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Culture

Opéra de Bordeaux: un ex-Daft Punk entre dans la danse de Preljocaj

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Angelin Preljocaj avait déjà emprunté à Daft Punk (ici en 2014 à Los Angeles) la bande originale du film "Tron" pour sa pièce "Gravité" (archives). (© KEYSTONE/AP Invision/JORDAN STRAUSS)

Dans "Mythologies", sa dernière création mondiale dévoilée vendredi à Bordeaux, le chorégraphe Angelin Preljocaj s'offre la musique d'un compositeur inattendu: l'ex-Daft Punk Thomas Bangalter, qui signe sa première pièce pour orchestre symphonique.

La moitié de l'ex-duo star de la French touch est de retour sur la scène musicale, cette fois sur une partition où l'on ne l'attendait pas. "C'est étonnant, Daft Punk se sépare et ce qui va sortir, c'est une oeuvre pour orchestre sans électronique", s'émerveille Angelin Preljocaj à quelques heures de la première.

Programmée au Grand-Théâtre de Bordeaux jusqu'au 10 juillet, la création coproduite avec l'opéra national de Bordeaux partira en tournée pour 37 dates à partir de septembre.

"Ping-pong créatif"

"Depuis plusieurs années, on voulait faire quelque chose ensemble", raconte le chorégraphe français de 65 ans à l'AFP. "Je lui ai demandé s'il était intéressé d'écrire pour un orchestre, il en avait très envie, bien avant la séparation de Daft Punk", annoncée en février 2021 après 28 ans de service du duo prolifique.

"Thomas avait besoin d'un livret pour travailler, inventer, alors j'ai écrit un livret avec plusieurs mythologies, et il a écrit la musique, et puis j'ai reçu la musique, et ce qu'elle m'inspirait, m'a encore amené ailleurs, c'était comme un palimpseste", poursuit le chorégraphe.

Abandonner les machines pour composer la partition d'un ballet est un processus qui a forcément "pris beaucoup de temps", estime le chef d'orchestre Romain Dumas, au coeur de la fabrication de l'oeuvre façonnée à trois, comme dans un "ping-pong" créatif.

Passionné par Vivaldi

"Quand on écrit pour l'électronique, on n'a pas ces données à prendre en compte, comme la gestion du souffle des instrumentistes à vent ou la façon d'attaquer une note pour les cordes", relève-t-il.

Ce projet s'est d'ailleurs révélé être aussi un challenge pour les musiciens qui se sont livrés à un "entraînement assidu", presque de "sportifs" pour traduire dans l'endurance la musique de Thomas Bangalter, tantôt nerveuse avec ses ruptures, mais aussi parfois lyrique ou aux accents cinématographiques.

Dans cette partition, le compositeur convoque des influences de la musique baroque. "Thomas est passionné par Vivaldi et Bach", mais aussi par le "courant du minimalisme américain", de John Cage à Steve Reich, "qui a innervé tout le style de musiques de films actuels américains", dit Romain Dumas.

Et dans cet ensemble, "il y a des choses plus électroniques, des motifs extrêmement courts et répétés (...) quelque chose de très compliqué pour le geste instrumental humain".

Du Minotaure à Roland Barthes

Dans l'unique interview donnée au compte Facebook de l'Opéra de Bordeaux, à visage découvert, Thomas Bangalter confie pour sa part: "La raison pour laquelle j'ai accepté ce projet (car je n'aime pas faire des choses que j'ai déjà faites), c'est que ça allait être intéressant du point de vue de la composition".

Dans ses "Mythologies", Preljocaj explore les mythes qui traversent le temps depuis l'Antiquité et leur résonance avec le monde actuel dans une succession de tableaux, alternant tonalités froides ou chatoyantes.

On y croise "des mythologies antiques, les Amazones, le Minotaure, mais aussi les Mythologies évoquées par Roland Barthes comme le catch, et puis celles qu'on est en train de créer sans s'en rendre compte, et qui deviendront peut-être des mythologies du XXIe siècle comme la guerre ou le Covid-19", détaille le chorégraphe, dont le style combine langage classique et danse contemporaine.

