Culture
Lausanne: gare terminus du tour de Suisse d'Ignazio Cassis
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Ignazio Cassis a achevé son tour de Suisse ferroviaire à Lausanne lundi à l'occasion du 1er août. Le président de la Confédération a visité le quartier des musées Plateforme 10, avant de se rendre à Ouchy pour la cérémonie officielle.
Le train présidentiel s'est exceptionnellement arrêté directement entre les deux bâtiments du pôle muséal situé en bordure de la gare de Lausanne. Accompagné de la présidente du Conseil d'Etat vaudois Christelle Luisier, Ignazio Cassis a été accueilli par le syndic Grégoire Junod sous les acclamations du public.
Rassembler
Devant environ 600 personne et sous un soleil de plomb, le président de la Confédération a souligné la dimension symbolique de son passage à Plateforme 10 et affirmé le rôle de la culture comme élément rassembleur. "C'est ce que j'ai cherché à faire aujourd'hui", a-t-il déclaré.
"Mon voyage du jour m'a permis de traverser un pan de l'histoire nationale. Dans ces temps agités, j'ai voulu relier des lieux symboliques, qui ont été à différentes époques témoins de crises et surtout de réconciliations", a souligné le président de la Confédération dans son discours.
Et de rappeler être parti de Lugano pour rejoindre Knonau (ZH) où il a partagé un brunch paysan sur les terres historiques de la guerre du Sonderbund. A Granges (SO), le PLR s'est plongé dans le souvenir de la grève générale de 1918, un épisode qui a abouti en 1937 à la paix du travail, "un autre élément fort de l'identité nationale".
Enfin, un arrêt en gare d'Yverdon-les-Bains (VD) lui a permis d'embarquer une "belle délégation vaudoise". Parmi eux, des membres du Conseil des jeunes dont il a souligné le fort engagement.
Tout peut basculer
"Ces moments charnières de l'histoire suisse nous rappellent que la paix et la stabilité sont fragiles et qu'il faut en prendre soin, y compris chez nous. Tout peut basculer du jour au lendemain", a-t-il relevé, évoquant la guerre en Ukraine, son lot d'horreurs, et ses milllions de femmes et enfants en exil.
Ignazio Cassis s'est dit convaincu que le monde actuel avait besoin de plus de "suissitude". Même divisés, les Suisses savent rester unis, a-t-il constaté. "Restez unis: c'est ce que nous avons appris à faire au coeur de l'Europe, sur notre territoire point de rencontre entre quatre langues et autant de cultures."
Neutre mais pas indifférente
Il a ajouté s’engager "à faire rayonner la Suisse, comme cela a été le cas à Lugano avec la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine ou encore au sein du Conseil de sécurité. La Suisse agit, elle est neutre mais pas indifférente", a-t-il insisté.
Et de terminer sur un mot de l'ancien conseiller fédéral Jean-Pascal Delamuraz, qui disait que les Suisses s’entendent bien car ils ne se comprennent pas. "C’est un peu vrai... mais pas seulement !", a-t-il souri. Et de saluer la fabuleuse aptitude des Suisses "au dialogue et à la recherche de compromis".
Selfies en nombre
Son message aux Vaudois, canton dans lequel il a poursuivi sa formation de médecin: "Au vu de la situation géopolitique mondiale, il s'agira de s'habituer à vivre dans un peu plus d'insécurité", a-t-il déclaré en marge de la manifestation. Et de réfléchir à comment consommer moins d'énergie ou éviter le gaspillage alimentaire. Ceci sans tomber dans la panique: les autorités travaillent, a-t-il assuré.
Lors de la rencontre avec la population, le président de la Confédération s'est longuement prêté au jeu des selfies. Puis il a poursuivi sur la thématique ferroviaire du jour, en visitant les expositions "Train Zug Treno Tren" présentées au Musée cantonal des Beaux-Arts, et aux deux institutions récemment inaugurées, le mudac (design) et Photo Elysée. Les trois musées étaient accessibles gratuitement à l'occasion de la Fête nationale.
Partie officielle à Ouchy
Le cortège présidentiel devait se rendre ensuite à Ouchy pour les discours officiels et les feux d'artifice "avant de partir demain à New York pour quelques jours".
Ignazio Cassis répondait à l'invitation de la Ville de Lausanne. Sous l'égide de son syndic Grégoire Junod, cette dernière convie depuis quelques années les conseillers fédéraux en charge de la présidence de la Confédération dans la capitale olympique pour la Fête nationale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les soins infirmiers mis à l'honneur au Palais de Rumine à Lausanne
Le Palais de Rumine à Lausanne met à l'honneur les soins infirmiers dans une exposition. Intitulée "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?", elle évoque la contribution des soins infirmiers à la santé de la population tout en examinant les stéréotypes qui lui sont souvent associés. C'est à découvrir dès jeudi et jusqu'au 31 mai.
