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Alinghi, entre humilité et optimisme

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L'AC75 d'Alinghi en pleine action (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Alinghi se prépare depuis plus de deux ans en vue de la 37e Coupe de l'America. Au sein du défi suisse, on se sait capable de monter en puissance tout au long du Round Robin de la Coupe Louis Vuitton.

L'humilité est de mise, l'optimisme aussi. "Etonnamment, il y a de la place pour s'améliorer tout au long des régates. Et même si nous trouvons les clés dès le début du Round Robin, il y aura toujours d'autres choses à chercher à améliorer pour la suite", lâche ainsi le régleur Yves Détrey, qui s'est confié à Keystone-ATS jeudi matin, avant la première "vraie" régate.

"Il faut être en mesure de s'améliorer constamment, parce que les autres le sont également. J'estime que c'est une constante montée en puissance pour arriver jusqu'au bout", poursuit Yves Détrey, qui comme tout l'équipage suisse n'ose pas imaginer quitter l'aventure dès le 8 septembre soit avant même les demi-finales de la Coupe Louis Vuitton.

"Impatients de faire un peu mieux"

"Nous pouvons toujours nous améliorer", abonde Rodney Ardern, manager des marins. "Nous avions quelques éléments que nous n'étions pas tout à fait prêts à mettre sur le bateau. Là, nous avons apporté quelques modifications, avec de nouveaux équipements. Nous sommes impatients de faire un peu mieux", lâche-t-il, évidemment sans préciser la nature des modifications.

"ll est toujours possible d'améliorer les choses en peu de temps, en quelques jours", poursuit le Néo-Zélandais, vainqueur de l'Aiguière d'Argent au sein de l'équipage d'Alinghi en 2003 et en 2007. Mais "la difficulté du protocole est qu'il faut déclarer les changements avant même d'avoir terminé le tour précédent", souligne-t-il.

"Nous avons donc dû annoncer notre configuration pour cette semaine au milieu de la précédente, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour des changements majeurs. Mais nous savions ce que nous devions faire et nous l'avons fait dans le temps imparti. Soyez sûrs que cela nous permettra d'aller plus vite", assure Rodney Ardern, qui a également répondu à Keystone-ATS jeudi matin.

Humilité

Les débuts difficiles dans le Round Robin, avec une défaite subie d'entrée jeudi après-midi face à l'adversaire présumé le plus faible, le défi français, tempèrent cependant les ardeurs de l'ambitieuse équipe helvétique. Et ne font que renforcer un sentiment général d'humilité.

"On est bien évidemment humble par rapport à nos concurrents. On sait qu'ils ont tous leurs faiblesses, mais aussi qu'ils sont tous très rapides. Nous aussi, nous avons beaucoup de progrès à faire", souligne encore Yves Détrey, conscient que tout n'est pas entre leurs mains.

"Chaque détail compte. Notre performance est une chose, mais il y a aussi la fiabilité du bateau. Il y a également la météo, qui peut jouer un rôle important", précise-t-il, rappelant que les conditions météorologiques vont beaucoup varier ces prochains jours et ces prochaines semaines.

"La difficulté, c'est d'avoir un bateau qui puisse être performant au mois d'août et au mois d'octobre, alors qu'on est pile dans une période de transition au niveau des conditions météo. La première semaine de régate va nous le prouver: il y aura peut-être un petit peu plus de vagues, un peu moins de vent", ajoute Yves Détrey.

"On va revenir fort"

"Avec les conditions instables de ces jours, c'est difficile de trouver comment gérer au mieux le parcours et de choisir la bonne direction. La vitesse du vent varie, il y a aussi des différences de pression", explique pour sa part le météorologue d'Alinghi Juan Vila, qui s'est confié à Keystone-ATS jeudi matin.

Un mauvais départ, comme celui pris face au défi français, peut s'avérer rédhibitoire. "On sait que le départ représente une bonne partie de la régate. On a toujours une chance de revenir sur le parcours, mais c'est plus difficile dans des conditions instables et variables", poursuit l'Espagnol, dans un français quasi parfait.

"Il faut être prêt à tout. Mais on a travaillé dur pour être bon dans tous les domaines, et on va revenir fort dans les prochaines courses", assure ce Catalan de naissance, qui a tenu un rôle majeur dans la conception de l'AC75 "BoatOne", le bateau de course d'Alinghi pour cette compétition.

Le temps presse

Le vainqueur de cette Coupe de l'America ne sera connu que dans quelque sept semaines, à l'issue d'un duel prévu dès le 12 octobre entre le double tenant du titre, la Team New Zealand, et le vainqueur de la Coupe Louis Vuitton. C'est donc à ce moment-là qu'il s'agira d'être au sommet de son art.

