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Culture

Lausanne: un an de fêtes pour les 750 ans de l'église St-François

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L'église St-Francois, au coeur de Lausanne, fête cette année son 750e anniversaire. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

L'église St-François au coeur de Lausanne fête cette année ses 750 ans. Pour marquer cet anniversaire, une soixantaine d'événements artistiques s'égraineront durant toute l'année, au rythme de quatre à cinq par mois. Une grande fête est prévue le 8 octobre.

A l'occasion des 750 ans de son édification par des moines franciscains, c'est un programme attractif, intergénérationnel et interculturel qui a été concocté afin de marquer ce jubilé dans l'esprit de la population lausannoise, a dit mercredi devant la presse Myriam Gex-Fabry, cheffe de projets et responsable programmation à la Ville de Lausanne.

Dès jeudi et jusqu'au 31 décembre, concerts classiques et contemporains, spectacles de danses, contes, expositions, visites, conférences et dégustations de mets animeront ce "plus ancien lieu et bâtiment religieux de Lausanne", comme l'a rappelé le municipal David Payot, aussi président de l'Association du 750e anniversaire. Pour cette année de festivités, la Ville a surtout misé sur des acteurs de la vie culturelle lausannoise.

Facettes cachées à découvrir

"Les 750 ans de St-François seront l'occasion de mettre en valeur un bâtiment historique, emblématique de l'architecture et de l'urbanisme de Lausanne, mais aussi les dimensions culturelles, spirituelles et sociales des événements que l'association de l'Esprit Sainf y cultive depuis plus de dix ans", a dit M. Payot.

Dès jeudi, des concerts classiques interprétés par le Ch½ur Faller, l'Académie vocale de Suisse Romande, l'Ensemble vocal de Lausanne ou encore l'Orchestre de Chambre de Lausanne résonneront dans l'église sise sur la place du même nom au centre-ville. Le Sinfonietta de Lausanne dévoilera pour sa part les secrets de la création du chef-d'½uvre de Prokofiev "Roméo et Juliette", composé en 1935.

Les particularités architecturales et acoustiques du bâtiment offriront une expérience inédite aux spectateurs, ont encore souligné les organisateurs. Des lieux habituellement fermés de l'église St-François comme sa tour, ses cloches et son horloge antique seront exceptionnellement ouverts au grand public et permettront de découvrir des facettes habituellement cachées du monument, ajoutent-ils.

Une grande journée de fête est agendée pour le 8 octobre avec un village médiéval autour du monument et de nombreuses animations artistiques et culturelles pour petits et grands.

Au fil du temps et de l'histoire

L'histoire de l'église St-François débute en 1258 lorsque des moines franciscains - appelés aussi les Cordeliers et disciples de Saint-François d'Assise - s'installent à Lausanne. Ils bénéficient alors de nombreux dons pour la construction de leur église et du couvent attenant.

A cette époque, l'église n'est pas située au c½ur de la ville comme aujourd'hui, mais à sa bordure sud, le long du mur d'enceinte de Lausanne. De l'édifice primitif des années 1270, elle conserve encore le plan général, les dimensions, une partie du gros ½uvre de la nef et surtout le ch½ur. En 1272, elle est prête à accueillir les premières sépultures des grands seigneurs et des bourgeois lausannois. C'est cette "date de naissance" qui fera d'ailleurs foi.

Vers l'an 1368, un incendie dévaste Lausanne et en particulier l'église St-François et sa charpente en bois. La reconstruction dure plusieurs années. Vers 1400, dérogeant à leur règle de simplicité, les Franciscains construisent le clocher de plan carré, d'une hauteur de 56 mètres, avec quatre échauguettes inspirées par celles de la cathédrale. Pierres taillées et toit voûté remplacent la charpente boisée.

