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Culture

Les rééditions de l'auteur pour enfants Dahl créent l'indignation

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Le lissage de l'½uvre originale de l'auteur pour enfants Roald Dahl suscite indignation et consternation (archives). (© KEYSTONE/AP/Andrew Burton)

Les nouvelles éditions des livres de l'auteur britannique pour enfants Roald Dahl vont être modifiées pour supprimer le vocabulaire risquant d'être considéré comme offensant. Ce lissage de l'½uvre originale suscite indignation et consternation.

Les références au poids, à la santé mentale, à la violence ou aux questions raciales ou de genre ont été expurgées et réécrites, selon le quotidien conservateur Daily Telegraph. Ainsi, le terme "gros" n'est plus employé pour décrire Augustis Gloop de "Charlie et la Chocolaterie". Les "hommes-nuages" de "James et la Pêche géante" deviennent le "peuple nuage".

Tous les changements sont "réduits et soigneusement réfléchis", a assuré un porte-parole de la Roald Dahl Story company. "Roald Dahl n'était pas un ange", a réagi sur Twitter l'écrivain britannique Salman Rushdie, icône de la liberté d'expression victime d'une violente agression il y a six mois, "mais c'est de la censure absurde".

"Arme nouvelle dangereuse"

Suzanne Nossel, la patronne de PEN America, organisation rassemblant 7000 écrivains pour la liberté d'expression, a jugé que "l'édition sélective pour faire que les mots de la littérature se conforment à des sensibilités particulières pourrait représenter une arme nouvelle dangereuse". Le passage en revue a été lancé en 2020 avant le rachat en 2021 par Netflix du catalogue de l'auteur pour enfants.

La rédactrice en chef adjointe du journal conservateur Sunday Times, Laura Hackett, a déclaré qu'elle garderait ses éditions originales de Roald Dahl, afin que ses enfants puissent "les apprécier dans toute leur gloire méchante et colorée". Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, estime que les mots doivent être "préservés" plutôt que "retouchés", a indiqué son porte-parole lundi lors d'un point-presse régulier.

"Si Dahl nous offense, ne le réimprimons pas", a quant à lui estimé l'écrivain Philip Pullman lundi sur la BBC. Et de souligner que des millions de ses livres originaux resteraient en circulation pendant de nombreuses années, quels que soient les changements effectués dans de nouvelles éditions.

"Lors de nouveaux tirages de livres écrits il y a des années, il n'est pas inhabituel de passer en revue le langage utilisé et de mettre à jour d'autres éléments comme la couverture et la mise en page", a affirmé le porte-parole de la Roald Dahl Company. Et de relever la volonté de conserver histoire, personnages, et "l'irrévérence et l'esprit affûté du texte original".

La Roald Dahl company a par ailleurs indiqué avoir travaillé avec Inclusive Minds, un collectif pour l'inclusion et l'accessibilité de la littérature pour enfants.

Excuses de sa famille

L'auteur, incontournable dans les bibliothèques de nombreux enfants, est décédé en 1990 à l'âge de 74 ans. Fin 2020, sa famille avait présenté des excuses pour les propos antisémites tenus par l'auteur il y a 40 ans.

Le créateur de "Matilda" ou "Le Bon Gros Géant" avait notamment fait des déclarations ouvertement antisémites dans une interview au magazine britannique New Statesman en 1983. Il avait légitimé l'antisémitisme, semblant trouver des justifications aux crimes d'Hitler.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Culture

Obama entouré d'anciens présidents pour l'inauguration de son musée

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Trois anciens présidents américains, le républicain George W. Bush et les démocrates Bill Clinton et Joe Biden, ont répondu à l'invitation de Barack Obama pour l'inauguration jeudi de son musée présidentiel à Chicago. (© KEYSTONE/AP/Pablo Martinez Monsivais)

Trois anciens présidents américains, le républicain George W. Bush et les démocrates Bill Clinton et Joe Biden, ont répondu à l'invitation de Barack Obama pour l'inauguration jeudi de son musée présidentiel à Chicago, sa ville d'adoption.

Ils ont pris place, avec leurs épouses Laura Bush, Hillary Clinton et Jill Biden, derrière la famille Obama au complet, avec l'ancienne Première dame Michelle Obama et leurs filles Malia et Sasha.

Avec leur présence à tous les trois, ce sont tous les locataires de la Maison Blanche depuis 1992 sont présents à l'exception de son occupant actuel, Donald Trump, pas invité, qui prend régulièrement le premier président noir des Etats-Unis pour cible et a comparé le massif bâtiment de pierre grise à une poubelle.

Barack Obama, aujourd'hui âgé de 64 ans, a entamé son discours en se souvenant de "l'après-midi de fin d'été de 1985, il y a plus de 40 ans", où il est arrivé à Chicago, à une vingtaine d'années.

