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Culture

"Opex", l'album posthume d'Arno sort cette semaine

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Un album posthume du chanteur belge Arno, "Opex", sort cette semaine. Photo: Arno au Paléo en 2002, où il y reviendra une ultime fois en 2015. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Janvier 2022, le chanteur Arno, atteint d'un cancer, apprend qu'il lui reste entre trois et six mois: le Belge accélère le tempo et jette ses dernières forces dans "Opex", ultime album à son image, émouvant et ébouriffé.

Ces derniers mois en forme de baroud d'honneur de l'artiste, décédé le 23 avril à 72 ans, furent retracés il y a quelques jours par ses compagnons de route les plus proches, lors d'une rencontre avec la presse à Bruxelles.

La scène-clé se passe backstage après un concert à la radio publique flamande le 12 janvier, où Arno, éternel costume noir, tignasse grise en bataille, a chanté assis, déjà affaibli, le visage creusé, la voix plus rocailleuse que jamais.

Une fois les lumières rallumées, au moment de débriefer, il répercute à son entourage professionnel la mauvaise nouvelle du médecin. Cet horizon qui se rétrécit. Et la conclusion tombe: "Au boulot les gars! Je veux faire encore des concerts et un album".

De fait, frustré de contacts avec son public pendant deux années creuses (en raison de la pandémie de Covid et de sa propre maladie), il remonte sur scène en février. A Bruxelles et à Ostende, sa ville natale.

Sans oublier d'honorer, en parallèle, l'autre partie du challenge: le travail en studio sur ce dernier disque pour lequel "il a tout donné" et "jeté ses dernières forces dans la bataille", décrit Damien Waselle, directeur de la branche belge du label Pias.

A partir de janvier, "un processus d'urgence s'est mis en place", ajoute-t-il. "Cette urgence lui a donné de la force et de l'énergie", complète Mirko Banovic, le bassiste et "bras droit" d'Arno. Le chanteur dépose le micro le 26 mars dans le studio bruxellois ICP, et n'y reviendra plus. Il meurt quatre semaines plus tard.

Outre Banovic, Pias a convoqué ce jour-là pour évoquer Arno son ami de cinquante ans et photographe attitré des pochettes, Danny Willems, l'ingénieur du son Michel Dierickx, et le frère cadet du chanteur, Peter Hintjens, saxophoniste. Tous réunis à l'Archiduc, bar art-déco du centre de Bruxelles dont le Tom Waits belge était un habitué.

Un duo avec Mireille Mathieu

Dans un sourire, Peter Hintjens explique qu'il a été pour ainsi dire sommé par son aîné de signer avec lui un titre du disque, leur seconde collaboration seulement en un demi-siècle.

Sur "I'm not gonna whistle", son saxophone répond à l'harmonica d'Arno, sur un arrangement évoquant la new wave des années 80, composé par l'un des fils de l'artiste flamand.

C'est le morceau "familial" d'"Opex" (album qui sort vendredi, du nom d'un quartier d'Ostende), où Arno renoue avec les guitares blues-rock après l'intimiste "Vivre" réalisé en duo avec le pianiste lillois Sofiane Pamart. "Il aimait alterner un disque doux et un dur", dit-on chez Pias.

Mais l'album est surtout éclectique. Il recèle un ultime duo voix-piano avec Pamart, un titre qui n'avait pas été retenu auparavant. Et une improbable rythmique reggae pour accompagner la reprise en duo avec Mireille Mathieu de "La Paloma Adieu", un des grands succès de la chanteuse, sorti en 1973.

"C'était un grand fantasme pour Arno d'enregistrer un jour un morceau avec Mireille Mathieu, il avait une admiration sans borne pour elle, même s'il l'exprimait en faisant souvent des blagues", raconte Damien Waselle.

Les circonstances ont fait que la collaboration a mis du temps à prendre forme, et que leur rencontre n'aura finalement jamais eu lieu.

Le Belge et la Française ont enregistré leur voix chacun de leur côté pour ce duo, et, triste coïncidence, Mireille Mathieu a achevé sa partie dans un studio de son Vaucluse natal le jour même du décès d'Arno.

