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Accord entre le prince Andrew et Virginia Giuffre

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Alors vu comme un héros de la guerre des Malouines dans les années 80, le prince Andrew a été déchu de ses titres militaires en janvier (archives). (© KEYSTONE/AP/Steve Parsons)

Le prince Andrew est parvenu à un accord à l'amiable avec Virginia Giuffre, l'Américaine qui l'accuse de l'avoir agressée sexuellement en 2001. Il s'évite ainsi un procès au civil à New York retentissant et embarrassant pour la famille royale britannique.

"Virginia Giuffre et le prince Andrew sont parvenus à un accord à l'amiable", peut-on lire dans une lettre versée mardi par l'avocat de Mme Giuffre, David Boies, au nom des deux parties, qui précisent leur intention de mettre fin à l'affaire dans les 30 jours.

Le deuxième fils de la reine Elizabeth II, 61 ans, était visé par une plainte de cette femme américaine de 38 ans, une ancienne victime du multimillionnaire américain Jeffrey Epstein, qui l'accuse de violences sexuelles quand elle avait 17 ans.

Ancien héros militaire devenu paria de la famille royale, le prince a toujours contesté les accusations. Mais l'affaire avait de nouveau braqué les projecteurs sur ses liens avec Epstein, sulfureux financier rattrapé pour le trafic sexuel de nombreuses jeunes filles, et qui avait été retrouvé mort, pendu dans sa cellule de Manhattan, à l'été 2019.

Les termes financiers exacts de l'accord n'ont pas été dévoilés, mais selon le document judiciaire, le duc d'York "a l'intention de faire un don important à l'organisation de Virginia Giuffre", créée l'année dernière et baptisée "Speak Out, Act, Reclaim", qui soutient les victimes de trafic sexuel.

L'affaire était devenue de plus en plus gênante pour la famille royale britannique et un procès, même au civil, aurait eu un énorme retentissement, bien que le prince Andrew se soit retiré de la vie publique dans la foulée d'une interview calamiteuse à la BBC en 2019, où il tentait de se défendre.

Déchu de ses titres

A la mi-janvier, après avoir échoué à faire annuler la procédure et peu avant l'anniversaire des 70 ans de règne d'Elizabeth II, une longévité sans précédent, il avait été déchu de ses titres militaires et parrainages royaux par la reine. Une humiliation de plus pour celui qui était vu comme un héros de la guerre des Malouines, en 1982.

"Le prince Andrew n'a jamais eu l'intention de dénigrer Mme Giuffre, et il reconnaît qu'elle a souffert à la fois en tant que victime établie d'abus et à la suite d'attaques publiques injustes", stipule le document judiciaire versé mardi au dossier du juge new-yorkais Lewis Kaplan.

Selon les avocats, le prince Andrew "regrette ses liens avec Epstein et salue le courage de Mme Giuffre et des autres victimes qui ont pris la parole pour se défendre". Dans cette note d'une page, il n'est jamais fait mention des accusations de l'Américaine contre le prince Andrew, ni des dénégations de ce dernier.

"Je crois que l'événement annoncé aujourd'hui parle pour lui-même", a commenté l'avocat de Virginia Giuffre, David Boies, dans une déclaration transmise à l'AFP. Le prince Andrew n'avait pas réagi mardi.

"Soulagement"

Virginia Giuffre "a accompli ce que personne d'autre n'aurait pu faire : amener le prince Andrew à arrêter ses bêtises et à se ranger du côté des victimes de violences sexuelles", a salué une avocate des victimes d'Epstein, Lisa Bloom, sur Twitter.

L'accord sonne néanmoins comme "un soulagement" pour le prince Andrew, analyse un ancien procureur contacté par l'AFP, Bennett Gershman. "La perspective d'une difficile et embarrassante déposition et d'un procès a disparu, et sa réputation reste préservée par le fait qu'il n'a reconnu aucune mauvaise conduite à l'égard de Mme Giuffre", ajoute ce professeur de droit à la Pace University.

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Virginia Giuffre a accusé le prince d'agressions sexuelles à Londres, New York et aux îles Vierges américaines, dans les résidences du couple formé par Jeffrey Epstein et la mondaine britannique Ghislaine Maxwell, en 2001, quand elle avait 17 ans.

