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Culture

Voltenauer et Amiguet: un guide à travers l'Europe des polars

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Benjamin Amiguet et Marc Voltenauer publient jeudi prochain un guide proposant 22 itinéraires sur les traces des auteurs de polars en Europe. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

De Barcelone à Reykjavik, l'écrivain Marc Voltenauer et son complice Benjamin Amiguet ont sillonné l'Europe sur les traces des auteurs de polar. Un guide est né de cette aventure, proposant 22 itinéraires entre rues mystérieuses, fjords glaciaux et pubs fétiches.

Et si lire un polar revenait à voyager? C'est l'idée qu'ont concrétisée Marc Voltenauer et Benjamin Amiguet. En compagnie de leur chat, tous deux passionnés de voyages et de romans policiers, ils ont sillonné l'Europe en camping-car pendant quinze mois, parcourant 19 pays, rencontrant 110 auteurs et explorant plus de 2000 lieux.

Leur aventure a donné naissance à un guide original: "22 Itinéraires autour du polar en Europe à ne pas manquer". L'ouvrage est disponible en français dès jeudi 23 octobre. Une version allemande paraîtra le 26 février prochain.

L'ADN du polar

"La démarche consistait à aller à la rencontre d'auteurs locaux, dont les oeuvres existent en français et en allemand, mais aussi à faire découvrir des voix encore inédites", a expliqué à Keystone-ATS Marc Voltenauer, lui-même célèbre auteur vaudois de polars.

En suivant les pas d'enquêteurs fictifs, les deux auteurs montrent comment les lieux se révèlent sous un jour nouveau: Barcelone plus intense, Reykjavik plus glaciale, Hambourg plus haletante.

Ces décors, loin d'être de simples toiles de fond, sont pour eux l'ADN du polar: ils structurent l'intrigue, influencent l'atmosphère et façonnent les personnages.

Chacun des 22 itinéraires, dont un en Suisse, présente entre sept et dix écrivains. "Notre idée était de rapprocher les lectrices et lecteurs de leurs auteurs préférés. Et qui mieux qu'eux peut recommander les incontournables d'une ville ou d'une région?", glisse Benjamin Amiguet.

Bons plans

La préparation fut immense: planifier un itinéraire cohérent, fixer des rendez-vous, documenter chaque lieu, lire et photographier sans cesse. Marc Voltenauer souligne combien la culture du polar varie d'un pays à l'autre: institution en Suède avec ses parcours touristiques dédiés, elle reste plus discrète mais vivace ailleurs, comme en Pologne ou en Belgique.

Les auteurs rencontrés ont accueilli le projet avec enthousiasme et les souvenirs marquants sont nombreux: l'accueil chaleureux de Marcin Wroński en Pologne, la visite du camp de concentration de Majdanek, la rencontre intime avec Jussi Adler-Olsen au Danemark, les discussions avec Emelie Schepp en Suède ou encore l'entretien avec Ian Rankin dans son pub fétiche d'Edimbourg.

"Nous avons essuyé très peu de refus. Après coup, il paraît presque incroyable d'avoir pu rencontrer en personne plus d'une centaine d'auteurs, souvent directement sur le lieu de leurs intrigues", se réjouit Benjamin Amiguet.

A la base, les deux écrivains ont listé environ mille auteurs. Ils ont ensuite resserré leur choix en fonction des itinéraires géographiques prévus. Les deux ont lu au moins un ouvrage chacun de quelque 200 auteurs.

Expérience prolongée

Un site internet dédié qui sera mis à jour prolonge l'expérience. Il présente notamment les lieux favoris souvent originaux de certains écrivains. Parmi les suggestions, boire une Guinness à Manchester dans d'anciennes toilettes victoriennes, explorer un bunker berlinois en friche ou tester un sauna au bord d'un lac finlandais.

Le voyage n'a pas été exempt d'imprévus, comme la panne de la boîte de vitesses du camping-car en Ecosse, mais la détermination et la chance ont permis de poursuivre l'aventure. Le camping-car a été maison, bureau et moyen de transport, malgré la frustration de devoir parfois quitter un lieu trop vite.

