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Culture

Le prince des fausses Rolex, de la Thaïlande au banc des prévenus

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Le faussaire vendait des montres de contrefaçon, certaines avec de vrais mécanismes de mouvement automatique. Son catalogue de produits contenait 80% de montres Rolex. (Photo d'illustration) (© KEYSTONE/AP NY/MARCIO JOSE SANCHEZ)

Julien V. se targuait d'être à 25 ans millionnaire et revendeur N°1 en France de montres de contrefaçon, dont des Rolex. Jugé à Paris, le faussaire s'est défendu seul, volontiers belliqueux face à l'armada d'avocats de marques de luxe parties civiles.

Le prince déchu est tombé fin 2022, six mois après l'un de ses revendeurs, l'administrateur du canal Telegram "La Genèverie" qui était un supermarché de "bons plans" et qui vaut à huit personnes de comparaître devant le tribunal correctionnel depuis le 4 mars.

Au moment de la chute de cette foire aux faux, Julien V. est déjà dans le collimateur de la fédération horlogère suisse. Un achat test l'a mise sur sa trace. Lui pilote son trafic depuis la Thaïlande. "Tout est mélangé" dans ce dossier, "vous savez même pas c'que vous racontez!", peste-t-il, doudoune, lunettes et regard noirs, alors que le président retrace son parcours.

Montres fabriquées en Chine

L'autodidacte né en 1994 à Nice, ex-livreur de pizzas, quitte la France en 2015, direction le sud de la Chine et les usines de Canton, avant de devenir père de famille et millionnaire en Thaïlande, résume le président. Le prévenu écoute, mâchoires serrées, tapotant de ses doigts tatoués ses bras croisés.

Le président évoque un fournisseur tombé en avril 2021 lors d'une descente de la police chinoise: 38 suspects interpellés, du matériel d'usine d'assemblage saisi et 130 millions de yuans de fonds gelés. Julien V. continue malgré tout ses affaires, utilisant les réseaux sociaux comme vitrine et WhatsApp comme bordereau de commandes.

Une équipe en Chine s'occupe pour lui de la fabrication des montres et de leur envoi, en prenant soin de les faire transiter via un pays tiers de l'Union européenne avant son arrivée en France, pour leurrer les douanes.

La production pouvait aller jusqu'à 10 montres par jour, dira-t-il aux enquêteurs qui calculeront une production de quelque 12'000 montres entre 2019 et 2022. Il estime son chiffre d'affaires à 3 millions d'euros.

Mélanges de vrais et faux

Interrogé par le président sur le nombre de 67 revendeurs mentionné pendant l'enquête, il sort de son mutisme. "Je travaillais tout seul! J'ai tellement faim d'oseille que j'partage pas! J'ai 4 millions en bitcoins, j'ai pas besoin des montres, les montres c'est un passe temps", débite-t-il fustigeant une enquête "bâclée de ouf".

Le catalogue de Julien V. contenait quatre gammes de produits, dont 80% de fausses Rolex: les copies chinoises de bonne facture, vendues environ 500 euros, les doublettes - des faux munis de vrai numéros de série - proposées 1300 euros. La troisième gamme comprend des fausses montres munies de vrais mécanismes de mouvement automatique, vendues 6500 euros, et la quatrième, des assemblages de vraies pièces dépassant les 60'000 euros.

"Je peux faire du 100% vrai comme je peux faire du 100% faux", et insérer de vrais mouvements "pour "faire plaisir" au client, "pour qu'il paye moins cher", dit le prévenu à la fine moustache. "Un peu comme Robin des Bois", raille l'avocat de Rolex.

"100% magouille"

"Suis qu'un intermédiaire, que j'sois là ou pas", les usines chinoises continuent de copier à tour de bras, dit-il en toisant les avocats des parties civiles, lui qui n'a pas choisi de conseil pour le défendre. Et d'accuser des complicités internes dans les réseaux de distribution officielle.

"C'est 100% magouille", "mon silence va s'acheter", menace-t-il.

Pour ce qui est de l'argent des montres, tout "est dilué" dans ses maisons en Thaïlande et la "Lambor", sa Lamborghini, assure-t-il.