Dans une mise en scène épurée, avec des costumes d'inspiration antique, dix danseurs du Ballet Preljocaj et autant du Ballet de l'Opéra National de Bordeaux couronnent quatre ans de collaboration entre les deux maisons.

Avec cette création, Preljocaj confirme son amour pour l'électro après des collaborations avec Air, le DJ Laurent Garnier et Daft Punk dont il avait déjà emprunté la bande originale du film "Tron" pour sa pièce "Gravité".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L’icône du rock Patti Smith reçoit le prix des Asturies des arts

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La chanteuse américaine Patti Smith et son fils à la guitare Jackson Smith au Paleo Festival à Nyon en juillet 2024. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La musicienne et autrice américaine Patti Smith a reçu le prix Princesse des Asturies dans la catégorie des arts. Considérés comme les "Nobel espagnols", ces prix sont remis fin octobre à Oviedo en Espagne par le roi Felipe VI et la princesse héritière Leonor.

La "marraine du punk" a "dépassé les frontières de la musique elle-même et s’est imposée comme une communicatrice multidisciplinaire et non conventionnelle à travers diverses formes d’expression artistique telles que la poésie, la photographie, la performance et les installations vidéo", a indiqué la Fondation Princesse des Asturies à Oviedo, dans le nord de l’Espagne.

Dotée d’un "charisme exceptionnel", l’artiste de 79 ans s’est engagée en faveur de causes politiques et sociales et est considérée comme une icône de la lutte pour les droits civiques.

En 1974, elle enregistre avec la Patti Smith Group son premier single "Hey Joe / Piss Factory". En 1975, le groupe perce avec l’album Horses, qui mêle punk rock et poésie parlée.

Critiques de Trump

Plus de 50 ans plus tard, Patti Smith reste populaire auprès d’un jeune public. Cette longévité tient aussi à une franchise radicale, rare chez les artistes de sa stature. Elle a notamment critiqué à plusieurs reprises le président américain Donald Trump.

Les prix Princesse des Asturies portent le nom de l’héritière du trône espagnol. Ils sont attribués chaque année dans huit catégories. Patti Smith est la première lauréate annoncée cette année.

Les autres lauréats seront dévoilés progressivement dans les semaines et mois à venir. Chaque récompense est dotée de 50'000 euros et d’une reproduction d’une statue de Joan Miró.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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Culture

L’écrivain haïtien et suisse Austin de Drouillard est mort

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L’écrivain et spécialiste de littérature et de linguistique Jean-Raoul Austin de Drouillard est décédé le 28 avril à Bâle. Il raconte sa jeunesse difficile entre Haïti et Bâle dans son roman "Im falschen Leben", qui paraîtra quelques jours seulement après sa mort. (© Keystone/LENOS VERLAG/ZANELE ZEE MOYO)

L’écrivain haïtien Jean-Raoul Austin de Drouillard, arrivé enfant à Bâle dans des circonstances difficiles, est décédé dans la cité rhénane. Son roman autofictionnel "Im falschen Leben" doit paraître en allemand début mai.

La maison d’édition bâloise Lenos Verlag avait annoncé la sortie du roman "Im falschen Leben. Eine Jugend" (Dans une vie qui n’est pas la sienne. Une jeunesse) pour le 4 mai. Mercredi, elle a toutefois indiqué que son auteur, Jean-Raoul Austin de Drouillard, était mort "après une courte et grave maladie". Il était âgé de 83 ans.

Dans son roman, l’auteur - né le 23 décembre 1942 à Port-au-Prince, d’une mère dont les origines remontent au peuple Dogon (Mali) et d’un père descendant des premiers colons français de Saint-Domingue - raconte l’histoire d’un garçon haïtien. Dans les années 1950, sous la dictature de François Duvalier, les parents de l’enfant sont assassinés lors d’une attaque brutale. Un ami de la famille sauve alors le garçon de six ans et l’emmène en Suisse.