Ce qu'il reste encore intact de l'esprit franciscain de l'église, c'est sa chaire originelle, sauvée de l'incendie et la plus ancienne chaire franciscaine encore visible en Suisse, selon Jean-François Ramelet, pasteur des lieux. Dès la Réforme de 1536, l'église devient la propriété de la Ville et sera utilisée comme église paroissiale du culte protestant. Elle est classée "monument historique" en 1900, inaugurant dès lors un siècle de chantiers de rénovation.

www.750esf.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Berlinale accusée de propager l'antisémitisme

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Parmi les cinéastes qui ont accusé Israël de génocide lors de la cérémonie de remise des prix de la Berlinale samedi soir figure l'Américain Ben Russell. Il s'exprime ici sur scène, portant un foulard palestinien. (© KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN)

Le festival de cinéma de Berlin s'est retrouvé dimanche au centre d'une polémique, accusé d'avoir servi de plateforme pour des déclarations antisémites de metteurs en scène lors de la remise des prix la veille, en lien à la guerre d'Israël contre le Hamas.

"L'antisémitisme n'a pas de place à Berlin, et cela vaut aussi pour les artistes", a dénoncé le maire de la capitale allemande, Kai Wegner, sur son compte X. "Ce qui s'est déroulé hier à la Berlinale a constitué une relativisation insupportable", a-t-il ajouté, en demandant des comptes à la direction du festival.

La controverse a été alimentée notamment par des déclarations de cinéastes samedi soir, lors de la cérémonie du palmarès, accusant Israël de génocide en raison des bombardements qui ont fait près de 30'000 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Prises de parole applaudies

Dans le même temps, ces metteurs en scène n'ont pas mentionné que l'offensive israélienne avait été déclenchée par une attaque sans précédent menée en Israël le 7 octobre dernier par le Hamas, qui a entraîné la mort d'au moins 1160 personnes, en majorité des civils.

C'est le cas notamment du cinéaste américain Ben Russell, qui est monté à la tribune en portant un foulard palestinien et en accusant Israël de génocide.

L'auteur de documentaires palestinien Basel Adra, qui s'est vu décerner un prix pour un film sur les expulsions de Palestiniens en Cisjordanie occupée, a aussi accusé Israël de "massacrer" la population palestinienne et a critiqué les ventes d'armes allemandes à Israël. Leurs prises de position ont été applaudies par l'assistance dans la salle.

Un responsable du parti social-démocrate du chancelier allemand Olaf Scholz, Helge Lindh, a qualifié de "choquant" les applaudissements du public samedi. "J'ai honte de voir que dans mon pays des gens aujourd'hui applaudissent des accusations de génocide contre Israël", a-t-elle déclaré au quotidien Die Welt.

Un responsable des Verts, qui sont membres du gouvernement de coalition allemand, Konstantin von Notz, a lui aussi dénoncé "une honte" et "un renversement perfide" pour les Juifs "du statut de victimes en bourreaux".

Libre d'exprimer son opinion

Le festival de cinéma de Berlin est principalement financé par l'Etat allemand, qui a placé la défense de l'Etat d'Israël et de la lutte contre l'antisémitisme parmi ses grandes priorités.

Selon le quotidien Die Welt, un compte Instagram du festival de cinéma, "Berlinale.panorama" a en outre diffusé des photos et images controversées portant le slogan "Free Palestine from the River to the Sea" (Libérez la Palestine du fleuve Jourdain jusqu'à la Mer Méditerranée, ndlr) ou "Stop au génocide à Gaza". Les clichés ont été retirés peu après leur publication du compte officiel.

La direction de la Berlinale n'avait pas officiellement réagi aux différentes polémiques dimanche soir mais elle a indiqué au quotidien Die Welt que les déclarations des cinéastes lors de la cérémonie du palmarès étaient "des prises de position individuelles et indépendantes" du festival.