Mais il s'agit aussi d'être suffisamment performant dès maintenant pour éviter la 5e place du Round Robin de la Louis Vuitton, dans lequel Alinghi a épuisé un joker en perdant le premier des huit duels prévus face aux quatre autres Challengers. Le défi suisse y parviendra-t-il? Réponse le 8 septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Ruud écoeure Musetti

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Casper Ruud poursuit sa route au Foro Italico. (© KEYSTONE/EPA/ETTORE FERRARI)

Le Norvégien Casper Ruud a rallié les quarts de finale du Masters 1000 de Rome en dominant Lorenzo Musetti (ATP 10). Il a gagné 6-3 6-1 face à l'Italien, demi-finaliste l'an dernier à Foro Italico.

Le Norvégien, 25e mondial, finaliste à Roland-Garros en 2022 et 2023, disputera son cinquième quart de finale à Rome en sept participations, avec des demi-finales pour meilleur résultat en 2020, 2022 et 2023.

Au récent Masters 1000 de Madrid, Musetti avait été limité par une blessure à la cuisse gauche qui a requis durant son match contre Ruud une intervention du staff médical du tournoi.

Le prochain adversaire de Ruud sera le Russe Karen Kachanov (ATP 15), qui a stoppé l'une des sensations du tournoi, le Croate Dino Prizmic (ATP 79), 6-1 7-6 (7/2).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Lufthansa va devenir actionnaire majoritaire d'ITA Airways

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Depuis l'acquisition en janvier 2025 d'une part minoritaire de ITA Airways, Lufthansa se réservait le droit de monter progressivement à 100% du capital d'ITA Airways (archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Lufthansa va devenir l'actionnaire majoritaire de la compagnie aérienne italienne ITA Airways, dont il détient déjà 41% des parts. Le premier groupe de transport aérien européen, qui contrôle notamment Swiss, a annoncé son intention de porter sa participation à 90%.

Lufthansa "exercera son option d'acquérir une participation majoritaire dans ITA Airways en juin cette année" et ce "au prix d'achat préalablement convenu de 325 millions d'euros", a indiqué le groupe mardi dans un communiqué.

La "finalisation de l'acquisition majoritaire", sous réserve des approbations réglementaires notamment de la Commission européenne et du Département américain de la justice (DoJ), est prévue "au premier trimestre 2027", est-il ajouté.

Depuis l'acquisition en janvier 2025 d'une part minoritaire de ITA Airways, Lufthansa se réservait le droit de monter progressivement à 100% du capital d'ITA Airways.

Avec cette montée au capital, "ITA Airways sera pleinement intégrée au groupe Lufthansa, tant sur le plan organisationnel que financier", a indiqué le groupe de transport aérien.

"Toutes les interfaces destinées aux clients sont déjà intégrées à ce jour, à l'exception des vols transatlantiques", a précisé le président du directoire, Carsten Spohr, cité dans le communiqué.

Le vendeur des actions est le Ministère italien de l'Economie et des Finances, qui détenait jusqu'à présent 59% d'entre elles.

L'Etat italien "continuera dans un premier temps à détenir les 10% restants du capital d'ITA Airways", a expliqué Lufthansa, précisant que "cette tranche pourra également être acquise par Lufthansa en 2028".

Dans un autre communiqué, le directeur général d'ITA Airways Jörg Eberhart s'est réjoui d'une "étape de grande importance industrielle et stratégique" pour la compagnie et estimé que "l'intégration complète au sein du groupe Lufthansa (leur) permettrait de rivaliser plus fortement sur les marchés internationaux".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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GemGenève se félicite d'attirer les visiteurs malgré les aléas

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Le salon de la haute joaillerie GemGenève a clos sa dixième édition sur une fréquentation record. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le salon de la haute joaillerie GemGenève a clos sa dixième édition sur une fréquentation record, se félicitent ses organisateurs. Les turbulences mondiales n'ont pas empêché quelque 5365 visiteurs de se presser à Palexpo du 7 au 10 mai.

"Cette 10e édition, à la croisée entre business, création et transmission, s'impose comme l'un des rendez-vous les plus réussis depuis la création du salon en 2018", affirme l'organisation de GemGenève dans un communiqué publié mardi.

