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Appel aux dons pour restaurer le village martyr d'Oradour

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Oradour est le seul village martyr encore debout et a besoin d'être restauré. Ici, une photo de 1999, avec notamment le président français d'alors Jacques Chirac. (archives) (© KEYSTONE/EPA AFP/GEORGES GOBET)

Un appel aux dons a été lancé dimanche par le ministère français de la Culture pour sauvegarder les ruines du village martyr de la Seconde guerre mondiale d'Oradour-sur-Glane, dont les murs s'effondrent.

Ce bourg du Limousin, dans le centre-ouest de la France, fut incendié par les nazis après y avoir massacré 643 habitants le 10 juin 1944.

Il est conservé à l'état de ruines depuis pour témoigner de l'ampleur de ce crime de masse.

L'État français consacre 300'000 euros par an à entretenir et restaurer ce site historique et 500'000 euros supplémentaires ont été destinés cette année à la rénovation de l'église dans laquelle furent brûlés vifs les femmes et les enfants du village.

Mais les ruines, "soumises aux aléas climatiques et aux vicissitudes du temps, nécessitent aujourd'hui une attention renforcée", a expliqué la Fondation du patrimoine, lanceuse de l'appel aux dons avec le ministère.

Un premier besoin de financement a été estimé à 2 millions d'euros.

Détérioration accélérée

"La détérioration s'accélère", a plaidé Philippe Lacroix, le maire d'Oradour-sur-Glane. "Et si tous les murs sont par terre un jour, le village n'aura plus la même signification".

"Tous les témoins humains ont disparu. Le seul qui reste, c'est le village", a expliqué Agathe Hébras, petite-fille du dernier rescapé du massacre, décédé en février. "Le risque, c'est que les ruines ne soient plus lisibles. Et sans village, on ne pourra plus transmettre. C'est notre meilleur outil pédagogique".

Quelque 300'000 personnes, dont 100'000 élèves, visitent chaque année les ruines d'Oradour, seul lieu ainsi conservé en Europe, selon Benoît Sadry, président de l'association qui regroupe les familles des martyrs.

"Il est le seul (village martyr) encore debout", dit-il. "A Marzabotto en Italie, il reste des murs de quelques centimètres de haut. A Lidice en République Tchèque, rien n'a été conservé, c'est un champ de roses".

A Oradour, à l'époque, "il y avait 320 bâtiments, dont 123 maisons habitées, sur 10 hectares. Aujourd'hui quand les gens franchissent les portes du village et passent le panneau 'Souviens-toi', ils comprennent l'ampleur du massacre", relève le maire de la commune Philippe Lacroix.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone

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Le président français Emmanuel Macron s'était rendu en Martinique en 2018 dans une exploitation agricole concernée par la pollution au chlordécone (archive). (© KEYSTONE/EPA AFP POOL/THOMAS SAMSON / POOL)

"Un jour sombre" pour les victimes du chlordécone: après 20 ans de procédures, la cour d'appel de Paris a confirmé lundi le non-lieu. L'enquête avait été réouverte dans le scandale sanitaire de ce pesticide utilisé aux Antilles en dépit des alertes sur sa nocivité.

La confirmation du non-lieu, prononcé en 2023 par deux juges d'instruction parisiennes, a été annoncée lundi par plusieurs avocats de parties civiles.

Requise par le ministère public lors de l'audience à l'automne 2025, cette mauvaise nouvelle pour les plaignants était redoutée par leurs avocats. Trois des avocats ont indiqué, réfléchir à un pourvoi en cassation.

L'amertume et la colère restent toujours vives en Martinique et en Guadeloupe.

"Crimes coloniaux"

"On dirait que des crimes coloniaux et racistes comme l'empoisonnement au chlordécone sont des détails de l'histoire de France qui ne méritent aucune réparation digne de ce nom", avait lancé avant la décision de lundi Me Georges-Emmanuel Germany, avocat d'une partie civile, interrogé par l'AFP.

Une confirmation du non-lieu "serait une offense à la mémoire des morts et au coeur des vivants", avait prévenu avant lundi Me Christophe Lèguevaques, également partie civile. Après l'annonce de ce nouveau non-lieu, il a estimé qu'il s'agissait d'un "jour sombre pour la justice".

Classé depuis 1979 comme agent possiblement cancérogène, ce pesticide a été utilisé aux Antilles dès 1972 et par dérogation jusqu'en 1993 alors qu'il était interdit dans l'Hexagone dès 1990.

Le chlordécone, qui fut répandu dans les bananeraies pour lutter contre le charançon, peut rester dans les sols jusqu'à 600 ans.

Plus de 90% de la population adulte, en Guadeloupe et en Martinique, est contaminée, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

"L'exposition au chlordécone, perturbateur endocrinien, comporte des risques pour la grossesse et le neurodéveloppement de l'enfant", lit-on sur le site de l'Assurance maladie.