La Berlinale est "explicitement contre la discrimination et toutes formes de haine" mais dans le même temps juge important que "l'expression libre d'opinions" puisse exister "dans les limites de la loi", a-t-elle ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouvelle plainte contre Gérard Depardieu pour agression sexuelle

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Une nouvelle plainte pour agression sexuelle présumée a été déposée vendredi contre Gérard Depardieu pour des faits remontant à 2021 (Archives). (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

Une décoratrice a déposé plainte vendredi contre Gérard Depardieu pour une agression sexuelle présumée sur un tournage en 2021, a indiqué dimanche à l'AFP l'avocate de la plaignante. L'acteur français est mis en cause dans d'autres affaires de violences sexuelles.

Me Carine Durrieu-Diebolt, qui défend déjà l'actrice Charlotte Arnould, victime présumée d'un viol qui a entraîné en décembre 2020 l'inculpation de Gérard Depardieu, a confirmé avoir transmis au parquet de Paris cette nouvelle plainte pour des faits d'agression sexuelle, harcèlement sexuel et outrages sexistes.

Sollicités, le parquet de Paris n'a pu confirmer le dépôt de plainte et les conseils de M. Depardieu n'ont pas commenté. "Jamais au grand jamais je n'ai abusé d'une femme", avait affirmé Gérard Depardieu dans une lettre ouverte publiée dans Le Figaro le 1er octobre.

D'après Me Durrieu-Diebolt, les faits remontent à 2021 et ne sont pas prescrits. Ils se seraient produits à Paris pendant le tournage du film "Les volets verts", réalisé par Jean Becker. La femme dénonçant ces faits, prénommée Amélie et âgée de 53 ans, était décoratrice ensemblière sur le tournage.

"Attrapée avec brutalité"

D'après son récit au journal en ligne Mediapart, qui révèle cette nouvelle affaire, l'acteur de Cyrano de Bergerac aurait tenu de nombreux propos graveleux pendant le tournage à Paris, le 10 septembre 2021, puis ultérieurement l'aurait "attrapée avec brutalité" et lui aurait "pétri la taille, le ventre, en remontant jusqu'à ses seins".

L'agression dénoncée aurait été interrompue par les gardes du corps de l'acteur.

D'après Mediapart, une autre femme, Sarah, âgée de 33 ans et troisième assistante réalisatrice sur ce même tournage, accuse M. Depardieu de lui avoir touché à deux reprises "la poitrine et les fesses" le 31 août 2021, toujours à Paris.

Outre son inculpation pour des faits présumés remontant à août 2018, M. Depardieu fait l'objet d'une enquête préliminaire à Paris, pour des agressions sexuelles en 2014 dénoncées par une assistante sur un tournage alors âgée de 24 ans.

Une autre plainte pour agression sexuelle déposée par la comédienne Hélène Darras pour des faits remontant à 2007, a été classée fin décembre pour prescription. Par ailleurs, en Espagne, une journaliste et écrivaine, Ruth Baza, a déposé une plainte mi-décembre auprès de la police espagnole pour un viol qui aurait eu lieu en octobre 1995 à Paris.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Succès populaire pour les portes ouvertes du Capitole à Lausanne

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Véritable Maison du Cinéma, le Capitole à Lausanne accueille dans son écrin flambant neuf la Cinémathèque suisse, qui y dispose désormais de deux salles pour près de 900 places. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le week-end de portes ouvertes au cinéma Capitole à Lausanne a attiré près de 10'000 personnes samedi et dimanche. Les films projetés dans l'établissement entièrement rénové et agrandi après trois ans de travaux ont tous affiché complet, selon les responsables.

Après la cérémonie d'inauguration officielle célébrée vendredi soir par quelque 700 invités pour la réouverture du mythique cinéma, la Cinémathèque suisse - locataire de ce nouvel écrin avec désormais deux salles pour près de 900 places - organisait ce week-end des portes ouvertes. Le public était invité à venir visiter librement les lieux flambant neufs et assister à des projections.