Lors de l'interview à la BBC, Andrew affirmait ne pas se souvenir de la jeune fille, malgré un cliché le montrant se tenant par la taille avec Virginia Giuffre, tout sourire, avec Ghislaine Maxwell en arrière-plan.

En décembre, Ghislaine Maxwell, 60 ans, a été reconnue coupable devant un tribunal fédéral de New York de trafic sexuel de mineures au bénéfice de son ancien compagnon. Sa peine n'a pas encore été fixée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'Otan lance une mission pour renforcer la sécurité dans l'Arctique

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Cette nouvelle "activité" de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, était l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland. I (© KEYSTONE/EPA/MADS CLAUS RASMUSSEN)

L'Otan a annoncé mercredi le lancement de sa nouvelle mission pour renforcer la sécurité dans l'Arctique. Cette démarche visant à apaiser Donald Trump, un moment tenté d'annexer le Groenland.

Cette mission, baptisée "Arctic Sentry" (sentinelle arctique), souligne l'engagement de l'Alliance à "maintenir la stabilité dans l'une des régions les plus importantes sur le plan stratégique", a affirmé son commandant suprême, le général américain Alexus Grynkewich, dans un communiqué.

Elle permettra de "mettre à profit la puissance de l'Otan pour protéger notre territoire et garantir que l'Arctique et le Grand Nord restent sûrs", a encore dit le général Grynkewich.

Moscou menace

La Russie a réagi en annonçant mercredi qu'elle prendrait des "contre-mesures", y compris de "nature militaire", si les pays occidentaux renforçaient leur propre présence militaire au Groenland.

Arctic Sentry, une nouvelle "activité" dans le jargon de l'Otan, a été décidée à la suite d'une rencontre entre le président américain Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte à Davos (GR) le mois dernier.

A cette occasion, "les deux dirigeants ont convenu que l'Otan devrait assumer collectivement davantage de responsabilités" dans cette région, face aux visées russes et à "l'intérêt croissant" de la Chine, selon un communiqué du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.

Meilleure coordination

Elle consistera essentiellement en une meilleure coordination, cette fois au niveau de l'Otan, d'opérations déjà existantes, comme l'exercice "Arctic Endurance", déjà mis en oeuvre par le Danemark ou celui prévu par la Norvège, baptisé "Cold response".

"Pour la première fois, nous allons désormais rassembler tout ce que nous faisons dans l'Arctique sous un seul commandement", a souligné le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte devant la presse.

Contribution danoise "substantielle"

"Nous allons apporter une contribution substantielle et nous devons maintenir cette dynamique, afin de garantir que l'Arctique soit pris en compte à long terme dans les plans et les exercices de l'Otan", a assuré de son côté le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen.

D'autres opérations notamment navales ou terrestres, y compris sur le sol groenlandais, pourront également avoir lieu, mais rien n'a encore été décidé, ont expliqué des diplomates à l'Otan.

Cette nouvelle "activité" de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, était l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland. Il a depuis renoncé à s'emparer par la force de ce territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan.

Les menaces du président américain concernant cette immense île arctique avaient provoqué une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique, née en 1949.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Lea Meier 7e de l'individuel, doublé français

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Lea Meier a décroché une belle 7e place dans l'individuel (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Lea Meier a permis au biathlon suisse de redresser la tête mercredi sur le site olympique d'Anterselva. Elle a pris une belle 7e place dans l'individuel, où les Françaises ont signé le doublé.

Sixième concurrente à s'élancer sur les 15 km du parcours, Lea Meier a pris les commandes en franchissant la ligne d'arrivée et est longtemps restée sur le podium provisoire. Auteur d'un excellent 19/20 sur le pas de tir, la Grisonne de 24 ans a terminé à 32''9 de la surprenante médaillée de bronze, la Bulgare Lora Hristova.

Sans cette faute commise sur son premier tir debout, Lea Meier aurait pris place sur le podium. Mais pas question de faire la fine bouche après cette performance de choix. Ses compatriotes Aita Gasparin (35e), Amy Baserga (39e) et Lena Häcki-Gross (42e) ont en revanche manqué leur affaire.

