International
Accalmie partielle après une journée de violentes manifestations
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La tension est partiellement retombée vendredi au Tchad au lendemain d'une journée de violence inédite lors de manifestations anti-pouvoir qui ont fait une cinquantaine de morts à travers le pays. Les activités des structures de l'opposition avaient été suspendues.
Plusieurs manifestations, parmi les plus meurtrières de l'histoire du Tchad, se sont déroulées dans différentes villes jeudi, notamment à N'Djamena la capitale et à Moundou (Sud), la deuxième ville du pays. Elles ont fait "une cinquantaine" de morts et "plus de 300" blessés, selon le Premier ministre Saleh Kebzabo, qui a décrété un couvre-feu de "18h00 à 06h00 du matin" à N'Djamena, Monudou et dans deux autres villes jusqu'au "rétablissement total de l'ordre".
Les manifestants contestaient la récente extension de la période de transition politique et le maintien au pouvoir de Mahamat Idriss Déby Itno à la tête de l'Etat.
Un calme relatif régnait vendredi matin dans les quartiers du sud de la capitale où la plupart des affrontements ont eu lieu, a constaté un journaliste de l'AFP. Des débris de pneus brûlés de barricades de fortunes jonchaient le sol de certaines rues. De nombreux commerces n'avaient pas relevé leur rideau et la circulation reprenait timidement.
Plusieurs patrouilles des forces de l'ordre, dont certains agents cagoulés, ont été aperçues à bord de 4x4 pour dissuader d'éventuelles manifestations. A Chagoua, au sud de la capitale, des femmes vêtues de gilets jaunes et munies de balais et de pioches nettoyaient les rues, tandis que le service de transports en bus reprenait progressivement.
"Déclaration de guerre"
Jeudi, "j'ai vu les gens rassemblés et je suis rentrée chez moi par peur avec mes enfants. Ils ont jeté des cailloux et incendié le local" du parti du Premier ministre, M. Kebzabo, l'Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), a déclaré Suzanne Chamnone, 50 ans, dont la résidence jouxte le siège.
"C'était une déclaration de guerre contre notre parti. Un groupe d'une centaine de personnes est venu avec des pneus, de l'essence. On était en minorité", a regretté Nestor Nahor, 40 ans, militant de l'UNDR qui a vécu la scène de pillage au siège du parti situé dans le 7e arrondissement de N'Djamena. Le réseau internet mobile était perturbé dans le sud de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Union africaine (UA) et Union européenne (UE) ont "condamné fermement" la répression des manifestations, la première appelant "au respect des vies humaines et des biens" et la seconde regrettant de "graves atteintes aux libertés d'expression et de manifestation qui fragilisent le processus de transition en cours". La France, allié-clé de N'Djamena, a "condamné" les "violences et l'utilisation d'armes létales contre les manifestants".
Les Etats-Unis ont indiqué que quatre personnes ont été tuées près de l'entrée de leur ambassade à N'Djamena, exhortant les parties à la "désescalade".
Suspension des activités des partis
Des appels à manifester avaient été lancés depuis le début de la semaine, notamment par la plateforme d'opposition Wakit Tamma et le parti Les Transformateurs, dirigé par Succès Masra, l'un des principaux opposants politique à M. Déby.
Ces deux partis avaient boycotté le Dialogue national de réconciliation (DNIS) qui avait prolongé début octobre de deux ans la transition vers des élections "libres et démocratiques". Il avait aussi entériné la possibilité pour Mahamat Idriss Déby Itno de s'y présenter, 18 mois après sa prise du pouvoir à la tête d'une junte militaire et en dépit des engagements pris envers la communauté internationale.
Le Premier ministre a annoncé jeudi la suspension de "toute activité publique des partis politiques et organisations de la société civile", dont celles des Transformateurs et de Wakit Tamma, collectif de partis d'oppositions et d'associations de la société civile. Ces organisations sont suspendues pour trois mois précisent deux arrêtés.
"Faute politique"
"Rien n'arrêtera les Transformateurs", a réagi à l'AFP, Succès Masra. "Pendant trois ans on nous a empêchés d'exercer mais personne n'y est parvenu", a-t-il ajouté, soulignant vouloir poursuivre son "combat pour la justice et l'égalité". Contactés par l'AFP, les autres partis d'opposition n'ont pas réagi.