Dès 2006, de premières plaintes pour administration de substances nuisibles ou empoisonnement, contre l'Etat ou contre X, émanent d'associations guadeloupéennes et martiniquaises de producteurs agricoles, de consommateurs, de défenseurs de l'environnement ou encore de protection de la santé. Une information judiciaire avait été ouverte en 2008 à Paris.

Crainte du cancer

"La réalité" en Guadeloupe et Martinique est de "vivre tous les jours avec la crainte de développer un cancer, de transmettre le chlordécone à l'enfant qu'on peut porter", dépeint pour l'AFP Lilith, figure du collectif Diasporas solidaires avec les victimes de l'empoisonnement colonial (Dsavec).

Dans leur non-lieu de 2023, les magistrates parisiennes ont pourtant reconnu un "scandale sanitaire" et une "atteinte environnementale" qui "affecteront pour de longues années la vie quotidienne" des ultramarins concernés. Mais l'ordonnance, dont l'AFP a eu connaissance, pointait aussi la difficulté de "rapporter la preuve pénale des faits dénoncés", "commis 10, 15 ou 30 ans avant le dépôt de plaintes".

Les parties civiles avaient plaidé que "lorsque l'exposition (à une substance néfaste) est toujours en cours, comme c'est le cas s'agissant du chlordécone", la "prescription ne doit pas pouvoir faire obstacle à la mise en cause des responsables", a synthétisé pour l'AFP Me François Lafforgue, partie civile.

Rapport sur modalité d'indemnisation

"Quoiqu'il en soit, nous continuerons à accompagner des victimes du chlordécone dans leurs actions en réparation de leurs préjudices et nous nous prévaudrons des dernières avancées législatives", assurait avant lundi Me Lafforgue.

La loi sur la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans ce dossier, promulguée récemment, donne un an au gouvernement pour remettre au Parlement un rapport sur les modalités d'indemnisation.

La France "a l'élégance de reconnaître et réparer" mais "souvent quand la majorité des victimes sont décédées et surtout quand elles sont dites ultramarines ou majoritairement non blanches", cingle Me Germany.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Décès de l'ancien patron de la Fed Alan Greenspan

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Alan Greenspan a été président de la Réserve fédérale américaine (Fed) de 1987 à 2006. (archive) (© KEYSTONE/AP/J. Scott Applewhite)

L'ancien président de la banque centrale des Etats-Unis (Fed) Alan Greenspan est mort lundi à l'âge de 100 ans, ont annoncé des médias américains, en citant le communiqué de sa femme, la journaliste de NBC News Andrea Mitchell.

Surnommé l'"Oracle" ou le "Maestro", M. Greenspan avait dirigé l'institution chargée de la politique monétaire des Etats-Unis pendant 19 ans, entre 1987 et 2006, mais il avait vu sa réputation se ternir avec la crise financière de 2008.

Fils d'un courtier en Bourse de religion juive qui quittera rapidement le foyer et d'une vendeuse d'origine polonaise, Alan Greenspan est né le 6 mars 1926 à New York.

Marquant un net penchant pour les mathématiques dès son plus jeune âge, il fréquente aussi une école de musique et tâtera du jazz comme clarinettiste. Mais il choisira rapidement de faire carrière dans la finance.

L'une des influences intellectuelles les plus notables exercées sur lui aura été celle d'Ayn Rand, une romancière-philosophe libertaire (1905-1982) qui fonde le mouvement de "l'objectivisme", prônant les vertus de l'individualisme rationnel et du capitalisme du "laissez-faire".

Ayn Rand était une amie de sa première femme, la peintre Joan Mitchell, épousée en 1952 mais dont il se séparera au bout d'à peine un an. Il ne se remariera qu'en 1997 à 71 ans avec son amie de longue date Andrea Mitchell (sans rapport avec la précédente), journaliste vedette de la chaîne de télévision américaine NBC.

C'est avec Richard Nixon qu'il entre en politique, lorsque, après avoir fondé un cabinet de consultant économique, il est engagé comme conseiller lors de sa campagne présidentielle victorieuse en 1967. Il sera ensuite nommé chef des conseillers économiques de la Maison Blanche en 1974, juste avant que Nixon ne soit contraint de démissionner après le scandale du Watergate.

Cinq mandats

Nommé par Ronald Reagan à la tête de la Fed en 1987 où il succède à Paul Volcker, Alan Greenspan, seulement en poste depuis quelques semaines, fait face à un des plus grands krachs boursiers de l'histoire, le fameux "Lundi noir" 19 octobre 1987. La bourse américaine perd plus de 20% en une journée. Par son action prompte où la Fed injecte de massives liquidités pour assurer le refinancement des banques, il sort victorieux de ce baptême du feu.

Républicain affiché, il sera reconduit pour cinq mandats au total par George Bush père, puis par le démocrate Bill Clinton avec qui il s'entend bien et enfin George Bush fils.

Il manifeste sa capacité à travailler en bonne intelligence également avec les démocrates, notamment le secrétaire au Trésor de Bill Clinton, Robert Rubin, dans les années 90. Ils mettront tous deux en oeuvre une politique de réduction du déficit budgétaire qui culminera avec les excédents enregistrés de 1998 à 2001.