Il grandit ensuite à Bâle, dans un milieu bourgeois et juif, dans la maison Schöneck, dans la vieille ville. Les événements survenus en Haïti y restent tus. L’enfant se sent soumis à l’amour sans limites de son protecteur, un amour parfois étouffant, tandis qu'il a de la peine à adhérer aux valeurs parentales, qui lui restent étrangères.

Ses années de jeunesse sont marquées par le traumatisme, la recherche de son identité et d’une patrie culturelle. Peu à peu, il parvient à répondre au racisme quotidien avec un humour acerbe, à résister à des relations intrusives et à poursuivre ses propres objectifs de manière autonome.

Une histoire personnelle fictionnalisée

Cette histoire romanesque fictionnalisée correspond dans ses grandes lignes à celle de l’auteur. À partir des années 1970, Jean-Raoul Austin de Drouillard a étudié en Allemagne la linguistique et la littérature française, ainsi que l’histoire et la philosophie. Il a ensuite poursuivi des études au Canada, en France et à Bâle.

Il a consacré sa vie professionnelle à l’enseignement universitaire et à la recherche en France, au Canada et au Botswana. Il a passé ses dernières années entre le Botswana, le Canada et ponctuellement Bâle, où il est décédé le 28 avril.

Il avait encore tenu entre ses mains, quelques jours avant sa mort, son roman tout juste sorti de l’imprimerie.

Deux livres sont parus en français: "Le masque" (2007) et "Tournier ou le retour au sens dans le roman moderne" (1992).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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A Yverdon-les-Bains, la Maison d'Ailleurs célèbre son demi-siècle

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La Maison d'Ailleurs s'est installée en 1991 dans les anciennes prisons de la ville (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La Maison d'Ailleurs, musée yverdonnois de la science-fiction, célèbre ce week-end son demi-siècle d'existence. Pour marquer cette étape, une chasse au trésor, des ateliers de bricolage, des contes fantastiques, un ciné-concert et des visites guidées en compagnie du comédien Bertrand Tappy se succéderont samedi et dimanche.

L'histoire de la Maison d'Ailleurs commence en 1976, année où l'écrivain français Pierre Versins lègue à la ville son imposante collection de documents de science-fiction. "Maison" fait alors référence à l'appartement de la rue du Four mis à disposition du donateur pour sa collection, et "Ailleurs" au fanzine français consacré à la science-fiction qu'il a contribué à lancer en 1957.

La Maison d'Ailleurs devient véritablement un musée lorsqu'elle investit en 1991 ses locaux actuels, les anciennes prisons de la ville. Plusieurs directeurs se succéderont à sa tête, dont Patrick Gyger (1999-2010), Marc Atallah (2011-2024) puis Frédéric Jaccaud.

A l'occasion de cet anniversaire, le musée ouvre gratuitement ses portes. Et durant tout le week-end, l'Espace Jules Verne accueille une brocante où seront vendus à prix réduit d'anciennes affiches, livres et objets de la Maison d'Ailleurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: l'OCL organisera un festival dédié à Beethoven en 2027

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Renaud Capuçon et l'OCL ont présenté mardi leur saison 2026/2027, marquée notamment par un festival dédié à Beethoven (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Orchestre de chambre de Lausanne (OCL) va fêter Beethoven l'année prochaine. Pour le bicentenaire de la mort du compositeur allemand, l'ensemble dirigé par Renaud Capuçon va présenter l'intégrale de ses symphonies et concertos.

L'OCL a évoqué, mardi en présentant sa saison 2026/2027, un festival "sans doute unique en son genre". Il se déroulera du 10 au 17 mai 2027 avec huit concerts au théâtre de Beaulieu. Chacun des cinq concertos pour piano sera joué par un pianiste différent.

Le frère de Renaud Capuçon, le violoncelliste Gautier Capuçon, sera notamment de la partie pour le triple concerto avec la pianiste et légende vivante Martha Argerich. Cette dernière sera aussi la protagoniste du deuxième concerto pour piano et orchestre.

Cet hommage à Ludwig van Beethoven (1770-1827) comprendra aussi, en préambule le 29 avril à la salle Métropole, un récital de trois sonates interprété par Renaud Capuçon (violon) et Mao Fujita (piano).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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