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Culture

La Ville de Sion présente sa vision culturelle pour douze ans

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La Ville de Sion repense sa politique culturelle, qu'elle a présentée mercredi (archives). (© Keystone/ANTHONY ANEX)

La Ville de Sion redéfinit sa politique culturelle. Elle a présenté mercredi son rapport "Politique culturelle 2035" qui détermine sa stratégie et ses intentions en matière culturelle pour les trois prochaines législatures, soit douze ans. L'objectif est de mieux soutenir l'activité foisonnante de ses actrices et acteurs culturels, indique-t-elle.

Cette politique culturelle "repensée" s'articule autour de cinq axes principaux: promouvoir un plan d'actions sectoriel, se positionner avec clarté face à la population et au milieu culturel, souligner la place spécifique des villes dans la structuration de la vie culturelle suisse et accompagner les mutations urbanistiques, sociales et démographiques de Sion, écrit la Ville.

Ces cinq lignes directrices se structurent elles-mêmes autour de trois thématiques générales, à savoir le rayonnement, le vivre-ensemble et la professionnalisation, ajoute-t-elle. De ce programme découlent une cinquantaine de mesures. Leur mise en ½uvre se fera progressivement, précise-t-elle.

Enquête et sondage

"Ce rapport souligne la grande diversité du paysage culturel sédunois, ainsi que son rayonnement exceptionnel. Nous avons l'ambition de fédérer les parties prenantes - autorités politiques, actrices et acteurs culturels - autour d'une vision partagée de la culture", affirme Sébastien Gattlen, municipal en charge de l'éducation et de la culture, cité dans le communiqué.

L'élaboration d'une nouvelle politique culturelle était un des objectifs de la législature 2021-2024. est-il rappelé. Ce travail a été réalisé en collaboration avec un chercheur de l'Institut du management des villes de la Haute école de gestion Arc (HES-SO). Son enquête a été menée auprès de 66 institutions culturelles et a aussi recueilli les points de vue des milieux artistiques, politiques et administratifs (171 personnes) via un sondage.

Cette démarche a permis de dresser un état des lieux détaillé du tissu culturel sédunois et de connaître les attentes et les visions des différents acteurs. "Notre objectif est de confirmer le positionnement de Sion comme ville de culture, consolider un milieu culturel fertile et inscrire la culture au c½ur de la vie des habitants", souligne David La Sala, délégué culturel de Sion.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La troupe de théâtre Mummenschanz part en tournée d'adieu

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La dernière tournée des Mummenschanz se nomme "Adieu!". Des dates en Suisse romande sont prévues pour 2027 (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les Mummenschanz vont entamer leur tournée d'adieu. Après 55 ans de théâtre visuel né en Suisse et célébré dans le monde entier, la compagnie tirera sa révérence en 2027.

La tournée, baptisée "Adieu !", débutera le 3 décembre à Zurich et se poursuivra jusqu’à la fin 2027, indique jeudi l'organisateur Opus One dans un communiqué. En Suisse romande, elle sera présentée les 15 et 16 janvier au Théâtre du Martolet à Saint-Maurice (VS), du 16 au 18 avril au Théâtre de Beaulieu à Lausanne et du 19 au 21 novembre au Bâtiment des Forces Motrices (BFM) de Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Disparition du romancier portugais Antonio Lobo Antunes

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Auteur d'une trentaine de romans et plusieurs recueils de chroniques de presse, Antonio Lobo Antunes a reçu en 2007 le Prix Camoes, la plus importante distinction littéraire de langue portugaise. (© KEYSTONE/EPA/MARIO CRUZ)

Le romancier portugais Antonio Lobo Antunes est décédé jeudi à Lisbonne à l'âge de 83 ans. Il était un des écrivains lusophones les plus lus dans le monde, auteur d'une oeuvre exigeante qui dévoile avec ironie les conflits intérieurs de la société portugaise.

Plusieurs fois pressenti pour le Nobel de littérature, Lobo Antunes est l'auteur d'une oeuvre mêlant roman, poésie et autobiographie dans un style baroque et métaphorique.

Marié deux fois et père de trois filles, il s'était remis de trois cancers tout en continuant d'écrire en moyenne environ un roman par an, mais il avait plus récemment cesser de publier.

Selon un journaliste auquel il avait accordé une série d'entretiens, l'auteur aurait été atteint d'une forme de démence, une information qui n'a jamais été confirmée par son entourage.

"Interprète de la condition humaine"

"C'est avec une profonde tristesse que nous déplorons la mort d'António Lobo Antunes, écrivain portugais majeur, interprète sensible et incomparable de la condition humaine, l'un de nos auteurs les plus reconnus de ces dernières décennies", a réagi la ministre de la Culture, Margarida Balseiro Lopes, dans un message publié sur X.

Sa maison d'édition, le groupe Leya, a pour sa part évoqué la "profonde tristesse" provoquée par la disparition de l'auteur "de romans qui resteront pour toujours dans la mémoire de ses lecteurs et admirateurs".

Auteur d'une trentaine de romans et plusieurs recueils de chroniques de presse, il a reçu en 2007 le Prix Camoes, la plus importante distinction littéraire de langue portugaise.

"Délire contrôlé"

Cet homme au regard bleu tantôt intense, tantôt perdu, se disait étranger "au bruit qui accompagne le succès".

En apprenant que son oeuvre devait entrer dans le catalogue de la Pléiade, il déclarait en 2018 qu'il s'agissait de "la plus grande reconnaissance que l'on puisse avoir en tant qu'écrivain, bien plus grande que le Nobel".

Cherchant à "rompre avec la ligne droite du récit classique", Lobo Antunes a ouvert les frontières du roman pour y faire entrer la poésie et l'autobiographie, et compare sa façon d'écrire à un "délire contrôlé".