Les deux auteurs retiennent surtout la richesse humaine des rencontres, la générosité des écrivains. Mais aussi la conviction qu'un polar est une porte d'entrée privilégiée pour découvrir un lieu, sa culture et les mystères cachés derrière les cartes postales.

www.22itinerairespolars.com

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: le festival Booklovers revient pour une 3e édition

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Une vingtaine d'autrices participeront à la troisième édition de Booklovers (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le site muséal lausannois de Plateforme 10 accueille le week-end prochain la troisième édition de Boolovers, le premier festival romand dédié à la littérature pour jeunes adultes. Une figure phare, l'autrice française Morgane Moncomble, viendra présenter son dernier ouvrage "La révolte de la reine". Elle participera à plusieurs conférences et séances de dédicaces.

Le festival, organisé par Plateforme 10 et Payot Librairie, annonce une édition 2026 "plus ambitieuse", avec la présence d'une vingtaine d'autrices et d'influenceuses qui marquent l'actualité du genre. Parmi les invitées figurent l'Ecossaise Estelle Maskame et les Françaises Delinda Dane et Dahlia Blake.

Des conférences aborderont les évolutions de la littérature pour jeunes adultes ainsi que les enjeux sociétaux actuels. Une table ronde sera consacrée aux représentations des identités trans.

Le festival entièrement gratuit propose aussi des séances de dédicaces, des masterclasses et des ateliers créatifs, notamment de calligraphie, d'écriture de fanfiction et de jaspage (décoration de la tranche des pages d'un livre). Une librairie éphémère, un défilé cosplay, un spectacle d'improvisation et des expériences de réalité virtuelle complètent le programme.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Musée romain de Lausanne-Vidy: de l'Antiquité aux mangas japonais

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La nouvelle expo temporaire du Musée romain de Lausanne-Vidy part à la découverte de la pop culture japonaise et de l'une de ses sources d'inspiration, l'Antiquité gréco-romaine (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée romain de Lausanne-Vidy propose un voyage au pays du Soleil-Levant. Intitulée "Kodai", sa nouvelle exposition temporaire part à la découverte de la pop culture japonaise et de l'une de ses sources d'inspiration, l'Antiquité gréco-romaine. A découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.

De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l'influence actuelle du manga et de l'animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l'exposition témoigne d'un dialogue inattendu entre deux cultures, expliquent ses responsables.

"Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, 'Kodai' met en lumière la force de l'Antiquité et de ses représentations, foyer d'imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps", écrivent-ils dans leur dossier de presse.

Dialogue présent-passé

Pour créer cette exposition, le Musée romain de Lausanne-Vidy s'est entouré de Matthieu Pellet. Maître d'enseignement et de recherche à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Lausanne (UNIL), cet universitaire est un grand connaisseur de pop culture, comme du Japon.

Plus de 200 objets emblématiques de cette pop culture japonaise (manga, bande dessinée, animé ou encore jeu vidéo) dialoguent avec des objets archéologiques provenant de musées suisses. Parmi eux, le Musée cantonal d'archéologie et d'histoire ou le Musée romain d'Avenches.

Grâce à une scénographie immersive, le public est invité à plonger dans l'intimité du bureau d'un intellectuel japonais du début du 20e siècle, puis à traverser une rue japonaise en pleine effervescence ou encore à goûter à l'ambiance studieuse d'un magasin de mangas.

Suivre l'héroïne Nova

Un parcours a été spécialement conçu pour le jeune public, grâce à une héroïne de bande dessinée imaginée pour l'occasion et prénommée Nova. Cette dernière accompagne les plus jeunes tout au long de leur visite et leur fait découvrir l'exposition à travers des jeux et postes crées uniquement pour eux, souligne le musée lausannois.

"Cette exposition est née d'une curiosité d'enfant. Celle d'une petite fille des années 80 qui, devenue directrice d'un Musée romain, s'est demandé pourquoi tant de héros japonais de son enfance étaient liés à l'Antiquité gréco-romaine, des Chevaliers du Zodiaque à Sailor Moon en passant par Ulysse 31", relève Karine Meylan, directrice de l'institution, citée dans un communiqué.