L'exposition est le fruit d'une collaboration entre l'Institut des humanités en médecine CHUV-UNIL et l'Institut et Haute école de santé La Source. Elle a été financée par le Fonds national suisse de la recherche, ont indiqué mercredi ses organisateurs.
"Avant d'être une science ou une profession, le soin est un geste profondément humain. Il traverse nos vies, du premier souffle jusqu'au dernier, dans des gestes simples: écouter, veiller, protéger. Mais derrière ces gestes se cache une histoire passionnante, faite d'innovations, de luttes et d'humanité", écrivent-ils en préambule.
Au Palais Rumine, l'exposition invite le public à vivre une expérience immersive: images, sons et témoignages viennent rappeler que prendre soin n'est jamais anodin. "C'est un acte fondateur de toute société", est-il souligné.
Deux pionnières
Aux origines du soin moderne, c'est tout d'abord une vision humaniste des soins qui est dévoilée avec les pionnières du 19e siècle, Florence Nightingale, en Angleterre, et Valérie de Gasparin, en Suisse (fondatrice de l'école de La Source à Lausanne). Elles ont transformé le soin en savoir et en profession. Leurs écrits et combats ont ouvert la voie à une vision nouvelle: former, observer, comprendre, reconnaître la valeur du travail infirmier.
Dans la tourmente des crises, le visiteur plonge ensuite dans le 20e siècle marqué par les guerres mondiales, les épidémies et les urgences sanitaires. Lettres, photographies et objets racontent l'engagement des infirmières et infirmiers, "souvent invisibles, parfois héroïques, toujours essentiels".
Le public découvre ensuite une profession en mutation: l'évolution du rôle infirmier, des progrès techniques à la santé publique, en passant par la prévention et l'accompagnement en fin de vie.
Animations théâtrales
Une frise chronologique retrace aussi les conquêtes et résistances: formations, diplômes universitaires, associations professionnelles, grèves. "Derrière ces jalons, il y a une réalité genrée, à savoir des femmes longtemps invisibilisées malgré des responsabilités immenses", expliquent les organisateurs.
Avec le vieillissement, les maladies chroniques, la santé mentale, la crise environnementale et l'intelligence artificielle, les défis sont immenses. Ils posent des questions centrales qui traversent l'exposition: quel soin voulons-nous pour demain? Et quelle place accorder aux infirmières et infirmiers dans notre société?
Outre des visites guidées, l'exposition propose également des animations théâtrales reproduisant les enjeux du soin où un dialogue pourra s'instaurer entre les différents protagonistes. Le public est en outre invité à déposer ses idées sur un livre blanc, qui recueille les paroles citoyennes, "rappelant que le soin est aussi un enjeu politique et collectif".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Swiss Press Photo Actualité pour des images de Blatten
Sept photographes romands ou travaillant pour des publications romandes ont été récompensés par les "Swiss Press Photo" 2026. Le Vaudois Laurent Gilliéron, de Keystone-ATS, s'impose notamment dans la catégorie Actualité pour un cliché de Blatten (VS).
Sa photo, prise trois mois et demi après la catastrophe du 28 mai, montre deux maisons dont seuls les toits émergent du lac formé par l'éboulement. La Tessinoise Flavia Leuenberger Ceppi se classe 2e avec sa série sur les féminicides publiée dans Le Temps, écrit mercredi la Fondation Reinhardt von Graffenried.
En Sport, Gabriel Monnet est primé pour son traitement de la fête fédérale de gymnastique à Lausanne pour L'Illustré. Il devance Adrien Perrittaz qui a suivi le combattant fribourgeois Volkan Oezdemir au Qatar pour l’Ultimate Fighting Championship (L'Illustré) et Sabine Papilloud pour les passionnés d'ultra-trail dans le Nouvelliste.
Dans la catégorie Histoires suisses, Odile Meylan décroche la palme pour son travail sur le parc du Jorat, plus grande forêt périurbaine du pays.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Décès de Lili Hinstin, ancienne directrice artistique de Locarno
Lili Hinstin, ancienne directrice artistique du Festival du film de Locarno, est décédée à l'âge de 48 ans. Cette gestionnaire culturelle avait dirigé les éditions 2019 et 2020 du festival.