Samedi soir, "2001, l'Odysée de l'espace" de Stanley Kubrick était à l'affiche dans une version 70 mm, copie rare et neuve de l'originale, dans la grande salle historique. Tirée pour les 50 ans du film et supervisée par le réalisateur Christopher Nolan, elle n'a connu que de rares projections, notamment au Festival de Cannes (2018), à Londres, à Paris et désormais à Lausanne

Samedi soir toujours et au même moment, le même film dans une version restaurée numérique était projeté dans la nouvelle salle en sous-sol.

Dimanche après-midi, le rire était au rendez-vous avec la comédie d'Yves Robert, "Le Grand Blond avec une chaussure noire", avec l'acteur Pierre Richard. Les trois séances ont affiché complet.

Maison du cinéma

La Cinémathèque suisse démarrera ses projections régulières dès le 1er mars au Capitole avec notamment une rétrospective consacrée au réalisateur américain Spike Lee, les 100 ans de la maison de production zurichoise Praesens-Films et de nombreuses avant-premières, rappelle-t-elle dans son communiqué.

Inauguré en 1928, le cinéma, qui fêtera donc ses 100 ans dans quatre ans, vit une nouvelle "grande révolution" après les transformations de 1959. Entamés en 2021, les travaux de rénovation et d'agrandissement ont permis la création en sous-sol d'une deuxième salle de cinéma et d'un nouveau foyer à l'architecture contemporaine.

Les espaces rénovés de cette Maison du cinéma accueillent désormais aussi une salle de consultation des archives de la Cinémathèque suisse, une boutique et une petite librairie spécialisée, un café-bar et un ascenseur. Coût total de ces trois ans de chantier: 21,6 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le 14e Festival Antigel à Genève a attiré 46'000 personnes

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Un des spectacles de cette édition 2024 d'Antigel: "Horizon Vert", dans une serre du Centre de formation professionnelle nature et environnement (CFPne) de Lullier à Jussy (GE). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Quelque 46'000 personnes ont afflué pour la 14e édition d'Antigel qui a démarré le 1er février dernier et s'achève ce dimanche. Le 80% des 120 représentations - pour quelque 70 spectacles - proposées par le festival pluridisciplinaire genevois ont affiché complet.

"Des chiffres époustouflants compte tenu du fait qu'il n'y avait pas le Grand Central cette année", se sont réjouis les organisateurs dans un communiqué diffusé dimanche après-midi. Antigel avait en effet renoncé à monter son Grand Central pouvant accueillir 3000 personnes par soirée.

La 13e édition avait attiré plus de 55'000 personnes et celle de 2022, 27'000 personnes. Mais jusqu'ici, jamais autant de spectacles n'avaient affiché "sold out" (guichets fermés), souligne-t-on.

Cette édition 2024 a vu défiler plus de 500 artistes toutes catégories confondues, dont 313 artistes suisses, sur une cinquantaine de lieux à travers la ville de Genève et le canton, détaillent les responsables de la manifestation culturelle. Celle-ci s'est déployée dans 21 communes genevoises ainsi qu'à Nyon (VD) et en France voisine.

"Une édition rêvée"

Durant quatre semaines, "nous avons vécu une édition rêvée, partagé un plaisir immense et osé comme jamais", résument finalement les organisateurs. Mêlant musique, arts vivants, performances, mais aussi sport et clubbing, le festival a su créer "de riches échanges entre la population, les artistes et le festival".

Au niveau musical, l'affiche 2024 proposait notamment José González, Air, Jay-Jay Johanson, Beach Fossils, Tim Bernardes, Billy Nomates, James Yorkston, Nina Persson, Kruder & Dorfmeister, French 79, Slowdive ou encore Charlie Cunningham et de Swans.

S'agissant des arts vivants, il a notamment été question cette année de fast fashion dans "RAGS", de Vanessa Riera, de polystyrène dans "Materia", d'Andrea Salustri, de kaléidoscope humain dans "Mirkids", de Jasmine Morand, et d'alpinisme dans "White Out", de Piergiorgio Milano.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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