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Culture

Le chantier du mudac et du Musée de l'Elysée s'ouvre au public

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L'étage au niveau de l'entrée du "double musée" offre à la vue un atrium presque mouvant, tant le toit ressemble à une vague cubiste jouant sur des effets d'angulation de diamants. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le chantier du Musée de design et d'arts appliqués contemporain (mudac) et du Musée de la photographie de l'Elysée à Lausanne s'ouvre au public pour trois jours. Sur inscription, des visites guidées gratuites sont organisées ces vendredi, samedi et dimanche.

Ce sera l'occasion pour la population de se familiariser avec les nouveaux lieux qui accueilleront les deux institutions lausannoises sur le site de Plateforme 10, le quartier des arts à deux pas de la gare de la capitale vaudoise. D'une durée d'une heure, les visites permettront de découvrir les trois étages du bâtiment cubique situé à côté du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA).

A la veille de cette ouverture au public, les conseillers d'Etat Pascal Broulis et Cesla Amarelle ont présenté jeudi matin l'avancement des travaux à la presse, en compagnie notamment de l'architecte portugais Manuel Aires Mateus. Malgré la pandémie du coronavirus, le chantier n'a pas pris de retard et le calendrier sera tenu, a-t-il été rappelé.

Ouverture le 15 juin 2022

L'édifice sera donc terminé cet automne avec une inauguration officielle prévue le 4 novembre. Les clés seront alors symboliquement remises aux deux conservatrices des musées, respectivement Chantal Prod'hom pour le mudac et Tatyana Franck pour l'Elysée.

Le transfert des oeuvres est prévu dès novembre et l'ouverture au public pour les premières expositions est agendée au 15 juin 2022. A cette occasion, une grande exposition commune aux trois musées (MCBA, mudac et Elysée), notamment autour du train, sera proposée au public.

Vague cubiste

L'état actuel du chantier de cette deuxième étape de Plateforme 10 a permis de découvrir la caractéristique de ce "monument", comme l'a qualifié M. Broulis: un cube, composé de deux éléments de marbre blanc, dont les deux parties sont posées l'une sur l'autre et se touchent en trois points d'ancrage centraux et non quatre assises au niveau des parois du bâtiment.

L'étage au niveau de l'entrée du "double musée" offre à la vue un atrium presque mouvant, tant le toit ressemble à une vague cubiste jouant sur des effets d'angulation de diamants. On pourrait aussi y voir des pliures d'origamis en dalle de béton. Par endroits, le plafond est très haut, ailleurs il tombe beaucoup plus bas. Il touche le sol à trois endroits donc, et donne cette impression que le sol et le toit bougent pour se rencontrer.

Budget de 100 millions

Le nouvel établissement va permettre au Musée de la photographie de doubler ses surfaces d'exposition (1400 m2) et de réunir ses espaces de conservation des collections en triplant leur volume. Il se situera dans la partie inférieure du bâtiment. Le mudac verra, lui, ses espaces d'exposition doublés (1500 m2), dans la partie supérieure du cube.

L'enveloppe globale de cet édifice est de 100 millions de francs. Elle comprend les 40 millions de l'Etat de Vaud, les 20 millions de la Ville de Lausanne et les 40 millions de contributions de mécènes et partenaires privés (environ 35 millions obtenus à ce jour). Le site accueillera aussi une bibliothèque, le Musée botanique, un jardin en forme de L sur une partie du toit, une terrasse panoramique et un restaurant de 140 places.

Le MCBA, première étape de ce "quartier des arts" de 25'000 m2, a, lui, été inauguré en octobre 2019.

www.plateforme10.ch

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Culture

Un nouveau directeur pour la Fondation Martin Bodmer à Cologny (GE)

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L'actuel directeur de la Fondation Martin Bodmer, Jacques Berchtold (à l'image) va partir à la retraite. Il sera remplacé par Marc Adam Kolakowski à partir du 1er octobre prochain (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Fondation Martin Bodmer à Cologny (GE) aura un nouveau directeur dès le 1er octobre prochain. Marc Adam Kolakowski prendra la succession de Jacques Berchtold, qui part à la retraite après douze ans à la tête de l'institution consacrée à l'écrit.