L'ex-président démocrate a récolté des applaudissements nourris quand, évoquant le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis qui approche, il a rappelé qu'elle établissait qu'il n'y aurait "pas de rois". Des mots interprétés comme une allusion au mouvement de contestation anti-Trump "No Kings" qui s'est formé après le retour au pouvoir de son successeur à la Maison Blanche.

- Bruce Springsteen et Stevie Wonder -

A la tribune, il a défendu sa vision des Etats-Unis comme une "indéniable force au service du bien dans le monde" plutôt que celle d'une Amérique qui "essaie de dominer, intimider et saisir la moindre occasion juste parce qu'elle le peut". Il a également dit sa conviction que la majorité des Américains "ne cherchent pas division et colère perpétuelles" mais "équité et respect mutuel".

Avant, Michelle Obama avait rendu hommage à son mari - qui a "reçu un prix Nobel de la paix", a-t-elle rappelé, une distinction que Donald Trump convoite - et présenté le centre culturel flambant neuf comme un "message d'espoir".

"Quand tout a l'air sens dessus dessous, que les faits et la fiction se mélangent, que certains cherchent à museler la liberté d'expression, à restreindre l'accès à l'éducation, à dévaloriser la diversité et à effacer les pages dérangeantes de notre histoire, j'espère que ce lieu peut offrir un répit", a souhaité l'ex-Première dame.

La cérémonie a réuni un prestigieux parterre de célébrités, de la reine des talk-shows Oprah Winfrey aux visages du cinéma Steven Spielberg et Tom Hanks, et d'autres personnalités politiques. L'ex-chancelière allemande Angela Merkel a fait le déplacement jusqu'à Chicago. Comme Kamala Harris, candidate malheureuse à l'élection présidentielle en 2024, Nancy Pelosi, grand nom démocrate, et l'ancien Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Sur scène se sont succédé Christina Aguilera, Bono, Bruce Springsteen ou encore Stevie Wonder.

Terrain de basket

Des centaines de curieux, certains venus du "South Side" de Chicago, d'autres ayant voyagé depuis l'Afrique pour l'occasion, se sont rassemblés dans un grand parc adjacent pour suivre l'inauguration du complexe culturel à 850 millions de dollars. Ils pourront s'y presser dès vendredi pour le visiter.

Barack Obama a bâti son musée présidentiel dans les quartiers sud de Chicago, où il a longtemps vécu avec sa femme Michelle, où leurs filles sont nées et où sa trajectoire politique, qui l'a conduit à la Maison Blanche pour deux mandats, de 2008 à 2016, a débuté.

Pièce maîtresse: une tour en granit de 69 mètres, quasiment sans fenêtres, qui abrite les collections exposées.

Une statue du couple Obama en train de saluer, légèrement plus grande que nature, accueille les visiteurs.

Le musée monolithique, surnommé par certains "Obamalisque" quand d'autres le comparent à un vaisseau de la saga Star Wars, est le point d'ancrage du vaste site installé dans le "South Side" de Chicago. Autour se trouvent un autre bâtiment avec un terrain de basket, une vaste aire de jeux et une bibliothèque numérique, la première dématérialisée parmi les bibliothèques présidentielles.

Il est de tradition que les anciens présidents américains fassent édifier un centre culturel après avoir quitté le pouvoir.

Donald Trump a déjà évoqué le projet de construire le sien à Miami.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le NIFFF va proposer 129 oeuvres en provenance de 33 pays

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La réalisatrice finlandaise Hanna Bergholm concourt dans la compétition internationale avec son film "Nightborn" (archives), (© KEYSTONE/EPA/FABIAN SOMMER)

Le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF), qui va se dérouler du 3 au 11 juillet, va proposer 129 oeuvres de 33 pays. La 25e édition s’ouvrira avec le film "Nightborn" d'Hanna Bergholm, en présence de son interprète principale, Seidi Haarla.

La compétition internationale, composée de 14 longs-métrages, "reflète l’une des grandes tendances de cette 25e édition: le retour en force du folk horror et des récits où croyances, traditions et dynamiques communautaires deviennent les vecteurs de la peur", a indiqué jeudi soir le NIFFF.

La sélection officielle réunit onze premières mondiales ou internationales, quatre premières européennes et 50 premières suisses. Dix films sont présentés dans la compétition asiatique.

Trois invités d’honneur incarnent cette édition anniversaire: le cinéaste français Bertrand Mandico, figure incontournable d’un fantastique libre et flamboyant, l'Indien S. S. Rajamouli, à l’origine du phénomène mondial RRR et l’autrice britannique Samantha Shannon, l’une des voix majeures de la fantasy contemporaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Bande dessinée: Geluck enterre le projet de musée du Chat

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Le dessinateur belge Philippe Geluck, ici lors de l'exposition "Le Chat déambule" à Genève en 2022, n'ouvrira pas son musée à Bruxelles (archive). (© KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

Le dessinateur belge Philippe Geluck, père du Chat, ne mènera pas à son terme le projet d'ouvrir un musée à Bruxelles dédié à son célèbre personnage et au dessin d'humour. Les coûts du chantier sont trop importants, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP.