"Les retours des exposants sont extrêmement positifs. Qu'il s'agisse des négociants, des marchands, des jeunes créateurs ou encore des artisans venus présenter leurs savoir-faire, tous saluent la qualité des échanges, l'énergie singulière qui anime le salon et les conditions particulièrement favorables à la concrétisation des transactions", a souligné Ronny Totah, co-fondateur de GemGenève, cité dans le compte-rendu.

"Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et le ralentissement de certains marchés, GemGenève envoie un signal fort à toute l'industrie: celui d'un marché plus exigeant, mais toujours porté par la rareté, l'excellence et la confiance", a-t-il ajouté.

Issus de 109 nationalités, les visiteurs ont été plus nombreux que lors de l'édition antérieure (4970 visiteurs pour 7259 visites). Les revisites ont progressé de plus de 10% et les Suisses, Français, Italiens, Belges, Britanniques et Américains ont été les plus motivés parmi les amateurs de pierres précieuses à venir faire un tour à Palexpo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

À Venise, la Suisse transforme la question queer en miroir

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La création vidéo de l'artiste alémanique Miriam Laura Leonardi se reflère dans les vitres du Pavillon suisse à la Biennale de Venise. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Questions queer, coexistence, contrôle ou identité nationale: le pavillon suisse de la Biennale de Venise s’empare cette année des fractures contemporaines à travers "The unfinished business of living together", qui a ouvert au public samedi dernier.

Deux des artistes, Miriam Laura Leonard et Yul Tomatala, ont expliqué leur démarche à Keystone-ATS dans le brouhaha des Giardini. "Pour nous, c’était assez important, dès le départ, de justement pas se définir comme un collectif, mais comme un groupe de travail", a expliqué le Genevois. "C’est la première fois que nous avons tous travaillé ensemble", a ajouté le trentenaire, le plus jeune artiste du groupe.

Le projet trouve son origine dans une réflexion initiée par les curateurs Gianmaria Andreetta et Luca Beeler, en collaboration avec l’artiste britannique Nina Wakeford et le collectif Lithic Alliance (Zurich/Bruxelles). "Le point de départ, cette question de l’homosexualité, vient comme un catalyseur de problématiques, comme un point de référence pour aborder d’autres questions du vivre ensemble", poursuit Yul Tomatala.

Les ½uvres présentées répondent ainsi "sous différents angles, sous différentes approches" à cette interrogation commune. "On a tous et toutes un regard complètement différent et aussi un rapport à ces réalités qui est autre", souligne l’artiste.

La vidéaste et performeuse alémanique Miriam Laura Leonardi, qui enseigne notamment à l'ECAL à Lausanne, décrit pour sa part une pratique artistique nourrie de collaborations et d’expériences concrètes. Formée à la photographie à Paris avant de poursuivre un master en arts visuels à Zurich, elle dit utiliser "la réalité un peu comme un matériau pour construire des images".

Pour cette exposition, elle a notamment tourné dans une tour de contrôle d’aéroport ainsi qu’en marge du Forum économique mondial de Davos. "J’avais mon drone, on est venu m’arrêter dans les cinq minutes", raconte-t-elle.

Dialogue exigeant avec les curateurs

Si les artistes assurent ne pas avoir connu de conflits majeurs entre eux, Yul Tomatala reconnaît que le dialogue avec les curateurs a parfois été exigeant. "Certaines conditions ou certaines demandes étaient plus compliquées à accepter en tant qu’artiste que d’autres", dit-il, qualifiant l’expérience de "challenging".

Au-delà des ½uvres, la représentation nationale elle-même interroge les participants. Les deux artistes voient ces pavillons comme des lieux porteurs d'une certaine ambiguïté: d’un côté des espaces d’échange culturel, de l’autre des sortes "d’ambassades" nationales qui soulèvent inévitablement des questions politiques et identitaires.

L’artiste évoque aussi les débats autour du financement audiovisuel public helvétique, qui vient de passer devant les urnes: "Comment on se positionne - en particulier si le oui à une baisse de la redevance l'avait emporté - alors qu’on fait usage d'archives de la SSR dans ce projet ?"

Les deux artistes revendiquent enfin des influences multiples, du photographe canadien Jeff Wall à l’architecte néerlandais Rem Koolhaas, en passant par le cinéaste français Chris Marker. "Quand je traverse un moment de doute, aller revoir Chris Marker, c’est toujours quelque chose qui va me redonner envie de faire de l’art", confie Yul Tomatala.

Les deux artistes, qui ont quitté la Biennale à la fin de la semaine, y reviendront certainement d'ici la fermeture en novembre. Par contre, ils ne pourront plus exposer au Pavillon suisse: cette possibilité est unique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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