Un programme culturel accompagne "Kodai": atelier de dessin pour jouer au mangaka, soirée jeux vidéo, conférences, théâtre et cinéma.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les oeuvres d'Eric Alibert sur l'Arve au Musée de Carouge (GE)

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L'Arve sera au centre de la nouvelle exposition du Musée de Carouge (GE) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'Arve et ses berges dans les oeuvres du peintre franco-suisse Eric Alibert seront au centre de la nouvelle exposition du Musée de Carouge (GE). Du 4 juin au 9 août, le public pourra observer ce dialogue avec la nature sur papiers japonais.

"Nous sommes la nature !", affirme notamment l'artiste qui a peint plusieurs animaux. Les badauds pourront voir cinq salles qui font le lien entre l'être humain et celle-ci.

La rivière, les langages non humains, la nature qui se cache ou encore la conscience écologique constituent les différentes composantes au menu.

Une exposition complémentaire d'une vingtaine de panneaux aura aussi lieu du 5 juin au 11 août aux Bains des Pâquis. Les professions liées à la rivière, ses infrastructures ou encore ses animaux seront au centre d'une approche plus historique de l'Arve.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Décès du sociologue français Edgar Morin, "braconnier du savoir"

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Géant de la pensée marqué politiquement à gauche, Edgar Morin était l'auteur d'une oeuvre très diverse, connue bien au-delà de la France (archives). (© KEYSTONE/EPA POOL/YOAN VALAT / POOL)

Le sociologue et philosophe Edgar Morin est mort vendredi à l'âge de 104 ans, a appris l'AFP samedi auprès de son épouse. Celui qui se considérait comme un "braconnier du savoir" était une figure majeure de la vie intellectuelle française.

Géant de la pensée marqué politiquement à gauche, il était l'auteur d'une oeuvre très diverse, connue bien au-delà de la France, à contre-courant de la sociologie traditionnelle et se présentant comme une réflexion sur l'Homme à partir des données de la science.

"Jusqu'à ses derniers jours, Edgar Morin est demeuré attentif au monde, aux autres, et aux grands enjeux humains qui ont nourri sa pensée", a indiqué son épouse, Sabah Abouessalam Morin, dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Aujourd'hui, le vide qu'il laisse est immense. Mais son courage, sa fidélité aux êtres et aux idées, son exigence morale et son espérance continuent de nous accompagner", a-t-elle ajouté.

Malgré son grand âge, Edgar Morin était toujours présent et écouté dans le débat intellectuel. Car ses réflexions sur le changement de nos modes de vie, alors que s'accélère la mondialisation, disent beaucoup sur notre époque.

Briser les frontières

Docteur honoris causa de 38 universités étrangères, dont celle de Genève, il a écrit une quarantaine d'ouvrages, largement traduits.

L'originalité de ce juif laïque a été de refuser la parcellisation de la connaissance, au profit d'une vision culturelle et scientifique pluridisciplinaire. A la fois historien, philosophe et scientifique, il a tenté de briser les frontières entre les disciplines.

Dans le cinquième volume de son maître-livre, qui en compte six, "La Méthode", il écrivait: "Plus nous connaissons l'humain, moins nous le comprenons. Les dissociations entre disciplines le fragmentent, le vident de vie, de chair, de complexité et certaines sciences réputées humaines vidangent même la notion d'homme".

Edgar Nahoum était né enfant unique le 8 juillet 1921 à Paris, dans une famille juive originaire de Salonique en Grèce, émigrée à Paris. En 1941, il rejoint le Parti communiste et entre dans la Résistance sous le pseudonyme de Morin.

Il frappe les esprits en publiant en 1959 "Autocritique", qui relate son exclusion du PCF, dont il a été un des cadres, et ses propres aveuglements face au stalinisme. Il est aussi à cette époque l'un des fondateurs du comité des intellectuels contre la guerre d'Algérie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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