A ses côtés dans le box des prévenus, Florian R., le gestionnaire de "la Genèverie", se montre plus loquace, expliquant "passer par un agent en Chine" qui le fournissait en montres. Pour son marketing, il récupérait les vidéos des fournisseurs sur l'application de messagerie WeChat.

Quand une vraie Rolex se vend entre 5000 et plus de 40'000 euros, les fausses s'achètent 200 et s'écoulent à 400 euros, précise Florian R.. "Pourquoi ne pas vendre plus cher?", lui demande-t-on. Sa réponse laisse le président pantois: "C'est des contrefaçons, j'escroque pas les gens. Y a de la concurrence, y a des milliers de vendeurs qui vendent ça en France".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le cinéma germanophone s'invite en terres vaudoises

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La cérémonie d'ouverture du Filmfest aura lieu au Cinéma Capitole à Lausanne, en collaboration avec la Cinémathèque suisse (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La huitième édition du Filmfest, consacré au cinéma germanophone contemporain, revient à Lausanne du 27 au 31 janvier prochain. La programmation, qui compte huit films, se déploie en deux volets, l'un destiné au grand public, l'autre aux élèves du secondaire II.

Le volet scolaire a pour objectif de "lier apprentissage de l'allemand, plaisir et culture", écrivent les organisateurs mardi dans un communiqué. Les trois films qui le composent, - "Jenseits der blauen Grenze" de Sarah Neumann, "Heldin" de Petra Volpe et "22 Bahnen" de Mia Maariel Meyer seront projetés à Lausanne, Yverdon et Vevey. Plus de 3000 élèves des gymnases, écoles professionnelles et écoles privées du canton y assisteront.

Le programme public compte cinq films. "Was Marielle weiss", de Frédéric Hambalek sera projeté en ouverture et en première suisse au cinéma Capitole à Lausanne. Les films "Miroirs no.3" de Christian Petzold, "Friedas Fall" de Maria Brendle, "Stiller" de Stefan Haupt et "How to be Normal and the Oddness of the Other World" de Florian Pochlatko seront quant à eux à voir à la salle du Cinématographe, au casino de Montbenon.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Veronica Fusaro chantera pour la Suisse au 70e Concours Eurovision

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Agée de 28 ans, Veronica Fusaro a déjà une grande expérience de la scène. Elle a donné plus de 500 concerts en Suisse et à l'étranger et s'est produite dans des festivals renommés (archives). (KEYSTONE/Anthony Anex)

La chanteuse bernoise Veronica Fusaro représentera la Suisse en mai à Vienne au 70e Concours Eurovision de la chanson. Agée de 28 ans, l'artiste est une adepte de la pop alternative aux accents soul, accompagnée de guitare. Sa chanson sera dévoilée le 11 mars.

Originaire de Thoune (BE), établie à Berne, Veronica Fusaro a été sélectionnée dans le cadre d'une procédure en plusieurs étapes, impliquant un jury international composé de spécialistes et d'un panel de fans de l'Eurovision. Le vote a été pondéré à parts égales entre le jury et le public, indiquent mardi les responsables du projet chapeauté par la télévision alémanique SRF.

Veronica Fusaro est reconnue pour ses performances sur scène. En 2016, elle est désignée meilleur talent par la radio alémanique SRF3. Depuis, elle a donné plus de 500 concerts en Suisse et à l’étranger et s’est produite sur des scènes et festivals renommés. Elle a également assuré les premières parties de concerts de Mark Knopfler à l’amphithéâtre de Nîmes.

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Petra Volpe et Pierre Monnard en tête dans les salles suisses

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"En première ligne", de la réalisatrice italo-suisse Petra Volpe, avec l'actrice allemande Leonie Benesch (à g.), est le film helvétique qui a attiré le plus de monde dans la salle en Suisse l'an dernier. (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPH SOEDER)

"En première ligne", "Hallo Betty" et "Wisdom of Happiness" sont les trois films suisses ayant rassemblé le plus de spectateurs dans les salles helvétiques en 2025. Le film de Petra Volpe arrive largement en tête avec 204’780 entrées, selon les chiffres de ProCinema.