"Les crises, les guerres, Ormuz... Tout cela a fait exploser les prix par rapport aux devis réalisés en 2016. La facture a quasiment doublé. Je me suis retiré" du projet, a-t-il déclaré.

"Ce n'est pas un caprice, c'est simplement injouable, l'équation est impossible à résoudre pour moi", a ajouté le dessinateur, évoquant des coûts d'aménagement à sa charge passés de 4,5 à 7 millions d'euros en dix ans.

Geluck a aussi regretté le retard pris par le chantier de "gros oeuvre" (hors aménagement intérieur) dans le bâtiment réhabilité et mis à disposition par la région Bruxelles-Capitale, partenaire du projet.

Le Chat est une des grandes références de la bande dessinée belge. Ses traits d'humour et réflexions sur le monde ont donné lieu déjà à 25 albums depuis la création du personnage dans les années 1980.

Le Musée du Chat et du dessin d'humour, l'appellation retenue lors de l'annonce officielle du projet en 2015, devait initialement ouvrir ses portes en 2019, dans le coeur touristique de Bruxelles, tout près du palais royal. "Pour un enfant né à Bruxelles, on ne peut rêver d'un endroit plus prestigieux", avait commenté Philippe Geluck à l'été 2015.

Retard des travaux

Mais les travaux ont pris énormément de retard. Au point de faire douter le dessinateur, qui devait être le futur locataire du bâtiment, que son propriétaire, la région, respecte un jour la date de remise des clefs.

"Maintenant ils disent septembre (2026), mais je parie que ce ne sera pas avant décembre, il reste beaucoup de choses à faire", a poursuivi Geluck.

De son côté la région a déploré que le dessinateur "retire la prise lui-même dans le dernier kilomètre du marathon".

Le coût du chantier a également explosé pour la collectivité, "à 15 millions d'euros au lieu de quatre millions" prévus au départ, a précisé à l'AFP Arnaud Carlot, conseiller du chef de l'exécutif régional Boris Dilliès sur ce dossier.

Il a confirmé que Geluck s'efforçait désormais d'aider la région à trouver un repreneur pour le lieu, qui reste dédié à un projet de musée. Mais le dossier est néanmoins entre les mains d'avocats pour l'analyse des modalités de rupture de la convention de partenariat, selon M. Carlot.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Locarno récompense le maquilleur Rick Baker de "Thriller"

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Des fans du chanteur américain Michael Jackson avaient tenté de battre un record du plus grand nombre de personnes dansant "Thriller" simultanément à Barcelone pour célébrer l’anniversaire du " roi de la pop", décédé le 25 juin 2009 à l'âge de 50 ans. (© KEYSTONE/EPA/TONI GARRIGA)

Le Festival du film de Locarno va remettre un prix au maquilleur américain Rick Baker, qui a transformé Michael Jackson en zombie dans "Thriller". Sept fois oscarisé, le pionnier des effets spéciaux sera honoré le 12 août sur la Piazza Grande et présentera deux films.

Au fil de sa carrière, Rick Baker a, en plus de Michael Jackson, métamorphosé Jim Carrey dans "The Grinch". Il a aussi donné vie à des loups-garous et des créatures hyperréalistes qui ont marqué plusieurs générations de spectateurs.

Pendant le festival, l’artiste présentera deux ½uvres marquantes de sa carrière: "An American Werewolf in London" (1981), où un étudiant se transforme en loup-garou, et "The Nutty Professor" (1996), comédie sur un professeur timide qui invente une potion le transformant en alter ego extraverti. Ces projections permettront de revenir sur une filmographie qui a profondément marqué le cinéma de genre, mais aussi celui d'Hollywood.

Un imaginaire pour plusieurs générations

Entre ses débuts dans les années 1970 et ses créations les plus complexes, Rick Baker a "transformé l’art du maquillage et des effets spéciaux". Dans un communiqué du Festival jeudi, le directeur artistique du festival Giona A. Nazzaro souligne que "Rick Baker, visionnaire et avant-gardiste, a ouvert de nouvelles voies à l’imaginaire des générations suivantes".

Le Vision Award, soutenu par Ticinomoda, distingue des personnalités ayant contribué à renouveler l’imaginaire cinématographique. Il a déjà récompensé des artistes issus de nombreux métiers du cinéma, des effets spéciaux à la musique en passant par la photographie.

La 79e édition du Festival du film de Locarno se déroulera du 5 au 15 août prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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