Après le Dialogue de réconciliation "la seule chose que l'opposition pouvait faire pour manifester son désaccord, c'était de montrer sa capacité de mobilisation et que le régime n'est capable d'y répondre que par la violence", a souligné à l'AFP Roland Courson, chercheur à Sciences Po Paris, qui voit dans cette "répression" violente "une faute politique du gouvernement" risquant "d'entamer sa crédibilité et sa légitimité".
"L'exception tchadienne ne peut plus continuer", a estimé Enrica Picco, directrice Afrique centrale pour le centre de réflexion International Crisis Group (ICG). Mme Picco regrette que les positions de la communauté internationale n'aient pas été "assez fortes" à l'issue du Dialogue de réconciliation en dépit du non-respect des engagements pris par le pouvoir et estime que "le message doit être passé plus fermement".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Tunnel dédié au trafic de coke entre la Californie et le Mexique
Six cents mètres de long, avec électricité, ventilation et un système de rail pour faire transiter la drogue: un vaste tunnel utilisé pour faire passer plus de 45 millions de dollars de cocaïne a été découvert à la frontière entre la Californie et le Mexique.
Creusé à près de 17 mètres sous terre, ce souterrain avait des murs renforcés et disposait d'un monte-charge hydraulique pour y accéder, selon un communiqué du ministère américain de la Justice publié lundi.
Il reliait la ville mexicaine de Tijuana à un entrepôt dans le quartier d'Otay Mesa, à San Diego, qui borde le mur frontalier séparant les Etats-Unis et le Mexique.
Menée entre décembre et mai dernier, l'enquête a conduit à la saisie de plus d'une tonne de cocaïne, qui aurait transité par ce tunnel, et à l'arrestation de quatre trafiquants.
"Pour ces prévenus, ce n'était pas la lumière au bout du tunnel. C'étaient des gyrophares et des sirènes", a commenté le procureur fédéral américain Adam Gordon, cité dans le communiqué.
99 tunnels en 33 ans
"Cette enquête et cette saisie portent un coup significatif au cartel de Jalisco Nouvelle Génération", a complété Justin De La Torre, chef de patrouille de la police aux frontières pour le secteur de San Diego.
Les autorités ont insisté sur le caractère sophistiqué de ce tunnel particulièrement bien construit. Des vidéos publiées par le ministère de la Justice montrent les escaliers du souterrain, dotés de marches bien définies entre les murs de pierre.
Le trafic de drogue souterrain entre les Etats-Unis et le Mexique est un grand classique, utilisé de longue date par les cartels.
Depuis 1993, 99 passages souterrains ont été découverts dans le sud de la Californie, selon le ministère de la Justice. Le dernier démantèlement en date remontait à 2022.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Richard Gere s'en prend à Trump, un "maniaque" qui détruit tout
Richard Gere a qualifié mardi Donald Trump de "maniaque" qui détruit "tout ce qu'il y a de bon", au cours d'un échange public à Oslo.
"Nous vivons le moment le plus sombre que j'aie connu sur cette planète. Qui aurait cru que l'Amérique puisse basculer comme ça? Qui aurait cru qu'un maniaque pareil puisse devenir président des Etats-Unis?", a dit cet acteur américain de 76 ans.
Richard Gere se trouvait dans la capitale norvégienne pour y décerner le "prix international Vaclav Havel de la dissidence créatrice" à l'artiste chinois Gao Zhen, emprisonné dans son pays, et au dissident birman Sai, à l'occasion de l'Oslo Freedom Forum.
"Dès le premier jour, ce type a démantelé presque tout ce qu'il y avait de bon dans le gouvernement américain et dans le peuple américain", a-t-il déclaré sur une scène devant des centaines de personnes.
"Comment cela a-t-il seulement été possible? C'est parce que nous nous sommes endormis. Nous ne nous sommes pas inquiétés. Nous n'avons pas voté. Nous n'avons pas vraiment écouté", a-t-il ajouté, admettant lui-même ne pas avoir suffisamment mobilisé autour de lui.
Rester vigilant
Disant avoir récemment visité l'ancien camp nazi de Dachau, il a mis en garde contre l'apathie.
"Nous devons voir les signaux, cette dictature des monstres, à quelle vitesse elle s'installe. Nous devons rester vigilants", a-t-il lancé.
En février 2025, l'acteur vedette de "Pretty Woman" et d'"American Gigolo" avait déjà qualifié Donald Trump de "bully", un terme anglais décrivant une "brute" qui harcèle.
Défenseur de longue date du Tibet et s'étant converti au bouddhisme, Richard Gere a fréquemment rencontré le dalaï-lama, le chef spirituel tibétain en exil que Pékin accuse d'attiser le séparatisme dans cette région de l'Himalaya.