Au-delà de la Suisse, "En première ligne", hommage au personnel soignant dans un hôpital helvétique, a attiré près de 650’000 spectateurs dans les pays germanophones. Le film figure également sur la liste restreinte des candidats à l’Oscar du meilleur film international, une première pour une production suisse depuis "L’enfant d’en haut" d’Ursula Meier en 2013. On saura le 22 janvier s'il figure parmi les cinq derniers finalistes.

Le Festival du film de Zurich a par ailleurs rendu hommage à Petra Volpe à Los Angeles, le 12 janvier dernier, en lui décernant le Golden Eye Award pour "En première ligne". En 2024, cette distinction avait été remise à Tim Fehlbaum.

Succès confirmés pour Pierre Monnard

Habitué des classements, le réalisateur fribourgeois Pierre Monnard se hisse à la deuxième place avec "Hallo Betty" (128’961 entrées), sorti à l’échelle nationale fin novembre. Le film retrace l’histoire vraie d’Emmi Creola-Maag, la publicitaire à l’origine du personnage culinaire fictif Betty Bossi dans les années 1950.

La troisième place revient au documentaire "Wisdom of Happiness" (88’048 entrées), consacré à Tenzin Gyatso, le 14e dalaï-lama. Coproduit par l’acteur américain Richard Gere, le film donne la parole au chef spirituel tibétain, âgé de 89 ans, qui y livre une réflexion face caméra sur le monde et le bonheur.

Documentaires et animation dans le top 10

Parmi les dix premiers figurent encore "Sauvages" (48’106), film d’animation en stop-motion du Valaisan Claude Barras, qui suit le périple d’une fillette et d’un bébé orang-outan dans une jungle menacée. Deux documentaires se distinguent également, dont "Typisch Emil" (46’341), consacré à l’humoriste Emil, et "Wir erben" (33’643), portrait du couple d’anciens conseillers nationaux Ruedi et Stephanie Baumann, réalisé par leur fils Simon.

Toutes périodes confondues, "Les faiseurs de Suisses" demeure le plus grand succès du cinéma helvétique avec 942’452 entrées, tandis que "En première ligne" se classe au 23e rang. Petra Volpe et Pierre Monnard ont toutefois déjà fait mieux, avec "L’ordre divin" (10e) et "Les enfants du Platzspitz" (12e).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le styliste et grand couturier italien Valentino est mort à 93 ans

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Le styliste Valentino Garavani, ici au centre photographié en 1991, est décédé à l'âge de 93 ans (archives). (© KEYSTONE/AP/Remy de la Mauviniere)

Le styliste et grand couturier italien Valentino est mort à 93 ans, a indiqué lundi l'agence de presse italienne Ansa.

Cette figure majeure de la haute couture et emblème de la dolce vita des années 60, est décédé à son domicile à Rome, a ajouté l'agence, citant la Fondation Valentino Garavani ainsi que le compagnon et partenaire de longue date du créateur, Giancarlo Giammetti.

Les funérailles se tiendront vendredi à la Basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des Martyrs, à Rome, à 11h00, selon la Fondation.

Valentino s'était fait une spécialité d'habiller et de sympathiser avec le tout Hollywood, d'Elisabeth Taylor à Ava Gardner, Lana Turner ou Audrey Hepburn en passant par Sharon Stone, Julia Roberts ou encore Gwyneth Paltrow.

Le déclic Jackie Kennedy

Son carnet d'adresse rassemblait tout le gotha. Sa rencontre avec Jackie Kennedy en 1964 est déterminante. Il lui refait sa garde-robe et elle choisit, pour se marier avec Onassis en 1968, un modèle ivoire réhaussé de dentelle tirée de sa fameuse "Collection blanche".

Le succès est immense aux Etats-Unis. En 1970, il est le premier couturier italien à ouvrir une boutique à New York. Dès lors, Valentino, considéré comme le porte-parole de la haute-couture de son pays, associe l'artisanat italien, la couture française et le prêt-à-porter américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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