Marc Adam Kolakowski est un spécialiste internationalement reconnu du patrimoine écrit, en particulier des manuscrits anciens et modernes, indique jeudi la Fondation dans un communiqué. Ce Genevois a contribué à de nombreux projets sur des fonds de la collection.

Il a également été commissaire d’exposition à la Fondation Jan Michalski et expert mandaté auprès de la Bibliothèque nationale du Luxembourg pour enquêter sur les spoliations de biens culturels au cours de la Seconde Guerre mondiale. Sa nomination garantit une continuité de projet et le lancement d'initiatives majeures, selon la Fondation.

Le nouveau directeur prendra ses fonctions juste après la réouverture le 18 septembre prochain de la Fondation. L'institution a été fermée pendant trois ans pour des travaux de rénovation d'envergure.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Lausanne, un chef s'inspire de tableaux pour ses créations

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Pour évoquer le tableau d'Eugène Burnand, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le chef étoilé Christophe Schmitt a relevé jeudi un défi original: s'inspirer de trois tableaux du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) pour imaginer des créations culinaires. L'événement s'inscrit dans le cadre des 30 ans du Passeport Musées suisses.

Le chef et enseignant du Berceau des Sens, à l'Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL), a revisité trois oeuvres majeures du patrimoine suisse signées Eugène Burnand, François Bocion et Albert Anker.

"Devant certaines ½uvres, j'ai immédiatement imaginé des goûts, des textures ou des souvenirs. L'idée n'était pas de reproduire les tableaux, mais de prolonger l'expérience artistique à travers le goût", explique Christophe Schmitt, cité dans un communiqué.

Taureau, poisson et fraises

Premier plat de ce périple gourmand: le majestueux et monumental "Taureau dans les Alpes" (1884), d'Eugène Burnand. Pour l'évoquer, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse.

Pour "Filets et pêcheurs" (vers 1877) de François Bocion, il a exploré l'univers du Léman, ses poissons, ses embruns et la douceur d'un après-midi d'été au bord de l'eau. Enfin, "La Mariette aux fraises" (1884) d'Albert Anker a inspiré une composition autour de la fraise et de la fraîcheur du jardin.

Interprétations originales

Pour le musée, ces créations rappellent que les oeuvres vivent à travers les interprétations qu'elles suscitent. "L'art peut inspirer bien au-delà de son cadre habituel et ouvrir de nouvelles portes d'accès à la culture", souligne Juri Steiner, directeur du MCBA.

L'expérience s'inscrit dans les activités qui accompagnent partout en Suisse le 30e anniversaire du Passeport Musées suisses. Ce dernier donne l'accès libre à plus de 500 musées, châteaux et lieux d'exposition.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Plus que jamais, Montreux se veut une ville de musique

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En plus de sa statue, Freddie Mercury devrait avoir une exposition permanente à Montreux (archives). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Montreux veut renforcer son positionnement comme ville de musique. Le Conseil communal a adopté un crédit-cadre de 880'000 francs, qui doit permettre le lancement de plusieurs actions comme la création d'une exposition permanente dédiée à Freddie Mercury ou un "Walk of Music" au centre-ville.

Hôte notamment du Montreux Jazz Festival (MJF), la ville de la Riviera dispose déjà "d'une culture musicale forte, reconnue à l'échelle nationale et internationale". Cette identité a notamment été reconnue par l'entrée, en 2023, au sein du Réseau des villes créatives de l'UNESCO, dans la catégorie "musique", rappelle jeudi le Municipalité dans un communiqué.