La Française Julia Simon a quant à elle décroché à 29 ans son premier titre olympique en solo. Avec une seule faute sur le pas de tir (19/20), elle a devancé de plus de 50'' sa compatriote Lou Jeanmonnot (18/20). Il s'agit de la deuxième médaille d'or de la délégation française aux JO 2026, après la victoire du relais mixte de biathlon.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le TAS rejette le recours de la biathlète italienne Passler

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Le TAS a rejeté le recours de Rebecca Passler (© KEYSTONE/AP/Matthias Schrader)

Le Tribunal arbitral du sport a rejeté mercredi le recours de l'Italienne Rebecca Passler.

Celle-ci avait été provisoirement suspendue avant les JO de Milan-Cortina par l'agence italienne antidopage pour un contrôle positif à un produit interdit.

La chambre ad hoc du TAS, installée à chaque édition des Jeux pour trancher les litiges olympiques, n'a "pas compétence pour examiner" cette requête, puisque l'athlète n'a "pas épuisé les voies de recours internes", précise la juridiction dans un communiqué.

La biathlète de 24 ans peut encore saisir la Commission nationale d'appel de l'agence antidopage italienne, "à condition de le faire avant le 12 février" c'est-à-dire ce jeudi, ajoute le TAS.

Lors d'un contrôle réalisé hors compétition le 26 janvier, l'analyse de l'échantillon avait révélé la présence de létrozole, un anti-oestrogène utilisé dans le traitement du cancer du sein. Ce produit, dans la catégorie des modulateurs hormonaux et métaboliques, est interdit par l'Agence mondiale antidopage.

Sélectionnée pour les Jeux olympiques sur le site d'Anterselva, Passler a été suspendue provisoirement par l'agence antidopage italienne le lundi 2 février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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TotalEnergies: le bénéfice net 2025 chute de 17%

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Cette année, le groupe prévoit par ailleurs 15 milliards de dollars d'investissements nets, dont environ 4 milliards "dans les énergies bas carbone", principalement l'électricité, celle issue de sources renouvelables, mais aussi des centrales à gaz, une énergie fossile. (© KEYSTONE/EPA/TERESA SUAREZ)

Le groupe pétro-gazier TotalEnergies a annoncé un bénéfice net 2025 en chute de 17% à 13,1 milliards de dollars (10,91 milliards d'euros), en raison de la baisse des cours du pétrole, partiellement compensée par la hausse de sa production d'hydrocarbures.

"TotalEnergies démontre une nouvelle fois sa capacité à résister à la baisse du prix des hydrocarbures", grâce à une croissance de sa production dans toutes les énergies, a commenté le PDG dans un communiqué.

Malgré l'érosion du prix du pétrole en 2025, TotalEnergies estime avoir partiellement compensé cette tendance baissière grâce à une hausse de sa production d'hydrocarbures d'environ 4%, plus qu'attendu, et une hausse de la production d'électricité de 17%.

Dans le pétrole, le groupe a notamment bénéficié de la mise en service des projets Mero au Brésil et Ballymore aux Etats-Unis, et dans le gaz, des démarrages de Tyra au Danemark et Fenix en Argentine.

En 2025, son chiffre d'affaires s'est établi à 201,1 milliards de dollars, contre 214,5 milliards en 2024.

Cette année, le groupe prévoit par ailleurs 15 milliards de dollars d'investissements nets, dont environ 4 milliards "dans les énergies bas carbone", principalement l'électricité, celle issue de sources renouvelables, mais aussi des centrales à gaz, une énergie fossile.

Ces 4 milliards tiennent compte pour un équivalent de 1 milliard de l'intégration de la holding tchèque EPH (Energetický a prumyslový holding), dont l'homme d'affaires Daniel Kretinsky est l'actionnaire majoritaire et le président du conseil d'administration. Cette alliance permettra à TotalEnergies de se renforcer dans la production d'électricité à partir de centrales à gaz en Europe de l'Ouest.

La major pétrolière va acquérir 50% d'un portefeuille d'actifs de production flexible d'électricité (centrales à gaz et à biomasse, batteries) appartenant à EPH (Energetický a prumyslový holding).

"Le rythme qu'on vise, c'est toujours 4 milliards d'investissements" par an dans les énergies bas carbone, a indiqué le directeur général à la presse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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