L'acteur vit en Espagne avec son épouse espagnole Alejandra Silva depuis 2024.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Le rappeur Booba condamné pour injure raciale et cyberharcèlement
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi le rappeur Booba à trois mois de prison avec sursis et 30'000 euros d'amende pour cyberharcèlement et injure raciale envers une journaliste de France Télévisions.
La journaliste Linh-Lan Dao avait porté plainte en avril 2024 contre le chanteur, qui vit aux Etats-Unis, pour l'avoir "jetée en pâture" à la "meute" numérique de ses plus de 6 millions d'abonnés sur le réseau X, à la suite d'un article de factchecking scientifique dénonçant la "dérive complotiste" de l'artiste après qu'il a évoqué un lien entre les vaccins contre le Covid et la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Dans les heures suivant la publication de son article, Booba, monument du rap depuis les années 1990 en France, avait notamment proposé sur le réseau social à la journaliste "un strip poker sans cartes" autour "d'un bon wok de légumes".
Attaques gratuites
"La dimension sexiste du discours et celle essentialisante, en raison de ses origines asiatiques, destinées à renvoyer la journaliste Linh-Lan Dao à sa seule qualité de femme asiatique, lui confèrent à l'évidence un caractère malveillant", a estimé le tribunal dans sa décision consultée par l'AFP.
Pour les juges, les messages sur X de Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, "visaient à s'en prendre, par des attaques gratuites, à une journaliste dans le cadre de sa profession, au seul motif que ses investigations parvenaient à une conclusion différente de la sienne, pour la faire taire".
Le tribunal a condamné le rappeur, qui ne s'était pas présenté au procès le 1er avril, à verser 4000 euros de dommages-intérêts à la partie civile.
"Le tribunal a reconnu qu'Elie Yaffa "Booba" ne pouvait pas ignorer qu'une meute allait être enclenchée à la suite de ses messages, c'est-à-dire qu'il a reconnu en quelque sorte sa responsabilité en tant que leader avec une communauté", s'est félicité auprès de l'AFP à l'issue du jugement Me Ilana Soskin, avocate de la journaliste.
Appel annoncé
"Je me sens extrêmement soulagée et satisfaite du jugement", a réagi auprès de l'AFP Linh-Lan Dao, "j'espère que je vais pouvoir tourner la page".
Dans un autre dossier également jugé mardi, Booba a été condamné à 20'000 euros d'amende pour injure raciale envers un chroniqueur, Tristan Mendès-France, qui avait dénoncé sur X le cyberharcèlement de Linh-Lan Dao, pour des messages faisant allusion à son nez, "reprise du stéréotype antisémite le plus éculé" selon le tribunal.
L'avocate de Booba, Me Marie Roumiantseva, a indiqué à l'AFP faire appel des deux condamnations.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Zverev bat Jodar et se qualifie pour les demi-finales
Alexander Zverev est en demi-finale de Roland-Garros. L'Allemand s'est imposé sans encombre face au jeune Espagnol Rafael Jodar 7-6 (7/3) 6-1 6-3.
Le no 3 mondial se qualifie pour la onzième fois pour les demi-finales d'un tournoi du Grand Chelem.
A 19 ans, Jodar est lui surnommé le "nouveau Rafa". Cependant, l’adolescent madrilène a un jeu plus offensif que Nadal et n’a pas encore connu le même succès que son compatriote au même âge. Jodar a néanmoins su convaincre cette saison, notamment sur terre battue.
Pour son premier quart de finale en Grand Chelem, le 29e joueur mondial a donné du fil à retordre au nouveau favori du tournoi, Zverev, en début de match, menant 5-2. L'outsider s'est ensuite quelque peu effondré. Lors des trois jeux suivants, il n'a remporté qu'un seul point et seulement cinq jeux jusqu'à la fin du match.
Zverev dispose désormais de trois jours de repos avant d’affronter vendredi en demi-finale le prochain jeune espoir: le Tchèque Jakub Mensik (20 ans, 27e à l’ATP) ou le Brésilien João Fonseca (19 ans, 30e à l’ATP).
Une fois de plus, le champion olympique allemand entrera sur le court en favori. Mais son bilan en demi-finale jusqu'à présent devrait lui servir d'avertissement. Sur les dix demi-finales de Grand Chelem disputées jusqu'à présent, le Hambourgeois n'en a remporté que trois. Il attend toujours son premier titre à ce niveau.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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