Le programme "Montreux Music Experience" regroupe désormais un ensemble de mesures complémentaires, dont la réalisation est prévue sur une période de trois à cinq ans. Parmi la dizaine d'actions prévues, une exposition permanente d'objets personnels de Freddie Mercury devrait voir le jour au Casino Barrière. Le chanteur de Queen, qui a longtemps fréquenté la région, attire déjà les touristes avec sa célèbre statue sur les quais.

Parcours à ciel ouvert

Au centre-ville, un "Walk of Music" - littéralement un parcours d'expérience musicale à ciel ouvert - doit voir le jour. Des fresques artistiques seront créées sur différentes façades, auxquelles s'ajouteront une nouvelle signalétique piétonne et un réaménagement thématisé des liaisons piétonnes entre l'avenue des Alpes et la Grand-Rue.

Au centre des congrès du 2M2C, une expérience immersive intitulée "Standing Wave" devrait être réalisée en deux phases, dont la première en 2027. Entre 2028 et 2029, il est aussi prévu que le Musée de Montreux soit transformé avec une scénographie "repensée autour de l'histoire de la musique et de son impact sur le développement touristique", poursuit le communiqué.

La Ville souhaite aussi lancer une identité visuelle dédiée, avec notamment la création d'un logo "Ville de musique", et une plateforme digitale recensant tous les projets musicaux développés sur le territoire communal. Enfin, le Pavillon qui abritait l'Office du tourisme sur les quais sera rénové et transformé en "point d'inspiration", promet encore la Municipalité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fondation Opale: exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray

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L'exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray à la Fondation Opale à Lens (VS) est visible jusqu'au 8 novembre (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La nouvelle exposition de la Fondation Opale basée à Lens (VS) est consacrée à l'artiste Anmatyerre Emily Kam Kngwarray, à l'occasion des 30 ans de sa disparition. L'artiste australienne a été l'une des figures les plus marquantes de l'art contemporain du XXe siècle.

Organisée en étroite collaboration avec la Tate Modern et la National Gallery of Australia, cette exposition monographique, visible du 14 juin au 8 novembre, réunit plus de 80 ½uvres et constitue la plus importante rétrospective consacrée à cette artiste en Europe, précise la Fondation Opale dans un communiqué.

Originaire de la région de Sandover, situé dans le Territoire du Nord, Emily Kam Kngwarray (1914-1996) découvre d’abord la technique du batik à la fin des années 1970, au sein de la communauté d’Utopia, avant de se tourner vers la peinture acrylique sur toile.

Un lien profond et intime

Ses premières ½uvres se caractérisent par des vibrations chromatiques dans une gamme de couleurs réduite. Durant les dernières années de sa vie, elle opère un tournant stylistique radical vers de puissantes compositions de lignes et une palette élargie.

Au c½ur de son travail se trouve Alhalker, son pays ancestral: une entité vivante, indissociable de ceux qui l’habitent, à laquelle elle est liée de manière profonde et intime.

Trois mille oeuvres en huit ans

L'artiste dépeint également les éléments constitutifs de son territoire et de sa culture, notamment les chants et cérémonies des femmes (awely), l’igname ou l’igname-crayon (anwerlarr, arlatyey) et ses graines (kam), ainsi que l’émeu (ankerr). Entre 1988 et 1996, au cours d’une période de création aussi brève (huit ans) qu’exceptionnellement prolifique, Emily Kam Kngwarray réalise plus de 3000 ½uvres. En quelques années, elle développe un langage pictural particulièrement riche et s’impose comme l’une des figures artistiques du XXe siècle. "Bien au-delà du seul champ de l’art aborigène, son ½uvre s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’art moderne et contemporain", estime la Fondation.

En parallèle à l'exposition proprement dite, la Fondation Opale consacre un accrochage à la création artistique de la communauté d’Utopia et de ses territoires associés. Les ½uvres présentées célèbrent cette région à travers des vues topographiques, des scènes cérémonielles et des récits liés au rêve portés par les artistes Anmatyerres et Alyawarr.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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