Toute l'équipe du Festival du film de Locarno "se souvient d'elle avec gratitude", ont annoncé mardi les responsables sur leur site web. La Française, née en 1977, est décédée après une longue maladie.
Lili Hinstin avait pris la direction artistique fin 2018. Elle succédait à Carlo Chatrian, qui était parti à la Berlinale. A peine deux ans plus tard, en septembre 2020, Lili Hinstin a quitté le festival en raison de divergences stratégiques. Depuis 2023, elle était directrice de la programmation du Festival international du film de Biarritz "Nouvelles Vagues".
Parmi les moments forts de l'édition 2019 de Locarno, les responsables citent le débat public entre Albert Serra et John Waters, lauréat du Léopard d'honneur, ainsi que la remise du Léopard d'or à "Vitalina Varela" de Pedro Costa.
La deuxième édition dirigée par Lili Hinstin en 2020 a été marquée par la pandémie de coronavirus et s’est déroulée sous une forme hybride. Dans ce contexte, la gestionnaire culturelle née à Paris a contribué à réinventer le festival. Elle a ainsi lancé une initiative visant à utiliser les fonds du festival pour soutenir des projets cinématographiques suisses et internationaux qui avaient été mis à l’arrêt par la pandémie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / apa
Culture
Nick Cave, Sting, Moby, RAYE, Tyla et Deep Purple au Montreux Jazz
Le Montreux Jazz Festival (MJF) a dévoilé mardi le programme de sa 60e édition et son grand retour sur le site du 2M2C. En tête d'affiche du 3 au 18 juillet: Nick Cave, Sting, RAYE, Moby, Deep Purple, The Roots, James Taylor, Van Morrison ou encore Tyla et Conan Gray.
"C'est une année particulière à double titre: nous fêtons notre 60e anniversaire et notre retour au Centre des Congrès", a déclaré devant les médias Mathieu Jaton, directeur du festival. Après deux ans d'absence, le public va en effet retrouver les deux salles emblématiques du MJF au Montreux Music & Conventon Center (2M2C) flambant neuf: l'Auditorium Stravinski (4621 places) et le Montreux Jazz Lab (2293 places).
Le 2M2C accueillera aussi un Club Electro de 1000 places. Si l'originale et audacieuse Scène du Lac disparaît, la festive Lake House ainsi que d'autres scènes "off" sont conservées (douze au total et toutes gratuites), permettant au festival de garder son étendue le long des quais et du lac.
Pour cette édition 2026, les quelque 250'000 festivaliers attendus auront le choix parmi 67 concerts dans les deux salles principales et payantes, dont 39 exclusivités suisses. Le budget se monte à 30 millions de francs cette année. Outre les concerts "in", un programme gratuit sera annoncé le 3 juin prochain.
Départ en trombe
Le premier week-end montreusien démarre fort avec une soirée d'ouverture le vendredi sous l'impulsion de RAYE, présente pour la troisième fois de suite. Dans une salle du Stravinski métamorphosée à l'occasion d'un show unique et sur mesure, la chanteuse britannique conviera plusieurs invités spéciaux afin de célébrer six décennies de musique jazz, soul et pop, entre ses hits, des collaborations inédites et des classiques revisités.
Sting (samedi) et Nick Cave & The Bad Seeds (dimanche) compléteront ce week-end de lancement plein de charisme. Au Lab, c'est le chanteur-rappeur Eddy de Pretto qui ouvrira les feux avec la création "Lonely Club", mêlant musique et danse contemporaine en collaboration avec la chorégraphe Maud Le Pladec.
Moby, 30 ans d'attente
Pour Mathieu Jaton, l'un des événements de cette 60e édition est la toute première apparition au MJF de l'artiste new-yorkais de pop-électro Moby. "Cela fait 30 ans qu'on l'attend", a-t-il dit tout sourire. Il présentera son nouvel album "Future Quiet" et quelques-uns de ses grands tubes, le mercredi 15 juillet.
Autres temps forts du Stravinski: la soirée afro-américaine du 11 juillet avec The Isley Brothers (une première) puis The Roots, la soirée soul américaine en hommage à Nina Simone avec Joy Crookes et John Legend (9), la venue du Californien GIVĒON pour l'une de ses deux seules dates en Europe (10), le retour de Deep Purple 30 ans après leur premier MJF (13) et celui de la star italienne Jovanotti (16).
Dans les musiques actuelles, la Britannique PinkPantheress (6), la Sud-Africaine Tyla (8), la Suédoise Zara Larsson (12), l'Ecossais Lewis Capaldi (14), le phénomène pop californien Conan Gray (7) ou le rappeur anglais Loyle Carner (17) sont à mettre en vedette.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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