines d’experts internationaux. De la reforestation aux bioénergies, précise leur rapport sur les liens entre utilisation des terres, sécurité alimentaire et changement climatique.

Devant la presse, un membre du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) a ciblé indirectement le président brésilien Jair Bolsonaro. Les récents chiffres ont conclu que la déforestation a été multipliée par quatre en juillet en Amazonie par rapport au même mois de l’année dernière. Cette politique « contredit tout ce qui sort » du rapport du GIEC, a dit l’expert.

Cette synthèse, dotée de 1200 pages, montre aussi que la consommation de viande actuelle et les pertes et gâchis de nourriture, estimées de 25 à 30%, demanderont davantage de terres sans diversification des habitudes alimentaires. Alors que graines, fruits, légumes et une nourriture animale durable sont responsables de peu d’émissions de gaz à effet de serre.

« Nous ne recommandons pas de changement de régime alimentaire » parce que cette responsabilité n’est pas celle du GIEC, a affirmé le président du groupe, Hoesung Lee. Prudents, ces spécialistes précisent qu’ils ne font que présenter la synthèse de plus de 7000 publications scientifiques, approuvée mercredi par les 195 Etats membres, dont la Suisse, au terme de dizaines d’heures de discussion.

Doublement de la production de viande

L’un des experts ajoute toutefois qu’une réduction de la consommation de viande est « une bonne chose », sans chiffrer l’effort à accomplir. De son côté, l’ONG Greenpeace va jusqu’à estimer que cette diminution devrait atteindre 50% dans le monde et même de 70 à 90% en Suisse. Elle souhaite que le Conseil fédéral lance une politique alimentaire qui prenne en compte ces défis.

Chaque année, les pays riches consomment 100 kg de viande par habitant. A l’inverse, les habitants de pays pauvres, avec moins de 10 kg par an, n’en mangent pas suffisamment. Alors que près de 830 millions de personnes sont sous-alimentées, environ 2 milliards sont en surpoids.

Depuis 1961, la production de viande par habitant mais aussi celle d’huiles végétales a plus que doublé. Toutefois, la consommation diminue de 1% par an depuis quelques années dans certains pays riches, s’est félicité auprès de Keystone-ATS l’un parmi la centaine de responsables du rapport.

Au total, plus de 70% des terres émergées sont utilisées au total pour satisfaire le besoin des populations. L’exploitation humaine des sols pour l’agriculture rassemble jusqu’à un tiers environ des émissions de gaz à effet de serre en prenant en compte les transports et la préparation. Et près de la moitié du méthane dégagé.

Cette activité est responsable de la dégradation de 25% des terres émergées. « Les sols sont sous une importante pression. Ils sont une partie de la solution » sans pour autant être suffisants pour limiter le réchauffement, dit M. Hoesung. Un réchauffement qui étendra les pluies intenses et les inondations mais aussi la chaleur et les sécheresses.

Sommet attendu

Selon le GIEC, des habitudes de nourriture plus durables pourraient contribuer à libérer jusqu’à des millions de km2 de terres et, par an, à une atténuation de jusqu’à 8 gigatonnes d’équivalents de CO2 d’ici 2050. Amélioration d’accès aux marchés ou encore émancipation des agricultrices et extension d’accès aux prestations agricoles sont aussi mentionnées.

Les menaces climatiques dépendront de l’extension de la population et du degré d’augmentation des températures. Celles de nombreux incendies ou d’instabilité alimentaire sont considérées comme « élevées » avec 1,5°C supplémentaire et « très élevées » avec 2 ou 3°C en plus. Autre problème, un scénario d’une population de 9 milliards de personnes d’ici 2100 étendrait le prix de certaines denrées de plus de 7% dès 2050.

Depuis l’ère préindustrielle, la température des surfaces terrestres a augmenté deux fois plus que la moyenne mondiale, de 1,53 °C contre 0,87 °C. La montée des océans renforce aussi la pression sur les terres.

Les pays doivent se réunir en 2020 pour annoncer des politiques pour une neutralité d’émissions de gaz à effet de serre. Selon Greenpeace, ils doivent oeuvrer dès le sommet sur climat prévu dans deux mois à New York.