"Il n'aura jamais entendu la version finale et le mix de leurs deux voix", regrette le dirigeant de Pias.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Les hindous de Malaisie célèbrent en couleur la fête de Thaipusam

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La Fête hindouiste du Thaipusam bat son plein à Kuala Lumpur. (© KEYSTONE/EPA/FAZRY ISMAIL)

Une vague de couleurs déferle dimanche sur les grottes de Batu, en périphérie de la capitale malaisienne Kuala Lumpur. Elle est formée par des centaines de milliers de fidèles rassemblés pour la fête de Thaipusam, l'une des plus importantes pour les hindous tamouls.

"Je suis arrivé au temple à trois heures du matin", explique à l'AFP S. Jeyasangar, 39 ans. "Je viens assister au Thaipusam depuis 30 ans", assure le pèlerin.

La fête de Thaipusam est célébrée de façon spectaculaire en Malaisie, où les personnes d'origine indienne représentent 7% des 34 millions d'habitants de ce pays multiculturel à majorité musulmane.

Elle est aussi suivie en Inde, à Singapour, et dans d'autres régions où vivent d'importantes communautés hindoues tamoules.

Depuis plus d'un siècle, les grottes de Batu et leur spectaculaire complexe de temples dorés sont un haut lieu de cette célébration religieuse.

Là, de nombreux pèlerins convergent, certains le corps transpercé de crochets et de piques, suivant une tradition religieuse ancienne.

D'autres apportent du lait en offrande, commémorant ce jour où la déesse Parvathi a donné à son fils, le dieu Murugan, une puissante lance destinée à combattre des démons.

Au pied de l'imposante statue dorée de 43 mètres de haut qui honore ce dernier, doivent se masser quelque 2,5 millions de visiteurs le temps des célébrations, selon les médias locaux.

"La fête de Thaipusam est importante pour moi parce que j'ai traversé beaucoup d'épreuves et que je dois ma réussite actuelle au dieu Murugan", confie Shema Nanthini, 26 ans, à l'AFP.

Nombre de visiteurs gravissent pieds nus les 272 marches colorées qui mènent au temple où sont célébrés les rites.

Certains transportent, au rythme des percussions, de lourdes structures métalliques ornementées appelées "kavadis".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Polémique après la restauration d'une fresque à Rome

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Une récente restauration de la basilique San Lorenzo in Lucina, à Rome, dont on voit ici l'extérieur, a modifié le visage un ange du Ve siècle. Il ressemblerait désormais à la première ministre Giorgia Meloni, suscitant la polémique. (© KEYSTONE/EPA/FABIO CIMAGLIA)

Le visage de la première ministre italienne a-t-il remplacé celui d'un chérubin? Sur la fresque tout juste restaurée d'une basilique de Rome, la troublante ressemblance avec Giorgia Meloni a créé samedi la polémique dans la presse italienne.

La fresque se trouve dans une chapelle de la basilique San Lorenzo in Lucina, située à quelques mètres du siège du gouvernement, en plein coeur de Rome, où des travaux de restauration récents ont été menés, précise le quotidien La Repubblica, qui a le premier révélé l'information.

A droite d'un buste en marbre d'Umberto II de Savoie, dernier roi d'Italie, un ange portant un parchemin sur lequel figure une carte de l'Italie affiche des traits très proches de ceux de la cheffe du gouvernement ultraconservateur italien.

Meloni s'en amuse

L'artiste bénévole à l'origine de la restauration, Bruno Valentinetti, a démenti dans la presse avoir voulu dépeindre Giorgia Meloni, assurant avoir seulement restauré à l'identique la fresque originale.

La première ministre italienne s'est elle-même amusée de la polémique, accompagnant sur Instagram la photo de son supposé portrait du commentaire: "Non, je ne ressemble vraiment pas à un ange".

Après la sollicitation par plusieurs membres de l'opposition de centre gauche d'une intervention du ministre de la Culture, Alessandro Giuli, le ministère a indiqué en fin de matinée samedi avoir mandaté une inspection de la fresque.

