Culture
Tube punk et émotion, les adieux détonants d'Angela Merkel
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C'est sur un tube de l'ère communiste signé par une diva punk qu'Angela Merkel, visiblement émue, a fait ses adieux, jeudi, aux forces armées, à moins d'une semaine de son départ de la chancellerie.
L'armée lui a rendu en fin de journée un hommage au flambeau lors d'une cérémonie soigneusement codifiée et baptisée "Zapfenstreich".
Avant de clore, mercredi prochain, ses seize années de pouvoir et de passer la main à Olaf Scholz, la chancelière a assisté, comme ses prédécesseurs, à ce rituel militaire.
Les yeux brillants d'émotion, la chancelière est brièvement revenue sur ces "16 années riches en événements et souvent très éprouvantes".
"Elles m'ont demandé des efforts politiques et humains, mais elles m'ont aussi toujours comblée", a confié Mme Merkel, en présence notamment de son successeur, qui sera élu chancelier mercredi.
Nina Hagen
Comme ces prédécesseurs, Mme Merkel a eu la possibilité de commander "la bande son" de la cérémonie à la fanfare de la Bundeswehr.
Parmi ses trois choix musicaux figure un tube de 1974: "Du Hast den Farbfilm vergessen" ("Tu as oublié la pellicule couleur") de la diva punk est-allemande Nina Hagen.
Un souhait largement commenté ces derniers jours en Allemagne où Mme Merkel est plus connue pour son goût de l'opéra et sa visite annuelle au festival de Bayreuth.
Interrogée lors d'une conférence de presse jeudi sur ce choix, elle a expliqué qu'il lui rappelait ses vingt ans dans l'Allemagne de l'Est communiste.
"Cette chanson a été un moment fort de ma jeunesse (...) La chanson vient également d'Allemagne de l'Est et, par coïncidence, elle est encore jouée dans une région qui était ma circonscription électorale. Tout s'accorde donc aujourd'hui", a observé la dirigeante de 67 ans.
Angela Merkel est née dans la ville portuaire de Hambourg avant que son père, pasteur et instituteur, décide d'emmener toute la famille vivre en RDA pour prêcher l'évangile.
Dans ses récents discours d'adieu, elle a plusieurs fois rendu hommage à une culture est-allemande qui tend à disparaître de la mémoire collective depuis la Réunification.
Dans cette chanson, Nina Hagen, connue dans les années 1980 pour sa voix puissante et son allure extravagante, reproche à son amant d'avoir oublié la pellicule couleur pour les photos de vacances, à une époque datant d'avant les pixels, les smartphones et la photo numérique.
Ironie
Certains y ont vu une marque d'ironie de la chancelière après 30 ans de carrière dans un milieu politique dominé par les hommes.
"En choisissant une chanson que beaucoup beuglent à la table de la cuisine lors des anniversaires de l'oncle de la famille, la chancelière témoigne une fois de plus de la finesse de son humour", a salué le journal berlinois Tagesspiegel.
Le titre ne figurait d'ailleurs pas dans le registre de la Bundeswehr qui a dû procéder à une adaptation expresse, a confié le dirigeant de la fanfare à la presse.
Les musiciens étaient en terrain plus familier avec le reste de la sélection de la chancelière: une ballade des années 60 "Für mich soll's rote Rosen regen" (Il devrait pleuvoir des roses rouges pour moi) et un cantique religieux.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Cannes: la Palme d'or décernée au réalisateur Cristian Mungiu
Le jury du 79e festival de Cannes a décerné samedi la Palme d'or à "Fjord" du cinéaste roumain Cristian Mungiu. Il décroche ainsi sa deuxième Palme d'or après celle attribuée pour "4 mois, 3 semaines, 2 jours" en 2007.
Dans "Fjord", inspiré de faits réels, le réalisateur enracine son récit en Norvège pour mettre face à ses contradictions une société qui prône la tolérance et l'ouverture aux autres mais peut exclure brutalement ceux qui dévient du chemin tracé pour eux.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Inauguration du grand-orgue restauré de la Cathédrale Saint-Pierre
Les curieux pourront assister à l'inauguration du grand-orgue Metzler restauré à la Cathédrale Saint-Pierre pour les 490 ans de la Réforme à Genève. Deux concerts sont prévus le vendredi 29 et le dimanche 31 mai, explique l'Eglise protestante de Genève. Un autre suivra une semaine plus tard.
Dans le cadre de l'Assemblée de l'Eglise, un spectacle "Black Church" aura lieu le samedi 30 mai. Une discussion accompagnera des chants.
Le lendemain, une adaptation théâtrale du livre "L'homme qui marche" explorera le rapport au mouvement et à l'immobilité. De quoi parler de responsabilité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
L'écrivain Alain Claude Sulzer ausculte les silences de l'amitié
L'écrivain bâlois Alain Claude Sulzer sera l'invité exceptionnel du Festival du LÀC le 6 juin à Collonge-Bellerive (GE). Il y évoquera "F. comme Frères", son nouveau livre centré sur l'amitié, l'art et la fugacité de l'existence.
Publié à mi-mai en version française aux éditions Phébus, le roman se déroule initialement dans les années 1970 au coeur de la région de la Ruhr, en Allemagne. Un narrateur anonyme et son meilleur ami, Frank, grandissent ensemble, soudés au point d'être "presque comme des frères", titre allemand du roman ("Fast wie ein Bruder", 2024).
Leurs chemins se séparent brutalement lorsque Frank assume son homosexualité et s'exile à New York pour percer comme peintre. Tandis que le narrateur mène une vie provinciale et rangée, Frank peint de manière obsessionnelle aux Etats-Unis, sans toutefois rencontrer le succès de son vivant.