(KEYSTONE-ATS)

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Le réalisateur français Jean-Pierre Mocky est décédé

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Le décès du cinéaste a été confirmé par son fils, le comédien et metteur en scène Stanislas Nordey (archives). (©KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO)

Le cinéaste Jean-Pierre Mocky, le plus inclassable des réalisateurs français, est mort jeudi, a annoncé sa famille à l’AFP. Il était âgé de 90 ans.

« Jean-Pierre Mocky est mort chez lui cet après-midi à 15h00 », a indiqué son gendre Jerôme Pierrat à l’AFP. Le décès du cinéaste a été confirmé par son fils, le comédien et metteur en scène Stanislas Nordey.

« Jean-Pierre Mocky est parti tourner son prochain film avec Bourvil, Michel Serrault, Michel Simon, Fernandel, Jacqueline Maillan, Jeanne Moreau, Jean Poiret, Francis Blanche, Charles Aznavour et tant d’autres. Le cinéaste s’est éteint dans sa 91e année à son domicile parisien, entouré de sa famille et de ses proches », ont indiqué Stanislas Nordey et la fille du cinéaste Olivia Mokiejewski, dans un communiqué adressé à l’AFP.

Auteur de plus d’une soixantaine de films dont « Un drôle de paroissien » avec Bourvil ou encore « A mort l’arbitre » avec Michel Serrault et Eddy Mitchell, Jean-Pierre Mocky était considéré comme « l’anar » du cinéma français, toujours sur la brèche, sempiternel râleur et, avant tout, libre.

Provocateur et poétique

« Jean-Pierre Mocky c’était un style, une gouaille, des amitiés, des coups de gueule et surtout du cinéma, son cinéma : unique, inclassable, provocateur et poétique. Sa liberté de ton et son regard sur le monde vont nous manquer. Je pense à sa famille et à ses proches », a indiqué le ministre de la Culture Franck Riester sur son compte Twitter.

Premier à réagir à l’annonce du décès du réalisateur, Jack Lang, qui était son ami, a rendu un hommage appuyé au cinéaste « talentueux irrévérencieux et insurgé du quotidien ». « Sa filmographie était à son image : caustique, anticonformiste, loin des clichés. Ses films n’épargnaient rien ni personne, et dénonçaient inlassablement les travers et les dérives de la société ».

« En vieil et irréductible anarchiste, c’était un provocateur outrancier qui cachait une âme sensible et cultivée. Écorché vif et éruptif, il agaçait souvent, mais sa parole et ses mots avaient toujours la justesse et la vérité des révoltés », a ajouté l’ancien ministre de la Culture.

Dans un entretien publié par Le Figaro en 2014, le cinéaste avouait crûment: « J’ai connu 27 ministres de la Culture; sur ces vingt-sept, il y a eu un type formidable à droite, Malraux, et un type formidable à gauche, Lang. Les vingt-cinq autres étaient des nuls ».

Le maire de Nice, Christian Estrosi a également salué la mémoire de Jean-Pierre Mocky, né dans sa ville. « Beaucoup d’émotion en apprenant le décès de Jean-Pierre Mocky, ce « gamin » de Nice (…) Ce roublard était aussi provocateur qu’attachant. Adieu l’artiste », a-t-il écrit sur Twitter.

Doute sur la date de naissance

Si la naissance de Jean-Pierre Mocky à Nice est avérée, il persiste un doute sur sa date de naissance. Juillet 1929 ou juillet 1933? Dans son autobiographie, « Je vais encore me faire des amis » (Cherche-Midi, 2015), Mocky raconte être né en 1933 mais que son registre d’état-civil fut falsifié au début de la guerre pour qu’il puisse prendre seul le bateau pour l’Algérie afin d’échapper aux nazis.

Falsifié ou non, le registre de l’état-civil le faisant naître en 1929 ne fut jamais modifié et la notice du « who’s who » (revue par Mocky) le fait naître le 6 juillet 1929.

Au cours de sa carrière, il a tourné avec les grands acteurs de Bourvil à Catherine Deneuve en passant par Charles Aznavour et Gérard Depardieu.

 

(KEYSTONE-ATS)

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