"La surintendante spéciale de Rome (institut qui gère, entretient et valorise les biens archéologiques, historiques et artistiques de la ville, NDLR), Daniela Porro, a chargé les techniciens du ministère de la Culture de procéder aujourd'hui à une inspection, afin de déterminer la nature des travaux effectués sur la peinture contemporaine d'une des chapelles de San Lorenzo in Lucina et de décider des suites à donner", souligne le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Un week-end de projections documentaires à Lausanne

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"Ciné au Palais" propose un week-end de projections documentaires gratuites (archives). (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

Ciné au Palais revient pour une douzième édition. Le week-end de projections documentaires propose treize films récents dédiés aux sciences, à l'archéologie, à la nature et aux grands enjeux contemporains. Rendez-vous les 7 et 8 février au Palais de Rumine.

Le programme s'adresse autant aux familles qu'aux adultes. Par exemple, "Le secret du loup d'Ethiopie" dévoile le comportement étonnant d'un canidé qui lèche le nectar des fleurs, comme des sucettes. Le long métrage d'animation "Mary Anning, chasseuse de fossiles" raconte la jeunesse de la paléontologue britannique.

Dans un autre registre, "La gare des papillons" questionne l'avenir de l'ancienne gare de triage de Bâle devenue réserve naturelle: doit-elle servir de plaque tournante pour les marchandises ou pour les animaux et les plantes? Faut-il choisir le transfert modal ou la biodiversité?

Entrée libre

Le festival retient aussi "Tautavel, vivre en Europe avant Néanderthal" qui explore les origines de l'Humanité. Ce film qui a reçu plusieurs récompenses ouvre une fenêtre à la fois réaliste et rêvée sur la Préhistoire lointaine.

Avec Ciné au Palais, la bibliothèque et les musées du Palais de Rumine veulent rendre les savoirs scientifiques accessibles au plus grand nombre. Les projections s'accompagnent d'échanges avec les équipes des films et avec des spécialistes. L'entrée est libre.

Des visites guidées de l'exposition "Destination archéologie. 1798-Futur" sont proposées les deux jours. Le samedi 7 février à 14h00, les équipes du Naturéum organisent une visite thématique de l'exposition de photographies [Moving Pictures], qui aborde des enjeux environnementaux et humanitaires majeurs, notamment la protection des orangs-outans à Bornéo.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Lausanne, Marina Xenofontos sème le double

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L'exposition est visible à l'Espace projet du MCBA (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Au moyen de sculptures, d'objets trouvés, d’écrits et de films, Marina Xenofontos interroge les manifestations matérielles de la mémoire et de l'histoire. Pour son exposition Play Life, l'artiste chypriote explore la question du double. A découvrir dès vendredi prochain à l'Espace Projet du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), à Lausanne.

Le coeur de l'exposition est constitué par le jeu vidéo "Twice upon a while" dont le public est partie prenante. Le personnage principal, nommé Twice et modélisé d'après l'artiste, évolue dans un monde aux apparences banales qui bascule constamment dans un univers onirique fait de choix, d'impasses, de boucles et de désorientations.

Dans ce jeu vidéo de rôle, il n'y a pas de récit linéaire. La scène originelle est revisitée à l'infini sous l'impulsion des visiteurs. S'ouvre ainsi, une démultiplication de doubles, Twice devenant le reflet des joueurs, explique le musée.

Sculptures

Les sculptures présentées dans l'exposition peuvent aussi se lire comme des formes de doubles. "To the knees", par exemple, est composé de segments de tubes en aluminium en rotation: il renvoie au monde industriel par ses matériaux et par le son qu'il produit.

Chez Marina Xenofontos, même vidés de leur fonction première, les éléments physiques portent la mémoire de leur usage initial, tout en ouvrant vers de nouvelles significations. A l'image de l'échelle de chantier de "Found construction site ladder", un objet trouvé qui pose la question du passage d'un espace à un autre.

Qu'ils soient statiques ou en mouvement, les objets de l'artiste chypriote sont en transition. Ce sont des objets qui en répliquent d'autres ou qui en sont des doubles non conformes, l'artiste leur conférant un poids nouveau.

Née en 1988 à Chypre, Marina Xenofontos vit et travaille entre Athènes, en Grèce, et Limassol, à Chypre. Elle a étudié à New York et à Londres et représentera Chypre à la prochaine Biennale de Venise. L'exposition lausannoise est visible jusqu'au 2 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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