Atteint du sida et condamné, Frank revient mourir en Allemagne à l'âge de 32 ans. Les deux hommes se revoient une dernière fois sur son lit de mort.
Reconnaissance tardive
Après le décès de son ami, le personnage principal reçoit les oeuvres de Frank soigneusement emballées. Ne comprenant ni la sexualité de son ami ni son art, il choisit de reléguer les toiles au fond d'une remise sans les regarder. Des décennies plus tard, il découvre par hasard les tableaux de Frank exposés dans une prestigieuse galerie d'art.
Le monde artistique célèbre désormais le défunt comme un génie. En contemplant le portrait grand format d'un homme nu, le narrateur est frappé par une vérité bouleversante: il y reconnaît ses propres traits.
Moeurs des années 80
A travers son narrateur, Alain Claude Sulzer déploie un portrait de la société des années 80, encore frileuse et conformiste, où les homosexuels, tout comme d'autres minorités telles que les "Tziganes", restent marginalisés. D'ailleurs, les stéréotypes employés par le personnage principal pour décrire les gens du voyage avaient créé une petite polémique à l'époque: le jury bâlois chargé d'attribuer des subventions les avaient jugés politiquement incorrects.
Le roman rappelle aussi l'irruption du sida, qui a mis brutalement fin à une époque de libération sexuelle. Mais "F. comme frères" interroge avant tout les liens fondamentaux de l'amitié.
"Ce roman raconte une relation symbiotique entre deux amis très proches qui finit par se désagréger", explique à Keystone-ATS Alain Claude Sulzer. "Comme c'est le cas dans de nombreuses familles, on ne s'intéresse pas vraiment à ce que font frères, soeurs ou parents. Une distance et une indifférence s'installent, fruits du temps qui passe, mais aussi des manquements, des petites lâchetés de chacun".
Art et subjectivité
Le livre met aussi en lumière le caractère fragile et parfois arbitraire de la reconnaissance artistique. Alain Claude Sulzer y évoque notamment la spéculation autour des oeuvres découvertes après la mort des artistes, une expérience qui fait écho à celle de son propre père, peintre demeuré anonyme toute sa vie.
"Nous avons réussi à organiser une exposition après sa mort, un peu par hasard. Et d'observer que "les oeuvres n'existent vraiment qu'à partir du moment où elles sont exposées". Dans le roman, la reconnaissance tardive de Frank apparaît ainsi comme une forme de réparation symbolique pour un "artiste mort si jeune".
F comme fin
Débutant comme un roman d'apprentissage, le récit prend des allures de roman policier sur ses dernières pages. Sauf qu'une part de mystère demeure.
"Parmi les lecteurs de la version allemande, 30 à 40% ont été frustrés de ne pas connaître le fin mot de l'histoire. Mais contrairement à un polar qu'on oublie aussitôt refermé, ils se souviendront précisément de cette absence de réponse", sourit l'écrivain.
Nombreux prix
Alain Claude Sulzer est né le 17 février 1953 à Riehen (BS). Vivant entre Bâle, Berlin et l'Alsace, il a publié plus d'une dizaine de romans. En 2008, "Un garçon parfait" s'est vu décerner le Prix Médicis étranger. L'année suivante, l'écrivain a reçu le Prix Hermann Hesse. En 2025, l'ensemble de son oeuvre a été couronné par le Prix littéraire de Soleure.
Son prochain roman "Szenenwechseln" paraîtra à l'automne en allemand. Il aura pour thème le milieu du théâtre.
La cinquième édition du Festival du Livre à Collonges (LÀC), auquel l'écrivain participera pour la première fois, se déroulera les 6 et 7 juin à Collonge-Bellerive. Plus d'une centaine d'auteurs y sont attendus. Les organisateurs mettent à chaque édition en lumière un invité d'honneur, Douglas Kennedy cette année, et un invité exceptionnel.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
L'économie culturelle perd près de 14'000 travailleurs en un an
Le nombre de travailleurs culturels en Suisse a reculé de 4,8% en 2025 pour s'établir à 282'000 personnes, une baisse comparable à celle observée durant la pandémie de Covid-19 entre 2019 et 2020. Les hommes, les Suisses et les régions latines ont été plus touchés.
Fin 2025, la Suisse comptait 282'000 travailleurs culturels, contre 296'000 une année auparavant. Leur part dans l'ensemble des actifs est passée de 5,8% à 5,5%. L'ampleur du recul est comparable à celle observée durant la crise sanitaire, lorsque le nombre de travailleurs culturels avait diminué de 4,7% entre 2019 et 2020, indique vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS).
La baisse a particulièrement affecté les personnes exerçant une profession culturelle dans le secteur culturel, comme les musiciens ou artistes employés dans des institutions culturelles (-7,8%). Les professionnels culturels actifs hors du secteur, par exemple des graphistes dans des entreprises, ont également reculé (-4,7%), tandis que les personnes occupant des fonctions non culturelles dans ce secteur, par exemple comptable dans un musée, ont été moins touchées (-1,6%).
Les travailleurs culturels masculins (-5,4%) et les Suisses (-5,4%) ont davantage été affectés que les femmes (-4,2%) et les étrangers (-2,9%). Des écarts régionaux apparaissent aussi: le recul a été limité en Suisse alémanique, plus marqué en Suisse romande et particulièrement prononcé en Suisse italienne.
Les travailleurs culturels se disent par ailleurs moins satisfaits de leur situation financière que l'ensemble des actifs. En 2024, 26,6% d'entre eux se déclaraient peu ou pas satisfaits de leur situation financière, contre 20,1% pour l'ensemble des travailleurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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