A la fin des années 90, le climat économique est au beau fixe et les baby-boomers contemplent leurs plans d'épargne-retraite caracoler en bourse dans le sillage des actions internet de "la nouvelle économie". "Il est raisonnable d'affirmer que nous assistons pendant cette décennie aux Etats-Unis à la démonstration la plus convaincante de l'histoire d'êtres libres opérant dans un marché libre", commente Alan Greenspan en 1999.

Un an plus tard, l'éclatement de la bulle financière liée à la "Dot.com economy" ne lui sera pas reproché, puisqu'il semblait l'avoir déjà prévu en s'étonnant de cette fameuse "exubérance irrationnelle" des boursiers quelques années plus tôt.

Lorsqu'il quitte la banque centrale en 2006, il rédige des mémoires intitulées "The Age of Turbulence", ayant été témoin durant ses mandats de deux récessions, un krach boursier, une crise financière en Asie (1997) sans compter les attentats de 2001. Mais lorsque la crise financière de 2008 éclate aux Etats-Unis, beaucoup lui reprocheront d'avoir encouragé la dérégulation et d'avoir conservé des taux bas malgré le gonflement de la bulle immobilière nourrie par les prêts à risque (subprimes).

Sonné, il concèdera en 2008 devant le Congrès l'interrogeant sur la crise qui va conduire à la plus profonde récession depuis les années 30: "Oui, j'ai trouvé une faille (...) et cela m'a plongé dans un grand désarroi".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

La presse belge étrille ses Diables rouges

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Kevin De Bruyne et ses coéquipiers ont été vivement critiqués par la presse belge après le deuxième match nul des Diables Rouges dans ce Mondial. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER TORRES)

"Même pas capables de battre l'Iran! De Bruyne has been!" La presse belge a fustigé lundi le piètre match nul des Diables Rouges contre la sélection iranienne, pour leur seconde rencontre du Mondial.

Tant les attaquants que le sélectionneur Rudi Garcia font les frais des commentaires négatifs de part et d'autre de la frontière linguistique, en Flandre et côté francophone.

"Honteux", titre en Une le journal flamand Het Laatste Nieuws (HLN), soulignant qu'après le 1-1 concédé contre l'Egypte, "de faibles Diables Rouges" se sont heurtés à l'Iran pourtant à leur portée sur le papier.

Sur son site, HLN s'amuse avec l'intelligence artificielle pour grisonner la barbe et les tempes de Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku. Les photos transformées sont censées décrire "la maison de retraite" à laquelle ressemble la sélection belge au Mondial américain.

Dimanche en Californie, les Belges ont manqué d'une étincelle offensive face à des Iraniens combatifs (0-0). Romelu Lukaku, cette fois titulaire, s'est montré emprunté, tandis que Kevin De Bruyne, autre moitié du tandem vedette des Diables, a manqué de tranchant.

Kevin De Bruyne, un "acteur has been"

"On avait espéré que Kevin De Bruyne sorte enfin du lot. Mais il aurait juste mérité de sortir tout court", ironise le journal La Libre Belgique en pages intérieures.

"Sur une pure logique sportive, Rudi Garcia devait le remplacer après 45 premières minutes bien tristes pour un joueur d'un tel niveau. KDB ressemble de plus en plus à un acteur has been qui accepte n'importe quel rôle pour continuer à exister à Hollywood", étrille le quotidien.

"Les Diables au point mort", renchérit Le Soir, autre référence de la presse francophone, affichant en première page un Kevin De Bruyne dépité, levant les bras en l'air.

La bourde du défenseur Nathan Ngoy, expulsé à la 66e minute, a fait "partir en fumées les ambitions" de victoire, relève aussi le journal. Le défenseur a raté une passe en retrait facile en direction de son gardien et a commis la faute en position de dernier défenseur sur Mehdi Taremi, à une quarantaine de mètres des cages.

Même si l'Iran n'a pas réussi à profiter de sa supériorité numérique, la déception est grande pour les observateurs belges. Après leur 1-1 inaugural contre l'Egypte, les Diables rouges se retrouvent dans une position instable dans leur groupe G avec deux points, avant un match de la peur décisif face à la Nouvelle-Zélande dans la nuit de vendredi à samedi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Corruption: 24 ans de prison pour l'ex-bras droit de Pedro Sánchez

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Jose Luis Abalos (à gauche) est une figure clé de l'ascension politique de l'actuel Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez (au centre, archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/EMILIO NARANJO)

L'ancien ministre espagnol des transports José Luis Ábalos a été condamné lundi à 24 ans de prison pour corruption. Cet ancien poids lourd du parti socialiste est une figure clé de l'ascension politique de l'actuel Premier ministre Pedro Sánchez.

Le Tribunal suprême à Madrid "condamne l'ex-ministre José Luis Ábalos à 24 ans de prison et Koldo García (son ancien conseiller, ndlr) à 19 ans pour des délits d'appartenance à une organisation criminelle, de corruption, de détournement de fonds publics et de trafic d'influence", a-t-il précisé dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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