Tableau sans concessions de la société

Au travers de drames personnels comme la mort, la solitude ou l'absence d'amour, Lobo Antunes a dressé, dans une prose baroque, ouvragée et métaphorique, un tableau sans concessions de la société portugaise, encore marquée par un demi-siècle de dictature et une guerre coloniale qu'il a lui-même vécue, en tant que médecin militaire sur le front angolais de 1971 à 1973.

Né le 1er septembre 1942 au sein d'une famille de la grande bourgeoisie lisboète, aîné d'une fratrie de six garçons, Antonio Lobo Antunes devient, à son retour d'Angola, psychiatre dans un hôpital de la capitale portugaise.

Publié en 1979, son deuxième roman, "Le cul de Judas" (Os Cus de Judas), monologue d'un homme revenu de la guerre en Angola, est salué par la critique et, à partir de 1985, l'auteur se consacre exclusivement à l'écriture.

Du côté des victimes et des opprimés

Du décès d'un toxicomane dans "La mort de Carlos Gardel" (A morte de Carlos Gardel, 1995) au dépeuplement de la région de l'Alentejo (sud) dans "La Nébuleuse de l'insomnie" (Arquipélago da insónia, 2008), en passant par les mésaventures d'un gang d'une banlieue imaginaire de "Mon nom est légion" (O meu nome é legião, 2007), l'écrivain prend toujours parti pour les victimes et les opprimés.

Certains critiques comparent son oeuvre à celle du grand romancier portugais Eça de Queiros, auteur d'un portrait corrosif du Portugal du XIXe siècle.

"J'aime ce pays. Nous sommes laids, petits et bêtes, mais j'aime ça", déclare un jour celui qui, dans "Le Manuel des inquisiteurs" ("Manual dos inquisidores, 1996), dénonçait avec acrimonie les mensonges et désillusions qui ont suivi la Révolution des OEillets de 1974 et l'avènement de la démocratie.

Pétri de contradictions, Lobo Antunes se décrivait lui-même comme un homme "tendre et affectueux", mais aussi "introverti et plein de doutes". "Il ne m'est pas facile de vivre avec moi-même. C'est comme si j'étais toujours en guerre civile."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Une nouvelle directrice à la tête de l'Octogone à Pully

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La nouvelle directrice prendra ses fonctions le 1er septembre prochain (archives). (© L'Octogone - Théâtre de Pully)

Le Théâtre de l'Octogone à Pully (VD) change de direction. Après quinze ans à la tête de l'institution, l'écrivaine et dramaturge d'origine libanaise Yasmine Char prend sa retraite. Elle sera remplacée dès le 1er septembre par Angela Deliens, qui a eu plusieurs fonctions notamment au Paléo Festival et à Opus One.

La Municipalité de Pully a fait son choix et l'a annoncé mercredi après sa séance du jour. Mme Deliens reprendra les rênes de l'institution au côté de l'équipe actuellement en place après une transition de deux mois avec l'actuelle titulaire, indique la Ville dans un communiqué.

Née en 1978, Angela Deliens est depuis 2024 directrice de sa propre société de production et de diffusion de spectacles. Elle y assure la promotion et la production de tournées de nombreux artistes de renom. Auparavant, elle a travaillé dès 1998 comme programmatrice, agente, manageuse et productrice déléguée au sein de structures telles que Paléo Festival Nyon et Opus One.

"Au terme d'un recrutement exigeant, Mme Deliens a convaincu le Comité de sélection par la pertinence de son parcours, ses compétences ainsi que par son envie de s'engager dans ce nouveau défi. Sa volonté d'assurer une continuité dans la programmation tout en apportant un vent de nouveauté répondant aux attentes du plus large public de l'Octogone a convaincu la Municipalité", est-il noté.

Finissant actuellement un MAS en Management culturel à l'Université de Lausanne, Mme Deliens fera bénéficier cette institution de "sa vaste expérience en communication et en gestion de projets culturels". Elle pourra également s'appuyer sur "son excellent réseau pour proposer une programmation attractive et diversifiée".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Suisse présente le design comme une démarche collective à Milan

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Un instrument compact du studio Akuto: la "Chord Machine AKT-0.1", présentée à la Milano Design Week dans l’exposition "Shared Matter". (© Handout/Akuto Studio)

La Suisse participe à la Milano Design Week 2026 avec "Shared Matter", des projets de jeunes créateurs issus d’échanges internationaux. Après trois éditions à la House of Switzerland Milano, l'expo est organisée cette année à la galerie Spaziovento.

"Shared Matter" (Matière partagée) offre un regard sur le processus de création, pas seulement sur les ½uvres finales, en mettant l’accent sur les collaborations internationales des designers. "L’exposition reflète l’engagement de Pro Helvetia à promouvoir le design suisse à l’international", souligne la fondation culturelle dans un communiqué mercredi.

Parmi les projets exposés figure l’instrument de musique "Chord Machine AKT-0.1", développé par le studio romand Akuto. Ce petit contrôleur, doté de touches et d’un écran tactile, permet d’expérimenter accords et gammes. Son développement a impliqué un luthier à Athènes et une production en Chine. En 2025, Akuto Studio a reçu le Prix suisse du design pour cet instrument.

L’exposition présente également des luminaires, des créations textiles, une alternative biodégradable aux gobelets jetables, ainsi que le design de carreaux "Fleeting Landscapes" de la designer zurichoise Noelani Rutz. Cette collection, inspirée des textures de la neige, a été réalisée en collaboration avec le fabricant japonais Tajimi Custom Tiles.

La Milano Design Week se déroule du 20 au 26 avril, et l’exposition "Shared Matter" est ouverte au public du 20 au 24 avril, en partenariat avec Présence Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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